Retour sur...

jeudi 30 juin 2011

Retour sur...

Hervé Gabeloteau

Un petit message de remerciements à tous pour la réussite du millésime 2011 du prix Orange !
Pour toutes ces découvertes littéraires et humaines,  pour toutes ces rencontres solennelles, littéraires et amicales, pour le choix des livres et auteurs,  pour la sélection du jury et l'osmose qui en suivit, pour l'inventivité des lieux de reunions, pour le partage du milieu littéraire et du monde des libraires pour les émotions collectives et plus personelles (le livre de Garcin pour ce qui me concerne par exemple), pour l'apport incomparable du président du jury au bonheur de chacun et de tous.
La liste serait surement trop longue...(j en oublie désolé)
Il y a toujours un clap ou un mot de fin à chaque film ou une dernière page pour un livre. Superbe aventure et expérience, où rien n'était écrit au premier jour,  le prix Orange est sans doute encore perfectible mais le cru 2011 aura été surement une année de référence.

Je ne puis que reprendre une phrase d'Erik Orsenna en conclusion
"que je voudrais achever cette promenade qui n’est, pour vous remercier, qu’une collection d’hommages".

A tous un immense merci et meilleurs voeux de bonne et heureuse continuation dans la communauté Orange et dans vos chemins personnels et littéraires.

Thierry Cousteix

A tous,
à la généreuse équipe du Prix du Livre Orange,
aux stimulants camarades jurés,
aux libraires colèreux,
aux écrivains sains et sauf...ceux dont je tairais le nom...

A quoi servirait la littérature ?
A quoi serviraient les livres ?
A rien ?

«Voilà pourquoi la lecture n’est pas contre la vie. Elle est la vie, une vie plus sérieuse, moins violente, moins frivole, plus durable, plus orgueilleuse, moins vaniteuse, avec souvent toutes les faiblesses de l’orgueil, la timidité, le silence, la reculade. Elle maintient, dans l’utilitarisme du monde, du détachement en faveur de la pensée. Lire ne sert à rien. C’est pour cela que c’est une grande chose. Nous lisons parce que ça ne sert à rien.» nous dit Charles Dantzig.
La littérature n’est pas «contre la vie» mais pour la vie.
Vivante quoi ! Comme des desseins animés, des destins ranimés.
Les écrivains...y’a les anesthésistes et puis y'a les réanimateurs !
Les lecteurs...y’a les grossistes et puis y’a les orpailleurs !

Nuances, nuances...

Ou bien alors la littérature servirait-elle à essayer de vivre selon les nuances car la littérature est «maîtresse des nuances» disait Barthes.
Oui, la littérature «s'embarrasse» bel et bien de nuances. Ne se sépare de personne. Elle s’intéresse aux différences, aux subtiles différences, aux sensibles singularités. Elle veut comprendre. Raconter. Regarder. Éclairer l’existence. Teinter la vie. Sucrer, saler.
La littérature aide à respirer. Reprendre souffle. A souffler, un peu.
Sûrement!
Elle ne cherche pas à expliquer la nature humaine. Célébrer la perfectibilité. Résoudre le monde. Coûte que coûte. Elle n’aide pas à marcher droit. A suivre.
Trop sûrement!

En ce sens, la littérature apparait comme dangereuse.
Dangereuse comme l’incontrôlable ennui, à l’heure tortueuse du «travailler plus pour...»
L’ennui, compagnon complice du lecteur.
L’ennui, cet «oiseau qui couve l’oeuf de l’expérience», écrivait Benjamin. L’ennui des longues après-midi qui rallonge la vie comme le soleil les ombres. Cet ennui, donc, celui qui, à l’ombre de l’arbre, échappe le livre trop lourd dans l’herbe haute. Un nuage bleuté marquera la page tiens donc. Cet ennui qui échappe à tous les pouvoirs.
«Il faudrait que le livre pèse un gros poids d’objet et de chair», écrivait Camus.
Mais les enfants, chers parents, savent-ils encore s’ennuyer aujourd’hui ?
Mais les passants, chers libraires, savent-ils encore voler des livres aujourd’hui ?
Mais les gens, chers écrivains, savent-ils encore lire des livres aujourd’hui ?
Mais les parents, chers enfants, savent-ils encore s’ennuyer aujourd’hui ?

Au-dessus, au-dessus de tout, la littérature !
Non, non et non de non, je ne lis pas pour m’évader, m’enfin !...
mais pour reprendre mon souffle!
Comme pour «souffler gaiement des bulles rondes
Qui montent dans l'air,
Comme pour rejoindre les mondes
Au fond de l'éther...»
(Baudelaire)

Pour mieux RE-PARTIR... Où ?
Vers «un port retentissant où mon âme peut boire
A grands flots le parfum, le son et la couleur...»

Bonnes lectures à tous...
Encore merci pour toutes ces rares générosités, si précieuses...
PS  : bon j’ai encore fait trop long, mais la vie est si courte...
PS 2 : en fait , je voulais juste vous dire merci, à tous !
PS 3 : je souhaite une bonne, bonne colère à Emmanuel Delhomme
PS 4 : je dois avoir besoin d’écrire, je crois bien...
PS 5 : coucou à Sibel, Chouchane, Gaëlle, Stéphanie, Elisa, Dominique, Sylvain, Hervé...

 

Dominique Léger

Juré amateur sélectionné pour la seconde fois, j’y ai trouvé le même plaisir rare qu’en 2009 :lectures abondantes, première sélection d’une trentaine de titres – jurés amateurs etprofessionnels réunis sous la houlette d’Erik Orsenna, lectures à la chaîne, seconde sélection –
par les mêmes : six titres proposés au vote des internautes de la communauté Orange du Livre.
And the winner is…

David Thomas pour son premier roman UnSilence de clairière. Il sort vainqueur d’une sélection de six romans et récits dont la qualité d’ensemble est impressionnante – ainsi que la diversité pour les raisons sus-dites. David Thomas s’était déjà signalé à l’attention du jury Orange 2009 avec un recueil de textes piquants, La Patience des buffles sous la pluie (qui vient de paraître au Livre de Poche)

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