Arrête avec tes mensonges

Couverture du livre « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson aux éditions Julliard

4.485714285

35 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Julliard
  • EAN : 9782260029885
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de page : 198
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : Littérature française Romans Nouvelles Correspondance
Résumé:

Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je... Lire la suite

Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

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Les derniers avis

  • 0.25

    Coup de coeur
    Le roman se divise en trois chapitres et j'en ai aimé chaque partie. J'ai été touchée par la découverte des corps et du sentiment amoureux mais sans doute encore davantage par la perte de l'autre et par la possibilité de renouer le contact quand l'occasion se présente, possibilité dont chacun peut faire ce qu'il souhaite. Evidemment, j'ai été touchée par le destin de Thomas mais je ne vais pas vous le dévoiler. Si ce livre met en scène deux jeunes hommes, il ne se réduit pas à l'homosexualité. Il a la force des premiers émois ou du grand amour, chacun y puisera certainement une parcelle de sa propre histoire. Peut-être serez-vous surpris par ce qu'il fera ressortir en vous. C'est un peu comme si on pensait n'avoir gardé aucune cicatrice d'un formidable voyage qui s'est fini dans une chute mémorable, qu'on retrouve la trace de cette cicatrice et qu'on s'en réjouit: elle est la preuve que ce beau voyage a bien existé. Philippe Besson, explique que c'est le récit d'un "Et si...", et si Meryl Streep ouvrait la portière à la fin de Sur la route de Madison. Il a réussi un tour de force ici, celui de me donner envie de revoir un film que je n'ai pas aimé à sa sortie mais qui me toucherait peut-être davantage maintenant et celui de me réconcilier avec l'auteur de La Trahison de Thomas Spencer qu'il évoque d'ailleurs dans ce livre. Dans son entretien, il parle de l'un de ses romans dont le personnage est Marcel Proust. Je sais donc avec quel titre je poursuivrai ma découverte de cet auteur. Vous allez penser que je passe mon temps submergée par l'émotion alors, je vous rassure, entre deux, je lis des romans de rentrée qui, malheureusement ne me touchent ni par la plume, ni par le contenu. Et on ressort de ce livre non pas nostalgique mais heureux d'avoir vécu un bel amour. Je suggérais il y a peu à un ami qu'il était toujours amoureux de cette femme qu'il ne voyait plus mais dont il venait de me parler, ce qui était d'une indélicatesse sans nom et oui, on reste sans doute (et heureusement) toujours profondément attaché à une personne en particulier, celle qui nous a marqués, ce qui n'empêche ni d'avancer, ni, je suppose, de retomber amoureux.
    Cerise sur le gâteau, même si Philippe Besson est plus vieux que moi, nos références des années 80 sont les mêmes. La lecture qu'en fait Antoine Leiris, auteur de Vous n'aurez pas ma haine a un petit côté suranné qui m'a beaucoup plu.

  • 0.25

    En plein cœur de la Charente, dans les années 80, Philippe, 17 ans, va vivre son premier amour dans un lycée de province. Un amour difficile à assumer face au jugement des autres et les deux garçons décident de se cacher pour vivre leur histoire. Une relation brève, intense qui marquera la vie de l’auteur, notamment dans ses écrits.

    Des dizaines d’années plus tard, Philippe Besson est rattrapé par son passé. Il décide alors avec ce roman de se mettre à nu, de nous raconter sa rencontre avec Thomas. Il dévoile avec simplicité et authenticité ses sentiments, sa relation avec l’adolescent, son désir pour lui mais aussi le manque qui surviendra après la rupture.

    J’ai été complètement séduite par la plume de l’auteur pleine de tendresse à l’évocation de ses souvenirs. Ses mots sont tour à tour percutants, mélancoliques ou même parfois crus. L’émotion est au rendez-vous de cette lecture et l’auteur rend ici un bel hommage à son amour de jeunesse. Un amour impossible, passionné et clandestin.

    Concernant le livre audio, j’ai été charmée par la voix d’Antoine Leiris qui s’accorde parfaitement à l’ambiance de ce roman. L’interview finale est enrichissante et conclut en beauté cette superbe histoire.

    Philippe Besson se confie avec sincérité et nostalgie sur son premier amour. Un amour qui a laissé des traces et qu’il nous dévoile à travers ce récit autobiographique fort, poignant, qui m’a énormément touchée.
    https://mesechappeeslivresques.wordpress.com/

  • 0.25

    De Philippe Besson, j'avais lu en 2004 "les jours fragiles", un roman qui se présentait comme le journal intime de la soeur d'Arthur Rimbaud. J'avais beaucoup aimé la plume de l'auteur mais d'autres sollicitations m'ont détournée de Besson jusqu'à ce que "Arrête tes mensonges" croise mon chemin.
    L'auteur a choisi d'indiquer "roman" sur son ouvrage mais, il ne s'en cache pas, il s'agit du récit de son premier amour. Ne fuyez pas, "Arrête tes mensonges" est une oeuvre littéraire pas une de ces autofictions dans lesquelles le lecteur se sent voyeur.
    Philippe Besson a vécu son adolescence dans les années 80. Très tôt, il a pris conscience de son homosexualité et l'a acceptée. Mais à l'époque, il n'était pas question de se montrer au grand jour lorsqu'on vivait une histoire d'amour avec une personne du même sexe. C'est donc clandestinement qu'il voyait Thomas. Ce dernier n'assumait pas son orientation sexuelle et ne l'assumera d'ailleurs jamais, comme nous le découvrons plus tard dans le récit.
    Le chemin des deux jeunes garçons se séparera à la fin de la terminale. L'auteur fera des études alors que Thomas entamera sa vie d'adulte. Tous deux garderont la marque indélébile de ce premier amour. Ce n'est que bien plus tard que l'auteur entendra de nouveau parler de son ami.
    Ce récit, assez cru par moment, est pourtant d'une grande délicatesse. La relation entre ces deux jeunes gens est en grande partie sexuelle mais l'auteur démontre à quel point elle ne peut être réduite à une histoire de sexe.
    De la même génération de l'auteur, je peux comprendre à quel point cette relation a dû être difficile à vivre dans un petit village de province, dans les années 80. N'oublions pas que l'homosexualité n'a été dépénalisée qu'en 1982. Que de drames ont été vécus dans les campagnes par les jeunes gens qui avaient le malheur d'aimer quelqu'un du même sexe !
    La version audio est réussie, le lecteur a su trouver le juste ton. Une interview de l'auteur complète l'écoute. L'auteur fait remarquer que la réalité dépasse parfois la fiction. C'est le cas dans ce roman.
    Pour finir, voici deux phrases que j'ai relevées durant ma lecture et qui m'ont particulièrement marquée dans le contexte de ce livre.
    "Parce que tu partiras et que nous resterons".
    "Je me demande si la froideur des pères fait l'extrême sensibilité des fils".
    Je ne saurais trop vous recommander de lire ce roman bien construit, intelligent et d'une grande sensibilité.

  • 0.2

    Les rabâchages des mamans ont du bon : il ne faut pas se mentir, et surtout à soi-même.

    Le narrateur (l’auteur ?) nous raconte son Grand Amour de jeunesse, Thomas. Thomas qui ne veut pas avouer ni s’avouer qu’il préfère les garçons. C’est un taiseux, Thomas, issu d’une famille d’agriculteurs, et dont la maman est espagnole.

    Mais Thomas est tombé amoureux du narrateur et, le temps d’une petite année scolaire, ils se rencontrent en cachette.

    Presque 20 ans plus tard, le narrateur découvre, par l’entremise du fils de Thomas, que ce dernier ne l’a pas oublié. Au hasard d’une rencontre, le fils comprend qui est son père. Ce qui n’empêchera pas sa fin tragique.

    Ce livre m’a ému : cet amour adolescent si fort ; le poids du secret ; les deux vies si dissemblables.

    L’auteur et sa maman ont raison : il faut arrêter avec nos mensonges, ce serait sinon trop tragique.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des deux amants à l’abri de la pluie discutant en attendant une accalmie.

    http://alexmotamots.fr/arrete-avec-tes-mensonges-philippe-besson/

  • 0.2

    J'ai découvert Philippe Besson avec son livre L'arrière-saison, qui m'a plutôt laissé un arrière-goût mi-figue mi-raisin et pas très abouti : dans un premier temps, je m'étais dit que j'étais trop personnellement touchée par la peinture d'Hopper pour en apprécier l'histoire, le volume, la densité qu'essayait d'y insuffler Philippe Besson. J'avais trouvé les personnages fades, endormis. Et puis, je m'étais fait une autre remarque : j'aime la façon dont Philippe Besson écrit, mais je n'aime pas l'histoire qu'il raconte.

    Quand j'ai entendu parler du livre Arrête avec tes mensonges, il m'a fallu attendre le soir même de la remise du Prix Orange du Livre pour faire le lien avec l'auteur qui avait donné vie aux Noctambules. Joli cadeau du hasard, à la sortie de l'événement, je repartais avec ce roman sous le bras. Et je donnais une seconde chance aux mensonges, non, aux histoires de Philippe Besson.

    Ce livre ne m'a pas réconciliée avec l'auteur, mais il donne une nouvelle dimension à ce que je ressens en le lisant. J'aime son style d'écriture, je l'aime vraiment : les mots sont beaux, les métaphores parlantes, les phrases simples et vivantes. L'histoire est belle, touchante, on la partage avec l'auteur, on se laisse emporter par les sentiments naissants, l'érotisme bouleversant. Et puis, ce dernier, justement, devient problématique : l'histoire d'amour a-t-elle vraiment besoin d'être ponctuée de mots crus, comme tombés du ciel, qui apparaissent soudainement dans le récit et tranchent complètement avec le style du reste du récit ? L'érotisme, oui, la vulgarité, non. Je n'adhère pas et malheureusement, je grimace et j'ai du mal à comprendre ce vocabulaire qui n'a, selon moi, rien à faire entre ces pages.

    Mais l'histoire, revenons-y, qu'elle est belle, vraiment. À un certain moment du récit, on referme le livre en coinçant sa page entre les doigts pour observer la couverture, cette photo, qu'on ne remarque pas vraiment, et puis qu'on comprend. On cherche le sourire, on y répond, machinalement.

    Je crois qu'au final, on peut dire que j'ai aimé ce livre, que j'ai aimé le lire, mais qu'il ne fait pas partie des livres que j'ai envie de garder pour un jour m'y replonger. Je ne crois pas non plus que je vais de moi-même chercher à lire les autres romans de Philippe Besson : je vais faire, à nouveau, confiance au hasard pour provoquer la prochaine rencontre.

  • 0.15

    Je pensais par des a priori ridicule que je n'aimerais pas les livre de P. Besson. Il en sort trop régulièrement et est trop médiatique à mon goût... enfin j'ai bien changé d'avis. Ce roman autobiographique d'après ce que j'ai pu comprendre est sensible et fort. la plume est simple dans ses mots mais ne manque pas de toucher sa cible et est tout à fait évocatrice.
    Un seul regret : ce livre se lit trop vite

  • 0.25

    Un grand moment d’émotion que cette histoire d’amour entre deux adolescents qui vivent un amour caché et clandestin dans une petite ville de Province où chacun est né pour accomplir l’avenir tracé par leurs parents, accéder aux grandes écoles pour le narrateur après un parcours scolaire brillant, reprendre un jour la ferme familiale pour Thomas. Rien en commun entre ces deux garçons des années 80, issus de milieux différents, pas destinés à se rencontrer, juste à se croiser dans les couloirs de leur lycée. Une ambiance chabrolienne, brumeuse, triste comme ces villes sans avenir sauf pour celui qui en partira un jour.
    « Parce que tu partiras et que nous resterons », dit Thomas à Philippe, toute la puissance de l’amour et la fin de leur histoire préfigurent dans cet augure, de même que le déterminisme social qui permettra à l’un de vivre sa vie d’homme et d’écrivain et qui liera le second à la terre et à sa destinée toute tracée.
    Le sentiment amoureux est magnifiquement décrit, d’une sensibilité à fleur de peau, ces moments magiques lorsque le cœur bat la chamade, les regards furtifs, les frôlements, les premiers mots échangés, un premier rendez-vous, le désir, la passion charnelle, les doutes, les retrouvailles et la vie qui reprend ses droits.
    Philippe BESSON restaure sans nostalgie les années 80, les fêtes, la musique, l’ambiance lycée, les combats de l’époque, le sida qui va décimer bon nombre de ses amis.
    Il sait néanmoins être drôle : la scène du mariage auquel il est invité est cocasse par sa vulgarité et réaliste dans sa médiocrité. Il ne s’épargne pas non plus, se qualifiant de probablement hautain.
    Le récit s’étire sur trente années, il débute lorsque l’auteur croise un fantôme, le fils de Thomas, et replonge brutalement dans cette histoire passée, celle qui a conditionné son métier d’écrivain, a guidé vie d’adulte.
    Philippe BESSON se livre comme jamais, il arrête avec les mensonges de ses romans passés. Une grande mélancolie s’empare du lecteur, récit magique et triste à la fois d’une première histoire d’amour passionnée, clandestine et sans issue. Au-delà de cette passion, Philippe BESSON touche à l’universel, au cœur des existences. Un moment de lecture précieux, rare que j’ai terminé bouleversée et heureuse.

  • 0.2

    J'ai été happée par ce livre, plongée dans cette vie d'adolescent qui revient aux souvenirs de l'auteur.
    Ce sentiment amoureux parfois douloureux qui peut rester au coeur de notre vie, qu'on oublie pas et qu'une rencontre peut faire revivre ...
    A lire pour comprendre, à lire pour comprendre le sentiment amoureux, à lire pour comprendre l'amour impossible !

  • 0.15

    Le,monde de l'adolescence, du collège et lycée (que j'ai cotoyé comme assistant d'éducation), est un monde plein de souvenirs pour les uns et impitoyable pour les autres. On est "populaire" ou on ne l'est pas. Et, quand on ne l'est pas, on ne comprend pas toujours pourquoi ? Et cela est parfois très douloureux....
    Alors nous faire croire que l'Archange Gabriel ou Gabriella (chacun ses goûts) vous tombe dessus comme cela, sans qu'on y prenne garde, lors d'une visite à la bibliothèque. Là, on n'est plus dans la réalité mais dans le roman...
    Philippe Besson essaye d' être plus prèt de lui-même, de ses expériences amoureuses, d'une explication de ces 18 romans précédents, et pourtant,en terminant ce roman, on n'a du mal à y croire, on a un peu l'impression d'être mener en bateau...

  • 0.2

    Comment répondre à une injonction aussi puissante quand on sait que parfois un petit mensonge vaut mieux qu'une grande vérité ?
    C'est tout le but de ce récit où l'écrivain nous parle d'une période de sa vie qui fut déterminante : celle où on découvre son "orientation " sexuelle .Il s'agit bien de "ça" oui !
    La beauté du récit repose sur un constat : ceux qui refuse de reconnaître cette évidence en payent le prix au centuple et c'est alors qu'on comprend tout le drame qui se joue par la suite . Si ce témoignage pouvait amener un éclaircissement sur le fait qu'il ne s'agit pas d'un choix ni d'une volonté mais bien d'une évidence alors le pari est gagné.
    Dans l'hommage rendu à Thomas qu'il a connu 20 ans plus tôt ,Philippe Besson se livre sans fard , sans fausse pudeur et force le respect par la justesse de son propos .On ne peut s'empêcher de penser que décidément "la vie est une succession de malentendus pour ceux qui ne veulent pas voir" ,que ce récit autobiographique reste une trés belle déclaration d'amour "par contumace" puisque le coupable (comprenez : celui qui est rempli de culpabilité ) reste la victime et que la peine a déjà été purgée parce qu'elle s'impose à perpétuité...malheureusement !
    Une trés belle histoire mais surtout un hommage magnifique !

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