Une longue impatience

Couverture du livre « Une longue impatience » de Gaelle Josse aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

« C'est l'histoire d'un fils qui part et d'une mère qui attend. C'est un amour maternel infini, aux portes de la folie. C'est l'attente du retour, d'un partage, et le rêve d'une fête insensée. C'est un couple qui se blesse et qui s'aime. C'est en Bretagne, entre la Seconde Guerre mondiale et les... Voir plus

« C'est l'histoire d'un fils qui part et d'une mère qui attend. C'est un amour maternel infini, aux portes de la folie. C'est l'attente du retour, d'un partage, et le rêve d'une fête insensée. C'est un couple qui se blesse et qui s'aime. C'est en Bretagne, entre la Seconde Guerre mondiale et les années soixante, et ce pourrait être ailleurs, partout où des femmes attendent ceux qui partent, partout où des mères s'inquiètent. » Une femme perd son mari, pêcheur, en mer, elle se remarie avec le pharmacien du village. Son fils, issu de sa première union, a du mal à s'intégrer dans cette nouvelle famille et finit par lui aussi prendre la mer. Commence alors pour la narratrice une longue attente qu'elle tentera, tant bien que mal, de combler par l'imagination du grand banquet qu'elle préparera pour son fils à son retour.
Encore une fois, par son écriture sensible et sans faille, Gaëlle Josse nous entraîne dans les méandres de l'amour.

Donner votre avis

Articles (2)

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • Touchant, émouvant, délicat, poétique.
    Un beau roman car une très belle plume !

    Touchant, émouvant, délicat, poétique.
    Un beau roman car une très belle plume !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un profond respect. C’est ce terme, « respect », qui me vient en premier. Comment disserter sur l’inexprimable, sur ce que personne ne devrait avoir à vivre : la disparition de son enfant. Qui plus est une absence à laquelle s’ajoutent le doute, l’angoisse, l’incompréhension et, malgré tout,...
    Voir plus

    Un profond respect. C’est ce terme, « respect », qui me vient en premier. Comment disserter sur l’inexprimable, sur ce que personne ne devrait avoir à vivre : la disparition de son enfant. Qui plus est une absence à laquelle s’ajoutent le doute, l’angoisse, l’incompréhension et, malgré tout, l’espoir qui perdure. Ici, le mot « disparition » n’est pas synonyme de « mort ». Pourtant tout au long du livre, à chaque nouveau chapitre, nous nous attendons à la terrible nouvelle. Mais elle ne vient pas, du moins, pas celle-ci.

    Cet ouvrage montre à quel point le chagrin peut abîmer un être. C’est un processus lent, invisible, insidieux, qui anéantit à petit feu.
    Et cette attente, infinie, qui rend fou, qui éloigne de ce qui entoure, de ce qui est bien là. Plus rien d’autre ne compte.
    Tout au long de ma lecture, je me suis dit que je n’aurais jamais pu vivre comme Anne l’a fait. Ou plutôt survivre.
    A croire que le chagrin parvient à s’installer alors qu’il n’est pas invité et qu’il devient un membre à part entière de notre entourage en s’imposant.
    Ici, le chagrin a pris toute la place, il est omniprésent, même tapi dans l’ombre à certains moments. Mais c’est un hôte dont on ne se débarrasse pas.

    Je ne parviens pas à traiter du sujet lui-même, vous vous en êtes bien rendus compte, je tourne autour mais il m’est impossible de l’évoquer. C’est trop douloureux et impossible à décrire si on ne le vit pas.

    Je saluerai cependant la beauté de l’écriture et cette si juste façon de décrire et raconter la mer et le monde qui gravite autour d’elle, avec les joies et les peines qu’elle peut apporter.

    C’est un très beau livre… Mais qui nous laisse avec une boule à l’estomac une fois terminé.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • « Son enfance a pris fin depuis longtemps, il n’en reste qu’une béance, celle de l’absence de son père, que je suis impuissante à combler ». En se remariant avec Etienne, Anne espérait des jours meilleurs et que la stabilité d’un foyer pouvait être bénéfique à l’équilibre de Louis, son fils...
    Voir plus

    « Son enfance a pris fin depuis longtemps, il n’en reste qu’une béance, celle de l’absence de son père, que je suis impuissante à combler ». En se remariant avec Etienne, Anne espérait des jours meilleurs et que la stabilité d’un foyer pouvait être bénéfique à l’équilibre de Louis, son fils adolescent. Jusqu’à ce qu’Etienne porte son amour paternel sur ses propres enfants. Jusqu’à ce que Louis se fasse tout petit, supporte la blessure des mots quand ce n’est celle des coups que son beau-père lui assène. Jusqu’à ce soir où il ne rentre pas.
    Anne ne vit que dans la culpabilité. Elle survit en parcourant quotidiennement le sentier des douaniers longeant la falaise, tentant de déceler le bateau qui ramènera Louis. Elle entretient avec lui un lien épistolaire en sens unique dans lequel elle lui promet de lui composer un menu plein de douceurs gustatives pour fêter son retour.
    De ce roman bouleversant, Gaëlle Josse exprime pudiquement, avec une intensité remarquable la douleur de l’abandon, la culpabilité d’une mère et la détresse d’une femme isolée socialement. Malgré la tristesse de l’histoire et assez tôt une idée de l’épilogue, j’ai refermé ce livre à regret, en pensant à un roman précédent de l’auteur « L’ombre de nos nuits » qui m’avait déjà beaucoup marquée.
    Des émotions produites certes par la sobriété de l’écriture, le choix des mots, mais aussi, un plaisir de tourner les pages délicatement teintées de cette édition et la mélancolie affichée déjà en couverture.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Je termine avec beaucoup d'émotion le dernier roman de Gaëlle Josse, lisez-le il est sublime.

    Nous sommes en Bretagne dans les années 50. Louis 16 ans, le fils d'Anne a disparu. Faut dire que les coups de ceinturon d'Etienne, son beau-père et les mots qui blessent bien plus encore y sont en...
    Voir plus

    Je termine avec beaucoup d'émotion le dernier roman de Gaëlle Josse, lisez-le il est sublime.

    Nous sommes en Bretagne dans les années 50. Louis 16 ans, le fils d'Anne a disparu. Faut dire que les coups de ceinturon d'Etienne, son beau-père et les mots qui blessent bien plus encore y sont en grande partie responsables.

    Etienne lui avait promis de le mettre en pension après l'avoir frappé très fort avec son ceinturon. Anne était arrivée juste à temps pour les séparer.. Mais Louis est donc parti en mer, celle qui l'attire depuis toujours.

    Anne est donc confrontée à son chagrin, l'attente du retour de son fils. Elle est perdue entre l'amour d'Etienne son second mari, Gabriel et Jeanne ses deux autres enfants. Elle avait cru bien faire, elle la veuve Le Floch, quittant son milieu pauvre pour entrer dans le monde d'Etienne le pharmacien, celui qui fou d'amour pour elle depuis toujours lui proposait de devenir sa femme. L'occasion pour Louis pensait-elle d'être bien, de ne plus manquer de rien, de ne plus être seul avec l'arrivée de Jeanne et Gabriel.

    Oui, mais voilà, le coeur d'Etienne était peut-être un peu trop étroit. La violence avait commencé et aujourd'hui, Louis est parti.

    Elle est blessée, meurtrie, tiraillée entre l'amour qu'elle porte à son fils mais aussi à Etienne qui comprend l'ampleur du drame suite à son attitude.

    Gaëlle Josse nous décrit magnifiquement avec beaucoup de douceur, la sensibilité et l'amour d'Etienne pour sa femme, mais surtout l'amour énorme d'une mère pour son fils.

    Une prose qui frappe en plein coeur, on ressent les mots au plus profond de soi même. On ressent l'attente de cette mère, ses indicibles souffrances.

    C'est poignant, tout en retenue, magnifique.

    Un roman magnifique à lire absolument.

    Ma note : un gros coup de coeur

    Les jolies phrases

    Depuis, Louis avance dans cette zone incertaine, entre le rejet et l'espoir, entre la défiance et une terrible envie d'être aimé.

    Il ne comprend pas que la main tendue devienne griffe ou serre, sans raison.

    Il est plus terrible de se voir retirer une affection pleine de promesses que de ne l'avoir jamais connue.

    Son absence est ma seule certitude, c'est un vide, un creux sur lequel il faudrait s'appuyer, mais c'est impossible, on ne peut que sombrer, dans un creux, dans un vide.

    On n'en veut pas à ceux qui n'ont rien à donner, mais comment supporter de se voir privé de ce qui a été un jour offert ?

    Tout ce que je veux, c'est que Louis rentre. Je voudrais retrouver notre unité première, rompue à la naissance, l'oeuf primordial, à nouveau. Réparé, retrouvé, intact, le temps obscur et doux de l'inséparé. J'attends que mon fils me redonne vie, qu'il me fasse renaître, me réveille, me ressuscite. Alors nous serons quittes.

    Je suis seule, face à l'immense de l'océan, face à l'immense de mon amour absent, face à l'océan vide, face au trop-plein de mon coeur. Je marche, et je cherche ma place dans ma propre histoire.

    A ce moment-là, je ne peux savoir ce qu'il pense, peut-être se dit-il, qu'aimer c'est aussi aider l'autre à porter le poids qui l'empêche de vivre.
    https://nathavh49.blogspot.com/2018/09/une-longue-impatience-gaelle-josse.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Ce roman nous présente au début des années 1950 la vie de la famille Quémeneur, en Bretagne. Cette famille dès le début du roman est secouée par un événement, le départ du fils d'Anne, Louis, né d'un premier mariage, avec un pêcheur qui s'est noyé en mer. Ce dernier est adolescent au début du...
    Voir plus

    Ce roman nous présente au début des années 1950 la vie de la famille Quémeneur, en Bretagne. Cette famille dès le début du roman est secouée par un événement, le départ du fils d'Anne, Louis, né d'un premier mariage, avec un pêcheur qui s'est noyé en mer. Ce dernier est adolescent au début du livre.

    La narratrice et protagoniste principal du livre, Anne, va vivre dès lors une très longue attente et voir sa vie entièrement bouleversée, à la fois en tant que mère mais également en tant qu'épouse.

    J'ai trouvé ce livre magnifique et je dois dire que le choix de la première personne du singulier sur le plan narratif est extrêmement pertinent. C'est un roman qui illustre de manière remarquable l'amour d'une mère pour son enfant, d'une grande sensibilité, porté par une écriture subtile et très belle. le roman met également parfaitement en avant la question de la différence de classe sociale au sein d'un mariage et la manière dont cela est perçu par les deux époux et le village tout entier. J'ai aimé les lettres également dans laquelle la mère raconte le festin qu'elle offrira à son fils lors de son retour, contenant des souvenirs également, par exemple lorsqu'ils préparaient les crêpes ensemble. J'ai été plongé au plus près des émotions des personnages et en particulier d'Anne. Etienne est un personnage que je n'ai pas trouvé spécialement sympathique mais il est plus complexe que la manière dont il apparaît au début du roman, ce qui a été très bien rendu par l'écrivain. Ce fut une lecture coup de coeur.

    J'ai eu l'occasion d'assister à une rencontre en librairie en mars 2018 avec Gaëlle Josse qui est extrêmement sympathique et qui parle remarquablement de son travail. Je me suis procuré en poche ses romans "Le Dernier Gardien d'Ellis Island" et "L'Ombre de nos nuits". Je ne les ai pas encore lus.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Anne a perdu son mari en mer à la fin de la deuxième guerre mondiale et doit élever seul son fils Louis.
    Deux ans après cette disparition Etienne, le pharmacien du village et amoureux d’elle depuis l’enfance, la demande en mariage. Il accepte Louis jusqu’à la naissance de ses propres enfants....
    Voir plus

    Anne a perdu son mari en mer à la fin de la deuxième guerre mondiale et doit élever seul son fils Louis.
    Deux ans après cette disparition Etienne, le pharmacien du village et amoureux d’elle depuis l’enfance, la demande en mariage. Il accepte Louis jusqu’à la naissance de ses propres enfants.
    Une ultime altercation pousse Louis à quitter la maison et à s’embarquer sur les cargos qui passent par la Bretagne et traversent les océans du globe.

    Commence alors pour Anne une longue attente qu’elle trompe en écrivant à son fils perdu et en imaginant le jour de son retour et le repas de fête qu’elle préparera à cette occasion.

    Des mots et des maux de mère absolument magnifiques, les décors, la violence de l’absence tout est parfaitement couché sur les pages de ce roman extrêmement touchant.

    « Une longue impatience » m’a fait penser à une autre mère, dans un tout autre cadre, celle de « Une femme fuyant l’annonce » de David Grossman qui elle aussi attend le retour de fils parti faire son service militaire en Israël et qui décide de quitter son domicile pour faire une longue randonnée à travers la Galilée afin que les militaires qui pourraient venir chez elle lui annoncer le pire ne puisse pas la trouver et que le pire ne puisse pas arriver.

    Deux mères très différentes, deux lieux très différents, deux contextes, deux époques et pourtant deux attentes insoutenables et presque identiques.

    Très beau roman.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Gaëlle Josse nous brode encore une fois une histoire sublime et subtilement écrit. Comme Pénélope attendant Ulysse, une mère attend son fils, parti en mer après une ultime altercation avec son beau père Etienne.
    Gaëlle Josse décrit avec une plume légère et pleine de poésie la douleur de...
    Voir plus

    Gaëlle Josse nous brode encore une fois une histoire sublime et subtilement écrit. Comme Pénélope attendant Ulysse, une mère attend son fils, parti en mer après une ultime altercation avec son beau père Etienne.
    Gaëlle Josse décrit avec une plume légère et pleine de poésie la douleur de l'attente, l'absence d'un fils, le chagrin d'une mère perdue dans l'incertitude.

    La Bretagne, la mère, les navires, les petites maisons en bord de mer, les rochers rendent ce roman plein de nostalgie. Le personnage d'Anne ne peut que nous toucher, nous prendre aux trips ; l'auteure décrit avec justesse les sentiments qui traverse cette mère en attente du retour.
    Le récit est court, écrit avec pudeur et délicatesse.

    Chaque roman de Gaëlle Josse est un réel plaisir. Impossible de lâcher cette longue impatience.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Ce roman est très agréable à lire, l’auteur dévoile avec une grande délicatesse les émotions de ses personnages et sait à merveille décrire les paysages et les différents endroits où se déroule le récit.
    Au début le roman nous parle de l’amour d’une mère pour son fils, mais très vite on se rend...
    Voir plus

    Ce roman est très agréable à lire, l’auteur dévoile avec une grande délicatesse les émotions de ses personnages et sait à merveille décrire les paysages et les différents endroits où se déroule le récit.
    Au début le roman nous parle de l’amour d’une mère pour son fils, mais très vite on se rend compte qu’il s’agit davantage de l’histoire d’une femme qui n’arrive pas une fois adulte à dépasser les souffrances vécues dans son enfance. Elle se replie sur elle-même à chaque nouvelle épreuve, développant avec son fils une relation fusionnelle qui l’éloigne toujours plus des autres même après qu’il ait disparu.
    Peu à peu, sa vie glisse vers une folie destructrice donnant à la fin de l’histoire un goût d’échec qui reste une fois le livre refermé.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • L'auteure nous raconte l'attente d'une mère pour son fils, parti subitement, à la suite d'une violente dispute avec son beau-père.

    Il s'est engagé sur un bateau, sans qu'elle soit préparée à cette séparation brutale et violente.

    La mère, Anne a traversé des moments difficiles pendant la...
    Voir plus

    L'auteure nous raconte l'attente d'une mère pour son fils, parti subitement, à la suite d'une violente dispute avec son beau-père.

    Il s'est engagé sur un bateau, sans qu'elle soit préparée à cette séparation brutale et violente.

    La mère, Anne a traversé des moments difficiles pendant la Seconde Guerre mondiale, entre la perte de son premier mari et une vie éprouvante lors de cette période.
    Son fils Louis reste sa raison de vivre malgré son remariage et la naissance de ses deux autres enfants qu'elle aime autant.

    L'amour maternel est tellement fort, et incommensurable, qu'elle ne se remet pas de cet abandon.
    Elle n'a aucune nouvelle de son fils, ce qui est d'autant plus dur pour elle.

    Alors elle écrit des lettres et des lettres, lui exprimant tout l'amour qu'elle a pour lui et guette pendant des heures, la mer. Elle attend le moment où elle verra le bateau apparaître qui lui ramènera son fils.

    Mais les années passent....

    Elle n’est plus qu’attente, à peine distraite par son quotidien, son mari ou ses deux enfants.

    Anne dépérit à petit feu... Peut-on vivre dans cette attente ?! Et ne pas sombrer dans cette douleur insupportable.
    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2018/06/la-femme-qui-tuait-les-hommes-leur.html

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Roman douloureux et magnifique qui donne avec finesse et sensibilité un nouveau visage à la Mater Dolorosa des calvaires bretons.

    Roman douloureux et magnifique qui donne avec finesse et sensibilité un nouveau visage à la Mater Dolorosa des calvaires bretons.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.