Connie Willis

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Avis (12)

  • Couverture du livre « Sans parler du chien » de Connie Willis aux éditions J'ai Lu

    0.15

    Amandine Brion sur Sans parler du chien de Connie Willis

    L’Histoire est au cœur de ce roman très très long. Toute l’intrigue tourne à la fois autour de la reconstitution du passé (à travers la cathédrale de Coventry) et sur le respect de celui-ci, afin de ne surtout pas y apporter de modification. Ned Henry est en permanence tourmenté par l’idée...
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    L’Histoire est au cœur de ce roman très très long. Toute l’intrigue tourne à la fois autour de la reconstitution du passé (à travers la cathédrale de Coventry) et sur le respect de celui-ci, afin de ne surtout pas y apporter de modification. Ned Henry est en permanence tourmenté par l’idée qu’une de ses actions en 1888 puisse avoir un impact sur le tournant de la Seconde Guerre mondiale. L’un de ses objectifs est de veiller à ce que Tossie Mering, l’ancêtre de Lady Schrapnell, épouse bien un mystérieux homme dont le nom commence par un C. En effet, toute modification du passé pourrait avoir un effet papillon sur l’Histoire future et notamment bouleverser totalement l’issue de la Seconde Guerre mondiale.

    Cette thématique de l’incongruité historique et des conséquences de la modification d’un élément minime du passé sont particulièrement intéressantes. Il s’agit de LA thématique centrale du roman, au point qu’elle revienne très (trop ?) fréquemment. C’est en effet l’un des reproches que je formule à ce roman très long : les répétitions. Non seulement il n’est pas nécessaire de ressasser en permanence les mêmes idées, mais cela donnerait presque l’impression que Connie Willis pense que ses lecteurs ne sont pas suffisamment intelligents pour comprendre ses propos…

    Sans parler du chien est un roman très bavard. Outre certaines répétition dont on aurait pu se passer, Connie Willis aurait également pu faire l’économie d’un certain nombre de détails. A travers son souci du détail, il cherche à représenter l’époque victorienne avec humour. Certes, le roman est réussi de ce point de vue : j’aime que Connie Willis se moque de ses personnages mais cela frise parfois la caricature sociale. En lisant un roman se déroulant dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle, je m’attendais à lire des descriptions sur le mode de vie victorien. Or, ce n’est absolument pas l’objet de ce livre, qui est bien plus une aventure pleine d’action : n’y cherchez donc pas de description ou d’introspection car vous n’y trouverez que des dialogues sur plus de 500 pages.

    Mon avis peut sembler assez dur ; néanmoins, je suis certaine qu’en ayant en tête ces quelques critiques, la lecture n’en sera que plus agréable. Sans parler du chien est en effet un bon roman d’aventure, dans lequel il est facile de se plonger et difficile de laisser de côté trop longtemps.

  • Couverture du livre « Remake » de Connie Willis aux éditions J'ai Lu

    0.1

    Christelle Point sur Remake de Connie Willis

    Le SF, je m’y mets tout doucement, en choisissant des romans courts sont la quatrième de couverture me parle… « Remake » de Connie Willis ne parle quasiment que de cinéma, alors je me suis laissée tenter. Dans un futur sans doute proche, le cinéma n’existe plus comme nous l’entendons, on ne...
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    Le SF, je m’y mets tout doucement, en choisissant des romans courts sont la quatrième de couverture me parle… « Remake » de Connie Willis ne parle quasiment que de cinéma, alors je me suis laissée tenter. Dans un futur sans doute proche, le cinéma n’existe plus comme nous l’entendons, on ne tourne plus de film nulle part sur Terre ou si peu. Hollywood produit des films en utilisant uniquement les images des acteurs d’avant, elle monte de toute pièce, avec de ordinateurs, des nouveaux films et des remakes, en pillant et recyclant à l’infini le cinéma. Au passage, elle bidouille aussi les grands classiques pour supprimer l’alcool et les substances addictives, ce qui est très étonnant car dans les rues, les drogues hallucinogènes sont quasiment en vente libre. Tom vit de ce recyclage cinématographique pour un grand studio. Un jour il rencontre Alis dont le rêve ultime est sans espoir : danser dans une vraie comédie musicale, un genre totalement disparu depuis des décennies. Elle s’accroche à son rêve malgré les remarques désabusées de Tom. Un jour qu’il « nettoie » une comédie musicale des années 50, il tombe sur Alis en train de danser. Il passe en revue toutes les comédies musicales des années 40 à 60 et trouve Alis dans bon nombre d’entre elle : c’est techniquement impossible, à moins d’avoir trouvé comment voyager dans le temps ! Le futur de Connie Willis ne fait pas envie quand on aime le cinéma, c’est le moins que l’on puisse dire ! La créativité, l’originalité, l’audace, et pout tout dire, le talent, tout ça a disparu au profit d’un cinéma sans imagination purement mercantile. Les questions de droits et d’ayants droit ont pris le pas sur tout le reste. Dans cette société sans imagination, normal qu’on se gave des pilules hallucinogènes ! La construction du roman m’a donné quelques difficultés, parfois j’ai été à la limite de m’ennuyer : le personnage de Tom n’est pas très sympathique, les relations humaines sont un peu étranges, à la fois artificielles et cyniques. J’ai aimé la réflexion sur le cinéma et son avenir, la critique des studios et de leur politique faussement artistique, j’ai aimé la passion d’Alis pour un genre et un art disparu et son obstination envers et contre tout. En revanche, comme le roman date d’une vingtaine d’années, beaucoup des références cinématographiques (car il y en a des milliers dans ce romans, des références) sont datées et comme je ne suis pas très versée dans la comédie musicale, mais alors pas du tout : tout m’était inconnu ! Du coup, ça supprime tout un pan du plaisir que j’aurais pu avoir à la lecture de « Remake ».

  • Couverture du livre « All clear » de Connie Willis aux éditions J'ai Lu

    0.2

    Jo Thomas sur All clear de Connie Willis

    AVIS POUR BLACK-OUT ET ALL CLEAR. On n'avait pas de nouvelles de Connie Willis depuis 2001 date de son dernier « Passage » roman qui traitait (plutôt bien) des Expériences de Mort Imminente (EMI). Ces neuf années correspondent-elles au temps passé à écrire ce diptyque homérique (Black-Out suivi...
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    AVIS POUR BLACK-OUT ET ALL CLEAR. On n'avait pas de nouvelles de Connie Willis depuis 2001 date de son dernier « Passage » roman qui traitait (plutôt bien) des Expériences de Mort Imminente (EMI). Ces neuf années correspondent-elles au temps passé à écrire ce diptyque homérique (Black-Out suivi de All Clear)? Pas impossible vu sa longueur (près de 1800 pages!) et sa complexité.
    Le thème : les étudiants en histoire de L'université d'Oxford (version seconde moitié du XXIe siècle) sont envoyés dans le passé (en l'occurrence l'Angleterre durant la seconde guerre mondiale) pour étayer les sujets de leur thèse. Nous retrouvons certains personnages du « Grand Livre » et de « Sans parler du chien », dont M. Dunworthy, prof paternel et angoissé supervisant les « sauts » et Colin, trop jeune pour le passé mais près à tout pour sauver sa belle.
    Le roman tient principalement sur la somme de données qu'a réunie Willis pour rendre crédible (jusqu'au moindre détail) cette Angleterre en guerre, et l'immédiate empathie que nous inspire les personnages principaux. Ceux-ci étant tout de même un peu too much. En fait, ils sont parfaits. Pas un défaut, intelligents, courageux, altruistes, ils savent toujours comment se comporter même en ces temps reculés (ils arrivent de l'an 2060, ne l'oublions pas et ils sont âgés d'une vingtaine d'années), bref des héros de Bandes Dessinées. Ce sera ma seule critique, sans oublier, bien sûr, les inévitables bavardages à la Connie Willis dont on se passerait volontiers. Malgré cela (ou peut-être grâce à cela) ce roman-fleuve se lit d'une traite. On est embarqué au cœur de Londres, et dans la campagne environnante, à un rythme qui jamais ne faiblit. Chaque personnage ayant, tour à tour, des gens, des lieux à chercher, à trouver et toujours dans l'urgence. Connie Willis jongle intelligemment avec les paradoxes spatio-temporels (incontournables!) et l'on finit le dernier chapitre avec un léger pincement au cœur...

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