Aller en paix

Couverture du livre « Aller en paix » de Ludovic Robin aux éditions Rouergue

4

2 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Rouergue
  • EAN : 9782812611964
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 346
  • Collection : La brune
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Dans un hameau isolé de Savoie, la lente dissolution d'un jeune couple avec deux enfants. Portrait déchirant d'une jeune femme à la dérive, roman de l'amour infini que lui porte son compagnon, ode à la forêt : Aller en paix est un premier roman impressionnant par son écriture, son auscultation... Lire la suite

Dans un hameau isolé de Savoie, la lente dissolution d'un jeune couple avec deux enfants. Portrait déchirant d'une jeune femme à la dérive, roman de l'amour infini que lui porte son compagnon, ode à la forêt : Aller en paix est un premier roman impressionnant par son écriture, son auscultation méticuleuse du quotidien et la profondeur de son regard sur l'existence.

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  • 0.2

    Un élagueur de Savoie, se rappelle des années bonheur avec sa femme.
    Sa Lily, sa belle ! Qu’est-ce qu’il l’aimait, depuis l’adolescence ! Qu’est-ce qu’il l’aime encore, bien qu’elle soir partie depuis vingt ans avec leurs trois fils.
    Il nous raconte la lente dégradation de leur couple malgré son amour inconditionnel. C’est que Lily est si fragile, si imprévisible, si cyclothymique, si dépressive, mais si complice aussi.
    Et l’isolement dans ce hameau enneigé est si lourd.
    Une belle écriture sensible et intelligente pour décrire cette vie de couple, ce mal-être de la jeune femme.
    Certes, ça semble parfois un peu long, un peu lent, mais c’est globalement très doux, très beau.
    Les pages liées à son travail d’élagueur sont techniquement un peu désagréables à lire de par la typographie. Pas de paragraphes, une mise en page désagréable, de grands rectangles rébarbatifs.
    Les passages avec Lily sont plus aérés.
    Et puis une reliure qui ne permet pas d’ouvrir aisément le livre et demande quelques efforts de pris en main.
    Mais ça n’en reste pas moins un livre sensible et délicat.

  • 0.2

    Le premier chapitre de ce premier roman n'est pas désordonné, désorienté non il entraîne votre regard, votre cœur dans l'âme d'une jeune femme brillante mais trop fragile, fragilité que le regard amoureux de son compagnon ne peut pas endiguer.
    Lui, vingt ans plus tard se souvient de son couple avec Lily...Pour elle les trois premiers vers de la chanson Mourir d'aimer, semble lui coller à la peau :
    "Les parois de ma vie sont lisses
    Je m'y accroche mais je glisse
    Lentement vers ma destinée..."

    Les Plastres, hameau isolé des Alpes, au cœur de l'hiver il installe sa petite famille. Il a deux enfants Thibaud et Thierry et un troisième à venir.
    Pour apprécier ce livre, très réussi, pour un premier roman il faut s'imaginer regarder défiler une vie sur un écran,blanc de neige, avec l'ombre des montagnes et de la forêt, où des personnages mus par des fils invisibles jouent leur partition et le lecteur comprend qu'il y a des ficelles qui ne sont pas tirées par les deux protagonistes.
    Connus jeunes, ils ont fondé une famille sur des motivations différentes, et en quelque sorte pour réparer leur propre histoire familiale. De désespérance en déréliction, la vie s'étire.
    Et Lily soigne son mal de vivre depuis très longtemps, à l'insu de tous,avec des pilules de Nembutal, pilules du malheur.
    Son humeur est cyclothymique, et son entourage subit, phase ascendante, phase descendante, mais Lily continue son chemin, détachée de tout et de tous.
    "Après ça je pensais qu'elle repartirait d'un bon pied, mais le lendemain avait été un jour sans : le lendemain et tous les autres jours à compter du moment où André lui ramena les enfants. Lily n'était plus dans son assiette parmi les siens."
    De beaux sentiments qui ne suffissent pas au narrateur pour sauver son amour.

    Pour moi ce livre est une belle découverte, j'ai aimé suivre le regard du narrateur empreint de bienveillance, de générosité et de sensibilité.
    C'est avec une grande habileté que nous est restitué le quotidien de ce couple.
    Une belle leçon de sagesse.
    Terminons par quelques vers de Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859)
    Allez en paix, mon cher tourment,
    Vous m'avez assez alarmée,
    Assez émue, assez charmée...
    Allez au loin, mon cher tourment,
    Hélas ! mon invisible aimant !
    ©Chantal Lafon - Litteratum Amor 27 janvier 2017

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