Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Un invincible été

Couverture du livre « Un invincible été » de Catherine Bardon aux éditions Les Escales
Résumé:

Depuis son retour à Sosúa, en République dominicaine, Ruth se bat aux côtés d'Almah pour les siens et pour la mémoire de sa communauté, alors que les touristes commencent à déferler sur l'île.
Gaya, sa fille, affirme son indépendance et part aux États-Unis, où Arturo et Nathan mènent leurs vies... Voir plus

Depuis son retour à Sosúa, en République dominicaine, Ruth se bat aux côtés d'Almah pour les siens et pour la mémoire de sa communauté, alors que les touristes commencent à déferler sur l'île.
Gaya, sa fille, affirme son indépendance et part aux États-Unis, où Arturo et Nathan mènent leurs vies d'artistes. Comme sa mère, elle mène son propre combat à l'aune de ses passions.
La tribu Rosenheck-Soteras a fait sienne la maxime de la poétesse Salomé Ureña : « C'est en continuant à nous battre pour créer le pays dont nous rêvons que nous ferons une patrie de la terre qui est sous nos pieds. » Mais l'histoire, comme toujours, les rattrapera. De l'attentat du World Trade Center au terrible séisme de 2010 en Haïti, en passant par les émeutes en République dominicaine, chacun tracera son chemin, malgré les obstacles et la folie du monde.

Roman de l'engagement et de la résilience, Un invincible été clôt avec éclat une fresque romanesque impressionnante.

Donner votre avis

Avis (3)

  • Une page se referme après la lecture de ce dernier volet de la fresque historique et familiale des Déracinés.

    Un grand plaisir de lecture avec ce dernier opus et une certaine nostalgie.

    Les Déracinés commencent par l’exil d’une famille de juifs autrichiens fuyant leur pays au début de la...
    Voir plus

    Une page se referme après la lecture de ce dernier volet de la fresque historique et familiale des Déracinés.

    Un grand plaisir de lecture avec ce dernier opus et une certaine nostalgie.

    Les Déracinés commencent par l’exil d’une famille de juifs autrichiens fuyant leur pays au début de la seconde guerre mondiale.

    Leur fuite les mène aux Etats Unis d’où ils sont refoulés, c’est alors que l’Etat Dominicain leur tend les bras.

    Une terre leur est concédée où tout est à construire, défi relevé avec courage et détermination que le lecteur va suivre durant quatre-vingt années.

    Que d’endurance, de sacrifices, de peines et de joies, de naissances, de deuils, de départs, de ruptures, de victoires, de bonheur, bref ce qui fonde une vie d’exil et de solidarité.

    J’ai suivi avec passion la destinée d’Almah et Wil, de leurs enfants, leur famille et leurs amis.

    J’ai tremblé, souri et accompagné les destins de ces femmes et hommes, que d’humanité et d’émotion dans ces pages, les personnages sont tous attachants.

    Et puis cette passionnante traversée du siècle, merveilleusement documentée qui mène à Vienne, New-York, en Israël. La grande histoire et les destins personnels qui s’entremêlent avec talent et, en filigrane, l’empreinte que chacun laissera, la mémoire, les liens générationnels.

    Une bouleversante saga à découvrir et à savourer…

    Le livre se termine sur cette phrase de Catherine Bardon, "Ne cherchez pas à savoir où est la réalité et où est la fiction. Car dans cette histoire tout est vrai."

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2021/05/un-invincible-ete.html

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • "Ne cherchez pas à savoir où est la réalité et où est la fiction. Car dans cette histoire tout est vrai."
    Ainsi se termine ce roman; il clôt la saga ou plutôt la fresque romanesque "Les déracinés", (4 tomes) qui raconte depuis 1930 les tribulations d'une famille juive bourgeoise ...
    Voir plus

    "Ne cherchez pas à savoir où est la réalité et où est la fiction. Car dans cette histoire tout est vrai."
    Ainsi se termine ce roman; il clôt la saga ou plutôt la fresque romanesque "Les déracinés", (4 tomes) qui raconte depuis 1930 les tribulations d'une famille juive bourgeoise autrichienne.
    Fuyant l'Allemagne nazie, cette famille pense émigrer aux US, Ellis Island ne les verra débarquer que pour voguer vers la République dominicaine , émigrés involontaires "accueillis" par le dictateur de l'époque Trujillo.
    Ils s'installent à Sesua sur la côte nord, relèvent les manches et reconstruisent leur vie.
    Avec la mort d'Almah, la grand-mère, se termine l'épopée, et puis avec le temps la famille Rosenheck, disséminée un peu dans le monde se diluera doucement.Cet invincible été fait la part belle aux femmes de la famille ,toutes des femmes fortes, Almah, Ruth, sa fille, c'est elle qui raconte et Gaya la petite fille qui promet également.Les hommes , un peu en retrait sont des hommes bienveillants toujours prêts à aider jusqu'en Haïti, pays frontalier pauvre et toujours plus atteint par les calamités climatiques surtout. un roman bien agréable à lire.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Catherine Bardon met un terme à la saga des Déracinés avec cet invincible été qui couvre la période 1980-2013. L’occasion de retrouver avec plaisir et émotion les rescapés de cet exil forcé et leurs descendants. Et de faire gagner la vie sur l’adversité!

    Quoi de mieux qu'une fête de...
    Voir plus

    Catherine Bardon met un terme à la saga des Déracinés avec cet invincible été qui couvre la période 1980-2013. L’occasion de retrouver avec plaisir et émotion les rescapés de cet exil forcé et leurs descendants. Et de faire gagner la vie sur l’adversité!

    Quoi de mieux qu'une fête de famille pour ouvrir le dernier volet d'une saga entamée en 2018 avec Les Déracinés? À Sosúa, ce village de République dominicaine où une poignée d'hommes et de femmes persécutés par les nazis ont trouvé refuge et tenté de sa construire un avenir, on fête la Quinceañera, c'est-à-dire les quinze ans de Gaya, la fille de Ruth et de Gabriela, son amie d’enfance. Les deux adolescentes ressentent toutefois bien différemment ce rite de passage. La première a l’impression de participer à une mascarade à laquelle elle se soumet pour faire plaisir à ses parents et à sa grand-mère, soucieuse du respect des traditions, pour la seconde c'est l'occasion de fêter joyeusement cette étape qui la fait «devenir femme».
    Pour Almah, la patriarche de cette tribu, c’est aussi l'occasion de voir le chemin parcouru. Pour sa fille Ruth tout semble aller pour le mieux. Elle a surmonté le chagrin de la perte de son amie Lizzie en mettant au monde Tomás, le fils conçu avec Domingo qui partage désormais sa vie. Un bonheur simple qu'elle aimerait voir partagé par Arturo, le musicien installé à New York, avec lequel elle aime tant correspondre. Mais quelques mois plus tard, c'est du côté de la tragédie qu'il va basculer. Victime d'un accident de moto, il est hospitalisé avec son passager, son ami Nathan, danseur à la carrière fulgurante, beaucoup plus gravement atteint que lui. À son chevet Ruth va découvrir que les deux hommes formaient un couple depuis longtemps et ne sait comment soulager leur peine. Car Nathan ne dansera plus jamais.
    Il faudra un séjour à Sosúa pour qu'un coin de ciel bleu ne déchire son univers très noir et n’ouvre au couple un nouvel horizon.
    Gaya, la fille de Ruth, a choisi de quitter la République dominicaine pour aller étudier les baleines à l'université de Wilmington en Caroline du nord. Elle ne sait pas encore que ce ne sera là qu’une première étape d'un exil qui passera notamment par les Galápagos.
    Mais n'en dévoilons pas davantage, sinon pour évoquer un autre projet qui à lui seul témoigne du demi-siècle écoulé, l'ouverture du musée juif de Sosúa, voulu par Ruth avec le soutien d'Almah. L'occasion de nouvelles retrouvailles et d'un hommage à toutes ces vies qui, par «leur détermination, leur goût de l'effort, leur âpreté au travail, leurs renoncements, leur dignité magnifique devant l’ineffable, s'étaient faufilés dans les lézardes de l’histoire pour écrire ici une page essentielle, sans laquelle rien d'autre n'aurait pu advenir. Ils étaient des rocs, de la race des vainqueurs, et la présence de chacun ici, aujourd’hui, témoignait de ça: ils étaient victorieux et indestructibles.»
    En parcourant le destin de cette communauté de 1980 à 2013 la romancière, comme elle en a désormais pris l’habitude, raconte les grands événements du monde. Elle va nous entraîner à Berlin au moment où s’écroule le mur ou encore à New York lorsque les deux tours du World Trade center s’effondrent. Sans oublier la mutation politique et économique de ce coin des Caraïbes menacé par les tremblements de terre – comme celui d’Haïti à l'ouest de l’île qui poussera Ruth, Domingo et Gaya sur la route en 2010 – et le réchauffement climatique.
    Bien plus qu’un hommage à cette communauté et à cette histoire qui aurait sans doute disparu dans les plis de l’Histoire, Catherine Bardon nous offre une formidable leçon de vie. Elle a en quelque sorte mis en scène la citation d’Henry Longfellow proposée en épilogue «… nous aussi pouvons rendre notre vie sublime, et laisser derrière nous, après la mort, des empreintes sur le sable du temps.»
    https://urlz.fr/fy5G

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.