Laëtitia ou la fin des hommes

Couverture du livre « Laëtitia ou la fin des hommes » de Ivan Jablonka aux éditions Seuil

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9 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021291209
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 384
  • Collection : La librairie du xxie siecle
  • Genre : Autobiographies contemporaines Anthologies/Dico
Résumé:

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.Ce fait divers s'est transformé en affaire d'État : Nicolas Sarkozy, alors... Lire la suite

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez elle, avant d'être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.Ce fait divers s'est transformé en affaire d'État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue, en février 2011. Mais Laëtitia Perrais n'est pas un fait divers. Comment peut-on réduire la vie de quelqu'un à sa mort, au crime qui l'a emporté ? Pendant deux ans, Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille, sa soeur jumelle, ses parents, ses amis, les responsables des services sociaux, ainsi que l'ensemble des acteurs de l'enquête, gendarmes, juges d'instruction, procureurs, avocats et journalistes, avant d'assister au procès du meurtrier, en octobre 2015. De cette manière, Ivan Jablonka a pu reconstituer l'histoire de Laëtitia. Il a étudié le fait divers comme un objet d'histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.

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  • 0.15

    Laëtitia a tout juste 18 ans. Elevée en famille d’accueil après avoir été retirée à une mère dépressive d’avoir vécu trop de violence, et à un père défaillant, elle a retrouvé une certaine stabilité et prend peu à peu son envol.

    C’est alors que sa route croise Tony, homme violent, délinquant, négligé, mais sans doute aussi charmeur. Au cours d’une folle journée, Laëtitia le suit jusqu’à l’horreur. Un meurtre, peut-être précédé d’un viol, puis le démembrement de son corps.

    En janvier 2011 ce « fait d’hiver » m’avait beaucoup marqué. Non seulement parce qu’il avait été stigmatisé comme résultant des manquements de la justice, mais également parce que cela se passait en Loire-Atlantique, près de chez moi donc.

    Contrairement à La maladroite ou à Chanson douce, où la part de fiction tenait l’horreur à distance, ici ce n’est pas un récit distancé, édulcoré mais au contraire circonstancié. Beaucoup de détails émaillent le récit, rendant certes les portraits plus réalistes, mais aussi plus tragiques et durs à lire.

    En tous les cas le pari de l’auteur, exprimé dès le début, de rendre hommage à Laëtitia en mettant la vie de la jeune fille en relief, avec ses failles, ses difficultés, mais aussi ses avancées et ses espoirs, est bien tenu. Du sordide il veut revenir à la dignité, et c’est vrai que là aussi la réussite est au rendez-vous.

    Ce livre documentaire est également un plaidoyer en faveur de l’institution judiciaire, malmenée par les médias et les politiques.

    Un livre juste, des portraits humains et touchants, mais un récit difficile aussi, à mettre dans des mains averties. Si le livre se lit comme un roman, il n’en est pas un et reflète une réalité tragique…

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2017/02/17/laetitita-ou-la-fin-des-hommes-de-ivan-jablonka/

  • 0.2

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/02/laetitia-ou-la-fin-des-hommes-de-ivan.html

    Ivan Jablonka nous parle ici d'un fait divers qui s'est produit en 2011 : le meurtre de Lætitia, une jeune fille de 19 ans.
    Ce fait divers a été à l'origine d'un important débat politique, c'est presque devenu une affaire d'état.

    Ivan Jablonka a mené une enquête rigoureuse sur cette affaire après avoir obtenu l'accord de Jessica, la sœur jumelle de Lætitia, condition préalable à la poursuite de son projet. Il a rencontré l'avocate de Jessica, les proches de Lætitia, les journalistes qui ont suivi l'affaire, il a étudié ses messages sur facebook et assisté au procès de son meurtrier.

    Il construit son récit en mêlant les faits, l'enquête et l'emballement médiatique avec un retour sur la vie de Lætitia qu'il veut présenter comme une personne et non pas uniquement comme une victime.

    Il veut comprendre l'existence de Lætitia, son enfance structurée par la gémellité, l'assistance éducative puis le placement en famille d'accueil. Il veut comprendre cette affaire et ses enjeux.

    Il analyse la déferlante médiatique que cette affaire a provoquée, ce fait divers a en effet tenu la une des médias pendant 6 semaines et plusieurs marches blanches ont été organisées.

    Il dénonce l'instrumentalisation de l'affaire par le pouvoir politique car le meurtrier de Lætitia a immédiatement été présenté comme un délinquant sexuel multirécidiviste alors qu'il était certes un multirécidiviste mais aucunement un délinquant sexuel. Ce crime a provoqué une importante crise entre l'exécutif et la magistrature attisée par les prises de position indécentes du président de la République.

    C'est pourquoi Ivan Jablonka parle de trois drames dans la vie de Lætitia : son enfance, sa mort et l'exploitation qui en a été faite "Engendrée par ses parents, tuée par Meihon, Laetitia a en quelque sorte été inventée par Sarkozy."

    Il décortique le comportement du père d'accueil de Lætitia et Jessica, responsable de la mise à l'écart de leur père biologique, omniprésent dans les médias, en tête des marches blanches, engagé dans un combat contre les délinquants sexuels alors qu'on découvre peu de temps après qu'il a agressé sexuellement Jessica...

    Ce récit est présenté comme un roman mais selon moi c'est plutôt un essai. Ivan Jablonka adopte une démarche d'historien et de sociologue, il étend son propos à la gémellité, au fonctionnement de la justice et de l'Aide Sociale à l'Enfance, à la récidive, aux violences faites aux femmes, aux faits-divers en général...

    J'ai trouvé ce récit très fouillé, très documenté et précis, l'auteur analyse la vie de la jeune fille, cerne sa personnalité et sa psychologie, il détaille avec précision son comportement lors de sa dernière journée.
    J'ai par contre été un peu surprise par certaines de ses prises de position, par sa partialité et sa sévérité envers l'Aide Sociale à l'Enfance allant jusqu'à écrire que 10 ans d'ASE c'est pour les parents une fille tuée et une violée comme si l'ASE avait une responsabilité dans le meurtre de Lætitia....
    J'ai ressenti l'immense empathie de l'auteur pour Lætitia et Jessica et j'ai interprété les quelques longueurs et redites en fin de récit comme une difficulté pour lui à quitter Lætitia.
    Malgré ces quelques bémols, j'ai trouvé ce récit très intéressant et très bien construit.

  • 0.05

    En entendant Ivan Jablonka présenter lors d'une émission de radio son dernier livre, « Laëtitia », j'ai eu très envie de le lire. le projet était impeccable – rendre à Laëtitia Perrais son humanité, au-delà, bien au-delà du fait-divers et de la récupération politicienne. Et l'auteur insistait sur la gravité et l'ampleur des violences masculines faites aux femmes.
    Alors j'ai emprunté le livre à la bibliothèque. La préface a confirmé ce que j'avais entendu. Les premières pages, le jour de la disparition de Laetitia, sa soeur, ses potes, rien à redire.
    Quelques pages plus loin, gêne : l'auteur est en train d'établir une galerie de personnages, l'entourage de Laëtitia, galerie dans laquelle le père violent est mis à une place équivalente à celle de la mère, qui ne s'est jamais remise de ses violences (puisqu'elle est toujours dans « l'effort muet et appliqué pour ne pas déclencher la colère de l'autre » p.28). « Equivalente » c'est-à-dire qu'il lui consent autant d'attention, esquisse ce qui pourraient être des excuses à son comportement, une enfance difficile, c'est « un homme malmené par la vie » (p. 27). Enfin « équivalente » : nous ne savons rien de l'enfance de la mère de Laëtitia, qui n'a peut-être pas été très rose non plus. Et elle n'a humilié, battu ni violé personne pour autant. Bon. J'essaie de poursuivre quand même, en espérant que la suite rattrape cela.
    Et juste après, un passage pour rappeler que les violences conjugales sont un fléau, évoquer quelques unes de ces racines historiques, la législation qui tarde à le reconnaître, l'enquête Enveff, ah mais ça c'est bien. Et redire que « toutes les classes sociales sont concernées », on a trop tendance à l'ignorer, décidément c'est beaucoup mieux.
    Mais voilà que la fin de cette même phrase met tout ça par terre : « une enquête menée en 1996 auprès des médecins généraliste de Loire-Atlantique met en cause la précarité dans la moitié des cas et l'alcoolisme dans plus de 90% des cas. » (p.29) Que doit-on comprendre ? Que la majorité des hommes violents sont des pauvres, et que la quasi-totalité sont alcooliques ? Que c'est l'alcool qui provoque la violence ? Si c'était le cas vu le nombre de femmes qui boivent on devrait avoir presque autant d'agresseuses que d'agresseurs !! Une enquête qui contredit à ce point tout ce qu'on connait des violences masculines faites aux femmes, qui sont sans classe comme elles sont sans ethnie, mériterait au moins d'être exposée dans le détail. Depuis quelques années, et de plus en plus souvent, des artistes ou des politiciens connus et plus qu'aisés sont accusés de viols et d'agressions diverses – alors pourquoi venir parler de précarité économique comme si cela expliquait quoi que ce soit ?
    Alors voilà, page 29 je me suis rappelée pourquoi je me méfie en général des textes écrits par des hommes sur les violences masculines faites aux femmes, et j'ai refermé le livre d'Ivan Jablonka.

  • 0.2

    Un roman très intéressant, surtout si on est sensible à ce sujet.. Mort atroce d'une jeune fille par un récidiviste ! Le sujet difficile. Très bien écrit..le journaliste souhaite qu'une chose, qu'on n'oublie pas Laetitia.

  • 0.25

    Refermer le dernier roman d’Ivan Jablonka "Laëtitia" est une chose, se détacher de son contenu et l’oublier en est une autre. Laëtita, qui ne se souvient pas de cette histoire abominable, de ce crime odieux et de la vague médiatique qui s’en suivit ? Personnellement, je n’ai rien oublié de ce que l’on nomme un "fait divers". C’est peut-être parce que je connais les lieux, parce que je suis originaire de cette région, parce que je suis une maman, parce que je suis, ou plutôt, j’ai été une enseignante et qu’au fond je le suis restée, et que tout ce qui touche aux jeunes m’est important. Alors, non, je n’ai rien oublié de cette horreur.
    Mais se plonger dans ce "Laëtitia" là, c’est tout revivre au centuple. Aux confins du roman policier, de l’étude sociologique, de l’oraison funèbre, du récit historique, du devoir de mémoire, sans être rien de tout ça, l’ouvrage est d’une qualité exceptionnelle d’humanité. L’écrivain écrit, certes, mais derrière les mots on entend l’homme, le père.
    Ivan Jablonka est un historien et un sociologue et on le sent. Alternant les chapitres techniques, historiques et politiques à la fois et ceux qui racontent la vie de la victime, il nous entraîne dans un compte-rendu précis, détaillé, un point de vue humain. Il rend ainsi un hommage à la victime mais recherche également la justice et la vérité. Il va essayer, tout au long du livre, sans porter de jugement et tout en retenue, d’analyser, de comprendre, d’argumenter, de rechercher les tenants et les aboutissants d’une mort que l’on peut presque croire annoncée.
    Ce récit est foisonnant qui est à la fois une étude sur l’inégalité des chances et une observation de l’instrumentalisation de ce type de drame par les politiques. C’est aussi l’occasion de pointer du doigt les manques de moyens de la justice, des instances de réinsertion, les dangers de la prison, les récidives.
    En lisant ce document d’une richesse incomparable, j’ai, en effet, du mal à croire à l’égalité des chances. Laëtitia semblait s’être sortie de sa condition d’enfant en souffrance et pourtant. Réussit-on à se relever d’une enfance cabossée ? Et les questions lancinantes… pouvait-on faire quelque chose, était-elle au mauvais moment, au mauvais endroit ou inconsciemment est-elle allée vers ce qu’elle pensait être son destin ?
    Ivan Jablonka a réalisé un travail de fourmi pour ressortir cette histoire des cartons et il livre un hommage magnifique à cette jeune Laëtitia à laquelle il redonne toute sa dignité.

  • 0.15

    Laëtitia Perrais était une jeune fille presque comme des milliers d'autres , et par sa mort , elle est devenue, et je l'écris avec répulsion , le type même du fait divers desquels sont avides les chaînes de télé en continu.
    Le fond et la forme de ce texte m'ont rappelé « La petite femelle » de P.Jeanada.
    En effet, il ne s'agit pas d'un roman, d'une stricte relation des faits non plus, ce n'est pas totalement un essai sociologique, mais un condensé de tout cela.
    Cette pauvre Laëtitia a mal commencé sa vie de misère, a été retirée à ses parents biologiques ainsi que sa sœur jumelle et elles ont passé leur adolescence dans une famille dite « des plus respectables » avec un tuteur qui paradera avec assurance devant les caméras après le drame en stipendiant les violeurs:plus tard, c'est lui qui sera arrête pour avoir abusé de la sœur de Laëtitia, (espèrons qu'il est toujours en prison.)
    Cette jeune fille donc qui avait eu péniblement un CAP très tardivement commençait à envisager un avenir un peu plus serein, mais ses rapports avec les garçons complétaient sa misère intellectuelle jusqu'à ce qu'elle rencontre un pauvre type, mais le diable en personne tout de même qui la tuera, la dépècera, jettera ses membres lestés d'un poids de 28kg au fond d'un étang.
    Voilà pour les faits réels. L'auteur, lui, ausculte en même temps la société, veut faire de Laëtitia un astre, que sa mort devienne un symbole.

    Toutes les institutions, police , justice, sont passés au scanner, là c'est quasiment un traité de sciences sociales . Le traitement médiatique de l'Affaire est passé au crible, et le fait divers disséqué sous l'angle politique, pour la gauche et Bourdieu, il fait « diversion », pour la droite, il conforte les braves gens dans la peur, il faut donc plus de policiers, etc etc...
    Cette lecture donne à réfléchir sur le système actuel d'immédiateté.
    C'est avant le livre d'un sociologue.

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2016/08/31/34245633.html

    « Nous avons de la distance vis-à-vis de nos morts, alors que la souffrance d’autrui nous happe, nous habite, nous hante, ne nous lâche plus. Pour nous-mêmes, il n’y a plus rien à faire. Notre blessure, c’est nous-même, le drame et la routine de votre vie, notre névrose apprivoisée, et nous y sommes habitués, comme à une infirmité. Il y a, dans la vie de Laëtitia, trois injustices : sa mort atroce, à l’âge de dix-huit ans ; sa métamorphose en fait divers, c’est-à-dire en spectacle de mort. Les deux premières injustices me laissent désolé et impuissant. Contre le troisième, tout mon être se révolte. »

    Elle n’avait été que « l’affaire », celle débutée avec sa disparition dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011 puis matérialisée avec la découverte de son corps quelques semaines plus tard.

    Elle n’avait été que la victime parmi d’autres d’un délinquant sexuel, le prétexte de Nicolas Sarkozy pour s’immiscer dans le domaine judiciaire.

    Elle n’avait été que cela jusqu’à présent Laëtitia Perrais. Ivan Jablonka, dans cet ouvrage, souhaite qu’elle soit ce qu’elle était réellement : une jeune fille de dix-huit ans avec des envies, des passions, des désirs, des peurs ; une jeune femme au parcours personnel difficile et qui explique en partie sa fin brutale.

    Dépossédée de sa propre histoire, livrée en pâture par les médias, Ivan Jablonka a voulu à la fois rendre hommage à cette jeune fille mais aussi étudier le fait divers comme un fait social, un objet d’histoire. Pendant deux ans, il a mené son enquête, rencontré les proches, les différents acteurs de l’affaire et a assisté au procès de son meurtrier Tony Meilhon.

    Aux frontières du journalisme, de l’histoire, de la littérature et de la sociologie, Ivan Jablonka livre un document passionnant qui prend soin à la fois de rendre à la victime son statut d’être humain mais aussi de décortiquer les différents aspects de l’affaire. Il y a les aspects psychologiques du tueur, des proches mais aussi de Laëtitia (comment une jeune fille peut-elle se laisser embarquer par un homme qui est clairement louche dès le départ) ; le conflit politique et judiciaire avec les saillies du président Sarkozy à l’origine d’une grève de la magistrature. Enfin, il y a l’étude de l’emballement médiatique, le « spectacle de mort » : comment les proches y font face, comment cet engouement naît et disparaît au profit d’autres infos, laissant les gens touchés par cette vague dans un mal-être.

    Alors qu’habituellement je ne suis pas fan de ce type d’ouvrages – j’ai le fait divers en horreur – je me suis passionnée pour cette enquête qui montre aussi toute la violence faite aux femmes, bien au-delà de la violence physique comme l’auteur l’explique dès son introduction :

    « Mais Laëtitia ne compte pas seulement pour sa mort. Sa vie nous importe, parce qu’elle est un fait social. Elle incarne deux phénomènes plus grands qu’elle : la vulnérabilité des enfants et les violences subies par les femmes. Quand Laëtitia avait trois ans, son père a violé sa mère : ensuite, son père d’accueil a agressé sa sœur ; elle-même n’a vécu que dix-huit ans. Ces drames nous rappellent que nous vivons dans un monde où les femmes ne sont pas complètement des êtres de droit. Un monde où les victimes répondent à la hargne et aux coups par un silence résigné. Un huis clos à l’issue duquel ce sont toujours les mêmes qui meurent ».

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