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Vivre près des tilleuls

Couverture du livre « Vivre près des tilleuls » de L'Ajar aux éditions Flammarion
  • Date de parution :
  • Editeur : Flammarion
  • EAN : 9782081389199
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Vincent König est le dépositaire des archives de l'écrivaine suisse Esther Montandon. En ouvrant par hasard une chemise classée « factures », il découvre des dizaines de pages noircies, qui composent un récit intime. Esther a donc tenu un « journal de deuil », dans lequel elle a pour la première... Voir plus

Vincent König est le dépositaire des archives de l'écrivaine suisse Esther Montandon. En ouvrant par hasard une chemise classée « factures », il découvre des dizaines de pages noircies, qui composent un récit intime. Esther a donc tenu un « journal de deuil », dans lequel elle a pour la première fois évoqué la mort de sa fille Louise et l'aberrante « vie d'après ». Les souvenirs comme les différents visages de la douleur s'y trouvent déclinés avec une incroyable justesse. Ces carnets seront publiés sous le titre Vivre près des tilleuls.

Roman sur l'impossible deuil d'une mère, porté par une écriture d'une rare sensibilité, Vivre près des tilleuls est aussi une déclaration d'amour à la littérature : ce récit d'Esther Montandon est en réalité l'oeuvre d'un collectif littéraire suisse, l'AJAR. Ces dix-huit jeunes auteur-e-s savent que la fiction n'est pas le contraire du réel et que si « je est un autre », « je » peut aussi bien être quinze, seize, dix-huit personnes.

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Articles (3)

Avis (21)

  • Des mots-maux face à la perte d'un enfant
    Un premier roman très surprenant car on découvre que le nom inscrit sur la couverture est celui d'un collectif de plusieurs écrivains. Cela pourrait paraître un exercice de style, une sorte de jeu. Quand j'ai ouvert ce livre, j'ai vite oublié cela et je...
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    Des mots-maux face à la perte d'un enfant
    Un premier roman très surprenant car on découvre que le nom inscrit sur la couverture est celui d'un collectif de plusieurs écrivains. Cela pourrait paraître un exercice de style, une sorte de jeu. Quand j'ai ouvert ce livre, j'ai vite oublié cela et je me suis laissé emporter par une belle écriture et par le portrait de cette jeune femme qui vient de perdre sa fille à l'âge de quatre ans. Un sujet dramatique mais que ce texte nous permet d'appréhender de façon paradoxalement douce : on est en pleine empathie avec cette femme. Une écriture fluide, poétique nous permet d'appréhender les sentiments face à ce drame. Les mots décrivent parfaitement les maux, malgré un drame si terrible, la vie quotidienne doit continuer, que l'on reste dans son appartement, dans le quotidien de la cuisine ou quand on essaie d'aller « tranquillement » faire des courses ou que l'on va se ressourcer dans la nature ou en voyage, pourquoi pas essayer de se reconstruire à Venise, même s'il neige et qu'il fait gris. le fantôme de la petite fille plane dans les pages et restera sûrement en ma mémoire ainsi que celui de cette mère. Merci infiniment de m'avoir fait lire ce livre et je vais me renseigner sur ce collectif d'auteurs. A nouveau, un coup de cœur de cette magnifique sélection des 68premières fois.

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  • Alors là ! BRAVO aux 18 talentueux auteurs du collectif l’Ajar pour cette petite pépite qui, en 119 magnifiques pages, exprime l’innommable douleur qu’est la perte d’un enfant.

    Un récit très puissant, une écriture sobre toute en délicatesse, un très très GROS coup de coeur !

    Alors là ! BRAVO aux 18 talentueux auteurs du collectif l’Ajar pour cette petite pépite qui, en 119 magnifiques pages, exprime l’innommable douleur qu’est la perte d’un enfant.

    Un récit très puissant, une écriture sobre toute en délicatesse, un très très GROS coup de coeur !

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  • Le roman aurait dû m'être envoyé en janvier mais je l'ai reçu il y a quelques jours et je remercie Dominique Sudre d'avoir fait le nécessaire.
    J'ai été happée par l'histoire et même si le thème ne m'inspirait pas trop : C'est toujours douloureux d'écrire sur la mort d'un proche mais 17...
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    Le roman aurait dû m'être envoyé en janvier mais je l'ai reçu il y a quelques jours et je remercie Dominique Sudre d'avoir fait le nécessaire.
    J'ai été happée par l'histoire et même si le thème ne m'inspirait pas trop : C'est toujours douloureux d'écrire sur la mort d'un proche mais 17 écrivains n'en ont fait qu'un, bravo a eux. J'ai apprécié les faits et différentes idées et sentiments, ce roman devrait se lire plutôt comme un cahier, des souvenirs lies et pieces d'un puzzle tragique maniant ironie et réflexions savamment imbriqués. Quel talent, je serai intéressée de connaître prochaine oeuvre de l'ajar.
    Encore bravo et merci pour cette pépite littéraire.

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  • Connaissez-vous L'AJAR ? En clin d'oeil à Romain Gary, ce collectif de 18 jeunes auteurs Suisses explore la création littéraire ! L'écriture n'est pas forcément une pratique solitaire selon eux.
    C'est donc un roman à plusieurs mains, une évocation fulgurante du deuil. Un archiviste retrouve...
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    Connaissez-vous L'AJAR ? En clin d'oeil à Romain Gary, ce collectif de 18 jeunes auteurs Suisses explore la création littéraire ! L'écriture n'est pas forcément une pratique solitaire selon eux.
    C'est donc un roman à plusieurs mains, une évocation fulgurante du deuil. Un archiviste retrouve parmis des factures, les pages noircies d'un journal intime. Le journal d'une femme évoquant son chagrin, celui d'une mère meurtrie par le décès de sa fille et la difficulté de vivre l'après... Un exercice émouvant, tendre et étonnement réussi !

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  • Quand 18 auteurs font le pari d'écrire sur la mort d'une enfant alors que cet horrible événement n'est pas arrivé à soi-même. C'est l'histoire d'Esther racontée par Vincent Konig, le manque, le vide, le respect qui en ressort, le 18 "je" en devient 1 seul et unique puissant !
    À lire pour...
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    Quand 18 auteurs font le pari d'écrire sur la mort d'une enfant alors que cet horrible événement n'est pas arrivé à soi-même. C'est l'histoire d'Esther racontée par Vincent Konig, le manque, le vide, le respect qui en ressort, le 18 "je" en devient 1 seul et unique puissant !
    À lire pour comprendre et ressentir ...

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  • Les mots d’une mère sur la perte de son enfant. Sur sa vie trop courte, sur sa disparition, son absence. C’est beau, triste, j'ai été bouleversée par ce texte.
    Tellement bouleversée que j'étais emportée par "l'histoire" si l'on peut dire, le récit et les vérités expliqués à la fin du livre par...
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    Les mots d’une mère sur la perte de son enfant. Sur sa vie trop courte, sur sa disparition, son absence. C’est beau, triste, j'ai été bouleversée par ce texte.
    Tellement bouleversée que j'étais emportée par "l'histoire" si l'on peut dire, le récit et les vérités expliqués à la fin du livre par l'Ajar m'ont bluffés. Je ne m'y attendais pas du tout.....Très beau livre écrit par 18 personnes de talent!

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  • Faire de la perte d'un enfant une fiction littéraire est une gageure. Et demande au lecteur de s'affranchir de ses réticences sur le sujet. Pourtant «Vivre près des tilleuls» ne tombe ni dans la sensiblerie ni dans le voyeurisme.
    Cette œuvre collective (sacré défi à relever là encore) livre les...
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    Faire de la perte d'un enfant une fiction littéraire est une gageure. Et demande au lecteur de s'affranchir de ses réticences sur le sujet. Pourtant «Vivre près des tilleuls» ne tombe ni dans la sensiblerie ni dans le voyeurisme.
    Cette œuvre collective (sacré défi à relever là encore) livre les fragments d'un deuil. Celui d'une mère qui, écrivain de profession, se tourne inévitablement vers sa plus vieille confidente : la page blanche. Bribes de souvenirs, instants comme attrapés au filet à papillon, phrases qui restent en suspens, les auteurs décrivent le chemin de croix de cette femme qui, mot après mot, trouve naturellement son salut dans l'écriture. L'écriture qui a réuni les écrivains de ce roman à part, l'écriture qui a le pouvoir d'énoncer l'indicible et, surtout, celui de guérir comme le croit Régine Detambel

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  • Vivre près des tilleuls, petit bijou de littérature, signé par L’AJAR (Association de jeunes auteur-e-s romandes et romands) offre une sociologie du deuil basée sur un recueil d’impressions, de pensées et de souvenirs écrit par Esther Montandon dont la fille, Louise, est morte accidentellement...
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    Vivre près des tilleuls, petit bijou de littérature, signé par L’AJAR (Association de jeunes auteur-e-s romandes et romands) offre une sociologie du deuil basée sur un recueil d’impressions, de pensées et de souvenirs écrit par Esther Montandon dont la fille, Louise, est morte accidentellement en 1980. Elle allait avoir quatre ans.

    Soixante-trois chapitres ou plutôt fragments se succèdent alors, pouvant faire une ligne ou aller jusqu’à deux ou trois pages. Esther confie ses états d’âme mais aussi la préparation concrète de la chambre de l’enfant à venir, un enfant désiré depuis dix ans : « une existence encore insoupçonnée occuperait cet espace. »
    Le souvenir de son ventre rond qui attirait les regards, les mots des autres femmes puis l’accouchement : « Je l’ai expulsée, la douleur comme un ami intime me soufflant l’importance de l’instant… J’ai vu l’amour faire son apparition. »
    Le temps passe trop vite. L’enfant grandit… Louise devient Louise et découvre l’espace puis les premiers mots arrivent et c’est Jacques qu’elle réussit à dire d’abord ce qui rend le père très fier. Dès sept mois, elle imitait les animaux.
    De temps à autre, est noté qu’il manque un feuillet ou que le feuillet a été déchiré.
    Louise veut une poupée noire qu’elle nomme Alice. Cela lui permet d’imiter sa mère, se montrant tendre et dure. « Petit être bien en chair », elle progresse vite mais le malheur arrive.
    « L’enfance, c’est croire que la vie ne s’arrêtera jamais », cette phrase est très belle et traduit bien le malaise ressenti par le lecteur qui souffre avec la mère comprenant tout ce qu’elle éprouve, ce qu’elle ressent devant l’avis de décès, les amis trop prévenants, le choix des fleurs, la cérémonie donnant le chapitre le plus bref : « Le pasteur chuinte. »
    Les questions sur la foi, la religion sont inévitables et le temps pour émerger est long : « Le chagrin est moins un état qu’une action… Le chagrin est un engagement de tout l’être. »
    Je suis très impressionné par la délicatesse, la précision de ces pages qui se suivent, s’enchaînent. Sur un sujet aussi délicat, aussi difficile, le travail collectif de ces dix-huit jeunes auteur-e-s de Suisse romande est admirable. En effet, il faut le dire car rien n’est caché, les dernières pages l’annoncent : « La fiction n’est pas le contraire du réel. »
    Dans Vivre près des tilleuls, tout est inventé et pourtant tout est si vrai, si juste. Comme il est écrit, c’est « une déclaration d’amour à la littérature », une preuve, s’il en fallait, que le roman est absolument nécessaire pour comprendre le réel. L’AJAR l’a complètement réussi.

    J’adresse un grand merci à lecteurs.com qui m’a permis de découvrir ce livre qu’il ne faut pas manquer et qui annonce peut-être d’autres réussites…

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    • Geneviève Munier le 21/01/2017 à 16h53

      Votre magnifique chronique me va d'autant plus au cœur que j'ai adoré le roman. Comme j'ai l'habitude d'éviter toute info avant de me plonger dans une lecture, j'ai abordé l'histoire sans en rien connaître. Ce n'est donc qu'à la fin, après avoir cherché sur Internet qui était cette Esther Montandon - ma naïveté est grande - que j'ai découvert, yeux ébahis et bouche ouverte, le pot aux roses, enfin, si l'on peut dire. Les auteurs suisses romands, que je découvre petit à petit depuis ont une écriture particulière. Ils ont cette faculté de faire de mots simples des phrases sublimes et des textes d'une grande qualité.

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