Academie Française

Couverture du livre « Academie Française » de Dominique Fernandez et Ferrante Ferranti aux éditions Philippe Rey
  • Nombre de page : 152
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Monographie / Histoire de l'art / Essais / Dictionnaires
Résumé:

Qu'on la vénère ou qu'on la critique, l'Académie française demeure une institution bien vivante. Depuis sa création en 1637 par Richelieu pour fixer les règles de la langue française, sa riche histoire est ponctuée par les élections de ses membres toujours abondamment commentées. Car... Lire la suite

Qu'on la vénère ou qu'on la critique, l'Académie française demeure une institution bien vivante. Depuis sa création en 1637 par Richelieu pour fixer les règles de la langue française, sa riche histoire est ponctuée par les élections de ses membres toujours abondamment commentées. Car si la « Vieille Dame » sut accueillir Corneille, Voltaire ou Hugo, elle rejeta tout de même Balzac et Zola.

C'est cette histoire que raconte Dominique Fernandez, académicien lui-même, dans un texte passionnant qui n'omet rien, réussites comme échecs, et invite à connaître de l'intérieur l'activité des « Immortels », notamment la rédaction de leur fameux Dictionnaire.

L'Académie française est aussi l'un des plus beaux lieux de Paris, situé quai Conti, dans l'ancien collège des Quatre-Nations construit par Mazarin. Les photographies de Ferrante Ferranti en font découvrir les multiples facettes - salle des séances, bibliothèque, salons, tableaux, marbres, collections - et décryptent les détails de sa somptueuse architecture, permettant ainsi au lecteur, à son tour, d'être « reçu sous la Coupole ».

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Le courrier des auteurs

Dominique Fernandez répond à nos questions ! (15/01/2014)

Le choix des mots, par Jean Pruvost Cher Dominique Fernandez, À dire vrai, s'adresser ainsi à un académicien, c'est presque insolent. Pourtant, que cela soit le principe de cette chronique me convient bien : comment marquer autrement en effet sa reconnaissance pour celui qui vous fait visiter et aimer l'Académie française, à travers siècles, mots et photographies, avec un «beau livre» pour passeport ? Les photographies, on en a compté 124. On les doit à Ferrante Ferranti. Magistral. Toutes précisément légendées : un vrai portrait intime, prestigieux et chaleureux, de la vielle dame du Quai Conti. Vieille ? Que nenni, bien vivante, toujours verte, depuis 1635, date de sa fondation par Richelieu. À vous, Dominique Fernandez, d'une plume sans concession, mais amoureuse - n'êtes-vous pas l'auteur de trois dictionnaires amoureux, l'Italie, la Russie, Stendhal ! - de nous radiographier la vénérable institution en douze chapitres. Le Renard et le raisin, c'est le titre du premier chapitre. Souvenez-vous du bon La Fontaine : «Ils sont trop verts,...et bon pour des goujats», dit le Renard qui ne peut atteindre les grappes convoitées. C'est que vous commencez, sans barguigner, par une belle liste de tous les moqueurs de l'Académie, spirituels ou hargneux. Dès 1650, Saint-Évremond donne le ton : «Ami, qui ne rirait de notre Académie ? [...] Quoique fort savants, ils ont bien le courage De gloser tous les jours dessus notre langage, Mais ils passent deux ans à réformer six mots.» La liste des gentillesses est longue, mais vous ne vous en lassez- pas : «Encore ! Encore !» vous écriez-vous. «On en redemande ! Tous des crétins ! Tous des gâteux ! Criez-le encore plus fort ! Que cette clameur se répande ! Eh oui, le meilleur signe qu'elle est une institution bien vivante, c'est l'abondance des quolibets dont on l'inonde.» Dominique Fernandez, on vous suit d'autant mieux dans la visite, qu'elle est minutieuse, et que vous ne cachez rien de la tricentenaire : un vrai bilan de santé, arrière l'odieux check-up sans âme. Alors, vous pesez Le pour et le contre, chapitre qui jouxte L'âge d'or, cet âge où l'Académie était au berceau et déjà aux côtés de la langue française, avant même Richelieu. Encore et toujours, les deux plateaux de la balance : Traits de génie ou d'esprit, échantillon de nullité. Un peu plus loin, d'un côté Ratages puis Préjugés qui restent à combattre, et de l'autre Ce qui a changé, chapitre final. On sort de la visite avec force confidences sur la vieille dame, jusqu'au traitement d'un académicien. Même pas de quoi payer le Pass Navigo. Et au milieu de ce bilan de santé si précis, chaleureux et sans fard : le dictionnaire et la Commission où il se forge. Un coeur d'adolescente. L'âge d'or y est intact : «Pendant trois heures», le jeudi matin, «il n'est question que de langue et de littérature, et je ne vois pas qu'il y ait un autre lieu en France où cette passion puisse se donner aussi libre cours.» «Heures délicieuses... studieuses», «échanges de vues qui tournent parfois à l'empoignade, tout en resserrant les liens de l'amitié». Où a lieu cette «mini-université interdisciplinaire» ? Salle 4. Merci Dominique Fernandez : une vraie cure de jouvence. Jean Pruvost

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