Une étincelle de vie

Couverture du livre « Une étincelle de vie » de Jodi Picoult aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330121273
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
  • Nombre de pages : 414
  • Collection : (non disponible)
  • Genre : (non disponible)
  • Thème : Littérature Anglo-Saxonne
  • Prix littéraire(s) : (non disponible)
Résumé:

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  • « Vonita, que Dieu ait son âme, avait coutume de dire que si les hommes portaient les bébés à la place des femmes, l'avortement ferait sûrement partie des sacrements. »

    Wren regrette de ne pas avoir dit à son père qu’elle venait ici, elle regrette d’avoir demandé à sa tante de l’accompagner....
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    « Vonita, que Dieu ait son âme, avait coutume de dire que si les hommes portaient les bébés à la place des femmes, l'avortement ferait sûrement partie des sacrements. »

    Wren regrette de ne pas avoir dit à son père qu’elle venait ici, elle regrette d’avoir demandé à sa tante de l’accompagner. Elle n’aurait pas dû venir au centre, elle aurait dû rester une petite fille. Le centre est le seul endroit de l’état du Mississippi où l’on pratique encore des avortements. Ce qu’ils ont arraché à sa fille, il ne le récupérera jamais, alors George va leur en faire payer le prix, il est venu se venger parce que sa fille s’est fait avorter ici. Hugh est chargé en tant que négociateur d’établir le dialogue avec George, Dieu sait combien il y a de cadavres à l’intérieur du centre, en plus des cinq otages toujours en vie. Et l’un de ces otages se trouve être sa fille.

    Une fois de plus Jodi Picoult s’attaque à un sujet de société parmi les plus brulants actuellement aux États-Unis, l’avortement. J’ai apprécié l’originalité de la construction du récit. Chaque chapitre est un compte à rebours qui raconte comment des individus très différents sont amenés à se retrouver mêlés à une prise d’otages. L’intrigue commence donc à la fin et nous allons remonter heure par heure, l’occasion pour l’auteur de dérouler toute une galerie de personnages réalistes et attachants.

    En parallèle à cette prise d’otage nous suivons Beth une jeune fille de 17 ans menacée d’aller en prison pour avoir avorté illégalement au moyen de comprimés achetés sur Internet.
    Bien entendu ce récit en forme de thriller n’a d’autre but que de dénoncer la difficulté pour les femmes, encore aujourd’hui aux États-Unis, de disposer librement de leur corps. Jodi Picoult utilise des phrases percutantes pour asseoir son propos et surtout a l’immense talent de donner un visage humain à ce problème.
    Elle nous montre toute la puissance et les méthodes utilisées par les activistes anti avortement. Ce roman est aussi une belle réflexion sur la paternité, sur les relations entre père et fille.

    « Ce fut l'une des rares fois, depuis son arrivée au sein de l'Eglise de la vie éternelle, où il avait réellement douté de l'existence de Dieu. Parce que, franchement, quel genre de divinité tordue vous accorderait le superpouvoir de la paternité en vous confiant la mission de protéger quelqu'un qui, un jour, n'aurait plus besoin de vous ? »

    L’histoire est aussi l’occasion de s’arrêter sur le métier de négociateur et les qualités requises. Garder son sang-froid et sa neutralité, rester calme et clairvoyant, savoir écouter d’une oreille attentive, prêter attention à ce que dit l’autre, concentré sur chaque détail. Maîtriser l’art du mensonge.
    À la fin de son livre, l’auteur nous délivre quelques notes qui à mon avis apportent un éclairage à son récit. Un roman puissant et volontairement provocateur, mais sans aucun parti pris, qui a le mérite de poser le débat d’une manière très constructive.

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  • Après avoir abordé le thème des suprémacistes et du racisme envers les noirs dans « Mille petits riens », Jodi Picoult touche ici à un sujet d’actualité brulant aux Etats-Unis : l’avortement. Alors que dans l’Amérique de Trump le droit à l’avortement recule, l’auteure nous donne à réfléchir sur...
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    Après avoir abordé le thème des suprémacistes et du racisme envers les noirs dans « Mille petits riens », Jodi Picoult touche ici à un sujet d’actualité brulant aux Etats-Unis : l’avortement. Alors que dans l’Amérique de Trump le droit à l’avortement recule, l’auteure nous donne à réfléchir sur ce lourd sujet.
    ***
    *Lorsqu’il était petit, chez lui, Louie Ward a vu sa mère morte baignant dans son sang après avoir fait appel à un charlatan pour se faire avorter. C’est pour ça qu’il est devenu gynécologue mais pas pour pratiquer les IVG car s’il n’y est pas opposé, lui, ne souhaite pas en faire. Au cours de ses années d’exercices sa vision des choses va changer. Des patientes qui ont toutes un parcours pour lequel elles n’ont pas demandé de devoir un jour se faire avorter. Cette petite fille de 12 ans, par exemple, enceinte après avoir été abusée sexuellement par son propre père… combien d’enfants comme elle à qui on refuse d’être un enfant ?!
    C’est comme ça qu’il en viendra aux IVG.

    *Beth, après des démarches légales qui n’ont pas abouties parce qu’elle était mineure a dû se débrouiller seule avec des médicaments pour avorter. Malheureusement, c’est dans un état où ce qu’elle a fait est puni par la loi. En attente de son jugement, considérée comme une criminelle, elle encourt une vingtaine d’années de prison.

    *Joy vient de se faire avorter par le docteur Ward. Plaquée par l’homme qui l’a mise enceinte, peinant à joindre les 2 bouts financièrement parlant, le bébé qu’elle attendait n’arrivait pas au bon moment. Olive, une anti-IVG essaie de lui faire comprendre qu’elle aurait pu le faire adopter. Adopté ?! Hors de question pour Joy. Les familles d’accueil elle a connu ça toute son enfance. Le faire partir n’a pas été facile pour elle, mais les coups, les abus sexuels, elle ne voulait pas faire prendre le risque à son enfant.

    Tous ces personnages et d’autres vont être liés par une prise d’otages dans le centre d’avortement où ils vont se retrouver au même moment. C’est Hugh, père célibataire, négociateur de crise qui va gérer la situation et parlementer avec le preneur d’otage. Il a l’habitude de ces situations toujours difficiles mais aujourd’hui il joue encore plus gros car sa fille aussi fait partie des otages.

    ***
    J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire à cause du nombre des personnages mais aussi à cause du choix d’écriture de Jodi Picoult qui nous raconte l’histoire tel un compte à rebours, en partant de la fin puis en remontant heure par heure vers le moment où tout à commencé. C’est un peu déroutant au début car il faut faire abstraction du fait que ce qu’on a lu les pages précédentes n’est pas encore arrivé.
    Une fois le « coup » pris je me suis laissée prendre par l’histoire et ses personnages attachants. Si j’ai vu venir une chose j’ai été surprise par une autre.
    Jodi Picoult clôture son livre par le questionnement sur l’avortement aux USA principalement (juste quelques chiffres comparatifs avec des pays Européens). Elle y livre ses démarches pour en apprendre plus. Ses rencontres avec des médecins pratiquants des IVG, des femmes ayant avorté et des militantistes anti-IVG et donne son point de vue étayé par des chiffres réels.

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