Une fille sans histoire

Couverture du livre « Une fille sans histoire » de Constance Riviere aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234088221
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

13 novembre 2015. Comme tous les soirs, Adèle est assise seule chez elle, inventant les vies qui se déroulent derrière les fenêtres fermées, de l'autre côté de la cour. Quand soudain, en cette nuit de presqu'hiver, elle entend des cris et des sirènes qui montent de la rue, envahissant son salon,... Voir plus

13 novembre 2015. Comme tous les soirs, Adèle est assise seule chez elle, inventant les vies qui se déroulent derrière les fenêtres fermées, de l'autre côté de la cour. Quand soudain, en cette nuit de presqu'hiver, elle entend des cris et des sirènes qui montent de la rue, envahissant son salon, cognant contre ses murs. La peur la saisit, elle ne sait plus où elle est, peu à peu elle dérive. Au petit matin apparaît à la télévision l'image de Matteo, un étudiant porté disparu, un visage qu'elle aimait observer dans le bar où elle travaillait. Sans y avoir réfléchi, elle décide de partir à sa recherche, elle devient sa petite amie. Dans le chaos des survivants, Adèle invente une histoire qu'elle enrichira au fil des jours, jouant le personnage qu'on attend d'elle. Les autres la regardent, frappés par son étrangeté, mais ils ne peuvent pas imaginer qu'on veuille usurper la pire des douleurs.

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Avis(8)

  • Lorsque l’équipe des 68 premières fois a décidé de m’envoyer comme première lecture Une fille sans histoire pour ma participation à cette nouvelle aventure de lecture, elle ne pouvait pas s’imaginer à quel point je serais happée par ce premier roman. Parfois des romans ont un écho tout...
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    Lorsque l’équipe des 68 premières fois a décidé de m’envoyer comme première lecture Une fille sans histoire pour ma participation à cette nouvelle aventure de lecture, elle ne pouvait pas s’imaginer à quel point je serais happée par ce premier roman. Parfois des romans ont un écho tout particulier dans notre vie et ce roman est l’un de ceux-là.
    Les premières pages d’Une fille sans histoire m’ont replongée il y a quatre ans au cœur d’une nuit qui a bouleversé ma vie. Le roman de Constance Rivière a comme point de départ la nuit de l’attentat du Bataclan et attentats aux terrasses, la nuit du 13 novembre 2015. Cette soirée là, je n’étais pas au Bataclan mais à quelques mètres de la terrasse de la Belle Equipe… j’ai entendu les tirs, j’ai vu les gens courir pour fuir les scènes de mort, j’ai entendu les cris, les pleurs, les mots terribles « n’y allez pas, il y a des morts », j’ai vu la détresse des gens qui venaient de perdre sous leurs yeux leurs amis, leurs amours… j’ai couru moi aussi pour me mettre à l’abri et j’ai entendu les rues de Paris se vider des bruits des noctambules pour laisser la place aux sirènes des pompiers, des policiers, des ambulances… Alors ce roman en choisissant comme point de départ cette nuit terrible est pour moi marquant.
    Ici point de récit des attentats, ils sont évoqués en creux d’une histoire qui me rappelle un fait divers autour de ce 13 novembre 2015 : une jeune femme s’était fait passer pour une des victimes du Bataclan afin de toucher une indemnisation avant que l’escroquerie ne soit découverte.
    Dans le roman de Constance Rivière, on retrouve cette falsification du réel à travers le personnage énigmatique d’Adèle :
    « 13 novembre 2015. Comme tous les soirs, Adèle est assise seule chez elle, inventant les vies qui se déroulent derrière les fenêtres fermées, de l'autre côté de la cour. Quand soudain, en cette nuit de presqu'hiver, elle entend des cris et des sirènes qui montent de la rue, envahissant son salon, cognant contre ses murs. La peur la saisit, elle ne sait plus où elle est, peu à peu elle dérive. Au petit matin apparaît à la télévision l'image de Matteo, un étudiant porté disparu, un visage qu'elle aimait observer dans le bar où elle travaillait. Sans y avoir réfléchi, elle décide de partir à sa recherche, elle devient sa petite amie. Dans le chaos des survivants, Adèle invente une histoire qu'elle enrichira au fil des jours, jouant le personnage qu'on attend d'elle. Les autres la regardent, frappés par son étrangeté, mais ils ne peuvent pas imaginer qu'on veuille usurper la pire des douleurs. » (présentation de l’éditeur Stock)
    Adèle est un fantôme dans sa propre vie. Jeune fille abandonnée, seule, dont le passé reste mystérieux, Adèle se crée une histoire qui lui donne de l’épaisseur, du sens, qui l’enveloppe de vie alors qu’elle se sert de la mort pour vivre. Ce personnage est dérangeant, à la fois antipathique par ce mensonge qu’elle tisse et en même tant suscitant une sorte de compassion inexplicable. Sa solitude, son mystère, sa douleur d’être seule peuvent toucher le lecteur comme elle touche le personnage de Saïd et paradoxalement elle irrite, elle énerve par son culot à mentir à tous, ouvertement, persuadée que son mensonge, sa fiction, est devenu réalité.
    Le roman est subtilement construit. Ici pas de mystère, on sait dès les premières lignes qu’Adèle sera condamnée pour cette supercherie, cette arnaque. Mais Constance Rivière par l’alternance entre le récit d’Adèle et les récits de Francesca, la mère de Matteo, Saïd ou le patron du bar, permet au lecteur de remonter le mécanisme du mensonge, de donner un double éclairage sur ce glissement de la réalité à la fiction et de la fiction à la réalité.
    « Elle revivait dans ce drame, racontant encore et encore l’histoire dans laquelle elle s’était installée, pour que les mots lui donnent le poids de la réalité qui lui manquait » (Une fille sans histoire)
    Le mensonge est la chair d’Adèle, son souffle. Et moi il m’a happée, dérangée et intriguée. J’ai aimé l’écriture de Constance Rivière, le sujet qu’elle a choisi : cette frontière mince entre réalité et fiction. Elle évoque aussi subtilement les maux de notre société : l’abandon, la solitude, le besoin d’être aimé et reconnu.
    « Qu’importe ce que peut être la réalité placée hors de moi si elle m’a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que je suis ? » (Une fille sans histoire)
    En résumé : une entrée prenante dans l’aventure des 68 premières fois.

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  • Adèle est une fille sans histoire depuis son plus jeune âge. Elle n’existe pour personne. Alors comme pour s’inventer une vie elle observe les gens et s’accapare la leur. Novembre 2015, l’attentat du Bataclan est dans tous les esprits et au lendemain de cette tragédie, Adèle recherche son ami,...
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    Adèle est une fille sans histoire depuis son plus jeune âge. Elle n’existe pour personne. Alors comme pour s’inventer une vie elle observe les gens et s’accapare la leur. Novembre 2015, l’attentat du Bataclan est dans tous les esprits et au lendemain de cette tragédie, Adèle recherche son ami, Mattéo, probablement mort. De là, elle invente une histoire, la sienne, la leur, celle que les autres veulent entendre.
    « Avec l’attentat et la mort de Mattéo, elle se découvrait une nouvelle raison d’être. Elle revivait dans ce drame, racontant encore et encore l’histoire dans laquelle elle s’était installée, pour que les mots lui donnent le poids de réalité qui lui manquait. » « C’était le rôle de sa vie, et tout le monde lui était reconnaissant de le tenir si bien. »

    J’étais sur la réserve en lisant le sujet du roman, peur de tomber sur un personnage haïssable car il s’agit tout de même de l’attentat du Bataclan. Et bien non ! Adèle est une fille paumée, que la vie n’a pas gâtée, transparente. Sans personnalité depuis tellement d’années qu’elle vit cet évènement comme un électrochoc. Celui qui va lui permettre d’exister, d’être quelqu’un et d’avoir sa propre histoire. L’autrice aurait très bien pu utiliser un autre fait pour traiter ce problème notable. Mais pourquoi se priver d’une détresse nationale pour en faire un joli premier roman. J’ai été bluffée par le réalisme de ce texte. Est-il inspiré de faits réels ? Tout est possible avec l’Homme. Je n’irai pas jusqu’à dire que l’attentat est insignifiant car c’est l’élément moteur mais le roman est basé sur l’humain dans sa construction aux autres. Une réflexion intéressante.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2019/09/08/37621028.html

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  • Adèle est seule, assise au bord de sa fenêtre ouverte sur un monde qu'elle imagine, des histoires de vies qu'elles se racontent pour tromper sa solitude, quand elle entend les agitations et les cris des attentats du 13 novembre. Elle allume la télévision et apprend au fil des heures, l'horreur...
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    Adèle est seule, assise au bord de sa fenêtre ouverte sur un monde qu'elle imagine, des histoires de vies qu'elles se racontent pour tromper sa solitude, quand elle entend les agitations et les cris des attentats du 13 novembre. Elle allume la télévision et apprend au fil des heures, l'horreur des évènements. Quand elle voit le visage de Matteo apparaître à l'écran, ce garçon qu'elle croisait dans le bar où elle travaillait il y a quelques jours encore, elle ne réfléchit pas et part à sa recherche. Commence alors un long chemin de mensonges, d'affabulations et de tromperies...

    Le premier roman de Constance Rivière est une histoire fort bien construite. Avec une écriture travaillée et rythmée, l'auteur nous emmène avec elle, aux côtés d'une jeune fille blessée et traumatisée.

    Constance Rivière décortique avec intelligence la façon dont Adèle va vivre avec un petit mensonge qui deviendra, au fil des jours et des personnes qu'elle va rencontrer, une accumulation de faux souvenirs, d'émotions falsifiées et de sombres désirs.

    L'auteur ne nous offre pas un récit linéaire. Elle sème sur le chemin d'Adèle, des personnages qui viendront éclairer l'imposture. Ils apportent alors une étrange lumière sur la jeune fille.

    Car même si elle blessera ceux qu'elles croisent par ses mensonges, Adèle a elle aussi une histoire bien triste à raconter. D'ombres en brouillards, elle dévoilera doucement sa personnalité blessée par la transparence de son existence.
    C'est une enfant traumatisée par les silences, les non-dits et les absences qui se révèlera au monde. De la grisaille d'une vie triste, elle ne cherche que la chaleur des regards... Mais on ne joue pas avec la douleur...

    Un premier roman prometteur et une très belle découverte des 68premières fois.

    Merci à NetGalley et aux Éditions Stock pour leur confiance...

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/08/une-fille-sans-histoire-de-constance.html

    Adèle a cessé de sortir de chez elle depuis qu'elle a perdu son travail, elle se poste à sa fenêtre la nuit pour observer le monde et inventer des vies qui se déroulent derrière les fenêtres de ses...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/08/une-fille-sans-histoire-de-constance.html

    Adèle a cessé de sortir de chez elle depuis qu'elle a perdu son travail, elle se poste à sa fenêtre la nuit pour observer le monde et inventer des vies qui se déroulent derrière les fenêtres de ses voisins. Lorsqu'elle entend des sirènes le 13 novembre 2015, elle se rend compte qu'il se passe quelque chose d'inhabituel "Trop de bruit pour un drame du quotidien".

    Le lendemain matin elle voit apparaître à la télévision l’image de Matteo brandie par sa mère. C'est un jeune homme porté disparu au Bataclan, un étudiant aux Beaux-Arts dont elle a souvent croisé le regard dans le bar où elle travaillait. Sans plus réfléchir, Adèle décide de se rendre à l'école militaire où les autorités organisent l'accueil des proches des victimes et de se fait passer pour la petite amie de Matteo.

    Adèle va alors trouver dans un drame qu'elle a côtoyé par hasard une raison d'être, d'être utile aux parents de Matteo qui, du fond de leur détresse, s'appuient sur cette jeune femme qui prend tout en main. Adèle existe enfin, elle a enfin une place... Elle va apparaître comme une victime elle aussi, être reconnue médiatiquement comme telle, être enfin RECONNUE alors qu'elle s'est toujours sentie transparente. Elle va finir par se convaincre que cette relation qu'elle a imaginée avec Matteo a réellement existé et ne plus réussir à distinguer le vrai du faux. Elle va s'inscrire dans une association de victimes, acquérir une étrange assurance, devenir leur porte-parole et faire tout pour devenir la dépositaire de la mémoire de Matteo artiste, persuadée que c'est son rôle.

    L'auteure mêle les voix de quelques personnes qui côtoient Adèle pendant cette période, celle d'un psychologue de la cellule de soutien psychologique de la Croix-Rouge, celle de Francesca la mère de Mattéo, celle d'un ami étudiant de Mattéo qui témoignent de leurs ressentis face à cette jeune femme. Tous sont frappés par l'étrangeté de la jeune femme mais aucun ne peut imaginer la vérité.

    Ce texte n'est pas un livre sur l'attentat du 13 novembre, ce drame sert juste de prétexte pour explorer la psychologie d’Adèle. J'ai beaucoup aimé ce roman court mais très dense. L'histoire troublante de cette femme affabulatrice, usurpatrice d'un drame qu'elle n'a pas vécu est très bien maîtrisée. La construction est habile car l'auteure mêle les voix de l'entourage d'Adèle. La psychologie d'Adèle est bien développée, c'est une fille solitaire sans histoire qui a toujours rêvé sa vie, qui a trouvé refuge dans des mondes imaginaires depuis l'enfance. L'auteure nous fait découvrir peu à peu sa lourde histoire familiale, sa souffrance ancienne et profonde et parvient à la rendre très émouvante. J'ai éprouvé de l'empathie pour elle malgré le caractère monstrueux de son comportement, une empathie aussi forte que celle que j'ai éprouvée pour Francesca, cette mère dont Adèle a volé le deuil.
    Un premier roman très prenant que je n'ai pas pu lâcher.

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  • C’est l’histoire d’une imposture dont le ton est donné dès le début puisque le récit démarre par un procès.
    Revenons en arrière : Adèle est une jeune femme invisible, transparente, isolée, sans but dans la vie, le genre qui passe inaperçue.
    Son unique divertissement est d’écouter la ville le...
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    C’est l’histoire d’une imposture dont le ton est donné dès le début puisque le récit démarre par un procès.
    Revenons en arrière : Adèle est une jeune femme invisible, transparente, isolée, sans but dans la vie, le genre qui passe inaperçue.
    Son unique divertissement est d’écouter la ville le soir à sa fenêtre.
    Pourtant, en ce 13 novembre 2015, des pétarades, sirènes de police et ambulances témoignent d’évènements anormaux ; elle est tétanisée par la peur et se terre chez elle.
    Que se passe-t-il le lendemain dans la tête d’Adèle ?
    Elle se présente au centre d’aide aux victimes comme étant la fiancée d’un jeune homme disparu et probablement mort, Mattéo dont elle a vu la photographie à la télévision. Ce n’est pas un hasard puisqu’elle l’avait croisé lorsqu’elle était serveuse dans un bar qu’il fréquentait.
    Ce qui est intéressant pour le lecteur est d’assister à la naissance d’une monstrueuse mystification.
    En effet, les évènements s’enchainent alors, Adèle s’enferre dans son mensonge, trouve un sens à son existence. Son absence d’empathie, d’émotion, de morale est ahurissante. Elle ne recule devant rien y compris devant les parents de Mattéo.
    Ensuite, impossible de revenir en arrière, elle en rajoute toujours plus, devenant même au fil des semaines porte-parole des victimes, ultra médiatisée.
    Un des secouristes, Saïd, formé pour l’écoute et le soutien des victimes n’y voit que du feu.
    Par contre, la mère de Mattéo, Francesca, la trouve étrange, voire incohérente.
    Au fil du temps l’étau se resserre et Adèle commence à paniquer.
    Comment sera-t-elle démasquée et confondue ?
    J’ai vraiment été captivée par ce (court) récit qui va à l’essentiel, percutant, glaçant et pourtant terriblement humain.
    J’ai particulièrement apprécié le personnage de Saïd, bienveillant puis stupéfait, et celui de Francesca, statue de douleur pourtant lucide et bouleversante.
    Un premier roman très réussi que je conseille vivement.

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  • Le 13 novembre 2015, la vie s’est arrêtée à Paris et en France.
    Pour Adèle, ce pourrait être le jour de sa renaissance, elle peut enfin exister à travers les autres, leurs souffrances et leur reconstruction, avoir une raison d’être.
    Adèle est à la fois attendrissante par sa fragilité et...
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    Le 13 novembre 2015, la vie s’est arrêtée à Paris et en France.
    Pour Adèle, ce pourrait être le jour de sa renaissance, elle peut enfin exister à travers les autres, leurs souffrances et leur reconstruction, avoir une raison d’être.
    Adèle est à la fois attendrissante par sa fragilité et tellement odieuse de par ses actes et ses mensonges dont elle n’a pas mesuré l’impact, et dans lesquels elle s’enferre. Elle se persuade de ce qu’elle invente et ne distingue plus le vrai du faux.
    Roman troublant, interpelant, si réaliste et, malheureusement, plausible qu’il en est dérangeant.

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  • Depuis la mort de son père et la perte de son emploi Adèle ne quitte son appartement que très rarement ,vivant recluse et ne passant son temps que devant sa fenêtre le soir venu quand les lumières s'allument dans les appartements d'en face à surveiller et à imaginer la vie des gens.
    Le 13...
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    Depuis la mort de son père et la perte de son emploi Adèle ne quitte son appartement que très rarement ,vivant recluse et ne passant son temps que devant sa fenêtre le soir venu quand les lumières s'allument dans les appartements d'en face à surveiller et à imaginer la vie des gens.
    Le 13 novembre 2015 dans la soirée , son quartier est transformé en enfer ..... cris, sirènes, pompiers, ambulances , voitures de police elle ne sait ce qui se passe.
    Ce n'est que le lendemain matin en allumant la télé qu'elle apprend l'attentat de la veille et qu'à l'écran apparait le visage de Mattéo, ce jeune étudiant dont elle était secrètement tombée amoureuse en le servant dans le bar où elle travaillait.
    Sans réfléchir elle devient sa " petite amie " et part à sa recherche. Elle attend avec les autres parents qu'on lui annonce avoir retrouvé Mattéo ...... elle fait la connaissance des parents de son petit ami, les invite chez elle et joue son rôle à la perfection.
    Elle devient un membre actif de l'association , se sentant utile, toujours prête à prendre des initiatives jusqu'au jour où tout dérape .......
    Un bon roman dans lequel une jeune fille profite du malheur des autres pour sortir de sa vie de " petite souris " grise".

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  • Quand les mensonges deviennent plus forts que la réalité ou le roman d'une imposture. Et si le malheur des autres permettaient de se construire une identité afin d'échapper à la morosité du quotidien ? Et si, être à la place d'une autre apportait enfin le sentiment d'exister ? Mais, la vraie vie...
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    Quand les mensonges deviennent plus forts que la réalité ou le roman d'une imposture. Et si le malheur des autres permettaient de se construire une identité afin d'échapper à la morosité du quotidien ? Et si, être à la place d'une autre apportait enfin le sentiment d'exister ? Mais, la vraie vie rattrape cette femme qui se glisse dans la peau d'une autre et veut être victime afin qu'on parle d'elle, afin que quelque chose lui soit donné ou rendu. Un roman glaçant.

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