Une longue impatience

Couverture du livre « Une longue impatience » de Gaelle Josse aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

« C'est l'histoire d'un fils qui part et d'une mère qui attend. C'est un amour maternel infini, aux portes de la folie. C'est l'attente du retour, d'un partage, et le rêve d'une fête insensée. C'est un couple qui se blesse et qui s'aime. C'est en Bretagne, entre la Seconde Guerre mondiale et les... Voir plus

« C'est l'histoire d'un fils qui part et d'une mère qui attend. C'est un amour maternel infini, aux portes de la folie. C'est l'attente du retour, d'un partage, et le rêve d'une fête insensée. C'est un couple qui se blesse et qui s'aime. C'est en Bretagne, entre la Seconde Guerre mondiale et les années soixante, et ce pourrait être ailleurs, partout où des femmes attendent ceux qui partent, partout où des mères s'inquiètent. » Une femme perd son mari, pêcheur, en mer, elle se remarie avec le pharmacien du village. Son fils, issu de sa première union, a du mal à s'intégrer dans cette nouvelle famille et finit par lui aussi prendre la mer. Commence alors pour la narratrice une longue attente qu'elle tentera, tant bien que mal, de combler par l'imagination du grand banquet qu'elle préparera pour son fils à son retour.
Encore une fois, par son écriture sensible et sans faille, Gaëlle Josse nous entraîne dans les méandres de l'amour.

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Avis (41)

  • Un roman d’une infinie tendresse, d’une beauté poignante, à l’écriture ciselée.
    Un roman qui explore le thème de l’amour fou d’une mère pour son fils, son attente lorsqu’il la quitte et part à l’aventure, en mer, comme son père, mort en mer. Souffrance d’une mère, qui ne cesse jamais d’espérer....
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    Un roman d’une infinie tendresse, d’une beauté poignante, à l’écriture ciselée.
    Un roman qui explore le thème de l’amour fou d’une mère pour son fils, son attente lorsqu’il la quitte et part à l’aventure, en mer, comme son père, mort en mer. Souffrance d’une mère, qui ne cesse jamais d’espérer.
    Un texte magnifique, intense, que je recommande sans hésiter !

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  • 1950. Ce soir d'avril, Louis n'est pas rentré et commence pour Anne, sa mère, une longue attente. L'absence de son aîné l'habite et la dévore. Des heures, des jours, des nuits, des semaines, des mois, des années à ne plus vivre que tendue vers ce retour espéré. Et Anne imagine comment elle...
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    1950. Ce soir d'avril, Louis n'est pas rentré et commence pour Anne, sa mère, une longue attente. L'absence de son aîné l'habite et la dévore. Des heures, des jours, des nuits, des semaines, des mois, des années à ne plus vivre que tendue vers ce retour espéré. Et Anne imagine comment elle fêtera le fils prodigue : rien qui ne soit trop beau, trop bon pour lui dire le trou béant qui s'est ouvert quand il est parti. Car depuis, elle vit presque en spectatrice, s'obligeant à continuer à être mère et épouse, à être au monde, un peu. Mais que vaut ce monde lorsqu'un des enfants manque ?
    Alors avec Anne, on attend, on espère, on va guetter la mer, affronter le vent et dessiner les contours d'une vie de femme, d'amoureuse, d'épouse, de mère, de veuve, une vie façonnée par la Bretagne et ses éléments, par la mer et ses caprices, cette mer qui donne et qui reprend.
    Quel magnifique texte que cette longue impatience ! Une plongée sensible, délicate dans la vie et ses blessures, un ode à l'amour filial dévorant, un hommage aussi à la Bretagne natale de Gaëlle Josse où j'ai la chance de vivre cette année. J'ai refermé ce livre il y a quelques jours, il m'habite encore, affleure plusieurs fois par jour : j'y retourne, y pioche quelques phrases et en ressors chaque fois éblouie.

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  • Un portrait de mère bouleversant et douloureux. Comment accepter l'absence d'un enfant ? Louis a quitté la maison suite à une violente altercation avec son beau père, mais est présent à chaque page dans le coeur et le quotidien de sa mère. Chaque jour elle imagine et attend le retour de...
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    Un portrait de mère bouleversant et douloureux. Comment accepter l'absence d'un enfant ? Louis a quitté la maison suite à une violente altercation avec son beau père, mais est présent à chaque page dans le coeur et le quotidien de sa mère. Chaque jour elle imagine et attend le retour de l'enfant, avec force détails et imagination. Gaëlle Josse nous emporte avec elle dans sa quête douloureuse avec une finesse d'écriture, de poésie, de sensibilité. Un chagrin dont on ne se remet pas.

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  • . Si vous aimez cette auteure ne ratez pas ce bijou de roman et si vous ne la connaissez pas, vous avez là une fabuleuse occasion de la découvrir.

    Un soir Louis 16 ans, ne rentre pas à la maison. Il a pris la mer. La vie de Anne sa mère vient de basculer. Elle va attendre son fils au fil...
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    . Si vous aimez cette auteure ne ratez pas ce bijou de roman et si vous ne la connaissez pas, vous avez là une fabuleuse occasion de la découvrir.

    Un soir Louis 16 ans, ne rentre pas à la maison. Il a pris la mer. La vie de Anne sa mère vient de basculer. Elle va attendre son fils au fil des jours, puis des semaines, puis des mois qui se transforment en années... Elle n'est plus qu'attente. L'histoire se passe dans un village breton dans l'immédiate après-guerre et le carcan social de l'époque est un élément important de l'histoire. Anne s'efforcera toujours de ne jamais rien montrer de sa détresse dans ce village où on la jalouse et où elle peine à trouver sa place.

    En dehors de ses tâches ménagères, des moments consacrés à ses deux autres jeunes enfants, de sa vie d'épouse, elle ne vit plus, suspendue à cette attente qui lui broie le souffle. Littéralement. Une vie entre parenthèse...

    Tous les jours elle va guetter depuis la falaise l'arrivée du bateau qui lui ramènera son fils. Elle s'enferme aussi dans la petite maison qui était la sienne avant et vous ne découvrirez qu'à la fin du roman à quoi elle a occupé ces longues heures ... Elle écrit aussi à son fils pour tromper l'absence et lui raconter le festin qu'elle va donner pour fêter son retour, car il ne peut y avoir dans son esprit d'autre issue que son retour. Que d'amour derrière les plats cuisinés qu'elle imagine...

    Avec son écriture ciselée, délicate l'auteure décortique les sentiments de Anne et nous ouvre les portes de cette âme pudique, fière, digne, courageuse, écartelée entre son amour maternel pour Louis, un amour infini qui la dépasse et son amour pour son mari silencieux et impuissant devant sa détresse, mais responsable du départ de Louis.

    Il plane sur ce roman une immense tristesse et pourtant il est magnifique. Vous n'oublierez pas de sitôt Anne , la discrète et lumineuse Anne ... L'auteur nous offre un portrait bouleversant de femme, d'une justesse et d'une humanité rare.

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  • Gaëlle Josse possède une écriture délicate et précise, une écriture de dentellière.. ou de brodeuse. Je l'ai retrouvée avec plaisir dans "Une longue impatience". Mais cette fois-ci, contrairement à "L'ombre de nos nuits", la magie n'a pas opéré. Bien sûr, l'histoire est touchante, bouleversante....
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    Gaëlle Josse possède une écriture délicate et précise, une écriture de dentellière.. ou de brodeuse. Je l'ai retrouvée avec plaisir dans "Une longue impatience". Mais cette fois-ci, contrairement à "L'ombre de nos nuits", la magie n'a pas opéré. Bien sûr, l'histoire est touchante, bouleversante. Bien sûr, le personnage de Anne nous remue le coeur et les mots qu'elle écrit sont magnifiques. Mais, pour moi, ils ne sonnent pas "juste". La souffrance d'une mère, la longue absence d'un fils, ainsi sublimées, me sont apparues poétiques, certes, romanesques, sans aucun doute, mais du même coup abstraites et impalpables. Désincarnées, en quelque sorte.

    Quand un enfant s'efface de la vie de sa mère, quand elle ne sait plus rien de lui, comme si jamais elle ne l'avait tenu dans son ventre, comme si jamais elle ne l'avait senti bouger dans son ventre, comme si jamais elle ne l'avait caressé, porté, accompagné, comme s'il n'y avait eu ni rires, ni premiers pas, ni larmes à consoler, comme si jamais elle n'avait été sa mère, sa maman, son ciel, sa main, son coeur partagé, la souffrance trouve d'innombrables chemins pour s'exprimer. C'est la colère, l'incompréhension, le chagrin incommensurable de ne jamais pouvoir mesurer cette béance ouverte au creux de l'être. Il y a des larmes qui coulent doucement, violemment, des larmes étouffées, rentrées qui corrodent le coeur et l'âme. Il y a les cris, les hurlements secrets ou étirés jusqu'au ciel. L'espoir d'un moment succède au désespoir du précédent et cette alternance fait perdre tous les repères, le temps n'a plus la même épaisseur.

    Quand un enfant s'efface de la vie de sa mère, l'attente se comble de riens du tout. On regarde des images et on ne sait plus rien de ce qui fut l'avant. On voudrait effacer la mémoire, appuyer sur la touche "reset", ou plutôt non, surtout pas, garder les souvenirs de cet enfant qui tend les bras, qui dit "Maman" et qu'on ne sait plus. Le ramener par la puissance du souvenir. Mais non ! ça fait tellement mal ! L'oubli est peut-être préférable ? Mais non ! La douleur qu'on ressent est encore une présence. Par cette douleur qui tord, qui supplicie, l'enfant existe. On cherche désespérément le mot qui sera baume, la main qui évitera la chute, la caresse de l'enfant en allé sur la joue. On court de droite et de gauche, on titube, on vacille, on tombe parfois et on aimerait rester comme ça, couchée, endormie, et ce serait un mauvais rêve que cet enfant parti pour ailleurs.

    Quand un enfant s'efface de la vie de sa mère, la colère, l'envie, empêchent de se réjouir devant les petits des autres. On ne sait plus rien des petits bonheurs, des grandes joies, des tristesses, des maladies, de l'enfant si loin. On voudrait étirer nos bras jusqu'à lui, où qu'il se trouve. On voudrait le protéger encore, comme quand il était nourrisson. Cette impuissance ronge celle à qui l'on ne dit plus "Maman". L'inquiétude est de chaque instant, de chaque seconde. Que vit-il ? Comment vit-il ? Je ne veux pas qu'on lui fasse du mal. Pourvu qu'il soit heureux, joyeux, comblé. On frissonne quelquefois en croisant celui qui pourrait être l'enfant grandi sans nous. On cherche des ressemblances, une attitude, la couleur des yeux. On sursaute quand on entend un prénom et ce n'est jamais lui. Et la succession fulgurante d'espoir et de désespérance mène au bord de la folie.

    Quand un enfant s'efface de la vie de sa mère, on vomit, on dégueule de chagrin, d'insultes, de petits pots, de couches sales, de genoux couronnés et de tout ce qu'on a pas pu et pas su voir. On sanglote si violemment que la morve qui s'échappe du nez se mêle à des flots de sang. On veut se faire mal, pour se punir ou pour que la douleur se fixe à un seul endroit du corps, sans l'envahir complètement. On se cogne la tête contre les murs, on met sa main sur une flamme, on se souhaite la maladie, on voudrait que la douleur cesse mais elle accompagne chacun de nos gestes, ceux-là que l'on faisait déjà lorsque l'enfant était tout près, et qui résonnent de tous les silences de l'absence. La culpabilité prend un visage de hyène pour venir grignoter, déchirer, morceler, l'image de ce qu'on était. On revisite sans cesse les moments qui ont précédé le départ. Les gestes, les mots, les expressions, les silences, sont décortiqués, autopsiés, soupesés, à l'aune de la faute, forcément maternelle.

    Quand un enfant s'efface de la vie de sa mère, c'est à la hache qu'on se fraie un chemin dans ce qui reste à vivre. L'alternative demeure suspendue au-dessus des journées : mourir ou vivre. Mais il faut apprendre à vivre avec une souffrance qui ne peut se dire, qui ne peut se penser, ni se partager. Une longue, longue, si longue souffrance.

    ... mais c'eût été un autre roman, sans doute beaucoup moins beau que celui-ci.

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  • Touchant, émouvant, délicat, poétique.
    Un beau roman car une très belle plume !

    Touchant, émouvant, délicat, poétique.
    Un beau roman car une très belle plume !

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  • Un profond respect. C’est ce terme, « respect », qui me vient en premier. Comment disserter sur l’inexprimable, sur ce que personne ne devrait avoir à vivre : la disparition de son enfant. Qui plus est une absence à laquelle s’ajoutent le doute, l’angoisse, l’incompréhension et, malgré tout,...
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    Un profond respect. C’est ce terme, « respect », qui me vient en premier. Comment disserter sur l’inexprimable, sur ce que personne ne devrait avoir à vivre : la disparition de son enfant. Qui plus est une absence à laquelle s’ajoutent le doute, l’angoisse, l’incompréhension et, malgré tout, l’espoir qui perdure. Ici, le mot « disparition » n’est pas synonyme de « mort ». Pourtant tout au long du livre, à chaque nouveau chapitre, nous nous attendons à la terrible nouvelle. Mais elle ne vient pas, du moins, pas celle-ci.

    Cet ouvrage montre à quel point le chagrin peut abîmer un être. C’est un processus lent, invisible, insidieux, qui anéantit à petit feu.
    Et cette attente, infinie, qui rend fou, qui éloigne de ce qui entoure, de ce qui est bien là. Plus rien d’autre ne compte.
    Tout au long de ma lecture, je me suis dit que je n’aurais jamais pu vivre comme Anne l’a fait. Ou plutôt survivre.
    A croire que le chagrin parvient à s’installer alors qu’il n’est pas invité et qu’il devient un membre à part entière de notre entourage en s’imposant.
    Ici, le chagrin a pris toute la place, il est omniprésent, même tapi dans l’ombre à certains moments. Mais c’est un hôte dont on ne se débarrasse pas.

    Je ne parviens pas à traiter du sujet lui-même, vous vous en êtes bien rendus compte, je tourne autour mais il m’est impossible de l’évoquer. C’est trop douloureux et impossible à décrire si on ne le vit pas.

    Je saluerai cependant la beauté de l’écriture et cette si juste façon de décrire et raconter la mer et le monde qui gravite autour d’elle, avec les joies et les peines qu’elle peut apporter.

    C’est un très beau livre… Mais qui nous laisse avec une boule à l’estomac une fois terminé.

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  • « Son enfance a pris fin depuis longtemps, il n’en reste qu’une béance, celle de l’absence de son père, que je suis impuissante à combler ». En se remariant avec Etienne, Anne espérait des jours meilleurs et que la stabilité d’un foyer pouvait être bénéfique à l’équilibre de Louis, son fils...
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    « Son enfance a pris fin depuis longtemps, il n’en reste qu’une béance, celle de l’absence de son père, que je suis impuissante à combler ». En se remariant avec Etienne, Anne espérait des jours meilleurs et que la stabilité d’un foyer pouvait être bénéfique à l’équilibre de Louis, son fils adolescent. Jusqu’à ce qu’Etienne porte son amour paternel sur ses propres enfants. Jusqu’à ce que Louis se fasse tout petit, supporte la blessure des mots quand ce n’est celle des coups que son beau-père lui assène. Jusqu’à ce soir où il ne rentre pas.
    Anne ne vit que dans la culpabilité. Elle survit en parcourant quotidiennement le sentier des douaniers longeant la falaise, tentant de déceler le bateau qui ramènera Louis. Elle entretient avec lui un lien épistolaire en sens unique dans lequel elle lui promet de lui composer un menu plein de douceurs gustatives pour fêter son retour.
    De ce roman bouleversant, Gaëlle Josse exprime pudiquement, avec une intensité remarquable la douleur de l’abandon, la culpabilité d’une mère et la détresse d’une femme isolée socialement. Malgré la tristesse de l’histoire et assez tôt une idée de l’épilogue, j’ai refermé ce livre à regret, en pensant à un roman précédent de l’auteur « L’ombre de nos nuits » qui m’avait déjà beaucoup marquée.
    Des émotions produites certes par la sobriété de l’écriture, le choix des mots, mais aussi, un plaisir de tourner les pages délicatement teintées de cette édition et la mélancolie affichée déjà en couverture.

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