La page 100

Hassina Mimoune le 06/08/2013 à 08h18 sur le livre Mudwoman

Une histoire qui débute violemment dans les années 60, avec la noyade d'une petite fille par sa mère démente dans une mare de boue. Nous sommes dans les Adirondacks, on se dit que ça va être une histoire glauque. Chapitre suivant, années 2000, M.R., présidente d'une université prestigieuse doit donner une conférence dans la région. Joyce Carol Oates, nous mène progressivement vers le lien entre ces deux époques. Un style descriptif prenant, des personnages frustes dans cette région hostile. Cependant, à la page 100, la structure de l'histoire est plantée, on n'a qu'une envie, connaître ce qui motive cette universitaire à revenir dans cette région désolée.

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  • Pascale Pay le 21/08/2013 à 23h59

    1965. Mudwoman nous happe, dès les premières lignes, dans l'histoire d'une enfant apeurée que sa mère, manifestement dérangée, abandonne dans un marais, la laissant pour morte.
    2002. Une brillante universitaire, première femme présidente d'une grande université américaine, s'aventure sur un coup de tête dans la campagne, laissant derrière elle le colloque dont elle doit donner la conférence inaugurale.
    La puissance de l'écriture de J.C. Oates, le martèlement lancinant de certains mots, des personnages riches et des descriptions brève mais néanmoins époustouflantes donnent à ce récit soutenu une force sans pareille qui aimante irrésistiblement le lecteur. Il y a bien longtemps que je n'ai lu un récit d'une telle puissance et il me tarde de poursuivre pour découvrir la suite et en connaître le dénouement.