Rendez vous page 100 : "Et quelque fois j'ai comme une grande idée" de Ken Kesey

christine claude le 08/09/2013 à 18h11

On pénètre dans ce livre comme dans une forêt gigantesque et puissante. A l'image de celles décrites dans cet Oregon d'aventuriers, de découvreurs de nouveaux mondes. Une frénésie de bougeotte anime ces conquérants de la terre, prêts à tout pour y parvenir. Epoustouflant dans l'écriture, des images à couper le souffle qu'on a peine à reprendre devant tant d'intensité. Depuis le premier homme de la famille Stampers à partir de l'est vers l'ouest, les destins vont se dessiner au fil des pages, dans une construction narrative décoiffante. A ce stade de lecture, se dessine une vengeance du petit dernier de la famille, peut-être le canard boiteux, peut-être le plus fou de tous, le plus fort ? au moment même où il rate son suicide désopilant comme il le décrit avec brio.. IL reste 650 pages pour le découvrir. Quelle ambiance, et quel livre déjà, on n'en fait plus des comme ça. (Ken Kesey l'a d'ailleurs écrit avant "Vol au dessus d'un nid de coucou" en 1964). Je prends une respiration et j'y retourne.