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Une joie féroce

Couverture du livre « Une joie féroce » de Sorj Chalandon aux éditions Grasset Et Fasquelle
Résumé:

Jeanne est une femme formidable. Tout le monde l'aime, Jeanne.
Libraire, on l'apprécie parce qu'elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d'eux. A l'image de Matt, son mari, dont elle connaît chaque regard sans... Voir plus

Jeanne est une femme formidable. Tout le monde l'aime, Jeanne.
Libraire, on l'apprécie parce qu'elle écoute et parle peu. Elle a peur de déranger la vie. Pudique, transparente, elle fait du bien aux autres sans rien exiger d'eux. A l'image de Matt, son mari, dont elle connaît chaque regard sans qu'il ne se soit jamais préoccupé du sien.
Jeanne bien élevée, polie par l'épreuve, qui demande pardon à tous et salue jusqu'aux réverbères. Jeanne, qui a passé ses jours à s'excuser est brusquement frappée par le mal. « Il y a quelque chose », lui a dit le médecin en découvrant ses examens médicaux. Quelque chose. Pauvre mot. Stupéfaction. Et autour d'elle, tout se fane. Son mari, les autres, sa vie d'avant. En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s'en serait crue capable. Elle était résignée, la voilà résistante. Jeanne ne murmure plus, ne sourit plus en écoutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s'éprend de liberté. Elle découvre l'urgence de vivre, l'insoumission, l'illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu'elle ne soupçonnait pas.
Avec Brigitte la flamboyante, Assia l'écorchée et l'étrange Mélody, trois amies d'affliction, Jeanne la rebelle va détruire le pavillon des cancéreux et élever une joyeuse citadelle.

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Avis (34)

  • Après avoir lu plusieurs de ses livres, le nouveau roman « Une joie féroce » de Sorj Chalandon, annoncé pour la rentrée, ne pouvait que m’intéresser.

    Jeanne est une femme qu’on apprécie pour son empathie naturelle et sa simplicité. Elle est disponible sans vraiment attendre de retour et...
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    Après avoir lu plusieurs de ses livres, le nouveau roman « Une joie féroce » de Sorj Chalandon, annoncé pour la rentrée, ne pouvait que m’intéresser.

    Jeanne est une femme qu’on apprécie pour son empathie naturelle et sa simplicité. Elle est disponible sans vraiment attendre de retour et chacun s’est habitué à sa présence effacée mais aidante tout en s’excusant tout le temps. Jeanne Pardon, comme la surnommeront ses nouvelles amies plus tard.

    Un jour, on lui révèle « qu’il y a quelque chose » et, comme une femme sur huit, elle découvre qu’on parle de cancer, celui du sein. Tout son environnement s’écroule. Pas de cris, pas de hurlements, une vie qui finit par se recroqueviller à force d’avoir mal existé: un mari qui ne peut en supporter plus, le deuil d’un enfant toujours aussi douloureux et l’existence de Jeanne est à deux doigts de sombrer dans une grave dépression.
    La suite sur mon blog
    https://vagabondageautourdesoi.com/2019/07/20/une-joie-feroce-sorj-chalandon/

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  • «Agathe m’a installée sur une chaise. Elle m’a apporté des bonbons pour la chute de glycémie, après la biopsie.
    — Je saurai si c’est gentil ou méchant ? Elle s’affairait à rien. Rangeait des instruments qui m’étaient inconnus.
    — Non. Il faudra attendre les résultats.
    — Le médecin ne me dira...
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    «Agathe m’a installée sur une chaise. Elle m’a apporté des bonbons pour la chute de glycémie, après la biopsie.
    — Je saurai si c’est gentil ou méchant ? Elle s’affairait à rien. Rangeait des instruments qui m’étaient inconnus.
    — Non. Il faudra attendre les résultats.
    — Le médecin ne me dira pas ?
    — C’est l’analyse qui vous le dira. Lui, il va se faire une idée. En fonction de la consistance de ce qu’il aspire. Mais cela ne vaut pas un résultat.
    — Mais il aura quand même une idée ? Il pourra me le dire, vous croyez ?
    — Vous pourrez toujours lui demander. Elle m’a raccompagnée à mon box. Je me suis assise sur le banc. Je n’arrivais pas à remettre mon chemisier, à boutonner mon gilet. Je suis allée aux toilettes. Mon visage dans le miroir. Ma peau grise. Mes lèvres, un simple trait. J’ai passé de l’eau sur mes yeux. Je me répétais que tout irait bien, mais rien n’allait plus. J’avais un cancer. Je le sentais en moi.»
    Nous sommes en décembre 2017 et Jeanne Hervineau prend conscience que sa vie a brusquement changé: «Ce matin, j’étais une fille rieuse de 39 ans. Cet après-midi, une femme gravement malade. Six heures pour passer de l’insouciance à la terreur. Je n’arrivais pas à regarder les autres. J’avais peur qu’ils comprennent que je n’étais plus des leurs. Le temps avait basculé.»
    Essayez durant quelques secondes de vous mettre à sa place. Imaginez ce qui peut vous passer par la tête lorsque l’on vous annonce un cancer… Si chaque histoire est particulière, la seule certitude que l’on peut alors avoir, c’est que désormais vous ne voyez plus la vie de la même manière. Un peu comme lorsqu’on effectue une mise au point, on découvre la vraie dimension des choses, on analyse les détails qui nous avaient jusque-là échappés.
    Jeanne se rend compte que sa vie avec Matt tient davantage de l’habitude que de l’amour. Tout a sans doute basculé le jour où ils ont perdu leur fils. «Le jour où notre enfant a fermé les yeux, les nôtres ont cessé de briller. Matt ne m’a plus tenu la main. Ce n’était pas une punition, juste une évidence. Nos peaux n’avaient plus rien à se dire.»
    En revanche, les femmes qui partagent son combat sont «à la fois lumineuses, puissantes et déroutantes.» La première dont elle fait la connaissance est Brigitte, dont chacun des regards est une main tendue. Avec Assia et Melody, elle ont choisi de se battre ensemble, trouvant refuge dans «un repaire de femmes qui n’attendent rien du dehors». Entre les séances de chimio, le choix d’une perruque et une coupe de champagne, elles vont s’épauler, se livrer, et rêver.
    Fini les galères et les drames que chacune des quatre femmes a connu. Désormais il faut vivre et profiter de ce reste de vie. Et trouver comment sauver Eva, la fille de Melody et d’Arseni. Après leur séparation, son père a enlevé la petite et a regagné sa Russie natale. Pour rendre la petite, il réclame cent mille euros. Et voilà comment l’idée de braquer une bijouterie est arrivée. «Nous savions que tout était fragile. Qu’il y aurait cet avant et plus aucun après.» Aussi décident-elles de faire «une vraie connerie». Samedi 21 juillet 2018. Après avoir longuement préparé leur coup, elles décident de braquer l’une des plus célèbres bijouteries de la Place Vendôme.
    Bien entendu, je ne dévoilerai rien ici du braquage et de ses suites. Disons simplement que l’épilogue vous réservera bien des surprises. Car Sorj Chalandon a plus d’un tour dans son sac et démontre une fois encore qu’on peut le trouver où on ne l’attend pas! Je vous promet Une joie féroce à lire ce roman !
    https://urlz.fr/am5V

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