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Un automne de Flaubert

Couverture du livre « Un automne de Flaubert » de Alexandre Postel aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072850202
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

En 1875, Flaubert, âgé de 53 ans, affaibli physiquement et miné par des soucis financiers, décide d'aller séjourner quelques semaines au bord de la mer, à Concarneau. Sa nièce Caroline, dont le mari risque la faillite, menace de vendre Croisset dont elle est propriétaire, et Flaubert ne supporte... Voir plus

En 1875, Flaubert, âgé de 53 ans, affaibli physiquement et miné par des soucis financiers, décide d'aller séjourner quelques semaines au bord de la mer, à Concarneau. Sa nièce Caroline, dont le mari risque la faillite, menace de vendre Croisset dont elle est propriétaire, et Flaubert ne supporte pas cette idée. À Concarneau, l'écrivain loge dans une petite pension, dort dix heures par jour, mange et boit, n'écrit pas, se pense fini. Il se baigne avec deux amis rencontrés sur place : le docteur Pouchet, qui dirige l'antenne locale du Musée d'Histoire naturelle, où il étudie la vie des homards et autres bestioles ; et Pennetier, directeur du muséum d'histoire naturelle de Rouen. Ce sont des plaisirs simples, loin des tracas de l'écriture et de l'argent, et peu à peu les idées noires de Gustave se dissipent. Les amis se promènent, Flaubert assiste aux expériences scientifiques de Pouchet sur les mollusques ou les turbots, se rend à des fêtes paysannes, prend des bains de mer. Il rêve aussi beaucoup et parle un peu avec une jeune servante bigle et un peu attardée qu'il appelle « Mon petit ange » : un coeur simple. Quand sa nièce lui écrit pour lui annoncer que la faillite est évitée, il décide de se remettre à l'écriture. Depuis vingt ans il a le projet d'écrire la légende de saint Julien l'Hospitalier, un conte médiéval d'une extrême férocité.
Le moment est venu.
En s'appuyant sur ces faits et les traces qu'on en trouve dans la correspondance de Flaubert (lettres à sa nièce, à George Sand, etc.), Alexandre Postel nous offre une évocation très sensible et intime du grand écrivain, montré dans une période difficile sur tous les plans : inspiration en berne, perspective de déchéance financière, santé vacillante, grande solitude. Le choix de cette période de « vacance » est à la fois surprenant et judicieux : il nous révèle un aspect inattendu de Flaubert dans son humanité simple et ses difficultés physiques, sa méticulosité d'écrivain, ses faiblesses. On l'accompagne sur le chemin qui conduit du creux existentiel et créatif à la vigueur retrouvée. On sent vibrer dans ce texte une vérité, un mystère qui laissent leur empreinte.

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Articles (1)

Avis (9)

  • A un peu plus de cinquante ans, Flaubert écrivain fatigué et financièrement en panique, tente de se refaire la cerise en Bretagne où l'océan et son ami biologiste Pouchet sont sensés participer pour beaucoup à une remontada attendue. Mais tout n'est pas aussi simple et Alexandre Postel nous...
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    A un peu plus de cinquante ans, Flaubert écrivain fatigué et financièrement en panique, tente de se refaire la cerise en Bretagne où l'océan et son ami biologiste Pouchet sont sensés participer pour beaucoup à une remontada attendue. Mais tout n'est pas aussi simple et Alexandre Postel nous invite à comprendre comment l'auteur de la Bovary va rassembler ses ressources.
    Roman sur la création qui a le grand mérite de ne pas être un morceau de biographie ennuyeux comme on en lit beaucoup, cet Automne de Flaubert fait appel à notre sensibilité à la lumière et aux parfums de la côte Bretonne, ainsi qu'à toutes les activités et tous les spectacles des contemplatifs.
    Ce qui ne gâche rien, la science-naturelle s'invite dans cet ancêtre des séjours thalasso, avec une vraie réflexion sur le vivant. Rythmé par les marées et ramassé comme une courte branche de bruyère, ce roman est un délice.

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  • A cinquante-trois ans, Flaubert est en 1875 en pleine crise existentielle : anéanti par les difficultés financières, dévasté par la perspective de devoir vendre sa chère maison en Normandie, il ne trouve même plus la consolation auprès de ses pairs et proches, dont beaucoup ont déjà quitté ce...
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    A cinquante-trois ans, Flaubert est en 1875 en pleine crise existentielle : anéanti par les difficultés financières, dévasté par la perspective de devoir vendre sa chère maison en Normandie, il ne trouve même plus la consolation auprès de ses pairs et proches, dont beaucoup ont déjà quitté ce monde. Il décide de fuir ce présent insupportable en se rendant à Concarneau, auprès de son ami le naturaliste Pouchet : il va y passer la parenthèse d’un automne, à ne penser qu’à manger et dormir, à se baigner et respirer l’odeur de sardine qui monte du port jusqu’à la fenêtre de sa petite pension, et à observer les travaux de dissection de sa scientifique relation. Saura-t-il retrouver la force et le goût d’écrire encore une ligne ?

    Comme le homard dont il observe la mue dans les aquariums du Docteur Pouchet, Flaubert se retrouve en suspension entre deux périodes de sa vie, moment d’angoisse et de vulnérabilité, où l’écrivain, comme à nu et écorché, se retranche dans cette petite ville fortifiée de Bretagne, le temps de retrouver les ressources nécessaires à la poursuite de son existence. Pendant cette période de flottement et d’attente, l’on découvre un homme sensible et mélancolique, ennemi de la médiocrité et désemparé de se voir tiré de son univers littéraire par des contingences matérielles, souffrant d’avoir perdu l’inspiration mais néanmoins bonhomme et bon vivant : un portrait tout en nuances et saisissant de vie, dans un style élégant qui incorpore très naturellement les mille détails fournis ou suggérés par la correspondance de l’écrivain.

    L’on y assiste aux affres de la création et de l’écriture, au long travail de maturation qui fait soudain couler l’idée, au travail d’orfèvre de l’auteur qui cisèle son texte, le tout reconstitué à partir des avants-textes et des manuscrits de La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, l’un des Trois Contes que Flaubert publiera deux ans plus tard, peu avant la fin de sa vie.

    Admirablement documenté et réussissant à redonner vie avec simplicité et naturel à l’homme qu’était le grand écrivain, ce texte très abouti fait aussi vivre de l’intérieur le processus créatif et la lente gestation d’une œuvre devenue intemporelle.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/03/un-automne-de-flaubert-dalexandre-postel.html

    1875. A cinquante-trois ans, Gustave Flaubert traverse une grosse crise dépressive. Il a déjà écrit les romans qui le rendront célèbre (Madame Bovary, L'éducation sentimentale...) mais, menacé de...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/03/un-automne-de-flaubert-dalexandre-postel.html

    1875. A cinquante-trois ans, Gustave Flaubert traverse une grosse crise dépressive. Il a déjà écrit les romans qui le rendront célèbre (Madame Bovary, L'éducation sentimentale...) mais, menacé de ruine financière, il ne parvient plus à écrire, l'inspiration l'a quitté, il se sent fini... Il décide de partir à Concarneau pour y passer l'automne. Il va séjourner dans une pension de famille dont les chambres donnent sur le port, il rejoint là-bas son ami Pouchet qui dirige la station de biologie marine et étudie les mystères de la vie dans la solitude de son laboratoire.

    Pendant deux mois, Flaubert côtoie Pouchet et un autre ami, deux hommes de science bien éloignés de la littérature. Les trois hommes se promènent sur la côte, prennent des bains de mer et dégustent les fruits de mer locaux. Flaubert observe les pêcheurs et regarde son ami disséquer des poissons vivants. Il se ressource auprès de ces scientifiques à l'esprit cartésien et peu à peu sort de son état dépressif. Un jour, dans sa petite chambre d’hôtel, il commence à écrire un conte médiéval d’une grande férocité...

    Alexandre Postel s'est inspiré d'éléments avérés pour imaginer ce séjour de Flaubert en Bretagne. D'une plume incontestablement très élégante il décrit l'ambiance du port de Concarneau, les bateaux de pêche et leur cargaison de sardines, les odeurs de sardine, les cris des goélands, les marins qui raccommodent leurs filets bleus, le charme des lieux est merveilleusement bien restitué. Les passages où Flaubert sort de sa mélancolie et se remet à écrire m'ont particulièrement intéressée car Alexandre Postel décortique précisément le processus de création littéraire. La complémentarité entre science et littérature traverse ce récit de part en part mais j'ai trouvé éprouvantes et superflues les nombreuses descriptions très réalistes de dissection de poissons vivants. Un récit très documenté à partir de sources que l'auteur indique à la fin de son roman. Un moment de lecture plaisant.

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  • Ah, le voilà mon coup de coeur ! Et je ne perds pas de temps pour le dire, comme ça, même si vous ne lisez que les premières lignes de ma chronique, au moins, vous le saurez !
    « Un automne de Flaubert »… déjà, ce titre, quelle merveille, j'en aime tous les mots (oui, je sais, il n'y a que deux...
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    Ah, le voilà mon coup de coeur ! Et je ne perds pas de temps pour le dire, comme ça, même si vous ne lisez que les premières lignes de ma chronique, au moins, vous le saurez !
    « Un automne de Flaubert »… déjà, ce titre, quelle merveille, j'en aime tous les mots (oui, je sais, il n'y a que deux substantifs, mais lesquels...) et ce bandeau (moi qui déteste les bandeaux) représentant un tableau d'Eugène Boudin… Impossible de résister...
    Ah, ce roman… passionnant par son contenu : la cinquante-troisième année de Flaubert - sachant qu'il mourra à 57 ans, il est quasiment rendu à la fin de sa vie -, où il alla, ce qu'il fit de cette année-là, l'état d'esprit dans lequel il se trouve etc. etc ... tout cela m'a intéressée et m'a beaucoup émue aussi. J'ai été élevée au biberon flaubertien (je vous l'avais déjà dit, je crois) et j'ai lu un certain nombre de biographies sur Flaubert. Mais là, et c'est ça qui est complètement magique, Alexandre Postel nous le rend VIVANT, notre bonhomme. Oui, il est là, devant nous, inquiet à cause de problèmes financiers (ce à quoi il n'a jamais été confronté auparavant,) fatigué par la vie, fragilisé par une santé défaillante, inquiet quant à sa capacité à faire une phrase, triste, mélancolique, ne supportant plus la médiocrité ambiante et pourtant, pourtant, tellement plein de vie, insatiable bouffeur, fou de bains de mer (vous aviez déjà imaginé, vous, Flaubert nageant ? Hugo, oui, mais Flaubert?), curieux comme pas un, sensible, plein d'humour, d'idées, de liberté d'esprit... Oui, il est là, en chair et en os, débarquant en l'année 1875 à Concarneau (il veut voir la mer), où il va observer les dissections de son ami et naturaliste Georges Pouchet qui découpe au scalpel tout ce qui lui tombe sous la main en fait de turbot, homard ou lièvre de mer. Flaubert regarde la vie quitter ces pauvres bestioles et soudain, le processus de création littéraire émerge en lui, l'imagination s'active mystérieusement, l'inspiration prend forme, se nourrissant de cela même qui lui semble en tous points éloigné...
    Fascinante alchimie...
    Le soir, tandis que l'odeur des sardines se dissipe doucement sur la ville, coincé dans sa petite chambre d'hôtel, il commence l'écriture de « La légende de saint Julien L'Hospitalier ». Et là, Alexandre Postel nous offre le fascinant spectacle de la création littéraire et de ce goût d'écrire qui revient : l'on voit, en effet, comment s'élabore, dans l'hésitation, le tâtonnement, les errements, une phrase parfaitement rythmée dans laquelle chaque mot est pesé, soupesé, pensé, examiné, comme au scalpel, fond et forme, sens et sonorité…
    Et le prodige a lieu là, sous nos yeux.
    Et c'est magique !
    Flaubert a vaincu, il s'est hissé encore une fois au sommet, est parvenu au sublime, terrassant la mélancolie et les premières ombres de la mort.
    Et puis, encore une chose… Allez, cerise sur le gâteau… l'écriture flaubertienne d'Alexandre Postel est un délice, n'ayons pas peur des mots… On y sent une fréquentation régulière et assidue des romans du bonhomme, un goût puissant pour lesdits écrits et surtout une sympathie profonde pour celui qui signait « ta vieille nounou décrépite » lorsqu'il écrivait à sa nièce…
    Un texte remarquable. Mon coup de coeur.

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  • Un livre à la base intéressant sur une période de la fin de la vie de Gustave Flaubert (une saison), passée à Concarneau afin de s'y ressourcer. Le célèbre écrivain de Madame Bovary broie en effet du noir et traverse une crise existentielle. Il s'aperçoit qu'il est simplement rentier avec...
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    Un livre à la base intéressant sur une période de la fin de la vie de Gustave Flaubert (une saison), passée à Concarneau afin de s'y ressourcer. Le célèbre écrivain de Madame Bovary broie en effet du noir et traverse une crise existentielle. Il s'aperçoit qu'il est simplement rentier avec quelques problèmes financiers et que la demeure où il vit depuis trente ans est la propriété de sa nièce Caroline.

    Il passe une partie de son séjour avec deux amis scientifiques dont l'un est naturaliste et dissèque des poissons dans le cadre d’expériences. Le livre aborde la thématique entre la démarche scientifique et la création artistique. Cette partie ne m'a pas semblé très claire ni franchement passionnante avec beaucoup de détails inutiles. De même au cours du séjour, Flaubert semble retrouver le plaisir d'écrire et se lance dans l'écriture d'un conte médiéval non sans difficultés ni interrogations notamment sur l'attrait de la violence par son jeune personnage. Là aussi, un peu trop de répétitions m'ont un peu lassé.

    J'ai davantage apprécié l'atmosphère du livre et ce besoin de changer d'air, ou encore les réflexions de Flaubert sur sa vie et son statut.
    Au final la lecture reste agréable mais sans déclencher un grand enthousiasme.

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  • Alexandre Postel nous propose dans ce court roman de suivre un épisode de la vie du célèbre écrivain, Gustave Flaubert. Lorsque ce roman s’ouvre, force est de constater que tout va mal pour notre cher Gustave. Son avenir financier semble très incertain en raison des mauvaises affaires de son...
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    Alexandre Postel nous propose dans ce court roman de suivre un épisode de la vie du célèbre écrivain, Gustave Flaubert. Lorsque ce roman s’ouvre, force est de constater que tout va mal pour notre cher Gustave. Son avenir financier semble très incertain en raison des mauvaises affaires de son neveu par alliance, il est en pleine dépression et ses travaux d’écriture semblent au point mort.

    Pour se ressourcer, l’écrivain prend la direction de Concarneau. Le lecteur est ainsi invité à suivre cette période qui va permettre à Flaubert de se remettre le pied à l’étrier. Promenades, bains de mer, repas parfois gargantuesques à base de fruits de mer et rencontre de deux mondes, le monde littéraire avec le monde des sciences, de par les discussions et interactions que va avoir l’écrivain avec deux hommes de sciences. Petit à petit, l’inspiration revient et Flaubert va recommencer à écrire.

    Je suis loin d’être un expert de Gustave Flaubert et je serai donc bien incapable de dire ce qui relève de faits historiques avérés ou ce qui relève de la fiction. Ce que je peux dire, par contre, c’est que cette plongée dans la vie de cet homme et aussi dans le processus d’écriture m’a complètement happé. Ce roman se lit d’une traite, en raison de sa petite taille évidemment, mais aussi et surtout en raison d’une plume de très grande qualité. Quelques passages autour de la science prennent peut-être un peu trop de place mais ce n’est pas dérangeant tant cette rencontre entre deux mondes que tout semble opposer est fascinante.

    Ce roman d’Alexandre Postel est donc une belle découverte et on prend un plaisir certain à suivre cette tranche de vie de Gustave Flaubert. Dommage que cela soit si court car on en redemande !

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  • Pourquoi ai-je été attirée par ce roman "Un automne de Flaubert"? Pour Flaubert, en premier lieu, dont je gardais un souvenir agréable de l'étude de ses romans et dont j'avais relu à plusieurs reprises "Emma Bovary"; pour Concarneau, ensuite, que je connais bien en tant que bretonne d'adoption...
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    Pourquoi ai-je été attirée par ce roman "Un automne de Flaubert"? Pour Flaubert, en premier lieu, dont je gardais un souvenir agréable de l'étude de ses romans et dont j'avais relu à plusieurs reprises "Emma Bovary"; pour Concarneau, ensuite, que je connais bien en tant que bretonne d'adoption tout comme Pont-Aven et où j'aime me balader, respirer l'atmosphère, flâner.
    Ce roman, à la limite d'une biographie, circonscrite à septembre et octobre 1875, nous fait découvrir un Flaubert de 53 ans, loin de l'écrivain flamboyant et prolixe; c'est un homme gros, mou, rougeaud, qui a des problèmes financiers et dépend de sa nièce, dépressif, qui n'a plus d'inspiration et ne peut plus écrire.
    Au bout de deux mois passés à paresser, à s'empiffrer, à passer du temps avec ses deux amis scientifiques, à nager, à dormir, il retrouve le feu sacré; c'est cette renaissance, la relance du processus créatif que décrit Alexandre Postel. Il n'y a pas d'action à proprement parler dans ce roman mais le goût de la vie retrouvé.
    Un des thèmes récurrents du roman est l'opposition ou la complémentarité entre la science et l'art. Flaubert était fils de médecin et ses deux amis sont des scientifiques; il se considérait lui-même comme un scientifique raté. Il assiste, à Concarneau, presque journellement , aux dissections de poissons vivants. C'est d'ailleurs probablement ces séances qui lui ont donné la trame de "La légende de Saint Julien L'hospitalier", qui fut un enfant cruel à l'égard des animaux. Je me serais volontiers passée des descriptions à répétition des dissections de toutes sortes de poissons; une ou deux aurait largement suffi à faire comprendre le propos de l'auteur.
    La plume, au service d'un aspect méconnu de Flaubert et de la description de son processus créatif, est belle, facile à lire, très Flaubertienne. le vocabulaire est riche et imagé.
    Un agréable moment de lecture.

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  • Une biographie romancée sur la fin de vie de Gustave Flaubert. On partage avec lui ses moments d’euphorie, de doute et surtout de dépression. Quand on connaît un peu la vie de cet auteur, la fiction présentée ici n’est sûrement pas loin de la vérité. Quand Flaubert fait le bilan de son...
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    Une biographie romancée sur la fin de vie de Gustave Flaubert. On partage avec lui ses moments d’euphorie, de doute et surtout de dépression. Quand on connaît un peu la vie de cet auteur, la fiction présentée ici n’est sûrement pas loin de la vérité. Quand Flaubert fait le bilan de son existence, on sent tout le désespoir qui le submerge : « Il passe ses journées à lire les journaux et à proférer des bêtises. La mer est froide. Il s’empiffre sans joie. Il rôde dans les cimetières. Même les chiens se détournent de lui. Il a gâché sa vie. Il aurait dû avoir des enfants. Il n’a plus qu’à crever. » Difficile d’être plus explicite.

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