Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Une lointaine Arcadie

Couverture du livre « Une lointaine Arcadie » de Jean-Marie Chevrier aux éditions A Vue D'oeil
Résumé:

Mathieu part à la retraite : il ferme sa librairie, sa femme le quitte, il perd son chien... Où et comment trouver la force de continuer à vivre ? Peut-être dans une vie d'ermite, sur une éminence isolée des confins de la Creuse. Dans ce dernier refuge, il n'aspire qu'à s'effacer dans une nature... Voir plus

Mathieu part à la retraite : il ferme sa librairie, sa femme le quitte, il perd son chien... Où et comment trouver la force de continuer à vivre ? Peut-être dans une vie d'ermite, sur une éminence isolée des confins de la Creuse. Dans ce dernier refuge, il n'aspire qu'à s'effacer dans une nature immobile, avec la seule compagnie des bêtes, suivi pas à pas par Io, une génisse. Mais la civilisation se rappelle à Mathieu quand un couple de randonneurs fait halte dans sa thébaïde. L'homme, archéologue amateur, cherche des vestiges médiévaux. La femme n'est pas sans charme, et inspire à Mathieu un désir violent. Ses velléités de solitude et de renoncement sont compromises. Un drame se prépare, dont Io, l'animal tutélaire, sera la victime sacrificielle.

Donner votre avis

Avis (7)

  • JM Chevrier nous offre une belle parenthèse dans ce monde de brutes. Matthieu rejoint la nature, la source, se retrouve, tient l’équilibre entre réalité et mythologie, avec beaucoup de poésie, d’espoir, bref un moment de ressourcement réussi.

    JM Chevrier nous offre une belle parenthèse dans ce monde de brutes. Matthieu rejoint la nature, la source, se retrouve, tient l’équilibre entre réalité et mythologie, avec beaucoup de poésie, d’espoir, bref un moment de ressourcement réussi.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Ce livre figurait parmi les 6 livres finalistes du prix Orange du Livre 2011. C'est ainsi que je l'ai découvert tout comme son auteur dont l'œuvre est publiée chez Albin Michel.

    Le titre fait référence au mythe d’Arcadie, région montagneuse de la Grèce ancienne, terre mythique de la paix et...
    Voir plus

    Ce livre figurait parmi les 6 livres finalistes du prix Orange du Livre 2011. C'est ainsi que je l'ai découvert tout comme son auteur dont l'œuvre est publiée chez Albin Michel.

    Le titre fait référence au mythe d’Arcadie, région montagneuse de la Grèce ancienne, terre mythique de la paix et du bonheur. Peut-on se couper de tout et sacrifier ses désirs ? C'est LA question centrale du livre.

    L'histoire est simple mais on se laisse porter par l'écriture limpide et envoûtante de J-M. Chevrier.

    Io, la vache de Matthieu est attachante et joue un rôle important dans l'histoire.

    Les thèmes de la solitude, de la liberté, du temps qui passe, du désir sont des thèmes chers à l'auteur qui maîtrise son sujet.

    Bref, "Une lointaine Arcadie" est exactement le genre de roman que j'aime. Je vous recommande donc fortement ce livre. Il serait dommage de passer à côté.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Il m’a été difficile de trancher tant j’ai apprécié la qualité d’ensemble de la fiction française livrée de janvier à avril – je m’insurge contre l’idée d’une littérature hexagonale à la baisse, et tant les six finalistes méritent éloges. Tout bien pesé, je vote pour Une lointaine Arcadie. Ce...
    Voir plus

    Il m’a été difficile de trancher tant j’ai apprécié la qualité d’ensemble de la fiction française livrée de janvier à avril – je m’insurge contre l’idée d’une littérature hexagonale à la baisse, et tant les six finalistes méritent éloges. Tout bien pesé, je vote pour Une lointaine Arcadie. Ce roman m’a enchanté de la première à la dernière ligne, ce n’est pas une métaphore : on s’y glisse aisément, la fin est grandiose, l’intrigue malicieuse, l’éthique très humaine et la prose sensuelle. S’il reçoit le Prix (Une lointaine Arcadie ou Les Heures silencieuses selon mon pronostic), il donnera envie au lecteur de poursuivre la découverte de son auteur, Jean-Marie Chevrier dont la réputation, au vu de ce dernier opus, mérite d'éclore. J’aurais préféré "une" auteur, pour un meilleur équilibre jugé sur les trois premières saisons du Prix ; j’aurais préféré un éditeur plus subtil ou plus modeste… Mais, personne n’est parfait !
    Au second tour on élimine, disent les politologues. Il a donc fallu éliminer :
    - Les Heures silencieuses, poétique subtil vibrant
    - Les Villes assassines, poétique universel homérique
    - Un Silence de clairière, premier roman incisif cru moderne
    - Ce que j’appelle Oubli de Laurent Mauvignier, un texte incandescent d’un romancier surdoué
    - Olivier de Jérôme Garcin, un récit fusionnel d’un écrivain que j’admire (et critique que je respecte), chantre sublime de l’art équestre – ces deux derniers déjà installés au sommet de l’art littéraire.

    Un parmi les six, le Prix. Tous les six, à lire, pour l'élévation de l’esprit et l'enthousiasme du cœur !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Enfin ! Une minute de silence. Ce livre est un grand roman. Tout est au service d'une histoire héroïque : vivre loin des hommes. Obstinément, pour éviter de sombrer tout à fait et d'en mourir, Matthieu va se construire un univers au fond de la Creuse, avec ses références, ses déceptions, son...
    Voir plus

    Enfin ! Une minute de silence. Ce livre est un grand roman. Tout est au service d'une histoire héroïque : vivre loin des hommes. Obstinément, pour éviter de sombrer tout à fait et d'en mourir, Matthieu va se construire un univers au fond de la Creuse, avec ses références, ses déceptions, son courage, il va changer le cours de sa vie. Tout y est, une écriture limpide au service d'une belle histoire (et pas l'inverse), de la subtilité dans les émotions, les réflexions sur la vie/les hommes, de la clairvoyance dans les rapports humains, un peu de détresse. Le livre nous dit qu'il n'y a pas de changement sans au préalable de grand naufrage, avec les restes, notre héros construit un monde frustre et ... lumineux.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Est l’histoire très réussie d’une aventure en pleine campagne creusoise. Matthieu perd en peu de temps son épouse, son chien et meilleur ami et son travail de libraire. Il quitte sa solitude parisienne assourdissante pour une solitude choisie avec la nature comme ligne d’horizon.
    Le voici...
    Voir plus

    Est l’histoire très réussie d’une aventure en pleine campagne creusoise. Matthieu perd en peu de temps son épouse, son chien et meilleur ami et son travail de libraire. Il quitte sa solitude parisienne assourdissante pour une solitude choisie avec la nature comme ligne d’horizon.
    Le voici nouveau Robinson sur une île avec trois livres, quasiment sans contact humain et la radio une fois par semaine.
    Après l’échec de son existence antérieure, son retour aux sources apparaît comme une illusion malgré la connivence animalière et la vie muette de la nature.
    La rencontre improbable avec un couple de randonneurs va changer la donne ; le présent va gommer le passé.
    Une lointaine Arcadie n’est pas une comparaison supplémentaire entre la vie citadine et la vie à la campagne mais une réflexion douce amère sur la solitude et la reconstruction après des échecs.
    L’amour avec ses tentations, ses blessures et ses projets est le bouquet final d’ un livre qui se laisse dévorer avec un plaisir évident.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Lechoixdeslibraires.com

    Matthieu est libraire de livres anciens sur la Butte-aux-Cailles. Sa femme travaille à la Mairie de Paris. Cassius son chien fidèle meurt. Sa mort vint s'ajouter au contrôle fiscal qu'avait déclenché la vente de la librairie. Sa femme tombe amoureuse d'un homme plus jeune qu'elle de vingt ans et...
    Voir plus

    Matthieu est libraire de livres anciens sur la Butte-aux-Cailles. Sa femme travaille à la Mairie de Paris. Cassius son chien fidèle meurt. Sa mort vint s'ajouter au contrôle fiscal qu'avait déclenché la vente de la librairie. Sa femme tombe amoureuse d'un homme plus jeune qu'elle de vingt ans et le quitte ex abrupto. Le voilà seul et pauvre comme au début de sa vie.
    Il se souvient de l'oncle Gerbault avec son ample costume de velours bronze qui lui servait quasiment de maison par la multitude de ses poches, avec ses chaussures montantes d'un cuir rougeâtre qu'il faisait briller de la crème du lait de ses chèvres. C'était dans la Creuse, à peu de distance de Guéret. C'était là le berceau de sa famille. "À Paris, on disait que l'air y était pur."
    Il décide d'aller s'y installer, loin de la civilisation, n'aspirant qu'à s'immerger dans la nature, avec les bêtes pour seule compagnie. Jour après jour il entre en solitude. Il a emporté avec lui "L'Iliade" et "L'Odyssée", "Les Géorgiques" et "Malone meurt" de Beckett. Il lui arrive de s'ennuyer à mourir dans ce coin perdu au bas d'une pente, noyé dans la verdure. "La route n'allait pas plus loin. Pas de traces de passé, pas d'histoire, ni batailles, ni passages de personnages illustres, pas de massacres de partisans, pas d'assassinats crapuleux et sanglants."
    Il n'a que peu de nouvelles du monde. Il a encore besoin des autres ; une fois par mois, il va à leur rencontre. Il retire à la poste sa pension de retraite en argent liquide. Parfois le désespoir l'accable. La vanité de son projet lui saute aux yeux. "Il était brusquement devenu un homme âgé dont les forces déclinaient, réfugié dans une maison misérable, au coeur d'un pays terne, dans une nature détruite." Il vit en automate. Il est conduit au renoncement, à l'indifférence. "Il y avait un temps pour souffrir d'être privé des autres, un autre pour guérir."
    L'époque est aux randonneurs. Un jour du mois d'août, un couple entre dans sa cour. Pitoyables, le visage poussiéreux, les cheveux collés de sueur, ils lui demandent un verre d'eau et la permission de s'asseoir un peu...
    Peut-on vivre en ermite à notre époque ?
    Un très beau roman sur le temps qui passe, la liberté, le désir, écrit dans une langue sensible, mélancolique, sensuelle.
    Télérama a décerné quatre étoiles, sa côte maximale à cette "lointaine Arcadie" qui a été l'un des dix romans publiés en janvier, février ou mars sélectionnés pour le prix France Culture - Télérama.

  • Un vrai coup de coeur !
    Je ne connaissais pas cet auteur que j’ai découvert par hasard en lisant sur le net que son histoire se situait dans la Creuse, un département et des paysages que je fréquente depuis mon enfance.
    Ce livre aurait pu paraître aux excellentes éditions Gallmeister adepte du...
    Voir plus

    Un vrai coup de coeur !
    Je ne connaissais pas cet auteur que j’ai découvert par hasard en lisant sur le net que son histoire se situait dans la Creuse, un département et des paysages que je fréquente depuis mon enfance.
    Ce livre aurait pu paraître aux excellentes éditions Gallmeister adepte du “nature writing".
    (http://www.gallmeister.fr/accueil)
    Ce courant littéraire américain est un melting pot d'hommages à la nature et de récits autobiographiques. En résumé, "ma vie dans les grands espaces".
    On pense alors, pêle-mêle, à Henri David Thoreau, Jack London, Jim Harrison et aussitôt à "La route" de Cormac Mc Carthy ou bien au film de Sean Penn "Into the Wild", adapté du roman "Voyage au bout de la solitude", écrit par Jon Krakauer en 1996, et relatant l'histoire réelle de Christopher McCandless.
    Très souvent, le "nature writing" revendique le label "Ecologie politique".

    Le titre fait référence au mythe d’Arcadie, région montagneuse de la Grèce ancienne, terre mythique de la paix et du bonheur.
    Ce roman remémore la lecture du magnifique “Suzanne et le Pacifique” de Giraudoux.
    On pense également à Robinson Crusoé... avec la Creuse comme une île ?
    Matthieu, libraire à Paris plaque tout car tout lui échappe: son meilleur ami le chien qui meurt, sa femme qui le quitte...
    Il se retrouve dans la Creuse dans une maison de famille abandonnée. Sans télévision, sans journaux... avec seulement 3 livres : l’Illiade d’Homère, les Géorgiques de Virgile, et Malone Meurt de Beckett. Il va fabriquer son pain, cultiver son jardin, adopter une vache et faire de rares mais magnifiques rencontres dépeintes avec beaucoup de sensibilité.
    L’auteur fait souvent référence aux mythes grecs et à la peinture et l’écriture de Chevrier est très sensuelle, au pinceau... picturale.

    Un très très beau roman que je recommande avec enthousiasme !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.