Arrête avec tes mensonges

Couverture du livre « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson aux éditions Julliard

4.461538461

39 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Julliard
  • EAN : 9782260029885
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je... Lire la suite

Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

Donner mon avis

Les derniers avis

  • 0.2

    Hiver 1984. Philippe est élève en Terminale C au lycée de Barbezieux (Charente). Bien que timide et un peu maladroit, il est très doué et ses parents et ses professeurs croient beaucoup en lui. Ils sont certains qu'il ira loin. Philippe tombe alors amoureux de Thomas Andrieu, un fils d'agriculteur à la fois rebelle et mystérieux. Une relation intime débute entre eux.
    Raconter son expérience homosexuelle par le biais de l’écriture n'est pas une mince affaire. Philippe Besson s'en sort haut la main. J'ai été très touché par son récit écrit avec beaucoup de sincérité mêlant mélancolie et nostalgie. Le secret de cet amour impossible était sans doute trop lourd à garder et il parvient avec des mots simples à nous émouvoir sur cette relation aussi intense que brève.
    On replonge dans la jeunesse de cet adolescent de dix-sept ans avec ses peurs, ses doutes face à une société qui change, qui découvre le sida. Le roman baigne dans la culture des années 1980 (musique, cinéma, littérature). On apprend aussi que sa rencontre avec Thomas Andrieu a eu une grande influence sur son œuvre littéraire puisque celui-ci apparaît dans plusieurs de ses romans de manière plus ou moins explicite.
    La rencontre de l'auteur avec le fils de Thomas en 2007 est bouleversante tout comme leurs retrouvailles en 2016.
    Un roman remarquable d'une grande sensibilité.

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/07/11/35469008.html

    Bordeaux en 2007. Philippe tombe par hasard sur un homme. Il est stupéfait par la ressemblance avec une personne qu’il n’a pas revu depuis plus de vingt ans… vingt-trois ans pour être exact… les souvenirs remontent à la surface.

    Nous sommes à Barbezieux en 1984. Philippe Besson a tout juste 17 ans et effectue sa Terminale C. Il a conscience d’être un adolescent agaçant avec une tête de bon élève, ses pulls jacquard et ses cheveux bouclés. Il sait déjà qu’il est différent de ses autres camarades, qu’il aime les garçons. Il est attiré par un autre Terminale, Thomas Andrieu. Entouré de filles, Philippe pense ne jamais réussir à attirer son attention. Et pourtant, un jour, en fin de récréation, il vient le voir et lui propose un rendez-vous. Une relation charnelle débute, passionnée mais clandestine. La passion est d’autant plus forte qu’elle est courte.

    Philippe Besson n’arrivera jamais à oublier cet homme, leurs instants et à se poser des questions : pourquoi cette relation ? Pourquoi lui ? Pourquoi cette séparation ? Pourquoi ne pas réussir à tourner entièrement la page ? À travers son expérience, l’auteur nous montre toute la puissance des premiers émois, des passions qui bouleversent une vie, que l’on soit hétéro ou homosexuel. Qui n’a pas connu un amour, une passion ou une fugace relation charnelle qui a laissé des traces ?

    Au-delà du caractère cathartique du récit, Philippe Besson nous montre aussi la difficulté de vivre son homosexualité dans ce début des années 80 où le Sida commence à peine à faire ses ravages, où toute une communauté connaîtra une véritable hécatombe mêlant la mort physique à une mort sociale d’exclusion. L’auteur, à travers la vie de Thomas Andrieu après leur passion, nous montre aussi la force du déterminisme social : Thomas savait qu’il resterait un homme de la terre mais que Philippe réussirait à s’émanciper.

  • 0.25

    http://contemplerlesvivants.blogspot.fr/2017/08/arret-avec-tes-mensonges-de-philippe.html

    Philippe Besson rapporte avoir toujours aimé raconter des histoires, préférant d'emblée le mensonge à la vérité. Et pourtant, il choisit cette fois-ci de se dévoiler dans "Arrête avec tes mensonges", son dernier livre à la forme autobiographique.
    Dans les années 80, Philippe a 17 ans. Fils d'un directeur d'école, il est bon élève, comme on lui a recommandé de l'être. On raconte qu'il « préfère les garçons » : lui le sait, a déjà expérimenté l'amour avec un autre adolescent. Cependant, dans cette petite ville de Charente comme ailleurs, difficile d'assumer son homosexualité. Alors Philippe se tait, fait semblant de ne pas voir les gestes obscènes qu'on mime devant lui, les moqueries qui fusent.
    Philippe a un secret : il est amoureux de Thomas Andrieu, un élève d'une autre classe. Il a compris que cet amour est impossible, que Thomas n'a pas les mêmes préférences sexuelles que lui. Et pourtant ce dernier finit par se jeter à l'eau et l'inviter à prendre un verre ; débute alors une étrange relation qui habitera l'auteur toute sa vie.
    Dès les premières pages, le roman s'inscrit résolument dans un lieu, cette petite ville de Charente où l'auteur a grandi. Philippe Besson dresse un portrait de cette bourgade à moitié morte dans laquelle il n'y a aucun avenir. Il se décrit sans complaisance, lui, l'adolescent un peu gauche, différent des autres, qui suit le chemin que ses parents trace pour lui.
    Il évoque ensuite à demi-mot ce qui se noue entre les deux adolescents, partagés entre l'envie de vivre pleinement leur relation et le secret honteux de s'aimer. L'écriture de Besson m'a convaincue dès le début : avec des mots simples, il parvient parfaitement à restituer l'intensité des premiers sentiments amoureux et du désir, la morsure des séparations et le manque presque physique du corps de l'autre. Pourtant, Thomas Andrieu est loin d'être expressif, rendant d'autant plus touchants les quelques moments où il se laisse aller à exprimer ce qu'il ressent, ou à ébaucher quelque geste de tendresse envers son amant.
    Car "Arrête avec tes mensonges" est avant tout un profond et vibrant hommage à cet homme que l'auteur a aimé passionnément. Pour célébrer son premier amour, Philippe Besson n'hésite pas à se mettre à nu dans ce roman en forme de confession qui m'a bouleversée par sa sincérité. Mais s'il n'hésite pas à se dévoiler, l'auteur conserve une certaine forme de pudeur, de respect pour son amant aujourd'hui disparu. La façon dont Philippe Besson l'évoque, des années après, avec toujours cette même émotion à fleur de peau, représente à elle seule la plus belle des déclarations.
    Mais l'auteur s'attache également à nous montrer à quel point cette histoire a profondément marqué son parcours d'écrivain : de nombreux éléments présents dans ses livres sont en fait des échos de cette époque. De même, plusieurs de ses personnages, ou des thèmes de ses livres, renvoient indirectement à Thomas Andrieu.
    Ce n'est ainsi pas une simple idylle adolescente que nous conte Philippe Besson, mais bien une grande histoire d'amour qui a hanté la vie de ses deux protagonistes. Et au-delà de l'autobiographie, les mots de Philippe Besson résonnent en chacun de nous et ce n'est plus son histoire qu'il raconte, mais une histoire plus universelle sur le sentiment amoureux et la difficulté à s'accepter.
    "Arrête avec tes mensonges" a donc été un profond coup de cœur. L'écriture de Philippe Besson m'a retournée dès les premières pages, et l'émotion contenue derrière les mots ne m'a pas lâchée jusqu'au bouleversant épilogue. J'ai pensé à plusieurs reprises à "L'amant de la Chine du Nord" de Marguerite Duras, que l'auteur cite en prologue et dont la lecture m'a vivement marquée à l'adolescence. On y retrouve la même description du désir pour une histoire vouée à l'échec, et la trace indélébile qu'elle laisse. Je me souviens encore de cette scène durant laquelle la jeune fille avoue au Chinois qu'elle l'aime, et qu'il lui répond « foudroyé par la souveraine banalité des mots » : « je crois que c'est ça qui nous sera arrivé. ». Cette phrase illustre parfaitement ce qui surprend et emporte Philippe et Thomas.

    Je ne peux que vous conseiller "Arrête avec tes mensonges", qui est pour moi l'une des plus belles surprises littéraires de cette année.

  • 0.2

    Encore un roman que j'ai eu envie de découvrir grâce aux critiques des lecteurs. Merci à eux.

    Dans "Arrête tes mensonges", Philippe Besson se livre. Ce livre nous raconte sa première grande histoire d'amour à l'adolescence. Un amour qui le poursuit encore et le poursuivra toujours.
    Le livre nous parle d'une époque, toute proche encore, où, l'homosexualité était une tare inavouable.
    Besson nous raconte ses souvenirs, parfois avec le recul apporté par les années, parfois avec la passion deS sentiments adolescents.
    Au fil du roman, il partage avec nous la déconcertante facilité avec laquelle lui-même a admis son homosexualité, avec laquelle il a admis sa différence avec les autres, cette différence qui a aussi fait de lui un écrivain; un grand écrivain qui glisse sur les mots, qui invente des phrases magnifiques.
    Comme le précise l'auteur, "Arrête tes mensonges" n'est pas une histoire de réglement de comptes, de violence, de névrose; c'est une simple histoire d'amour écrite par l'un de nos grands auteurs français contemporains, et elle est très belle, et elle m'a profondément émue.

    J'ai noté cette citation dans le livre que j'ai trouvée magnifique et que j'ai envie de partager pour finir cette critique parce qu'elle montre pour moi de façon indéniable la qualité du roman, que, vous l'aurez compris, je vous recommande avec passion.
    "Avez-vous remarqué comme les paysages les plus beaux perdent leur éclat dès que nos pensées nous empêhcent de les regarder comme il faudrait ?"
    WOW <3

  • 0.25

    Coup de coeur
    Le roman se divise en trois chapitres et j'en ai aimé chaque partie. J'ai été touchée par la découverte des corps et du sentiment amoureux mais sans doute encore davantage par la perte de l'autre et par la possibilité de renouer le contact quand l'occasion se présente, possibilité dont chacun peut faire ce qu'il souhaite. Evidemment, j'ai été touchée par le destin de Thomas mais je ne vais pas vous le dévoiler. Si ce livre met en scène deux jeunes hommes, il ne se réduit pas à l'homosexualité. Il a la force des premiers émois ou du grand amour, chacun y puisera certainement une parcelle de sa propre histoire. Peut-être serez-vous surpris par ce qu'il fera ressortir en vous. C'est un peu comme si on pensait n'avoir gardé aucune cicatrice d'un formidable voyage qui s'est fini dans une chute mémorable, qu'on retrouve la trace de cette cicatrice et qu'on s'en réjouit: elle est la preuve que ce beau voyage a bien existé. Philippe Besson, explique que c'est le récit d'un "Et si...", et si Meryl Streep ouvrait la portière à la fin de Sur la route de Madison. Il a réussi un tour de force ici, celui de me donner envie de revoir un film que je n'ai pas aimé à sa sortie mais qui me toucherait peut-être davantage maintenant et celui de me réconcilier avec l'auteur de La Trahison de Thomas Spencer qu'il évoque d'ailleurs dans ce livre. Dans son entretien, il parle de l'un de ses romans dont le personnage est Marcel Proust. Je sais donc avec quel titre je poursuivrai ma découverte de cet auteur. Vous allez penser que je passe mon temps submergée par l'émotion alors, je vous rassure, entre deux, je lis des romans de rentrée qui, malheureusement ne me touchent ni par la plume, ni par le contenu. Et on ressort de ce livre non pas nostalgique mais heureux d'avoir vécu un bel amour. Je suggérais il y a peu à un ami qu'il était toujours amoureux de cette femme qu'il ne voyait plus mais dont il venait de me parler, ce qui était d'une indélicatesse sans nom et oui, on reste sans doute (et heureusement) toujours profondément attaché à une personne en particulier, celle qui nous a marqués, ce qui n'empêche ni d'avancer, ni, je suppose, de retomber amoureux.
    Cerise sur le gâteau, même si Philippe Besson est plus vieux que moi, nos références des années 80 sont les mêmes. La lecture qu'en fait Antoine Leiris, auteur de Vous n'aurez pas ma haine a un petit côté suranné qui m'a beaucoup plu.

  • 0.25

    En plein cœur de la Charente, dans les années 80, Philippe, 17 ans, va vivre son premier amour dans un lycée de province. Un amour difficile à assumer face au jugement des autres et les deux garçons décident de se cacher pour vivre leur histoire. Une relation brève, intense qui marquera la vie de l’auteur, notamment dans ses écrits.

    Des dizaines d’années plus tard, Philippe Besson est rattrapé par son passé. Il décide alors avec ce roman de se mettre à nu, de nous raconter sa rencontre avec Thomas. Il dévoile avec simplicité et authenticité ses sentiments, sa relation avec l’adolescent, son désir pour lui mais aussi le manque qui surviendra après la rupture.

    J’ai été complètement séduite par la plume de l’auteur pleine de tendresse à l’évocation de ses souvenirs. Ses mots sont tour à tour percutants, mélancoliques ou même parfois crus. L’émotion est au rendez-vous de cette lecture et l’auteur rend ici un bel hommage à son amour de jeunesse. Un amour impossible, passionné et clandestin.

    Concernant le livre audio, j’ai été charmée par la voix d’Antoine Leiris qui s’accorde parfaitement à l’ambiance de ce roman. L’interview finale est enrichissante et conclut en beauté cette superbe histoire.

    Philippe Besson se confie avec sincérité et nostalgie sur son premier amour. Un amour qui a laissé des traces et qu’il nous dévoile à travers ce récit autobiographique fort, poignant, qui m’a énormément touchée.
    https://mesechappeeslivresques.wordpress.com/

  • 0.25

    De Philippe Besson, j'avais lu en 2004 "les jours fragiles", un roman qui se présentait comme le journal intime de la soeur d'Arthur Rimbaud. J'avais beaucoup aimé la plume de l'auteur mais d'autres sollicitations m'ont détournée de Besson jusqu'à ce que "Arrête tes mensonges" croise mon chemin.
    L'auteur a choisi d'indiquer "roman" sur son ouvrage mais, il ne s'en cache pas, il s'agit du récit de son premier amour. Ne fuyez pas, "Arrête tes mensonges" est une oeuvre littéraire pas une de ces autofictions dans lesquelles le lecteur se sent voyeur.
    Philippe Besson a vécu son adolescence dans les années 80. Très tôt, il a pris conscience de son homosexualité et l'a acceptée. Mais à l'époque, il n'était pas question de se montrer au grand jour lorsqu'on vivait une histoire d'amour avec une personne du même sexe. C'est donc clandestinement qu'il voyait Thomas. Ce dernier n'assumait pas son orientation sexuelle et ne l'assumera d'ailleurs jamais, comme nous le découvrons plus tard dans le récit.
    Le chemin des deux jeunes garçons se séparera à la fin de la terminale. L'auteur fera des études alors que Thomas entamera sa vie d'adulte. Tous deux garderont la marque indélébile de ce premier amour. Ce n'est que bien plus tard que l'auteur entendra de nouveau parler de son ami.
    Ce récit, assez cru par moment, est pourtant d'une grande délicatesse. La relation entre ces deux jeunes gens est en grande partie sexuelle mais l'auteur démontre à quel point elle ne peut être réduite à une histoire de sexe.
    De la même génération de l'auteur, je peux comprendre à quel point cette relation a dû être difficile à vivre dans un petit village de province, dans les années 80. N'oublions pas que l'homosexualité n'a été dépénalisée qu'en 1982. Que de drames ont été vécus dans les campagnes par les jeunes gens qui avaient le malheur d'aimer quelqu'un du même sexe !
    La version audio est réussie, le lecteur a su trouver le juste ton. Une interview de l'auteur complète l'écoute. L'auteur fait remarquer que la réalité dépasse parfois la fiction. C'est le cas dans ce roman.
    Pour finir, voici deux phrases que j'ai relevées durant ma lecture et qui m'ont particulièrement marquée dans le contexte de ce livre.
    "Parce que tu partiras et que nous resterons".
    "Je me demande si la froideur des pères fait l'extrême sensibilité des fils".
    Je ne saurais trop vous recommander de lire ce roman bien construit, intelligent et d'une grande sensibilité.

  • 0.2

    Les rabâchages des mamans ont du bon : il ne faut pas se mentir, et surtout à soi-même.

    Le narrateur (l’auteur ?) nous raconte son Grand Amour de jeunesse, Thomas. Thomas qui ne veut pas avouer ni s’avouer qu’il préfère les garçons. C’est un taiseux, Thomas, issu d’une famille d’agriculteurs, et dont la maman est espagnole.

    Mais Thomas est tombé amoureux du narrateur et, le temps d’une petite année scolaire, ils se rencontrent en cachette.

    Presque 20 ans plus tard, le narrateur découvre, par l’entremise du fils de Thomas, que ce dernier ne l’a pas oublié. Au hasard d’une rencontre, le fils comprend qui est son père. Ce qui n’empêchera pas sa fin tragique.

    Ce livre m’a ému : cet amour adolescent si fort ; le poids du secret ; les deux vies si dissemblables.

    L’auteur et sa maman ont raison : il faut arrêter avec nos mensonges, ce serait sinon trop tragique.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des deux amants à l’abri de la pluie discutant en attendant une accalmie.

    http://alexmotamots.fr/arrete-avec-tes-mensonges-philippe-besson/

  • 0.2

    J'ai découvert Philippe Besson avec son livre L'arrière-saison, qui m'a plutôt laissé un arrière-goût mi-figue mi-raisin et pas très abouti : dans un premier temps, je m'étais dit que j'étais trop personnellement touchée par la peinture d'Hopper pour en apprécier l'histoire, le volume, la densité qu'essayait d'y insuffler Philippe Besson. J'avais trouvé les personnages fades, endormis. Et puis, je m'étais fait une autre remarque : j'aime la façon dont Philippe Besson écrit, mais je n'aime pas l'histoire qu'il raconte.

    Quand j'ai entendu parler du livre Arrête avec tes mensonges, il m'a fallu attendre le soir même de la remise du Prix Orange du Livre pour faire le lien avec l'auteur qui avait donné vie aux Noctambules. Joli cadeau du hasard, à la sortie de l'événement, je repartais avec ce roman sous le bras. Et je donnais une seconde chance aux mensonges, non, aux histoires de Philippe Besson.

    Ce livre ne m'a pas réconciliée avec l'auteur, mais il donne une nouvelle dimension à ce que je ressens en le lisant. J'aime son style d'écriture, je l'aime vraiment : les mots sont beaux, les métaphores parlantes, les phrases simples et vivantes. L'histoire est belle, touchante, on la partage avec l'auteur, on se laisse emporter par les sentiments naissants, l'érotisme bouleversant. Et puis, ce dernier, justement, devient problématique : l'histoire d'amour a-t-elle vraiment besoin d'être ponctuée de mots crus, comme tombés du ciel, qui apparaissent soudainement dans le récit et tranchent complètement avec le style du reste du récit ? L'érotisme, oui, la vulgarité, non. Je n'adhère pas et malheureusement, je grimace et j'ai du mal à comprendre ce vocabulaire qui n'a, selon moi, rien à faire entre ces pages.

    Mais l'histoire, revenons-y, qu'elle est belle, vraiment. À un certain moment du récit, on referme le livre en coinçant sa page entre les doigts pour observer la couverture, cette photo, qu'on ne remarque pas vraiment, et puis qu'on comprend. On cherche le sourire, on y répond, machinalement.

    Je crois qu'au final, on peut dire que j'ai aimé ce livre, que j'ai aimé le lire, mais qu'il ne fait pas partie des livres que j'ai envie de garder pour un jour m'y replonger. Je ne crois pas non plus que je vais de moi-même chercher à lire les autres romans de Philippe Besson : je vais faire, à nouveau, confiance au hasard pour provoquer la prochaine rencontre.

  • 0.15

    Je pensais par des a priori ridicule que je n'aimerais pas les livre de P. Besson. Il en sort trop régulièrement et est trop médiatique à mon goût... enfin j'ai bien changé d'avis. Ce roman autobiographique d'après ce que j'ai pu comprendre est sensible et fort. la plume est simple dans ses mots mais ne manque pas de toucher sa cible et est tout à fait évocatrice.
    Un seul regret : ce livre se lit trop vite

Voir tous les avis

Où trouver ce livre en librairie ?

Service proposé en partenariat avec Place des Libraires

Discussions autour de ce livre

Il n'y a pas encore de discussion sur ce livre
Soyez le premier à en lancer une !

Les articles associés

Widget

Code à intégrer dans votre page

Code à intégrer dans votre page

Les lecteurs en parlent...

Lancez une discussion

Pour lancer une discussion, vous devez être connecté...
Vous n'avez pas encore de compte ? Rendez-vous ici et laissez-vous guider !

Du même auteur

Son frère Philippe Besson 10/18

4.75

Voir tous les livres de Philippe Besson

Autres éditions

Arrête avec tes mensonges Philippe Besson JULLIARD

4.461538461

Voir toutes les éditions