à la mesure de nos silences

Couverture du livre « à la mesure de nos silences » de Sophie Loubiere aux éditions Fleuve Noir

3.909090909

11 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Fleuve Noir
  • EAN : 9782265099029
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 304
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

Jamais Antoine n'aurait pensé que son grand-père puisse agir ainsi : il y a quelques heures à peine, l'adolescent sortait du lycée, s'apprêtant royalement à rater son bac. Kidnappé par papi à bord d'un vieux coupé Volvo, il roule à présent vers l'inconnu, privé de son iPhone.
À 82... Lire la suite

Jamais Antoine n'aurait pensé que son grand-père puisse agir ainsi : il y a quelques heures à peine, l'adolescent sortait du lycée, s'apprêtant royalement à rater son bac. Kidnappé par papi à bord d'un vieux coupé Volvo, il roule à présent vers l'inconnu, privé de son iPhone.
À 82 ans, François Valent, journaliste brillant, aura parcouru le monde et couvert tous les conflits du globe sans jamais flancher. S'il a conclu un marché avec son petit-fils, c'est pour tenter de le convaincre de ne pas lâcher ses études.
Mais ce voyage improvisé ne se fera pas sans heurts. La destination vers laquelle le vieil homme conduit Antoine - la ville de Villefranche-de-Rouergue, où il a grandi - a ce parfum particulier du remords. C'est là que l'enfance de François a trébuché. Lors d'un drame sanglant de la Seconde Guerre mondiale dont l'Histoire a gardé le secret.

À la fois quête du souvenir et voyage initiatique, cette échappée belle les révèlera l'un à l'autre. La vraie vie n'est jamais là où on l'attend.

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Le courrier des auteurs

Sophie Loubière répond à nos questions ! (03/10/2015)

1) Qui êtes-vous ? ! Une romancière à facettes. Une voix entendue à la radio. Une petite fille aux oubliettes. Une voiture rouge sur le dernier parking avant la plage. Une femme pas raisonnable qui aimerait en finir avec les hommes (et la choucroute) et qui sèmerait des cailloux derrière elle comme un enfant. Quelqu'un qui cherche, cherche encore, cherche toujours, dans les plus petits recoins de l'âme, avec règle et compas, jusqu'à mesurer nos silences. 2) Quel est le thème central de ce livre ? La distance. Celle que l'on met - devant ou derrière soi -, pour oublier, se protéger. Fuir le souvenir de quelqu'un, enfouir dans la mémoire un événement terrible, un sentiment coupable, une honte insoutenable, et vous voici condamné au remords. Il pèsera sur les épaules de vos enfants et petits-enfants, aussi lourd qu'un secret de famille. Entrer en confession peut changer bien des destins et vous alléger le coeur. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? En lui refleurissait un jardin où son escapade prenait sens, où il allait presque à poil ; un jardin de bohème et d'éternité. 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? A la mesure de nos silences s'est écrit «à la mesure» des partitions du compositeur de musique de film Jérôme Lemonnier (La tourneuse de pages, La chair de ma chair, Demain dès l'aube, Pour ton anniversaire). Le trouble, la fragilité, la grâce et la gravité qu'il insuffle à ses compositions sont indissociables du roman. Voici le lien où l'on peut écouter les partitions de films écrites par Jérôme Lemonnier qui ont inspiré le roman : http ://www.deezer.com/artist/163009 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? L'émotion que le livre, je l'espère, provoquera en eux. Partager avec les lecteurs, c'est aussi échanger autour des thématiques que ce roman aborde : est-on lâche parce que l'on refuse de tenir un fusil ? Est-on coupable de ne pas avoir empêché un drame ? Se donner à son travail, est-ce forcément se refuser à ses enfants ? Survivre à l'autre nous oblige-t-il à vivre deux fois plus fort ? Voilà quelques questions dont nous pourrions débattre. Et puis, peut-être, lire aux lecteurs un passage ou deux du livre - ce plaisir-là, porter le texte par la voix, est unique. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? La nuit a ma préférence sur le jour. Elle est cette amie consolante, mon domaine, il y fait chaud. C'est un cocon favorable pour laisser l'esprit vagabonder. Écrire dans un train, une chambre d'hôtel ou tout simplement à mon bureau, je suis chez moi partout, pourvu qu'il y ait l'ivresse de l'inspiration - et la santé, car souvent, l'écrivain somatise. Mal ici, bobo là, je termine généralement un manuscrit le dos fracassé par la fatigue. 7) Comment vous vient l'inspiration ? Je m'inspire de faits réels, puise dans ce qui me touche intimement, me documente beaucoup, prends des photographie, regroupe des témoignages. J'assemble des pièces de puzzle jusqu'à former une trame. L'inspiration est une chose. Mettre en forme, voilà la difficulté. Les partitions de film sont, alors, un matériau sonore indispensable pour mettre en branle la mécanique. De véritables moteurs à émotion. Je prépare ma palette sonore à la manière d'un peintre, classe les musiques par teinte, texture, intensité. Pour A la mesure de nos silences, les partitions de Jérôme Lemonnier ont donné cette tonalité troublante aux récits présents et passés, entre l'aube et le crépuscule. 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescente «un jour j'écrirai des livres» ? Non. Je ne l'envisageais même pas. Dyslexique à l'école primaire, je souffrais d'une orthographe épouvantable dont ma maîtresse disait qu'elle n'était que «fantaisie». J'ai longtemps écris dans des carnets à spirales bon marché, honteuse de mes mots, de mes lettres mal formées. Je me refusais les jolis carnets roses avec leur cadenas que mes copines remplissaient de petits coeurs. Et à 13 ans, le déclic : j'écris ma première nouvelle... en anglais. J'ai toujours été plus à l'aise avec la langue de Shakespeare. Cela se traduit encore aujourd'hui par le fait que deux de mes romans se passent aux USA. Si j'ai longtemps cherché ma place, tourné autour de l'écriture au travers de mon métier de journaliste presse et radio, mes professeurs de Français avaient déjà décelé chez moi une certaine habilité à disserter, à construire au-delà des mots, des sentiments. Ils ont été mes premiers conseillers littéraires. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lectrice) ? Parlons plutôt de caresses littéraires si vous le voulez bien. Lorsque j'étais petite fille, ma mère me lisait des livres le soir, assise près de mon lit. Elle possédait déjà cette diction parfaite et avait ce talent de jouer tous les personnages en transformant sa voix. Croc-Blanc (J. London), Un sac de billes (J. Joffo), Le lion (J. Kessel), Les contes du chat perché (M. Aymé) Vipère au poing (H. Bazin) et Le général Dourakine (La Comtesse de Ségur) se sont succédés à mon chevet comme autant de fées saupoudrant mes rêves de couleurs changeantes, d'histoires dramatiques, mélancoliques ou drôles, d'émotions et de mots. Et tout cela, je l'avalais goulument jusqu'au sommeil. Sans doute ais-je transmis aux auditeurs un peu de mon propre plaisir de fillette en leur lisant des extraits de romans à la radio*. Mais si je ne devais citer qu'un livre, ce serait L'écume des jours de Boris Vian. Ce roman surréaliste m'autorisait enfin à croire en moi, en cette fantaisie orthographique qui me caractérisait. Elle cachait en fait des trésors d'imagination. Je découvrais l'existence de chemins buissonniers qui menaient aussi à la littérature. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! A retarder la nuit. * Émissions Dernier parking avant la plage et Parking de nuit, sur France Inter

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Les derniers avis

  • 0.25

    Merci a ma grande soeur @Lilac Grace de m'avoir offert ce superbe livre (et dédicacé par @Sophie Loubiere en plus).

    Ce livre est superbe de part son histoire, de part le sujet. On se retrouve prise dans le périple d'un petit-fils et son grand-père. Une aventure parsemée de mésaventure, d'incompréhension, de partage, de découverte et surtout d'émotion.

    Ce livre est écrit d'une superbe façon, nous en apprend sur l'époque de la guerre et surtout nous rempli d'émotion au fil des pages.

    J'ai été très émue par ce livre, oui j'en ai eu parfois les larmes aux yeux. Qu'est-ce que j'aurais aimer pouvoir vivre cette aventure avec mon grand-père pouvoir en découvrir beaucoup plus sur lui comme Antoine en a apprit sur son grand-père François.

    Un livre doux, émouvant, poétique et instructif. Je le recommande fortement et il fait parti de mes livres coup de coeur.

  • 0.15

    Le sujet me plait bien.
    Un grand-père,, ancien reporter de guerre, kidnappe littéralement son petit-fils, plutôt branché jeux virtuels et réseaux sociaux que révisions du bac.
    Il l’emmène dans le sud où se sont déroulés des évènements capitaux pour lui pendant la seconde guerre mondiale.
    La forme me plait moins.
    C’est trop appliqué dans l’écriture, trop conventionnel dans la mise en forme, trop convenu dans les dialogues.
    Mais c’est Sophie Loubière et je l’aime bien. Alors je ne serai pas trop sévère, d’autant qu’elle relate un fait de guerre que je ne connaissais pas.
    Cependant, il a réellement manqué quelque chose pour que je me fonde dans le livre et adhère aux personnages.

  • 0.2

    Je découvre Sophie Loubière avec son dernier roman A la mesure de nos silences.
    Ce titre, énigmatique et beau, m'a incité à me procurer ce roman. Je n'ai même pas lu la 4e de couverture. Juste intrigué par ce titre et cette image de jeune homme habillé à l'ancienne, levant la tête vers le ciel, les yeux fermés...

    Curieux et sans idée préconçue au départ, j'ai vite été immergé dans ce très beau roman au point de le dévorer sans m'en rendre compte. Que l'écriture est belle, que l'histoire est émouvante.. Et pourtant, que le thème est compliqué: les relations familiales, les conflits inter générationnel, les regrets d'une vie, la mort...

    Le parallèle entre l'histoire passé et l'intrigue présente m'a tout d'abord dérouté puis convaincu: elle explicite parfaitement les agissements de papy envers son petit fils. De même, l'auteur dépeint parfaitement le monde actuel des "djeuns": l'impossibilité de vivre sans son smartphone (sms, facebook and co), l'inutilité de travailler à l'école (qu'il est bien plus intéressant de jouer à la console), les conflits parents/enfants, le peu d'intérêt accordé "aux vieux" que sont les grands parents.
    Et surtout, la préférence d'un monde matériel, virtuel à tout le reste. Entre tout faire pour avoir son bac et toucher un chèque énorme pour faire sa vie: le choix d'un jeune est rapidement fait malheureusement.

    De même, les remords de papy François qui ne peut se défaire du passé; sa volonté de mourir plus que vivre, ses silences vis à vis de sa famille (ses fils en particulier) et son périple fou avec son petit fils à qui il souhaite apprendre la vie, la vraie vie!

    Etant plutôt vieux jeu, je n'ai pu qu'apprécier cette leçon de vie du grand père envers son enfant. Cette histoire vraie est enrichissante et elle m'a touché au plus profond de moi même.

    Le style de l'auteur m'a aussi beaucoup plu: l'écriture est souvent poétique, recherchée, précise, musicale et très agréable à lire. Il faut néanmoins un petit temps d'adaptation au départ pour s'habituer et profiter au maximum.

    En conclusion, je ressors convaincu par Sophie Loubière et conquis par ce roman poignant où finalement la tendresse triomphe de l'indifférence...
    La dernière page résume a elle toute seule mon sentiment de lecteur en refermant celle-ci:
    "À celui qui résiste et frappe sous mes pieds, enseveli sous les pierres, celui dont je croyais devoir porter la croix, je voudrais tendre la main et, enfin délivré, désapprendre le destin, m’enhardir de ce passé, comme la bête domptée s’abreuve à mes doigts.
    Puisse ce printemps durer éternellement.
     
    À mes enfants et mes petits-enfants,
    Chelles, juillet 2013.
     
    François Valent"

    Ne jamais oublier l'Histoire... Lisez ce beau roman je ne peux que vous y inciter.
    4/5

  • 0.2

    A la mesure de nos silences de Sophie LOUBIERE

    Antoine est un jeune homme qui passe son temps sur Internet et dans les jeux vidéo, un Ado quoi ! Il ne fait rien à l’école et c’est l’année de son BAC. Ses parents sont séparés, sa mère inquiète.

    François est un homme que l’âge commence à rattraper, il est le grand père d’Antoine. C’est un ancien journaliste international qui a beaucoup baroudé.

    Une veille de week end, François attend Antoine à la sortie de son lycée et l’embarque dans sa voiture. Il lui propose un marché...

    François emmène Antoine sur les traces de son passé et les 2 hommes apprennent à se connaître tout au long de ce week end, François va dévoiler ce qu’il a vécu pendant l’occupation lors de la seconde guerre, mais aussi un secret, qu’il n’a à ce jour, divulgué à personne. Il va se confier sur l’immense chagrin que lui a causé la mort de son premier fils et la culpabilité qui en a suivi.
    Que restera-t-il de ce voyage en tête à tête des 2 hommes à l’issu de ce week end ?

    Un livre tendre, émouvant et drôle que j’ai beaucoup aimé. L’histoire, en parallèle à chaque chapitre, m’a ennuyé au début, mais on j’en ai vite compris le sens et l’utilité.

    Un beau livre sur l’amour d’un grand-père et de son petit fils.

    Extraits :

    Il était venu pour échanger quelques mots avec Antoine, entendre la raison pour laquelle il était entré dans un pareil conflit avec ses parents, comprendre ce qui l’éloignait de ses études, jouer son rôle de papi e un dernier tour de piste.

    Gamin, toi et moi, on a des choses à se raconter. alors on va passer un peu de temps ensemble, grosso modo quarante-huit heures, et quand on sera au bout de la route, quand le sablier aura lâché son dernier grain, tu devras choisir : retourner à tes études et mettre les bouchées doubles pour avoir ton bac, ou bien encaisser un chèque établi à ton nom et disparaître de ma vue.

    Seulement, Antoine tournait à plus de cent SMS par jour en périodes de stress, sans compter les discussions Facebook. Comment tenir jusqu’à lundi sans téléphone ni ordinateur ? Comment supporter pareil dénuement ?

    … Franchement, papi, être gay, c’est cool. Toutes les filles veulent être ta copine. T’es moins emmerdé que si tu es black ou rebeu. Dans le métro, on voit rarement les flics contrôler un homo.

  • 0.2

    Je sors de cette lecture à la fois émue et déçue. Emue, parce que l’histoire que l’on nous raconte est tout aussi belle et qu’horrifiante. Déçue, parce que l’on retrouve tout du résumé de quatrième de couverture, mais ça ne va pas tellement plus loin.

    Avant toute chose, je tiens à souligner l’extrême élégance de la plume de Sophie Loubière. D’entrée de jeu, j’avais déjà été séduite par la poésie du titre. Par la suite, j’ai adoré son style, ce fut un vrai plaisir d’accompagner François et Antoine dans leur aventure à travers une écriture d’une telle qualité. L’alternance des trois narrations rend la lecture fluide. Les chapitres courts aident aussi à dévorer le livre très rapidement, et j’aime toujours beaucoup ça.

    Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, j’ai bien aimé le personnage d’Antoine, même si je l’ai parfois trouvé un peu stéréotypé dans le portrait typique de l’adolescent incompris, le climax étant atteint dans l’une des scènes finales où l’on apprend qu’il a voulu se mutiler. Je ne pense pas qu’il était nécessaire d’accentuer son caractère à ce point-là. Quant à François, j’ai eu beaucoup de mal à le cerner, et même en ayant clos le roman, je ne sais toujours pas quelles étaient ses intentions. Je pensais que l’amour l’animait, alors que le dénouement nous apprend que ce n’est pas vraiment le cas, qu’il a plutôt épousé la soeur de son meilleur ami par culpabilité et fierté…

    J’ai trouvé le récit plutôt émouvant, et enrichissant. L’on découvre une facette de la Seconde Guerre Mondiale mal connue, que l’on ne nous enseigne pas à l’école. J’ai aimé découvrir l’histoire de cette petite ville de France. Le voyage de François et Antoine se veut volontairement initiatique. Pourtant, j’ai trouvé que rien n’avait vraiment changé pour Antoine au retour de ce weekend, ou en tout cas, l’évolution n’est pas franchement marquée ni développée. Quant à leur échappée en elle-même, si j’ai bien accroché au début, je me suis un peu ennuyée vers la fin. Il ne se passe pas grand chose. La scène de la station service a eu un drôle d’échos avec les récents évènements (un tireur fou débarque pour se venger d’une insulte), mais n’était pas vraiment développée et n’avait donc que peu d’intérêt. Enfin, j’aurais aimé que l’auteure pousse la réflexion un peu plus loin et nous surprenne davantage. Il m’a manqué un petit quelque chose.
    En conclusion

    Premier contact avec l’écriture de Sophie Loubière qui s’avère concluant ! C’est avec plaisir que je renouvèlerai l’expérience.

  • 0.2

    François Valent se sent vieux, en fin de vie. Il a subi une opération à coeur ouvert et n'a plus la force , plus l'envie de continuer à vivre. Ancien reporter de guerre, il est hanté par les images des conflits qu'il a couverts. Il s'occupe de son jardin, cherchant à se tuer à la tâche pendant que sa femme est en cure. Un jour il reçoit un appel de son ex-belle fille, qui n'arrive plus à rien avec Antoine, le petit fils de François.


    Antoine est un jeune homme connecté en permanence. Il a une addiction pour les réseaux sociaux, les jeux en ligne. Ils ne se sent vivant que dans le virtuel. C'est là qu'il se réfugie. Il ne fait rien au lycée et il doit passer son bac en fin d'année. Il est en conflit permanent avec ses parents divorcés.


    François décide de prendre les choses en main avant de mourir. Il ne s'est pas occupé de ses enfants, il peut bien recadrer son petit fils avant de tirer sa révérence. Il l'attend un jour à la sortie du lycée et le "kidnappe" pour une escapade en voiture de quarante huit heures. Une escapade dans le temps, dans le passé de François. Un passé si présent, pour l'ancien reporter, des événements qui ont conditionné toute sa vie d'adulte.


    Les chapitres relatant l'épopée du grand-père et de son petit-fils alternent avec ceux présentant un fait historique peu connu de la deuxième guerre mondial . C'est le récit de ces événements qui ont eu lieu à Villefranche de Rouergue et qui ont marqué l'enfance de François que nous vivons. C'est donc vers son passé que le grand-père emmène son petit fils, mais ce pèlerinage les rapprochera-t-il? Réussiront-ils à s'apprivoiser. Qui soignera les maux de l'autre? Là est toute la question.


    "Témoigner du passé pour préserver l'avenir du petit-fils, recomposer sa propre existence en arrachant les peurs bleues de leur socle, balayer les jours sombres s'avérait plus difficile qu'il ne l'envisageait hier. Il craignait encore une marée de larmes et l'embarras qu'elles causeraient à Antoine. le journaliste revenu de tout, témoin des cruautés que l'homme imaginait pour les femmes et les enfants pleurait maintenant comme une madeleine. Il suffisait de gratouiller son coeur pour que jaillisse une fontaine chagrine."


    Ce roman passionnant nous touche car il est universel, il décrit la complexité des relations familiales, le conflit des générations entre enfants, parents, grands-parents, le tout traité avec sensibilité et finesse. Il nous montre les ravages des traumatismes du passé restés tus . Ce roman est poignant, émouvant, violent, plein de tendresse. L'autre intérêt de ce roman est de témoigner d'un fait de guerre dont on parle très peu dans les livres d'histoire et dont je ne dirai pas plus pour ne pas gâcher l'intérêt de l'histoire. Un roman porté par un style précis, fin, très poétique et des dialogues souvent percutants. Un roman que je recommande donc tout particulièrement.

    "Le malheur, c'est comme une brassée de fleurs qui te tombe dessus. Tu peux choisir d'en faire une couronne mortuaire ou bien un bouquet qui fleurira la table d'un banquet pour le mariage de tes petits-enfants."

  • 0.25

    COUP DE COEUR pour ce roman qui fait du bien, j'ai accroché dès la première page, l'auteur a su me captiver avec son phrasé , son histoire , ses personnages singuliers et sa sensibilité. Ce roman nous parle des liens familiaux, des rendez-vous manqués que l'on essaie de rattraper, du regret et du souvenir. C'est aussi l'histoire de deux personnes d'une même famille qui sont blessés et qui vont apprendre à panser leur blessures ensemble. Ils vont apprendre à se connaître aussi.
    Il y a beaucoup de finesse dans l'écriture qui ajoute à cette belle histoire, j'ai aimé l'évocation d'une période historique amenée avec subtilité , l'auteur a su analyser intelligemment l'univers des deux personnages principaux qui appartiennent à deux générations différentes. On retrouve tout à fait les expressions des ados, leurs habitudes et leurs univers. Très intéressant les changements de langage entre les deux.
    C'est un voyage initiatique, une sorte de road moovie qui ravira les amateurs de belles histoires de famille. Ce roman fait forcément appel à quelques choses de personnel chez chacun de nous. La fin est inattendue et j'avais rien décelé , je pensais savoir et je ne savais rien. Une bien belle histoire, de l'espoir . Ravie d'avoir lu un roman de qualité qui m'a accompagné pendant deux jours.

    VERDICT
    Emouvant et sincère, bien écrit et subtil , j'ai refermé le livre heureuse de l'avoir lu. Ne vous privez pas d'un bon roman.

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