Vengeance en Prada de Lauren Weisberger

lundi 18 novembre 2013

Une femme et la mode, dix ans plus tard

Vengeance en Prada de Lauren Weisberger

Le Diable s’habille en Prada n’est plus seulement un livre, un film, l’archétype de l’artifice du milieu de la mode, mais une expression populaire.

Dix ans plus tard, les héroïnes de Lauren Weisberger reviennent pour un tome 2 qui pourrait facilement préluder d’un troisième.

Tiré à 100.000 exemplaires, preuve de la confiance de son éditeur en un succès annoncé, Vengeance en Prada, le retour du Diable (Fleuve noir) marque le retour d’Andy, jeune femme qui faisait ses débuts dans LE magazine de mode, Runway. Elle a pris dix ans, de l’assurance, mais le traumatisme de cette année passée aux côtés de la terrifiante Miranda Priestly, revient la hanter.

Dix ans ont passé, donc, mais dans l’univers d’Andrea et Miranda, les filles mincissent mais comme par magie, elles ne prennent pas de rides. Le livre commence avec le mariage d’Andy avec une des personnalités les plus enviées du petit monde chic de la Côte Est. Elle s’est séparée d’Alex depuis sept ans, a fondé avec Emily, l’ex-première assistante de Miranda, un magazine sur le mariage qui cartonne, et savoure une vie assez facile. Mais la perfection n’existe que dans les pages glacées de Runway. Très vite, Andy se retrouve prise en sandwich entre une belle-mère ombrageuse et le retour du fantôme de Miranda. Le jour du mariage, elle découvre une lettre de la mère de son futur mari, enjoignant ce dernier de ne pas se marier. Quelques semaines plus tard, le groupe de presse dont Miranda est la directrice éditoriale propose de racheter leur magazine. L’heure des choix et des bonnes décisions arrive entre deux nausées : Andy est enceinte.

L’effet de (bonne) surprise s’est un peu émoussé avec ce deuxième opus. Le Diable s’habille en Prada avait fait sensation et s’invitait au moment où Sex & the City entamait ses dernières saisons. Donné comme roman à clef, le livre s’inspirait, bien que l’auteur s’en soit défendue, de son expérience au sein d’une rédaction comme Vogue, tenue d’une main de fer par l’impassible et impérissable Anna Wintour. Il s’attaquait à un domaine longtemps sanctuarisé, la mode, où l’omerta domine encore très largement. Ici, Andy est aux prises avec la maternité, la vie de couple et autres questions qui embrassent les préoccupations de la plupart des jeunes trentenaires, sans qu’aucun de ces sujets ne soit réellement creusé. Les dialogues et le sens des petits détails de fashionistas sont des relais d’une intrigue sympathique et prévisible. Vengeance en Prada, le retour du Diable est un agréable roman de chick lit, sans prétention mais sans prouesses non plus, qui s’appuie sur la fidélité des premières lectrices plus que sur la force de son histoire.

La Fox détient les droits cinéma, mais aucun détail n’est donné quant à une possible suite avec Meryl Streep et Anne Hathaway comme dans l’adaptation de 2006. Mais en France, le livre vient d’entrer en dixième position des meilleures ventes en trois jours de vente : l’avenir d’Andy est assuré !

 

Karine Papillaud

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