En pays conquis

Couverture du livre « En pays conquis » de Thomas Bronnec aux éditions Gallimard

3.5

8 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072709944
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 228
  • Collection : Serie noire
  • Genre : Policier / Thriller grand format
Résumé:

La République est paralysée. L'Élysée est à gauche mais l'Assemblée à droite. Très à droite : impossible pour Hélène Cassard, nommée à Matignon, de gouverner sans le soutien des députés du Rassemblement national, le parti extrémiste. Dans un paysage politique en pleine... Lire la suite

La République est paralysée. L'Élysée est à gauche mais l'Assemblée à droite. Très à droite : impossible pour Hélène Cassard, nommée à Matignon, de gouverner sans le soutien des députés du Rassemblement national, le parti extrémiste. Dans un paysage politique en pleine déliquescence, les convictions sont mises à l'épreuve du pouvoir et les hommes de l'ombre s'agitent autour d'un enjeu de taille : l'appartenance de la France à l'Europe.
L'un d'eux, François Belmont, ambitionne de faire éclater les vieux clivages. Rien ne semble résister au grand argentier de la campagne d'Hélène Cassard. À moins que la mort de Christian Dumas, président de la Commission des comptes de campagne, chargé de veiller sur la légalité du financement de la vie politique, ne vienne compromettre ses plans?

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Les derniers avis

  • 0.2

    J'ai trouvé cette lecture très intéressante. Moi qui ne suis pas très politique, soyons honnête, j'ai apprécié ma lecture. J'appréhendais. Mais ce livre m'a sorti de cette panne. J'avoue que je l'ai dévoré. C'était étrange de le lire à 2j des élections. Hier je l'ai refermé en me disant "bah dis donc". Il a su me convaincre​ quand le contexte de ce livre me faisait peur.
    Cette lecture résonne étrangement au vu de l'actualité politique et de ce vote décisif à venir pour notre pays. Dans le roman ce vote a déjà eu lieu et tout le gouvernement se construit. Thomas Bronnec nous emmène en quelques sortes dans les coulisses du pouvoir, mettant au jour des alliances et des stratégies. Même si ceci n'est que fiction, cela résonne étrangement en moi.
    Cette lecture m'a bousculé d'une certaine manière. Je crois que je ne m'attendais pas à être absorbée dans la lecture et à l'apprécier autant. C'est​ une lecture vraiment très intéressante tout autant que la rencontre avec l'auteur.

  • 0.2

    Terminer le roman de politique fiction "En pays conquis" de Thomas Bronnec à deux jours d’une élection présidentielle n’est pas anodin. Ne l’est pas non plus la rencontre avec l’auteur organisée par le site Lecteurs.com à Lyon dans le cadre de Quais du Polar. L’est encore moins le fait de ne pouvoir, comme d’habitude, écrire ma chronique, vierge de toute information relative au roman.

    Pour autant, la lecture en a été plaisante, séduisante et enrichissante. La politique, je m‘y intéresse beaucoup, trop parfois. Je lis la presse spécialisée, écoute et regarde les émissions sur le sujet et… ne me fais guère d'illusion sur les personnes. Et si tel n’avait pas été le cas, ce récit m’aurait ouvert les yeux même si… "Ce roman est une œuvre de fiction. Les personnages ne sont rien d’autre que des constructions intellectuelles".

    Les faits sont rapidement campés : L’Elysée est à gauche mais l’assemblée à droite, sans majorité. C’est Hélène Cassard, candidate de droite, qui est nommée Premier Ministre. Son choix est simple : former un gouvernement avec la gauche ou se rapprocher du Rassemblement national, parti d’extrême droite.

    A partir de là, Thomas Bronnec nous promène dans les coulisses du pouvoir, nous fait visiter les lieux d’habitation de ceux qui le composent, nous donne à entendre leurs conversations, leurs petits arrangements, leurs manigances, nous convie aux rencontres, nous explique leurs choix. Sans suspens aucun – même si dès le premier chapitre un mort s’invite dans l’histoire – par petits chapitres, il nous présente les membres du gouvernement, à tour de rôle, leurs conseillers, y compris ceux de l’ombre.

    J’ai beaucoup aimé la place de l’auteur qui ne juge pas, se contente de dire, de nous montrer le côté sombre de la société, la soif de pouvoir et de reconnaissance, la manipulation constante. Il le fait très simplement, par touches feutrées, sans aspérités. J’ai beaucoup aimé l’écriture qui, même si elle a parfois un parfum de poésie en entrée de chapitre "Il regarde la mer au loin, les bras croisés, les yeux plissés sur l’horizon bouché par un ciel gris et des nuages noirs qui menacent d’exploser à tout moment.", est si linéaire, si tranquille, qu’elle rend audibles les chuchotis des protagonistes toujours à l’affût d’une nouvelle, d’un coup fourré, d’une décision inconnue, que l’on apprend en aparté après une réunion le verre à la main. J’ai senti derrière l’auteur poindre le journaliste qui met ses connaissances approfondies du système au service de l’imaginaire. Tout est fiction, certes, mais je n’ai pu m’empêcher de trouver quelques ressemblances à ces personnages nés de "constructions intellectuelles". Je me suis aussi réjouie quand, au détour d’une phrase, un semblant d’honnêteté s’est fait jour : "Si elle a choisi d’être là où elle est, c’est pour servir l’Etat, le peuple, pas pour servir ces politiciens ivres d’eux-mêmes, de leur puissance et de leur éclat, et qui balaient tous ceux qui se trouvent sur leur passage en les humiliant et en les traitant comme des esclaves." Oui, mais il ne s’agissait pas de la réflexion d’un élu…

    Fiction, vraiment ? Je l’espère de tout cœur

  • 0.15

    Plutôt une œuvre de politique fiction qu'un polar, l'auteur reprend des personnages de son roman précédent "les initiés" et y fait d'ailleurs références à de nombreuses reprises.

    Ce roman raisonne avec l'actualité que nous sommes en train de vivre à 2 jours des élections présidentielles. L'auteur dépeint une cohabitation après une victoire aux législatives d'un parti d'extrême droite rebaptisé "rassemblement national" avec une femme à sa tête, tiens, tiens. Le premier Ministre est également une femme mais de gauche. Les coups bas, les arrangements les arcanes politiques vus de l'intérieur sont bien décrits par l'auteur qui a une formation de journaliste.

    J'ai été un peu déçue car je pensais que le romans serait plus "polar noir" que politique..

  • 0.2

    Juin 2017, le président de la république, socialiste a été réélu de justesse, et doit cohabiter avec Hélène Cassard, du parti de droite, grande gagnante des élections législatives.

    Le scénario est même pire ! le tripartisme s’invite au gouvernement.

    Hélène Cassard, sous l’influence de François Belmont, refuse tout compromis pour la formation d’un éventuel gouvernement de coalition avec la gauche. Elle s’oriente vers Laurence Varennes, présidente du Rassemblement national pour former le nouveau gouvernement bien à droite avec des ministères régaliens pour le Rassemblement national. Pourquoi se gêner puisque l’extrême-droite est devenue « fréquentable ».

    Thomas Brennec nous conduit dans les cuisines partisanes et, le moins que je puisse dire est qu’elles ne sont pas propres. De compromis en lâchetés, de dessous de table en chantage… Certains y perdent leur âme pour un strapontin qui coûte très cher, autant à la personne qu’à nous, les contribuables.

    Les fonctionnaires de l’ombre, comme Angélique Dumas, qui a pour seul but de servir l’Etat, Daniel Caradet, sont inquiets. Ils pensent qu’il faut donner des garanties à l’Europe, que la France perdrait beaucoup à sortir de l’union… Ils ont les chiffres en mains.

    Ce qui est effarant, bien que nous le sachions déjà, ce sont les bassesses de ces gens, élus par nous, pour arriver ou rester au pouvoir et le Président de la République rester dans l’histoire comme celui qui aura fait barrage à l’extrême-droite. Il est très peu question de l’avenir de la France dans ce livre.

    En filigrane de « En pays conquis », on reconnait quelques silhouettes, on pense pouvoir donner des noms et cela rend le livre d’autant plus intéressant. Thomas Brennec connait et maîtrise son sujet. Le personnage de François Belmont est un beau mélange de gueules connues. Cet homme qui est à la fois juge et arbitre, compose le gouvernement à sa façon. Mais quel est son but ?

    Une fiction politique, oui. Pourtant, si j’en crois d’aucun, la réalité dépasse souvent la fiction, cela fait froid dans le dos. Le marigot, fort fréquenté, est très poisseux.

    Un livre haletant, prenant où la politique politicienne ne sort pas grandie. La construction horaire des chapitres donne une rythmique intéressante et permet de suivre les personnages, leurs réflexions, les faits, les tricheries au fil du livre. Les protagonistes s’étoffent au fil des pages. Les phrases sonnent juste et font mouche.

    Pourvu que cela reste une fiction !

    "Recrutée" par les Explorateurs du polar, organisés par Lecteurs.com, j’ai découvert un polar qui, je l’espère restera une fiction.

  • 0.1

    Le contexte choisi ne doit certainement rien au hasard. Il est bien ancré dans une certaine réalité, c'est évident.

    Ecrit dans un style plus journalistique (l'auteur est du sérail) que littéraire stricto-sensu, ce roman noir (je ne peux pas parler ici de polar) n'a pas su vraiment me tenir en haleine ni me convaincre au final.
    Si j'étais plutôt emballée au départ, j'ai trouvé l'intrigue longue parce qu'un peu plate je dois l'avouer. Dommage.
    Mais il a sans aucun doute comme mérite de vouloir nous alerter...

    Quoi qu'il en soit, merci à Lecteurs.com pour cette lecture dans le cadre des Quais du Polar.

    Ma chronique sur https://arthemiss.com/en-pays-conquis-de-thomas-bronnec/

  • 0.2

    Ce livre est annoncé comme un thriller politique. Cependant, il ne faut pas s’attendre à du suspense ou de la tension, mais plutôt à une immersion dans le monde de la politique. D’ailleurs, il faut s’intéresser un minimum à ce sujet si vous voulez profiter de cette expérience, sinon vous risquez d’être un peu perdus.

    On se faufile dans les couloirs et on entre dans les bureaux et dans les logements des gouvernants. On suit des conversations plutôt privées mais qui vont avoir des conséquences sur l’avenir du pays. Les différents partis sont en compétition et tous les coups sont permis, afin de contenter les ambitions de chacun. Les ficelles et les manipulations sont devenues monnaie courante dans ce milieu.

    Thomas Bronnec passe d’un personnage à un autre, d’une conversation à un autre, d’un parti à un autre. Avec très peu de descriptions et une simple mise en situation, ce roman se compose d’une succession de dialogues. Toutes ces scénettes s’enchaînent parfaitement pour créer un roman choral dans lequel l’intrigue va prendre vie au fil des évènements. On comprend donc la tragédie qui se dessine en même temps que les protagonistes.

    De par son métier, Thomas Bronnec a été en contact avec cet univers, ce qui lui permet de nous offrir un roman particulièrement réaliste. Il met le lecteur au cœur du système pour qu’il appréhende au mieux le fonctionnement. J’ai beaucoup aimé me retrouver comme une mouche, installée dans un coin de la pièce, à assister aux échanges pernicieux et souvent tendus entre ces acteurs qui contrôlent une partie de nos existences.

    Avant cette lecture, je n’étais pas dupe des comportements pas très catholiques de nos dirigeants et Thomas Bronnec m’a malheureusement conforté dans mon sentiment. Se basant sur une grande partie de notre Histoire, il y greffe une politique fiction avec des personnages imaginaires (mais très ressemblants), pour imaginer un scénario, qui fait froid dans le dos. Maintenant la question se pose de savoir si les autres scénarii probables seront moins néfastes…le temps nous le dira !

  • 0.15

    Une descente des coulisses de la République pour un thriller politique frappant de réalité.

    Juin 2017. Le Président de la République, issu de la gauche a été réélu de justesse. La candidate de droite, Hélène Cassard, s’est fait devancer de 35 000 voix par la représentante du Rassemblement National. La situation est inédite : aucune majorité absolue. Le destin de la France se joue, les hommes publics et de ceux de l’ombre, les conseillers, les hauts fonctionnaires s’agitent. Alors que Matignon dans le cadre d’une cohabitation doit faire entrer au gouvernement quelques ministres du Rassemblement National, dans l’arrière-boutique, se joue l’avenir du pays. Tout ce petit monde se manipule. Parmi eux, rusé, prêt à tout François Belmont, fin stratège use et abuse des faiblesses d’autrui – leurs ambitions sont autant une force qu’une faiblesse.

    Les habitués de Bronnec y retrouveront quelques personnages venus de Les initiés.

    Mais revenons sur En Pays Conquis. A travers les coups-bas quotidiens, la mort du président de la commission des comptes de campagne, l’attrait de l’argent, du pouvoir, seule Angélique Dumas semble faire preuve de conscience. Elle est solitaire, elle porte le poids du fardeau familial et aprait bien abandonnée au centre de ces enjeux. Si Belmont est bien le personnage qui porte le roman de bout en bout, on ne doit pas oublier le président, un farouche joueur d’échec, déplaçant ses pièces avec une certaine subtilité. Sous les autres figures dessinent des traits typiques de personnages plus ou moins médiatiques car cet amalgame de calculs politiciens n’est pas sans faire écho à l’actualité. Dans ce thriller politique, tout semble tourner autour de l’argent, le financement des campagnes, le nerf d’une guerre.

    Certes, on s’éloigne du thriller académique. Les afficionados des thrillers n’y trouveront pas leurs comptes. Mais les adaptes des romans noirs, eux se verront enthousiasmés. En ces temps d’échéances électorales, ce roman revêt des atouts de pseudo reportage. Il n’est vraiment pas désagréable d’observer ce petit monde et ses coups-bas à travers la patte du journaliste. Puisque Thomas Bronnec, journaliste (Express et France Télévision) a bossé son dossier tant pour ce qui est de la mise en scène des conseillers de l’ombre, que pour cette course au pouvoir, monstrueuse et inquiétante, frappante de réalité, souvent grave et sérieuse. Il offre une vision passionnante des arcanes. Les liens tissés par les enjeux politico-économiques, l’Europe, les banques, le populisme, le patriotisme, l’estompage du clivage gauche-droite, tout y passe. C’est autant criant de vérité qu’angoissant. Bronnec, nous livre à nouveau une belle réflexion, utile par les temps qui courent. ?.

  • 0.2

    Chouette, Thomas Bronnec a remis ça ! J'avais dévoré Les initiés il y a deux ans, séduite par la dextérité de l'auteur à tricoter un polar bien noir sur un contexte de politique-fiction admirablement bien maîtrisé. Sans être une suite, même si l'on retrouve certains personnages, En pays conquis exploite la même veine, mêlant politique et finance dans une intrigue encore plus réussie, tellement vraisemblable qu'elle donne un peu froid dans le dos à quelques semaines des élections présidentielles et législatives. Il faut dire que l'auteur, journaliste longtemps spécialisé dans l'économie et la finance est on ne peut mieux renseigné et que ses personnages, ma foi, ne nous semblent pas tout à fait inconnus.

    Nous sommes donc en juin 2017. Le Président de la République, issu de la gauche a été réélu de justesse, grâce à l'échec de la candidate de droite qui s'est fait devancer de 35 000 voix par la représentante du Rassemblement National. Quelques semaines plus tard, les élections législatives ont accouché d'une situation inédite : aucune majorité absolue, le blocage total. Hélène Cassard la candidate de droite dont la formation est arrivée en tête voit se profiler Matignon dans le cadre d'une cohabitation et certainement l'obligation de faire entrer au gouvernement quelques ministres du Rassemblement National...

    A partir de là, Thomas Bronnec nous plonge dans une exploration haletante des coulisses de la République, aux côtés des hommes publics et de ceux qui agissent dans l'ombre, que ce soient des conseillers de cabinets ministériels ou des hauts fonctionnaires de Bercy. C'est à qui manipulera le mieux, alors que se joue en quelques mois le destin de la France en Europe. Au milieu de toute cette agitation se dresse une figure glaçante, celle d'une éminence grise que l'on devine issue dans l'esprit du romancier d'un mélange de personnages réels tels Guéant et Buisson pour ne nommer que ces deux-là. François Belmont. Grand maître es manipulation, rusé et coriace, prêt à tout pour arriver à ses fins. Et notamment à exploiter avec un talent de stratège les faiblesses de tous ces pantins politiques aveuglés par leurs propres ambitions, préoccupés uniquement de conquérir le pouvoir et de ne pas le lâcher.

    Pas question de dévoiler quoi que ce soit de ce qui fait le sel du suspense (c'est un polar donc il y a forcément des choses pas très jolies), disons simplement que l'auteur sait y faire et que sa connaissance des arcanes de la finance et de la politique contribue à rendre l'ensemble captivant. Je me suis régalée même si tout ça finit par me laisser un goût très amer en bouche, voire une boule dans l'estomac. Le scénario est tellement crédible et surtout tellement possible... Pourvu qu'on en reste à la fiction, je n'ai aucune envie de voir ce genre de situation se concrétiser.

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