Une fille, au bois dormant

Couverture du livre « Une fille, au bois dormant » de Anne-Sophie Monglon aux éditions Mercure De France
Résumé:

Ton sommeil c'est d'abord ça, la volonté d'être ailleurs, l'obsession par moments, à d'autres la dispersion, l'engagement comme un mot abstrait, le voyage dans le passé, le futur, le vague, le refuge dans la forêt.
Lorsque Bérénice Barbaret Duchamp, 33 ans, cadre dans une grande entreprise de... Voir plus

Ton sommeil c'est d'abord ça, la volonté d'être ailleurs, l'obsession par moments, à d'autres la dispersion, l'engagement comme un mot abstrait, le voyage dans le passé, le futur, le vague, le refuge dans la forêt.
Lorsque Bérénice Barbaret Duchamp, 33 ans, cadre dans une grande entreprise de communication, rentre de congé maternité, elle sent qu'on la regarde différemment... En son absence, des changements notables ont eu lieu. Progressivement elle est mise à l'écart... Bérénice, qui n'a jamais cherché à être en première ligne ou dans la lumière, aurait tendance à accepter la situation sans broncher, comme anesthésiée. Mais son amie Clara la secoue : elle doit se battre ! À la faveur d'un stage de développement personnel - « trouver sa voix pour trouver sa voie » -, elle se lie d'amitié avec Guillaume, le formateur musicien. Chez le jeune homme elle décèle un possible alter ego. Peut-être lui donnera-t-il les moyens et, surtout, l'envie de se réveiller ? Il y a urgence, car chez elle l'attendent son fils de neuf mois et son mari architecte...
Avec ce premier roman, Anne-Sophie Monglon peint la trajectoire d'une femme moderne confrontée à la violence du monde du travail, qui tente de se réapproprier sa propre vie et de lui donner un sens.

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  • Challenge 68premièresfois 2017-2
    Ce premier roman nous fait rencontrer Berenice, documentariste dans une agence de publicité, No Logo (!!), mais au retour de son congés de maternité elle va être placardisée et elle va nous raconter alors cette drôle d’impression . Elle va participe à un stage...
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    Challenge 68premièresfois 2017-2
    Ce premier roman nous fait rencontrer Berenice, documentariste dans une agence de publicité, No Logo (!!), mais au retour de son congés de maternité elle va être placardisée et elle va nous raconter alors cette drôle d’impression . Elle va participe à un stage sur la voix, où elle va rencontrer Guillaume, avec qui elle va flirter un peu. Clara sa collègue amie qui va la conseiller, Hélène, sa DRH qui un jour va s'évaporer, comme le nomme poétiquement les japonais (lire d'ailleurs sur ce sujet « les évaporés » de Thomas Reverdy) Il y a aussi Mathieu, son mari, qui ne pense qu'à sa carrière et son jeune enfant, Pierre et son éveil à la Vie. BBD fait référence à quelques contes de fées, et il y a quelques références aux forêts et aux arbres. Une lecture plaisante mais sans plus.

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  • Bérénice, l'héroïne de ce livre, pourrait aussi s'appeler par votre prénom ou celui d'une collègue / d'une amie / d'une sœur...

    Bérénice c'est la représentation féminine d'un mal sournois qui ronge parfois certaines femmes lors de leur retour au travail après un congé maternité, celui de la...
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    Bérénice, l'héroïne de ce livre, pourrait aussi s'appeler par votre prénom ou celui d'une collègue / d'une amie / d'une sœur...

    Bérénice c'est la représentation féminine d'un mal sournois qui ronge parfois certaines femmes lors de leur retour au travail après un congé maternité, celui de la culpabilité...ne pas se sentir à sa place, avoir peur de revenir, peur aussi de laisser son enfant, peur de devenir une autre.

    L'auteure de ce premier roman nous livre ici un récit assez dur sur un retour à la vie professionnelle. Le monde du travail n'est pas encore assez prêt, à mon avis, à voir revenir ces femmes qui choisissent de mener de front une vie familiale et une vie professionnelle. Pourtant à notre époque ce n'est plus extraordinaire...

    Malgré tout, les mœurs évoluent lentement et Bérénice aura la sensation d'en faire encore les frais alors que tout autour d'elle continuera de fonctionner comme avant son départ.

    Mais la maternité c'est aussi un moment privilégié pour avancer en tant qu'individu. Doit-on tout donner au travail pour avoir l'impression d'exister ? Doit-on continuer de faire semblant "oui moi j'arrive à tout mener de front" pour prouver que nous avons notre place ?

    Ce moment particulier de la vie est parfois aussi le point de départ d'une autre réflexion, celle qui amène un sens à la vie et qui permet de se positionner.

    Bérénice nous fera suivre son cheminement intérieur et découvrira qu'il existe autre chose que son bureau. Elle fera la connaissance d'un coach, Guillaume, qui sans le vouloir, amènera Bérénice à une réflexion profonde sur ce qu'elle souhaite pour son avenir.

    Ce livre n'a rien à voir avec un livre de développement personnel. Il commence à un point zéro et nous emmène avec Bérénice sur une autre voie que celle imaginée au début du récit.

    Une lecture vraiment très sympa dans le cadre des 68 premières fois, une écriture qui est agréable et fluide et un thème qui est d'actualité.

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  • "Une fille au bois dormant" paru aux Editions Mercure de France en mai dernier est le premier roman d'Anne Sophie Monglon, conseil littéraire et spécialiste de l'écriture.

    J'ai lu ce roman grâce aux 68 premières fois, association faisant la promotion des premiers romans et des nouveaux...
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    "Une fille au bois dormant" paru aux Editions Mercure de France en mai dernier est le premier roman d'Anne Sophie Monglon, conseil littéraire et spécialiste de l'écriture.

    J'ai lu ce roman grâce aux 68 premières fois, association faisant la promotion des premiers romans et des nouveaux auteurs.

    Un titre qui fait rêver! S'agit-il d'un conte merveilleux? Mais de quoi va bien pouvoir nous parler ce roman? D'une princesse contemporaine? D'une belle endormie?

    "Et puis, la vie est ailleurs que dans ta vie, dans les films toujours, dans l'avenir peut être, dans le passé souvent, dans ces espaces vagues, diffus où mentalement tu te replies."

    Bérénice Barbaret Duchamp (BBD comme la Belle au Bois Dormant) est une toute jeune maman, cadre dans une grande agence de communication. Mais Bérénice fait partie de ces femmes discrètes, timides qui détestent être dans la lumière et qui ne sont pas vraiment actrices de leurs vies. Une sorte de belle endormie. A son retour de congés maternité, elle se sent complètement décalée. Elle est peu à peu mise à l'écart. Son amie et collègue Clara la pousse à réagir, à se ressaisir en l'inscrivant à un stage de développement personnel basé sur la voix. "Placer sa voix pour trouver sa voie". Guillaume, musicien, en est le formateur. Une amitié se lie entre Guillaume et Bérénice. Mais l'aidera-t-elle à réellement trouver sa voie?

    Un sujet actuel! En effet, pas toujours facile de trouver sa place en entreprise face aux différentes personnalités! "Il y a deux types de personnes dans une entreprise, les visibles et les invisibles, celles qui prennent la lumière et celles qui sont périphérisées." Un sujet intéressant, traité avec sérieux!

    Une belle écriture, harmonieuse, distinguée et équilibrée. Une originalité : le lecteur suit l'histoire de Bérénice au fil du carnet d'éveil de son fils comme si elle se réveillait elle aussi peu à peu au gré de l'éveil à la vie et des progrès de son bébé.

    Un petit bémol! Difficile à écrire pour moi tant l'écriture est belle et harmonieuse. Mais l'ensemble manque de vibration, de ressenti. J'ai lu ces belles pages sans réussir à créer un lien avec les personnages, sans ressentir d'émotions.J'ai suivi Bérénice mais de loin. Dommage!

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/une-fille-au-bois-dormant-danne-sophie.html

    J'ai lu ce premier roman grâce aux 68 premières fois.

    Le narrateur s'adresse à Bérénice, 33 ans, chargée de documentation dans une grande entreprise de communication. A son retour de congé maternité...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/une-fille-au-bois-dormant-danne-sophie.html

    J'ai lu ce premier roman grâce aux 68 premières fois.

    Le narrateur s'adresse à Bérénice, 33 ans, chargée de documentation dans une grande entreprise de communication. A son retour de congé maternité Bérénice se retrouve sur la touche, elle ne comprend plus le monde du travail dans lequel elle évolue, ne trouve plus de sens à son travail. D'un naturel effacé, elle ne réagit pas à la violence du monde du travail mais son mari Mathieu et son amie Clara la poussent à se battre.

    Parallèlement elle peine à trouver sa place de mère auprès de son fils Pierre et la place qu'elle occupe dans son couple est complètement à réinventer.

    Bérénice fait partie des invisibles, elle a toujours préféré être dans l'ombre. Depuis son entrée dans l'âge adulte, en échange du regard que les hommes portent sur elle, elle a choisi de s'effacer devant eux, d'être toujours au second plan.
    A l'occasion d'une formation au sein de son entreprise sur le thème "Placer sa voix pour trouver sa voie", elle rencontre Guillaume, le formateur professeur de chant et musicien. La complicité qui nait entre eux va l'aider à exister autrement, à trouver sa voie.

    Anne-Sophie Monglon crée un très joli lien entre Bérangère et BBD, la Belle au Bois Dormant, toutes deux "endormies". "Nous qui laissons la vie nous traverser, ne nous y sentant pas aux commandes, abandonnant ces commandes à d'autres, nous, rétifs à l'action, tentés par les marges, nous absentant du moment avec une facilité inouïe. Nous, les invisibles."

    Anne-Sophie Monglon explore la personnalité et le passé de Bérénice pour comprendre pourquoi et quand elle s'est réfugiée dans la rêverie, dans le repli sur soi. Avec une extrême finesse et une infinie délicatesse, elle décrit l'éveil de Bérénice parallèle à celui de son fils de quelques mois qui s'éveille à la vie en même temps que sa mère investit la sienne. Cerise sur le gâteau, ce roman que j'ai trouvé très juste et lumineux est écrit d'une plume magnifique.
    Une auteur à suivre...

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  • C'est l'histoire d'une femme qui pourrait être nous...A son retour de congé maternité, une jeune cadre d’entreprise, Bérénice, remarque qu’on la met progressivement à l’écart dans son entreprise. Décontenancée, la jeune femme se décide à entreprendre un stage de développement personnel. Elle se...
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    C'est l'histoire d'une femme qui pourrait être nous...A son retour de congé maternité, une jeune cadre d’entreprise, Bérénice, remarque qu’on la met progressivement à l’écart dans son entreprise. Décontenancée, la jeune femme se décide à entreprendre un stage de développement personnel. Elle se lie d’amitié avec le formateur, également musicien. Cette rencontre lui donnera la volonté de se réapproprier sa vie.
    Comment se sentir placardisée après un retour de congé maternité, l'impression de passer à côté de sa vie...

    Je n'ai pas aimé le style littéraire de l'auteur qui dit tu pour parler de Bérénice. Le style d'écriture ne m'a pas convenu du tout. Lecture difficile à cause du rythme, de l'écriture...

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  • Un roman pour raconter le réveil de Bérénice Barberet Duchamp (la BBD) endormie depuis l’enfance.
    Un roman pour raconter la conquête de la liberté quand « la vie est ailleurs que dans la vie ».
    Bérénice, trentenaire parisienne a une vie réussie : études brillantes, début de carrière...
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    Un roman pour raconter le réveil de Bérénice Barberet Duchamp (la BBD) endormie depuis l’enfance.
    Un roman pour raconter la conquête de la liberté quand « la vie est ailleurs que dans la vie ».
    Bérénice, trentenaire parisienne a une vie réussie : études brillantes, début de carrière prometteur, mariage d’amour, bébé souhaité et aimé. Et puis à son travail, la placardisation qui se projette et qui agit comme le baiser du prince charmant : Bérénice entrouvre les yeux. Son emploi, elle ne l’a pas choisi, mais a-t-elle vraiment choisi quelque chose ? Alors un long cheminement commence, lent et introspectif, vers un commencement de choix, comme un brouillard qui se déchire.
    La narration est à la deuxième personne. Qui dialogue avec Bérénice ? Une amie ? Son alter ego, autre Je qui, détachée, voudrait l’aider à cheminer ?
    Le texte est divisé en chapitres dont les titres décrivent l’éveil de Pierre, de ses 3 mois à ses 9 mois, du nourrisson au bébé qui sait exprimer ses désirs. Pierre, le fils qui conduira Bérénice vers sa vie. L’enfant pour ne pas se dissoudre dans l’effacement.
    Ce livre, sonate au clair de lune résonnant dans le monde contemporain, ne m’a pas tenue en haleine. Il a tintinnabulé durant toute ma lecture, petite bulle vaporeuse…
    Un roman découvert grâce aux 68 premières fois.

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  • De retour d'un congé maternité, Bérénice Barbaret-Duchamp se voit peu à peu "placardisée" dans l'agence de communication où elle est cadre. Oh ! Rien de tonitruant, rien d'explicite. Mais une mise à l'écart insidieuse qui la force à s'interroger sur la place qu'elle occupe réellement. De place...
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    De retour d'un congé maternité, Bérénice Barbaret-Duchamp se voit peu à peu "placardisée" dans l'agence de communication où elle est cadre. Oh ! Rien de tonitruant, rien d'explicite. Mais une mise à l'écart insidieuse qui la force à s'interroger sur la place qu'elle occupe réellement. De place elle n'en occupe guère, justement, car habituée à toujours se situer en retrait, estompée, presque effacée, aussi bien dans son couple, dans son travail que dans toutes les situations de sa vie. Dans une société fondée sur la capacité à se montrer, à apparaître autant qu'à paraître, Bérénice est de celles que l'on oublie, dont on néglige les paroles et les actes, trop discrets. Une formation portant sur la voix joue le rôle de déclencheur et lui fait prendre conscience de cet état de latence, de demi-sommeil dans lequel elle se trouve. Entre l'authenticité et le clinquant superficiel, il s'agit de choisir la valeur qui lui est fondamentale.

    La forme choisie par l'auteur pour raconter l'éveil du personnage a, en ce qui me concerne, amoindri l'intérêt que le sujet pouvait générer. Le tutoiement par un narrateur dont on suppose qu'il est Bérénice elle-même me semble tenir du procédé davantage que d'un choix signifiant. Très sincèrement, je me suis ennuyée à cette lecture qui n'a pas fait surgir la moindre émotion chez moi. Il m'a semblé que le roman enfonçait des portes ouvertes : oui, notre société (et le secteur de la communication plus spécifiquement peut-être) se trompe de valeurs ; oui, l'individu dans ce qu'il a de remarquable est gommé au profit de l'image ; oui, la pureté des sentiments, des réactions, des personnes, est mise à mal par les mensonges nécessités parla réussite sociale ; oui, enfin, la tentation de faire tomber les masques empoigne souvent ceux qui subissent... L'histoire de Bérénice dit tout cela. What else ?

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  • Lorsque Bérénice retourne travailler dans sa boîte de com' après son congé mater, on la prévient, elle n'a plus à s'occuper des prezzes, les Présentations en interne des Cahiers documentaires qu'elle rédigeait. C'est une autre fille, celle qui l'a remplacée en son absence, qui s'en charge...
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    Lorsque Bérénice retourne travailler dans sa boîte de com' après son congé mater, on la prévient, elle n'a plus à s'occuper des prezzes, les Présentations en interne des Cahiers documentaires qu'elle rédigeait. C'est une autre fille, celle qui l'a remplacée en son absence, qui s'en charge désormais. Bérénice ose à peine s'avouer qu'elle se sent soulagée: les comptes rendus à l'oral, ça n'est pas pour elle.
    Clara, sa copine, adjointe de la DRH, ne voit pas du tout les choses de la même façon et tente de la faire réagir : « ton job a été amputé », « ton problème, c'est que tu es trop peu VISIBLE », « il y a celles qui prennent la lumière et celles qui sont périphérisées », « placardisées » et « tu risques de bientôt en faire partie » lui assène brutalement Clara pour lui ouvrir les yeux . Il faut selon elle « comprendre le concept de soi comme marque » (je vous jure, ça existe, ça s'appelle le personal branding - 1. quand je vous dis qu'on touche le fond... - 2. plus je vieillis, plus je me dis que le monde de l'entreprise n'était VRAIMENT pas fait pour moi !), donc, il faut : parler de soi, se répandre partout sur la toile, les réseaux sociaux, se vendre, se montrer, « occuper l'espace », raconter son accouchement sur Facebook, son amour pour l'opéra baroque et les éclairs au chocolat, attendre fébrilement les like, les espérer nombreux et enfin seulement, EXISTER, être VIVANT ! Une société où le paraître a supplanté l'être et où l'image est le maître mot...
    Mais le problème, c'est que Bérénice est d'une autre époque, d'un temps où « la pudeur pouvait être une qualité ». Tiens, c'est vrai, le mot « pudeur » semble maintenant complètement désuet, je ne sais même pas si mes élèves en connaissent le sens et savent qu'à une époque, on évitait de parler de soi - il faudra que je vérifie dès demain… Je sens que lorsque je vais leur expliquer le sens de ce mot, ils vont ouvrir de grands yeux et me rire au nez !
    « On pourrait raconter ta vie d'adulte, amoureuse comme professionnelle, par tes retraits, effacements, défections, seconds rôles, planques derrière les arbres, choix par défaut qu'ensuite tu ne cherches plus à remettre en cause ... N'en as-tu pas assez ? » lui demande cette petite voix qui tente de la réveiller...
    Pour exister maintenant, et notamment dans le monde de l'entreprise, il faut se placer au devant de la scène, être visible, sous le feu des projecteurs. Alors, quand Bérénice se voit proposer un stage pour « faire entendre sa voix », elle s'inscrit et écoute, de loin au début, Guillaume, le formateur.
    L'histoire de Bérénice est celle d'une femme effacée, d'une « invisible » : « c'est BBD, la Belle au bois dormant... Bérénice Barbaret Duchamp, trente-trois ans, cadre moyenne, mariée, un nourrisson, flottant depuis près de vingt ans dans un sommeil singulier. », une femme que l'éducation, la société, la vie ont gommée lentement : « Tu es issue d'une procession de femmes pour qui s'effacer est devenu une activité, surjouant leur faiblesse, je ne sais rien faire, je ne comprends rien, je suis si vite perdue... ». C'est vrai, on a vite fait inconsciemment d'endosser le costume que la société nous tend, de penser que rien ne peut être autrement puisque c'est comme ça depuis la nuit des temps, on a vite fait de se taire, de renoncer, de faire comme si ce n'était pas pour nous parce que nous, on ne peut pas (on est moins fortes physiquement), on ne sait pas (on est moins fortes intellectuellement), on n'a pas l'habitude (on ne l'a jamais fait). Et puis, pas la peine de discuter, les choses importantes se règlent entre hommes. Alors, pour se faire entendre, il faut faire du bruit, taper du pied, griffer, mordre : pour certaines, c'est envisageable, pour les autres, juste pas possible comme on dit maintenant, alors, c'est l'engloutissement, ciao, pas vue, pas retenue, oubliettes… Pas facile d'exister dans ce monde de brutes !
    J'ai beaucoup aimé ce roman, l'histoire d'un éveil, celui d'une femme qui n'aime pas la lumière mais qui va petit à petit venir au monde, y prendre sa place et vivre, c'est l'histoire d'une renaissance et d'un retour à la vie.
    L'auteur a choisi d'écrire à la deuxième personne, et ce « tu » m'a fait penser au « tu » de Sarraute dans Enfance : c'est un pronom (la petite voix bien enfouie de sa conscience?) qui réveille, qui appelle doucement « tu m'entends ? », qui ramène progressivement à la vie et j'ai trouvé ce choix d'écriture particulièrement judicieux. En même temps, il était impossible à la narratrice de dire « je » puisque d'une certaine façon, au début, elle n'existe pas...
    Un très beau texte tout en nuances qui exprime une double violence : celle d'une société où la femme occupe bien souvent la place que les hommes lui assignent et où il faut à tout prix se vendre pour exister. Pour celles qui n'aiment ni l'ombre ni les projecteurs, pas facile de trouver sa place !

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • C'est un premier roman pour Anne-Sophie Monglon. Il nous parle de la cruauté du monde du travail.

    Bérénice Barbaret Duchamp a 33 ans, elle vient d'être maman d'un petit Pierre.

    Le retour au travail sera difficile car peu à peu on va lui retirer des tâches, la mettre sur une voie de...
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    C'est un premier roman pour Anne-Sophie Monglon. Il nous parle de la cruauté du monde du travail.

    Bérénice Barbaret Duchamp a 33 ans, elle vient d'être maman d'un petit Pierre.

    Le retour au travail sera difficile car peu à peu on va lui retirer des tâches, la mettre sur une voie de garage...

    Bérénice n'a jamais eu tendance à s'imposer, c'est même plutôt l'inverse, elle s'efface et est souvent "transparente" .

    Son amie Clara des RH lui conseille de partager un peu plus, de sortir de sa bulle, de cette inertie et de s'affirmer, d'être plus présente sur les réseaux sociaux par exemple...

    Sur cette impulsion, elle s'inscrit sur Facebook mais aussi à une formation qui rien que par son nom est tout un programme "Placer sa voix pour trouver sa voie"

    C'est Guillaume le formateur. Un jeune musicien dont elle se rapprochera peu à peu, elle l'aidera à mettre en place la promo de son futur album.

    Petit à petit elle va sortir de sa coquille, faire le bilan de sa vie, de son couple, de sa carrière et reprendre les rennes de sa vie. Cette prise de conscience se fera petit à petit en parallèle du carnet d'éveil de son petit Pierre, une idée originale. Ce récit est écrit à la seconde personne du singulier comme pour nous mettre au centre du récit.

    L'auteur aborde le monde impitoyable du travail, la pression sociale, le burn-out, la place de la femme dans l'entreprise. Petit à petit Bérénice fera le bilan de sa vie, de sa léthargie pour "naître" à nouveau et se reprendre en main.

    Ma note : un peu sévère mais j'ai eu du mal à entrer dans la lecture : 6/10

    Les jolies phrases

    Dans le boulot, aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, le soi est une marque - elle déclame pour bien marquer qu'elle n'y croit qu'à moitié, Personal Branding.

    Le monde du travail est un petit théâtre, te répète Clara pour la troisième fois en une semaine. Il te faut un rôle et une histoire à raconter avec.

    Tu vis un nouvel éveil, parallèle à celui de ton enfant.

    Les gens qui ne savent pas ce qu'ils pensent, veulent, finissent par être dangereux.

    Elle aurait dû rester dans le cadre, mais s'accorder des sas, hors du cadre on ne survit pas, hors du cadre on tombe dans le désert, te dit-il en hochant plusieurs fois la tête sur lui-même.

    Et puis, la vie est ailleurs que dans ta vie, dans le passé souvent, dans ces espaces vagues, diffus où mentalement tu te replies.

    Et en le quittant, tu emportes un peu de sa liberté; sa liberté, une proposition de vie propre, le moment où la parole décolle, où le chant monte; cette liberté, c'est à elle que, semaine après semaine, tu es allée te frotter, c'est elle dont tu as voulu t'imprégner pour la faire tienne.

    Ce conte qui semble dire dans toutes ses versions qu' à qui a de la chance, le bien vient même en dormant.


    https://nathavh49.blogspot.be/2017/10/une-fille-au-bois-dormant-anne-sophie.html

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  • Rentrée littéraire 2017 : Parution le 31 août 2017 aux Éditions Mercure de France.

    Bérénice est trentenaire et cadre chevronnée spécialisée dans la communication chez « No Logo ». Elle est l’heureuse maman du petit Pierre, mais lorsqu’elle revient de son congé maternité, tout a changé. Sa...
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    Rentrée littéraire 2017 : Parution le 31 août 2017 aux Éditions Mercure de France.

    Bérénice est trentenaire et cadre chevronnée spécialisée dans la communication chez « No Logo ». Elle est l’heureuse maman du petit Pierre, mais lorsqu’elle revient de son congé maternité, tout a changé. Sa remplaçante l’a bel et bien remplacée, son poste est alors totalement remanié. Des tâches dénuées de sens et d’utilité, elle est mise au placard.

    Son entourage et quelques collègues proches la pousse à se ressaisir. Elle décide donc de suivre une formation de développement personnel « Chercher sa voix pour trouver sa voie ».

    A l’occasion de ce stage, elle fait la connaissance de Guillaume, son formateur. Cette rencontre va être très révélatrice pour Bérénice, elle va l’aider à se remettre en course, à se poser les bonnes questions. Ses moments partagés avec lui, de plus en plus fréquents, vont leur procurer un certain bien-être, sans pour autant aboutir à une relation plus intime. La musique va les lier, les enrober et les accompagner.

    L’écriture de ce roman, à la 2ème personne du singulier, peut surprendre… Le « Tu » ici employé place le lecteur au cœur de cette histoire, comme si soudainement il en devenait son personnage. Anne-Sophie Monglon pose au fil de ces pages des mots que beaucoup de personnes vivent sans pouvoir les prononcer, sans pouvoir décrire cette situation qu’est leur vie, diminuante, dégradante… qui tend vers une forme de résilience, se redresser, faire face et avancer. Une leçon de vie, dépourvue de « pathos » et sans fioritures… Des mots pour des maux…

    Quelques jolies phrases :
    « Vous n’avez jamais vraiment parlé de vous comme les gens qui ont envie de se connaître le font. Et tu as accepté ça, rester en surface, dans cette distance, tous ces instants où vous vous êtes frottés l’un à l’autre, mais où, au fond, il ne s’est rien passé. »
    « … faire quelque chose d’un peu moins con, c’est le moins que je puisse faire. »
    « … à qui a de la chance, le bien vient même en dormant. »

    Merci aux éditions Mercure de France pour cette découverte livresque.

    https://littelecture.wordpress.com/2017/10/03/une-fille-au-bois-dormant-de-anne-sophie-monglon/

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