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Leaute Pierre

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Avis sur cet auteur (4)

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    Couverture du livre « The 8 list » de Leaute Pierre aux éditions L'homme Sans Nom

    Les Fantasy d'Amanda sur The 8 list de Leaute Pierre

    Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

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    Bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection, je me suis régalée avec ce techno-thriller addictif. En basant son roman sur l'idée que la haine est universelle (vrai) et qu'il est possible d'en...
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    Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

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    Bien que ce ne soit pas mon genre de prédilection, je me suis régalée avec ce techno-thriller addictif. En basant son roman sur l'idée que la haine est universelle (vrai) et qu'il est possible d'en tirer profit (encore vrai), Pierre Léauté fait de The 8list une vérité aussi captivante que dérangeante.

    Pour ce faire, il nous invite à suivre les aventures (les succès et les déboires, plutôt) d'un anti-héros dont la haine surpasse de loin celle des autres. Pourquoi ? Que lui est-il arrivé ? Eh bien, tant de choses qui m'ont permis de le comprendre !

    Je pourrais en dire beaucoup plus sur cette critique de la société à l'heure des réseaux sociaux, tant ce roman est riche (y compris sur le plan technologique, gare à la surchauffe du cerveau !), mais le mieux est encore que vous le découvriez par vous-même. Personnellement, je suis conquise !

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    Couverture du livre « Retour à Malataverne » de Leaute Pierre aux éditions Mnemos

    Dominique Jouanne sur Retour à Malataverne de Leaute Pierre

    Énorme coup de cœur!

    Depuis toutes ces années sur le site je n’ai encore (je crois) jamais conseillé un livre. Ici, est la première fois.

    Voici un roman d’atmosphère proche du thriller accessible à tous avec ce grand plus, d’être issu d’un vrai terreau littéraire de qualité tant pour le...
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    Énorme coup de cœur!

    Depuis toutes ces années sur le site je n’ai encore (je crois) jamais conseillé un livre. Ici, est la première fois.

    Voici un roman d’atmosphère proche du thriller accessible à tous avec ce grand plus, d’être issu d’un vrai terreau littéraire de qualité tant pour le style d’écriture remarquable que l’idée originale, le sujet puissant, les descriptions cinématographiques, les sentiments profonds qui agitent chaque personnage observés à la loupe avec des mots justes et des phrases sans gras.

    L’idée : Donner une suite indépendante à Malataverne de Claudel (que je n’ai pas lu et que l’on n’a pas besoin de lire pour autant), en imaginant la vie de Robert Paillot, ce jeune trentenaire, revenant chez son père dans le hameau de son enfance à Sainte-Luce dans les Monts du Lyonnais, après 16 ans d’incarcération pour un meurtre aux nombreuses circonstances atténuantes qui fut mal défendu au tribunal de Lyon.

    Le sujet : Doit-on condamner un homme à vie en occultant que l’Humain est perfectible ? Surtout quand ceux qui accusent peuvent parfois distiller de fausses rumeurs comme un écran de fumée pour cacher leur propres délits voire leurs propres saloperies ?

    Le cadre : Une poésie saisissante pour décrire cette terre sèche et aride particulièrement en cette époque sous la canicule d’un été qui va jusqu’à tarir les sources et affamer le bétail sur une herbe brûlée où seule la bruyère résiste dans les parfums d’une nature malmenée. Superbe est un petit mot pour saluer la plume de l'auteur.

    Suite à Malataverne, le vieux curé, mal à l’aise face à sa conscience, va se retirer du village en faisant hériter Robert Paillot qu’il sait avoir été jugé à tort, être un brave garçon, qui est sans doute trop honnête, réactif et entier, des ruines maudites de Malataverne où se jouera un drame en continu face aux haines sauvages et aux violences ordinaires. L'imaginaire de l'auteur tirant sur la pertinence d'un réalisme intemporel, est à saluer chapeau bas.

    Happée dès la première ligne à la dernière, on veut savoir comment tout cela va finir.

    Un roman incendiaire et immersif, tout en rythme et en puissance qui se lit d’une traite gorge sèche.

    Absolument séduite par l’écriture poignante de ce roman qui interroge à la lueur de l’espoir qui brille malgré tout dans l’obscurité des Hommes.

    L’homme évolue avec sa part de lumière.
    Il est perfectible et personne n’est soi-disant irrécupérable, c’est ce que nous dit Pierre Léauté en trempant une plume solide et délicate dans une encre pleine d’humanité et gluante d'amour noir.

    Les Editions Mü, décidément, ont l’art de dénicher des auteurs d’exception !

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    Couverture du livre « Retour à Malataverne » de Leaute Pierre aux éditions Mnemos

    Evlyne Léraut sur Retour à Malataverne de Leaute Pierre

    La pierre angulaire d’une littérature hors pair !
    « Son baluchon jeté en travers du dos, Robert haussa le nez vers le ciel tempétueux. »
    Écoutez l’écriture s’élever, superbe et posée, attentive à Malataverne, l’antre de ce roman majeur, enivrant et bouleversant.
    Elle assigne à l’histoire en...
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    La pierre angulaire d’une littérature hors pair !
    « Son baluchon jeté en travers du dos, Robert haussa le nez vers le ciel tempétueux. »
    Écoutez l’écriture s’élever, superbe et posée, attentive à Malataverne, l’antre de ce roman majeur, enivrant et bouleversant.
    Elle assigne à l’histoire en devenir, dans un corps à corps époustouflant. Chacune des phrases est diapason, terre qui se retourne dans l’orée des mots, les lieux dévorants d’un récit beau à couper le souffle.
    « Il continua alors comme l’on rentre en pélerinage : il conférait du sacré à chaque détail insignifiant, chaque souvenir enterré avec lui... »
    Robert Paillot, le revenant. Seize ans de prison, la jeunesse broyée, bandeau noir sur les yeux de ses quinze ans. Libéré pour bonne conduite, il revient dans son village à Sainte-Luce. Son père l’accueille dans le mutisme figé des porcelaines fissurées. Le drame a étouffé les élans, la pudeur du retour sur le seuil, les rideaux baissés sur les mélancoliques espérances d’une normalité à rude épreuve.
    « Le père Paillot fronça les sourcils d’incompréhension, avant de jeter l’éponge. L’âge anéantit la curiosité tant il réduit le monde et le besoin de le cerner. »
    Robert ressent l’animosité latente des villageois, de ses anciens compagnons d’enfance. Bouc-émissaire d’un passé tragique, l’innocent accusé à tort. On garde les mâchoires serrées, on frôle subrepticement les herbes à peine fauchées des rancœurs et des jalousies.
    « Retour à Malataverne » ruines emblématiques, citadelle à reconstruire pierre après pierre dans l’orée des rédemptions.
    « Sainte-Luce confinait au minuscule, une motte de tuiles et de pierres cimentées. »
    Écoutez : « les fourmis n’y étaient plus ouvrières, non. Elles avaient renoncé et s’enterraient à l’abri de leurs grottes aux persiennes tombées. »
    Le texte est majestueux, esthétique, de brouillard et de quête. Jean Giono, Henri Bosco, Bernard Clavel dont on pressent l’ombre reconnaissante, Pierre Léauté, ceux qui savent l’heure des bouleversements des êtres qui font symbiose avec la nature aussi rebelle soit-elle. D’aucuns fusionnent avec cette trame dont le régionalisme n’est qu’une copie pâle. Nous sommes dans une autre dimension. Il suffit d’observer Robert qui lutte contre les démons ceux du village. Caillou après caillou charriant l’amertume. Transfert : la sueur perlée sur le front pâle de Gilberte, son amoureuse d’avant et de toujours. Lui dédier l’effort en gage d’amour. L’orage gronde, lancinant et lugubre. L’étau se resserre immanquablement. Les chevilles encerclées par les fers ennemis, le village et ses trahisons, ses révoltes et ses non dits.
    « Rumeur s’acharnait, inventait quand la platitude de la réalité n’offrait que peu de fantasmes à croquer sous la dent. »
    Cette histoire profonde, grave est une double lecture. Les tragédies des fautes insistantes, le pardon est résilience.
    « la famille est un rocher à l’ombre où il fait bon s’abriter. »
    « Retour à Malataverne » alcazar fascinant et douloureux. Les secrets dans les murailles gorgés de lierre. Robert est de canicule et de glace. Révolté et tendre, pris au piège dans les folies dévoreuses et assoiffées d’un passé qui n’en finit pas.
    « Mais l’homme aussi est un ravin. »
    « Retour à Malataverne », l’emblème de l’homme avec ses nuances manichéennes et indélébiles est un récit fascinant, un chef-d’œuvre, un livre de salut !
    Publié par les majeures éditions MU.

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    Couverture du livre « Je n'aime pas les grands » de Leaute Pierre et Kevin Deneufchatel aux éditions Mnemos

    Evlyne Léraut sur Je n'aime pas les grands de Leaute Pierre - Kevin Deneufchatel

    Je n'aime pas les grands
    Pierre Léauté
    Éditions Mu
    Davy Athuil
    En librairie
    Augustin Petit porte bien son nom. Petit, anti-héros, le numéro cinq d'une fratrie un peu décalée, son père le somme de s'engager : la guerre de 1914 frappe à la porte de la France.
    « Augustin, la France compte sur...
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    Je n'aime pas les grands
    Pierre Léauté
    Éditions Mu
    Davy Athuil
    En librairie
    Augustin Petit porte bien son nom. Petit, anti-héros, le numéro cinq d'une fratrie un peu décalée, son père le somme de s'engager : la guerre de 1914 frappe à la porte de la France.
    « Augustin, la France compte sur toi. »
    Ne vous attendez pas à une histoire classique, ordinaire. « Je n'aime pas les grands » est une comédie. Néanmoins, le loup est dans les bois prêt à mordre.
    «Ah vous êtes verni vous ! cinq centimètres plus haut et c'était la caboche qui prenait !
    Augustin apprend la capitulation de la France durant sa convalescence. Gueule cassée, la vision mutilée, notre homme est abattu.
    « Une larme coule. »
    Augustin Petit se métamorphose. Il devient une caricature, les reflets caustiques, l'envers du décor. le symbole déformé de toutes les affres nauséabondes des intolérances extrêmes. Bref un vrai « petit » démon ! (Suivez mon regard !).
    Il se rend fébrile chez un éditeur.
    « Les Boches ? Gardez vos insultes pour vous, monsieur Petit. Les Boches comme vous dites achètent beaucoup de nos livres. Que dira-t-on si je publie les folies d'un anarchiste ? » « Ce sont les ennemis de la France, rétorquai-je buté… « Le propriétaire m'avait jeté à la rue comme un malpropre. Peu m'importait cependant, j'étais de la race des petits bruns. »
    Augustin Petit va bousculer les codes. Changer la donne. Faire bloc avec les petits. Les Grands (tous) doivent être éliminés. La satire prend son envol. Pierre Léauté tient les cartes en main, prouesse, prouesse, prouesse. Délectation, oeuvre : « Je n'aime pas les grands » est un pied de nez, un grand éclat de rire, la dérision exaltée. Cette richesse de ton est la preuve d'un auteur surdoué affûté aux anecdotes historiques. Ici, tout est savoureux et dans un même temps d'une gravité extrême. Pierre Léauté tire les ficelles tel un marionnettiste. Augustin Petit va connaître une ascension faramineuse mais perfectible. Il va créer « le Parti des plus Petits. » Petit dictateur devenu fou, son parti est une parabole. Une page détournée de l'Histoire. Tout est chamboulé, chaises bousculées, la trame est majesté, si vous suivez des yeux à chaque instant Pierre Léauté vous avez le brillant d'un passionné d'Histoire au travers des allusions, des pertinences, des inversions. Pierre Léauté pointe du doigt là où ça fait mal. Ce récit est crissant, amusant, sérieux, jubilatoire.
    Les nationalismes ne sont pas la normalité. La bête peut mordre toujours une deuxième fois. « Je n'aime pas les grands » est un avertissement. La double lecture est une sacrée leçon de vie : « Homo homini lupus » « L'homme est un loup pour l'homme. »