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Un crime sans importance

Couverture du livre « Un crime sans importance » de Irene Frain aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021455885
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

« Les faits. Le peu qu'on en a su pendant des mois. Ce qu'on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l'unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d'été indien.... Voir plus

« Les faits. Le peu qu'on en a su pendant des mois. Ce qu'on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l'unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d'été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d'organiser des barbecues dans leur jardin.

L'agresseur, a-t-on assuré, s'est introduit dans la maison de l'impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l'a toujours pas rendu ».

Face à l'opacité de ce fait divers qui l'a touchée de près - peut-être l'oeuvre d'un serial killer -, Irène Frain a reconstitué l'envers d'une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l'intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes.

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Articles (1)

Avis (13)

  • Ce livre donne met en lumière les failles de nos services d'enquêtes et judiciaires. Cela devient révoltant!

    Ce livre donne met en lumière les failles de nos services d'enquêtes et judiciaires. Cela devient révoltant!

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  • Une belle lecture que ce récit d'Irène Frain autobiographique, fictionnalisé parfois, sur la mort de sa soeur aîné Denise agressée à son domicile isolée de banlieue.
    Le livre évoque la lenteur de la justice et une enquête qui semble en arrêt devant une mort qui semble sans intérêt et...
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    Une belle lecture que ce récit d'Irène Frain autobiographique, fictionnalisé parfois, sur la mort de sa soeur aîné Denise agressée à son domicile isolée de banlieue.
    Le livre évoque la lenteur de la justice et une enquête qui semble en arrêt devant une mort qui semble sans intérêt et finalement peu importante dans le cycle de la vie qui continue. Après tout la victime avait 79 ans ...

    Irène Frain a tout un tas de questions er cherche désespérément des réponses, elle imagine la dernière journée de sa soeur, s'invente un juge d'instruction imaginaire qui l'écoute
    Certes, ce fait divers est le fil conducteur du livre mais ne constitue que le vernis de l'histoire car c'est surtout l'histoire d'une famille et des rapports distendus entre deux soeurs qui se sont follement aimées. Pourquoi cette distance avec sa famille ? avec sa soeur qu'elle n'avait pas revu depuis de nombreuses années.

    Certes, le lecteur n'est pas submergé d'émotions, ce que ce type de lecture peut parfois amener mais la plume tout en mesure et retenue d'Irène Frain y contribue. Même quand elle s'agace et semble sentir de ses gonds, tout est dans la mesure, elle semble accepter les choses. Le travail de deuil semble encore en cours puisque sans réponse il est souvent impossible de refermer complètement la page et finalement d'expulser toutes ses émotions.

    Une belle lecture à découvrir !

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  • « Ce samedi-là, il a fait beau » et c’est ce samedi-là qu’un inconnu entre dans le pavillon et la vie tranquille d’une septuagénaire qu’il roue de coups et laisse pour morte. Sur la table, des fleurs de lavande éparses pour les sachets que la vieille dame était en train de confectionner lorsque...
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    « Ce samedi-là, il a fait beau » et c’est ce samedi-là qu’un inconnu entre dans le pavillon et la vie tranquille d’une septuagénaire qu’il roue de coups et laisse pour morte. Sur la table, des fleurs de lavande éparses pour les sachets que la vieille dame était en train de confectionner lorsque surgit la violence. Découverte par son fils et transportée à l’hôpital, elle décèdera de ses blessures six semaines plus tard.
    Irène Frain s’empare de ce fait divers sordide parce qu’il la concerne de très près : la victime, Denise, était sa sœur aînée adorée quand elle était petite, sa sœur qui a rompu les liens, a pris ses distances avec sa famille.
    Irène Frain « rumine et remâche », elle « fantasme sur le meurtre », s’interroge sur les raisons et sur l’identité du meurtrier. Elle décide de se renseigner sur les avancées de l’enquête mais elle apprend que le policier en charge de l’enquête n’a pas remis son rapport au tribunal, donc aucun juge n’a été saisi de l’affaire. Elle décide de prendre un avocat et de se constituer partie civile pour connaitre les avancées de l’enquête. Mais rien ne bouge. Elle doit aussi faire face au mutisme de sa famille.
    C’est lorsqu’un ami lui dit « cette mort ne peut pas rester sans voix » qu’elle décide d’écrire sur Denise, symbole de tous ces invisibles qui n’intéressent pas grand monde. Pourtant, dans cette banlieue pavillonnaire proche d’une cité sensible et coincée entre zones commerciales et rocade, d’autres personnes âgées, isolées, ont été agressées et blessées. Irène Frain pose de vraies questions sur « la justice qui réduit les gens à pas grand-chose ».
    Et voilà que, sous la plume sensible et alerte d’Irène Frain, revit la Denise d’antan, cette jeune fille gaie et intelligente qui deviendra professeur. Denise, admirée de tous et qui sera aussi la marraine de cette petite sœur à l’arrivée imprévue et qui dérange la mère.
    Irène Frain se livre avec pudeur au décryptage des relations familiales jusqu’à la dépression de Denise et son éloignement. Puis viendra la rupture, douloureuse, avec la sœur tant aimée.

    Dans ce récit autobiographique émouvant et prenant, on suit une enquête policière où on assiste, impuissant, à la lenteur de la justice, ce « mastodonte ». Mais les plus belles pages, à mon avis, sont celles qui font revivre cette sœur perdue de vue, la fée-marraine qui a enchanté l’existence de la fillette qu’était lors Irène Frain. Des pages sur les relations familiales avec une mise à nu bouleversante et pleine de retenue.
    Un récit poignant qui garde vivant le souvenir de Denise l’invisible et qui m’a profondément touchée.

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  • Ce n’est pas parce qu’un crime paraît « sans importance » aux yeux du Mastodonte de la Justice qu’il est acceptable de le classer sans suite, comme un simple fait divers ou comme un décès ordinaire.
    Car le meurtre violent d’une femme âgée dans son pavillon au fond d’une impasse, ce n’est pas...
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    Ce n’est pas parce qu’un crime paraît « sans importance » aux yeux du Mastodonte de la Justice qu’il est acceptable de le classer sans suite, comme un simple fait divers ou comme un décès ordinaire.
    Car le meurtre violent d’une femme âgée dans son pavillon au fond d’une impasse, ce n’est pas juste sa disparition du microcosme de son lotissement de la banlieue Sud de Paris. C’est aussi la douleur de la perte d’une grande sœur qui a tant compté dans la vie de l’auteure, c’est un sentiment d’injustice face au triste constat d’une enquête bâclée, c’est une révolte contre le renoncement de la Police affectée à la cité « sensible » voisine.
    Irène FRAIN a 11 ans de moins que sa sœur Denise, une intellectuelle rayonnante d’assurance et de beauté, qui fût un modèle pour elle. Et si elle l’a perdue de vue depuis de nombreuses années, elle ne peut renoncer à demander justice pour son assassinat sauvage.
    Le style de l’auteur est incisif, précis et assez froid, même si l’on sent l’amour qui a autrefois uni cette fratrie. Je n’ai pas été conquise par ce récit très distant sentimentalement même si je l’ai néanmoins trouvé nécessaire.
    La photographie de cette « banlieue dortoir » est très floue et se limite à l’ambiance d’un bistrot et à l’immense centre commercial qui la jouxte.
    La démarche de l’auteure est animée par le souvenir et au-delà de la colère, c’est le regret d’avoir laissé le temps passer et les liens se défaire qui lui donne une telle énergie.
    Et, comme « il n’est jamais trop tard pour bien faire », je ne peux que lui souhaiter d’aboutir à une résolution de l’enquête, pour sa propre paix intérieure et pour notre besoin collectif d’une justice impliquée et efficace.

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  • Irène Frain livre ici un récit très intime, 14 mois après le meurtre de sa sœur aînée de 79 ans, qui vivait seule dans un pavillon de banlieue.
    Ce récit est à la foi une catharsis pour l'écrivaine, un cri de révolte et de colère contre l'inertie, voire l'indifférence et l'inaction de la police...
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    Irène Frain livre ici un récit très intime, 14 mois après le meurtre de sa sœur aînée de 79 ans, qui vivait seule dans un pavillon de banlieue.
    Ce récit est à la foi une catharsis pour l'écrivaine, un cri de révolte et de colère contre l'inertie, voire l'indifférence et l'inaction de la police et de la justice qui ne cherchent ni la vérité, ni la défense d'une victime, un témoignage pour que le meurtre de sa sœur ne sombre pas dans l'oubli, pour qu'elle continue à exister, pour donner une voix à ceux qui n'ont aucune notoriété et que personne n'écoute.
    Le début du livre est complètement impersonnel, froid, comme un rapport de police créant une sorte de malaise : énoncé des faits, on ne parle que de "victime", ce n'est qu'à la page 52 que celle-ci est enfin nommée, Denise, lors de la messe funèbre.
    A partir de là, le récit devient plus personnel avec les souvenirs qui remontent : ceux heureux de l'enfance quand Denise, de 11ans plus âgée, remplaçait en quelque sorte la mère peu aimante, qu'Irène voyait comme une fée, qu'elle admirait et adorait mais aussi ceux plus douloureux lorsque Denise est déclarée bipolaire et qu'Irène perd tout contact avec elle pendant 12 ans.
    C'est aussi un récit social dans lequel est décrite l'évolution de la société vers plus de mercantilisme, moins de relations humaines, une indifférence croissante à l'égard des "transparents", des plus faibles, une emprise de plus en plus forte de la violence.
    Aucun pathos dans ce texte, voire une certaine froideur comme pour tenir l'émotion à distance, pour qu'elle ne floute pas le message. Dommage car j'ai eu plus l'impression de lire un article de presse bien écrit qu'un témoignage poignant.

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    • Calimero29 le 08/01/2021 à 23h25

      C'est une auteure que j'ai beaucoup lue dans les années 90 (ça ne me rajeunit pas !!:) avec Histoire de Lou, Devi et L'homme fatal puis plus rien; la curiosité n'était plus là; je la retrouve une vingtaine d'années plus tard pour ce récit mais sans grande conviction. Les goûts, les besoins, les émotions littéraires évoluent au fil des ans et c'est bien comme ça; on découvre ainsi de nouveaux auteurs, de nouveaux univers, de nouvelles portes s'ouvrent et c'est passionnant.

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    • Regine Zephirine le 08/01/2021 à 17h50

      ce livre est dans ma PAL. De Irène Frain, j'avais aimé "Les naufragés de l'île Tromelin"

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  • Avec ‘Un crime sans importance’, Irène Frain braque pudiquement les projecteurs de la littérature sur le récit d’un manque de réactions judiciaires et policières face à la violence dont souffrent les petits quartiers périphériques des grandes villes.
    Ce n’est pas un roman dont on pourrait...
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    Avec ‘Un crime sans importance’, Irène Frain braque pudiquement les projecteurs de la littérature sur le récit d’un manque de réactions judiciaires et policières face à la violence dont souffrent les petits quartiers périphériques des grandes villes.
    Ce n’est pas un roman dont on pourrait imaginer tirer un scénario pour un épisode de la série ‘Meurtre à …’. Loin d’être une fiction, ce crime sans importance est, pour l’autrice, la possibilité de partager son incompréhension totale face à la lenteur de la magistrature à diligenter une enquête sérieuse et aboutie à propos d’un meurtre, celui de sa sœur aînée, massacrée par un tueur qui se révélera sériel.
    Loin d’être une thérapie par l’écriture, ce récit glaçant, à l’écriture fluide et addictive, est un cri lancé à un monde qui banalise le fait divers et ne se préoccupe des affaires sordides que si elles s’impriment sur papier glacé ou font le buzz sur les réseaux sociaux en mettant en cause des personnalités du monde politique, de la haute finance, du sport ou des coulisses du spectacle.
    Quand la mort, en banlieue, d’une petite vieille ne dérange plus personne, quel est encore le sens de la justice ? Qu’en est-il du regard empathique que mérite toute famille touchée par ce type de drame ? Peut-on admettre l’idée d’un silence radio total de la part du monde judiciaire quand les jours sans réponse broient le quotidien de ceux qui ont besoin de comprendre ? Acceptons-nous l’idée que certains n’ont pas le droit de savoir, de comprendre, de mettre des mots sur le drame vécu ? Ce serait officialisé l’inégalité des citoyens face à la Justice de la République. Cette porteuse de balance aux yeux bandés relevant bien de la ‘res publica’, la ‘chose publique’, non ?
    Irène Frain, avec beaucoup de talent, une plume sensible, pointe la détresse de ceux qui veulent comprendre, de ces familles, ces proches qui se heurtent à l’espace-temps judiciaire qui n’est pas celui de la désespérance dans l’attente d’une réponse. Son récit est un terrible constat. Que d’inertie encore dans la mobilisation des moyens aptes à fournir une vérité !
    Comment accepter l’idée que des petites gens de banlieue, des travailleurs honnêtes qui ont traversé le temps en accomplissant leurs métiers, leurs destins avec modestie mais vérité, soient oubliés quand ils endossent, bien malgré eux, le statut de victime de meurtre ? Comment accepter l’idée que leurs proches restent là, sur le bord de la route, orphelins de reconnaissance du mal perpétré, privé de toute reconnaissance de ce statut d’amputés de la vie et qu’ils en soient réduits à redouter le silence cruel d’un classement sans suite d’une enquête qui peine tant à démarrer ?
    Toutes ces questions sont profondément présentes dans le récit d’Irène Frain. Un livre d’une puissance qui devrait déranger les responsables de la République. Un livre à lire, sans hésitation.

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  • Quatorze mois après le meurtre de sa soeur, la narratrice s'interroge. le mystère reste entier, on ignore à quelle heure l'agression a eu lieu. Denise avait soixante-dix-neuf ans, elle était en parfaite santé. Elle était discrète, elle était invisible.

    Avec des phrases courtes, comme des...
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    Quatorze mois après le meurtre de sa soeur, la narratrice s'interroge. le mystère reste entier, on ignore à quelle heure l'agression a eu lieu. Denise avait soixante-dix-neuf ans, elle était en parfaite santé. Elle était discrète, elle était invisible.

    Avec des phrases courtes, comme des instantanés pris avec un appareil photographique, Irène Frain nous détaille peu à peu les circonstances de ce drame. L'emploi du temps de la victime dans les heures qui précèdent l'agression, le quartier tranquille, la petite impasse, la maison sans étage, le corps inanimé retrouvé le lendemain par son fils, le désordre dans la maison, les traces de coups sur tout le corps. Les obsèques, les paroles du pasteur, les témoignages des amis, des voisins.
    Mais Denise, la victime, était une femme secrète, voire énigmatique, et nul n'a jamais percé son secret. Et le silence s'installe, comment comprendre quand on ne sait rien.

    Et puis le lecteur apprend que la narratrice, la soeur de la victime, n'est autre qu'Irène Frain elle-même. le récit prend alors une autre tournure, il devient plus intime. L'auteur entreprend une réflexion sur notre monde mercantile, où la mort violente d'une vieille dame n'a que peu d'importance. Comment se battre contre l'inaction de la police, comment mettre en route le mastodonte de la machine judiciaire.

    Irène Frain dresse un portrait rempli de sensibilité et d'amour de cette grande soeur, à qui tout réussissait. Elles ne se sont jamais disputées, Denise l'a toujours protégée, c'était son modèle, elle l'aimait, elle l'adorait. Souffrant du syndrome de Colombo, Irène va mener sa propre enquête, elle ignore tout de la vie de cette soeur bien-aimée de son mariage à sa mort. Elle va tenter de lui rendre vie, à défaut qu'on lui rende justice, ne pas la laisser sans voix.

    J'ai vraiment aimé le style narratif de la première partie où la narratrice essaye de retrouver ce qui s'est exactement passé. La seconde partie où se dévoile peu à peu la personnalité de la victime m'a moins intéressé, cette dénonciation de la lenteur de l'enquête m'a semblé tourner en rond. Et les secrets de famille entourant la mystérieuse maladie de Denise sont un peu surfaits.

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  • Dans cet ouvrage, Irène Frain nous entraine au coeur d'une histoire sombre: l'agression suivie du décès de sa soeur. L'auteur a soif de vérité: qui a bien pu commettre cette agression sordide? pourquoi l'enquête avance-t-elle aussi laborieusement? Pourquoi ces silences autour de ce crime? On est...
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    Dans cet ouvrage, Irène Frain nous entraine au coeur d'une histoire sombre: l'agression suivie du décès de sa soeur. L'auteur a soif de vérité: qui a bien pu commettre cette agression sordide? pourquoi l'enquête avance-t-elle aussi laborieusement? Pourquoi ces silences autour de ce crime? On est vraiment choqué et peiné par tant de lenteur et surtout par les lacunes de la justice. A l'image de ses autres ouvrages, Irène Frain nous livre sa belle écriture pour crier sa peine et peut-être enfin connaitre le fin mot de cette affaire

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