Arrête avec tes mensonges

Couverture du livre « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson aux éditions Julliard

4.75

16 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Julliard
  • EAN : 9782260029885
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 198
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à... Lire la suite

Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

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  • 0.2

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/04/arrete-avec-tes-mensonges-de-philippe_16.html

    Avec ce nouveau roman, Philippe Besson quitte la fiction pour nous livrer un récit autobiographique écrit à la première personne dans lequel il s'adresse régulièrement au lecteur. Il quitte son registre habituel lui qui aime raconter des histoires (d'où le titre de ce roman "arrête avec tes mensonges" phrase que lui répétait sa mère.)

    Il revient ici sur sa jeunesse à Barbezieux, un village de Charente au sud d'Angoulême, il a alors 17 ans, des posters de Goldman ornent les murs de sa chambre, en classe de terminale il se comporte en élève modèle pour obéir à son père, directeur d'école, pour qui le salut vient obligatoirement des études.

    Lui qui a découvert dès l'âge de onze ans son homosexualité avec son voisin Sébastien, lui qui assume sa sexualité malgré les rumeurs et les moqueries, tombe fou amoureux de Thomas également élève de terminale. Ils vont vivre tous les deux une passion qui de passages de petits mots en rendez-vous clandestins va devoir rester cachée car Thomas exige le secret. En effet Thomas assume nettement moins bien sa sexualité, il a peur de ce qu'il est, de ce qu'il voit comme une déviance...
    Beaucoup de choses séparent les deux jeunes hommes, Thomas refuse toute effusion, toute tendresse alors que Philippe ne rêve que de ça. De plus ils appartiennent à deux mondes complètement différents, Thomas, fils de cultivateur, a compris tout de suite que Philippe était promis à un bel avenir hors de leur région, il l'a vu d'emblée tel qu'il allait devenir le définissant dès leur première rencontre comme celui qui partirait, comme "le garçon des livres, des ailleurs." Leur histoire ne pourra malheureusement pas survivre au passage du bac.

    Philippe a éprouvé le manque après cette histoire avec Thomas et se rend compte que ce manque constitue la matrice de ses livres. Il donne au lecteur ici et là des clés de compréhension des thématiques récurrentes de ses romans, de son obsession pour la mer liée à son amour de l'ile de Ré, à la fréquence de personnages qui se noient liée au fait qu'il a failli lui même se noyer jusqu'aux prénoms des personnages de ses romans, le nom de Thomas Andrieu étant même celui du héros d'un de ses livres.

    Ce qui m'a beaucoup plu dans ce roman, outre la belle histoire entre les deux jeunes hommes , c'est la narration du destin de Thomas que nous livre l'auteur dans les deux dernières parties du roman, destin qu'il découvre grâce au fils de Thomas qu'il rencontre des années après leur histoire.
    J'ai aimé l'extrême pudeur de Philippe Besson dans les descriptions des scènes de sexe, il n'y a aucun voyeurisme dans ce récit pourtant on ne peut plus intime. L'écriture est simple, limpide et pudique, traversée de quelques phrases fulgurantes très émouvantes. Un récit bouleversant d'un homme qui se met à nu avec simplicité.

    Ce roman est sélectionné pour le prix Orange du livre.

  • 0.25

    Merveilleux livre sur l'amour, un premier amour. A mon avis, il faut en dire le moins possible pour ne pas dévoiler l'essentiel. Ce roman autobiographique est beau, touchant, vrai : les premiers émois, l'époque (années 80), le poids de la famille.... Il y a longtemps que je n'avais autant pleuré en lisant...Bouleversant!

  • 0.25

    « Mon père m’ordonnait d’avoir de bonnes notes. Je n’avais pas le droit d’être médiocre, ni même moyen. Je devais être le meilleur, tout simplement. Il n’y avait qu’une place, la première .Il affirmait que le salut venait des études, que seules les études permettaient de monter dans l’ascenseur. Il voulait les grandes écoles pour moi, rien d’autre. J’ai obéi. Comme pour les lunette. Bien obligé. »

    « Je devrai apprendre à leur survivre. Et l’écriture peut être un bon moyen pour survivre. Et pour ne pas oublier les disparus. Pour continuer le dialogue avec eux. »

    Roman d’autofiction (d’aucun pourrait même dire autobiographique), Arrête avec tes mensonges nous emmène dans une petite ville du Sud-Ouest, Barbezieux, dans laquelle le narrateur rencontre Thomas Andrieu à l’âge de 17 ans. Il nous conte l’histoire d’un amour fou de jeunesse, un amour clandestin donc impossible et voué à l’échec… un amour fort qui prendra fin du jour au lendemain, mais qui resurgira bien des années plus tard, réveillant par la même souvenirs et douleurs.

    « La terreur de le perdre l’a emporté sur toute autre considération. La dépendance. Les rendez-vous clandestins reprennent normalement. Les baisers sur le corps. L’amour dans la garçonnière. Cela, qui n’appartient qu’à nous. Cela, incommunicable[…] »

    Découpé en 3 parties, ce témoignage poignant, extrêmement marquant et bouleversant nous permet de comprendre les thèmes souvent récurrents des précédents romans de l’auteur. Il est servi par une écriture simple, abordable, d’une force impressionnante, d’une émotion palpable et d’une beauté magistrale.

    « Mais l’absence, c’est d’abord, évidemment, le silence, ce silence enveloppant, qui appuie sur les épaules, dans lequel on sursaute dès que se fait entendre un bruit imprévu, non identifiable, ou la rumeur du dehors. Pour ne pas sombrer tout à fait, je n’ai trouvé que ceci : je me souviens du corps, du sexe blanc, veineux, des grains de beauté. L’éblouissant souvenir me sauve de la ruine. »

    Vous n’y trouverez nul pathos ou voyeurisme, ni fioritures; juste l’histoire d’un homme qui se met littéralement à nu, ose se livrer, coucher sur le papier son histoire, son insouciance, ses sentiments, sa tristesse face à l’abandon, son impuissance face à l’absence, au manque de l’autre et malgré tout sa volonté d’avancer quoi que cela lui coute.

    « Ceux qui n’ont pas franchi le pas, qui ne se sont pas mis en accord avec leur nature profonde, ne sont pas forcément des effrayés, ils sont peut être des désemparés, des désorientés ; perdus comme on l’est au milieu d’une forêt trop vaste ou trop dense ou trop sombre. »

    C’est délicat, poétique, sensible, si sincère et pudique… Le lecteur reste bouche bée, les yeux humides, la gorge sèche. Cet opus est une vraie claque, surtout qu’il se lit d’une traite. Jamais on ne ressent l’envie d’abandonner et de poser le livre. On reste en apnée page après page devant la puissance littéraire. Si certains passages peuvent apparaitre artificiels au premier abord, ce sont surtout des pauses salvatrices pour reprendre son souffle, sécher ses larmes…

    « J’en suis déjà là, à espérer pouvoir mendier une deuxième chance. Je me raccroche à l’éventualité d’un rachat. Mais, évidemment, me reviennent la maigreur, la myopie, la débilité de tout le corps, et la laideur du pull jacquard, et la présumée supériorité qui éloigne ; autant de défauts, autant de défaites. Je redeviens celui que j’étais avant, le garçon qui intrigue, pas celui qui plait. Je me dis que plaire n’a duré que le temps d’une étreinte, dans un vestiaire. Que plaire n’a été qu’illusion »

    Chapeau bas Monsieur Besson pour ce magnifique ouvrage! Assurément pour moi son meilleur livre. Lisez le vraiment, je ne peux que chaudement le recommander.

    5/5 COUP DE COEUR!

    https://t.co/1Kb50uNbhi

  • 0.2

    C’est un roman initiatique, intimiste, sensible, à fleur de peau. L’auteur, avec beaucoup de pudeur, jusque dans ses descriptions des rapports physiques, nous parle de son premier amour, de cet homme qui l’a libéré de son carcan d’élève provincial et studieux, pour le placer sur la voie d’un destin plus ambitieux, à la mesure de son talent naissant. Dès leur première rencontre, Thomas, son amant, lui fait cette déclaration – une révélation : « parce que tu partiras, et que nous, nous resterons ». Il faut apprendre à raconter des mensonges, il faut apprendre à raconter des histoires. En faisant le récit de son idylle, Philippe Besson nous montre comment il est devenu écrivain. On ne peut s’empêcher de comparer les destins des deux amants : l’un, Philippe Besson, qui choisit la voie de la vérité, qui s’assume, qui prend la vie à bras le corps. L’autre, Thomas Andrieux, qui ne pourra jamais être en accord avec lui-même, qui paiera de sa vie le prix de ses insurmontables inhibitions. Il ressort de cette comparaison quelque chose d’effroyablement émouvant : c’est comme si Thomas s’était sacrifié pour Philippe, qu’il s’était donné sauvagement, dans une pureté unique, pour que l’écrivain prenne son envol, pour que dans cet émerveillement originel, dans cette blessure inavouée, il puise la matière de son œuvre.
    Un roman touché par la grâce.

  • 0.25

    Cela faisait un moment que je souhaitais découvrir Philippe Besson. Seulement, il fait partie de ces auteurs qui sortent un livre tous les ans. Et la productivité en littérature me repousse toujours un peu. J’ai peur que la quantité prenne le pas sur la qualité. Mais suite à la lecture de différentes chroniques plutôt enthousiastes, j’ai capitulé, et ai donc ouvert sa dernière création.

    L’auteur nous le raconte, il n’a pas l’habitude d’écrire des histoires autobiographiques. C’est donc un texte un peu spécial pour lui, qui lui tient à cœur. Et comme il l’affirme sur la quatrième de couverture (que je n’ai lu qu’après !), ce livre ne contient aucune rancune, aucune colère, aucun règlement de compte, juste de l’amour.
    Je ne suis pas adepte des histoires d’amour, qui sont souvent trop mièvres ou trop caricaturales. Si vous êtes comme moi, ne fuyez pas et laissez-vous tenter ! Parce que cette histoire nous sensibilise avec délicatesse au rejet et à la clandestinité liés à l’homosexualité. Mais surtout parce que ce petit ouvrage est une boule d’émotion. J’ai rarement rencontré un récit qui retranscrit aussi bien ce que peut représenter l’amour d’adolescent. C’est simple, sans fioritures, sans grandes déclarations, sans niaiseries, tout simplement beau. Il s’en dégage des sensations folles. On est constamment baladé entre toutes sortes de sentiments. Philippe Besson nous fait sourire avec des moments attendrissants, il nous fait rêvasser avec ses souvenirs pleins de tendresse, il nous émeut avec moments durs, pour finalement nous laisser au bord des larmes.

    J’ai été conquis par cette première approche de l’œuvre de cet auteur. Philippe Besson apparaît extrêmement touchant dans ce récit. Sa plume est fluide et très agréable. La justesse du propos sonne juste et c’est cette honnêteté qui prend le lecteur au cœur. Même en étant prévenu, il est difficile de ne pas être bouleversé par ce roman.

  • 0.2

    Un livre troublant au coeur d'un amour fou, aux lisières floues et aux regrets incommensurables. Autofiction peut être, histoire universelle sûrement. Tension et maîtrise narrative ultra travaillées, mais élan généreux des souvenirs, un roman qui cueille.

  • 0.25

    Je referme ce livre et me demande quel qualificatif le servira le mieux : Délicat, sensible, sincère, pudique, magistral.

    Oui, ce roman est tout cela et plus encore, je crois qu’il constitue avant tout un formidable éclairage sur l’œuvre de l’auteur.
    Philippe Besson nous donne les clés pour comprendre et décoder tous ses précédents romans, en nous racontant l'histoire d'un amour impossible et clandestin, qui le fait souffrir avant de disparaître de sa vie.

    C'est également la découverte de ce qu'il appelle « la morsure du sentiment amoureux », du manque et de l'attente, du dénuement provoqué par la privation insupportable de l'autre.

    L’auteur nous emmène à Barbezieux, petite ville de province où à 17 ans il rencontre Thomas Andrieu adolescent ténébreux qu’il observe discrètement depuis le fond de la cour de son lycée.

    Philippe Besson restitue parfaitement la puissance de cette rencontre, les premiers émois physiques évoqués sobrement, l’insupportable attente entre deux entrevues, mais aussi la frustration de devoir dissimuler cette histoire que Thomas, fils de paysans, effrayé par le jugement des autres souhaite clandestine.

    Philippe Besson a le talent de choisir des mots simples qui mis bout à bout produisent une écriture à la musicalité bouleversante.

    Je lis Philippe Besson depuis la parution de son premier roman, je n’ai jamais été déçue, mais pour la première fois la sincérité de l’auteur m’a profondément émue.

    Un énorme coup de cœur.

  • 0.25

    Parfois on ferme un livre après l’avoir lu et on se dit « waow ». On a le sentiment d’avoir touché une perle. C’est exactement ce que j’ai ressenti. Ce livre va au-delà de l’histoire d’amour entre deux adolescents homosexuels. Cela parle des amours impossibles, contrariés, ce qui peut concerner tout le monde. Certes, il y a 30 ans, l’homosexualité était tabou. Bien plus qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les esprits se sont ouverts à ce sujet. A l’époque avoir une relation homosexuelle au fin fonds de la province française était un défi. Ce qui rend donc la relation entre le narrateur et Thomas plus compliquée et plus passionnée. Un peu un « brokeback mountain » à la mode Barbezieux… C’est poignant, émouvant, vif et si bien raconté que je me suis surpris à comprendre, si ce n’est ressentir les douleurs, angoisses de ces deux ados.
    Ce qui est touchant et ce qui nous concerne tous est aussi le fait que l’on sent que ces moments vécus par l’auteur font partie des moments fondateurs de sa vie. L’adolescence, cette période de transition entre l’enfance et l’âge adulte, fait partie de ces moments-clés dans la vie d’un homme ou d’une femme. Le narrateur l’a doublement vécu, en tant qu’ado et en tant qu’amoureux. Il a ainsi vécu cette histoire comme une empreinte indélébile. Et même 30 ans après elle est restée en lui, comme une marque au fer rouge. De celle dont on ne peut rien effacer et qui nous marque à jamais. Et là aussi, à travers son écriture, Philippe Besson a su nous transmettre cette sensation.
    Un livre très fort.

  • 0.25

    UNE MERVEILLE, quoi dire de plus,
    Bouleversant, puissant, vrai, sans atermoiement, des mots justes, l'adolescence, une grande histoire d'amour impossible.

  • 0.2

    Parfois, il y a des ruptures salutaires. Non pas pour celles et ceux qui les subissent, mais pour tous les autres. Pour celles et ceux qui ont la chance de lire celles et ceux qui les ont vécues. Je m'explique. C'est une rupture amoureuse qui a amené Philippe Besson à l'écriture. "Arrête avec tes mensonges" est son dix-huitième roman. Au-delà du nombre, ce dernier récit a la particularité d'apporter un éclairage sur tous les précédents, mais surtout révèle ce qu'il y a de plus intime chez son auteur.

    Nous sommes en Charente à Barbezieux, en 1984. Ils ont dix-sept ans, sont en terminale. Philippe en filière C, Thomas en D. Philippe ne se doute pas encore qu'il deviendra écrivain. En revanche, il sait depuis l'âge de onze ans qu'il préfère les garçons. De loin, il observe Thomas un bel adolescent ténébreux. Il doute qu'avec sa tête de premier de la classe, il puisse un jour attirer son attention. Et pourtant... Cet hiver-là, Philippe va pour la première fois tomber amoureux. Son premier amour se prénomme Thomas. Les deux jeunes hommes vont vivre une passion réciproque, un amour impossible mais inoubliable.

    Il ajoute cette phrase, pour moi inoubliable : Parce que tu partiras et que nous resterons.

    Avec son roman autobiographique, "Arrête avec tes mensonges" Philippe Besson rend hommage à son premier amant, à son premier foudroiement amoureux. Avec beaucoup de sensibilité, il décrit les premiers émois physiques entre deux jeunes hommes qui vivent une passion clandestine dans les années quatre-vingt. Il leur faudra mettre en place tout un stratagème pour se voir secrètement et lorsqu'ils se quittent, commence la douloureuse attente. Décomplexé, tantôt cru, mais toujours extrêmement sensuel, Philippe Besson évoque sa passion pour Thomas, ce fils de paysans, tétanisé par son attirance pour les garçons et le jugement des autres.

    Au-delà du récit de cette brève histoire, puisqu'une fois le baccalauréat en poche, le chemin des amants se sépare, "Arrête avec tes mensonges" permet de mieux cerner l’univers littéraire de Philippe Besson. Ses romans qu'il cite d'ailleurs tout au long de celui-ci, évoquent de manière récurrente l’abandon, la perte, la difficulté d’être soi, la question du choix. A la lecture de "Arrête avec tes mensonges" nous comprenons que ces thématiques trouvent leur origine dans cette première passion amoureuse qui l'a tant hanté.

    "Arrête avec tes mensonges" est un roman intime empreint de cette mélancolie qui surgit quand on évoque un premier amour. La plume est belle, percutante. Riche en émotions, "Arrête avec tes mensonges" est un véritable hymne à l'amour, l'amour pour tous !


    http://the-fab-blog.blogspot.fr/2017/02/mon-avis-sur-arrete-avec-tes-mensonges.html

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