Ueno park

Couverture du livre « Ueno park » de Antoine Dole aux éditions Editions Actes Sud
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  • https://animallecteur.wordpress.com/2019/04/02/ueno-park-antoine-dole/

    Alors que je ne suis habituellement pas très attirée par la culture nippone, je suis complètement tombée sous le charme de ce roman pour ado que j’ai commandé pour les élèves au CDI. Cette histoire est pleine de...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2019/04/02/ueno-park-antoine-dole/

    Alors que je ne suis habituellement pas très attirée par la culture nippone, je suis complètement tombée sous le charme de ce roman pour ado que j’ai commandé pour les élèves au CDI. Cette histoire est pleine de fragilité et de sensibilité, écrite avec des mots simple qui laissent transparaître beaucoup d’émotion.

    C’est l’histoire de huit adolescents en quête d’identité face à une société rigide et conservatrice qui voudrait les fondre dans le même moule alors qu’ils sont tous très différents les uns des autres. Il y a Ayumi qui n’a pas quitté sa chambre pendant 2 ans après avoir obtenu la note maximale à son examen, elle devient un fantôme parmi les vivants. Il y a Sora, un garçon qui se travestie et assume son apparence genderless kei. Il y a Natsuki qui refuse de suivre le chemin de sa mère, une épouse soumise qui vit dans l’ombre de son mari. Il y a Fuko, une jeune fille victime d’une maladie incurable mais qui profite de chaque instant avant de quitter ce monde. Il y a Nozomu qui a quitté sa famille pour vivre dans la rue et laisser une chance de réussite à sa soeur. Il y a Daïsuké qui a quitté l’école et travaille dans une minuscule échoppe à pancakes alors que la société et son entourage attend plus de lui. Il y a Haruto qui a perdu son père dans un tsunami et qui voit son avenir tout tracé, prendre la place de ce dernier et devenir médecin à son tour.

    Ces adolescents ont pour point commun le sentiment d’être seul au milieu d’une foule et trouvent pour seule source d’apaisement et de renaissance, la fête des cerisiers de Ueno Park. Un moment unique dans l’année où les habitants de Tokyo se réunissent dans ce parc et admirent les pétales tomber des cerisiers.

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  • "Dans ce moment de solitude, je suis assis là comme sur le contour des choses. Ni tout à fait dedans, ni vraiment en dehors."

    Huit adolescents, tous différents, tous en souffrance, se retrouvent à Ueno Park pour Hanami, le jour où les cerisiers japonais fleurissent. Ayumi, Sora, Fuko,...
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    "Dans ce moment de solitude, je suis assis là comme sur le contour des choses. Ni tout à fait dedans, ni vraiment en dehors."

    Huit adolescents, tous différents, tous en souffrance, se retrouvent à Ueno Park pour Hanami, le jour où les cerisiers japonais fleurissent. Ayumi, Sora, Fuko, Natsuki, Haruto, Daïsuke, Aïri et Nozomu ressentent le besoin de se trouver dans ce lieu, ce jour-là, mais ils ne se croiseront pas. Ils ne se connaissent pas.

    "Station Ueno. À la sortie de la gare, on aperçoit dans les hauteurs quelques branches d’arbres qui griffent le gris du ciel. De minuscules touches roses viennent aussitôt panser ces plaies qui déchirent les nuages. Des pétales, comme des points de suture sur la grisaille. C’est ce que je suis venue chercher, aux premières heures du jour. D’ici, je peux entendre les battements de cœur de la ville, l’énergie qui l’anime et tout ce qui la rend vivante."

    Celui qui est parti de chez lui pour ne plus être un poids financier pour sa mère. Celle qui vit recluse dans sa chambre depuis deux ans. Celle qui est malade, très malade. Celle qui est fan, et croit en ses fantasmes. Celui qui a survécu à un tsunami et qui essaie de revivre après le traumatisme. Celui qui est asexué… Tous se sentent en retrait des règles et codes de la société actuelle japonaise. Marginalisés. Et pourtant, dans leurs différences, finalement ils se ressemblent.

    "Je sais que nous vivons la même émotion à cet instant.
    Nos cœurs apprennent à se parler, sous les cerisiers en fleurs de Ueno Park.
    Leurs branches accrochent des lumières au-dessus de nos têtes.
    Elles dissipent les ombres qui nous habitent.
    Un par un.
    Une par une.
    Nous ne sommes plus étrangers à nous-mêmes.
    Et du même élan, plus tout à fait étrangers aux autres."

    Huit voix, huit histoires. Huit destins.

    "C’est la naissance d’un monde. Ce même miracle à chaque fois. Le retour à la vie d’une partie de moi.
    Combien d’heures sont passées pour te faire apparaître dans le miroir ?
    Combien d’heures pour redevenir toi ?
    Je t’aime tellement que je ne compte pas.
    Ce que je vois dans le miroir à présent, c’est celle qui dort au fond de moi quand les autres me veulent autre.
    Celle que je suis vraiment.
    Je me vois.
    Moi."

    Leur passage à Ueno Park est l’occasion de faire le point. Un bilan de leurs jeunes années. De réfléchir à qui ils sont, et qui il deviendront, ou pas. De leurs réflexions profondes sur leurs différences et leurs vies se dégagent de la maturité, du courage, de l’amour, mais aussi du dépassement de soi, et du respect de soi-même et des autres. Leurs réflexions cheminent en même temps que les fleurs se préparent à éclore. Une nouvelle saison. Un nouveau départ.

    "Mais je ne suis pas morte.
    Même si je ne suis plus tout à fait vivante.
    Je suis interrompue.
    C’est arrivé, c’est tout. Je n’ai rien décidé. Je n’ai rien voulu.
    J’allais bien, et la seconde d’après, j’étais cassée.
    Une cassure qui ne se répare pas.
    J’avais renoncé."

    L’écriture d’Antoine Dole est fluide. Les mots et les phrases s’enchaînent en même temps que les émotions. J’ai souvent eu les larmes aux yeux en lisant ce roman. Sans pourtant m’identifier aux adolescents, j’ai ressenti leur mal-être. Jusqu’à souffrir pour eux. Avec eux. Vouloir les aider. Ou au moins les écouter. Le roman s’attache à ce moment, lors d’Hanami, mais j’aurai aimé les suivre plus longtemps, les voir évoluer.

    Le texte est beau. Touchant. Bouleversant. Un court roman jeunesse, à lire d’un seul souffle. Huit voix pour une leçon de vie et une grande bouffée d’oxygène. Ueno Park, c’est un tourbillon d’émotions. Et d’espoir.

    "Je vais partir, et tout ce vide que je laisse, il faudra le remplir de choses merveilleuses."

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  • Une lecture assez courte, sur la jeunesse japonaise qui semble perdue, rêver d'autres choses (finalement, c'est un peu l'histoire de tous..)/
    Une lecture que j'ai plutôt bien aimé, avec beaucoup de jolies phrases.
    Les histoires sont cependant très courtes, ce qui ne nous laisse pas vraiment le...
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    Une lecture assez courte, sur la jeunesse japonaise qui semble perdue, rêver d'autres choses (finalement, c'est un peu l'histoire de tous..)/
    Une lecture que j'ai plutôt bien aimé, avec beaucoup de jolies phrases.
    Les histoires sont cependant très courtes, ce qui ne nous laisse pas vraiment le temps de s'attacher aux personnages.

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  • C'est un roman assez déroutant que nous propose Antoine Dole (comme toujours). Il met en scène l'histoire de huit adolescents, qui se succèdent, sans lien les uns avec les autres, sinon une furieuse envie de s'en sortir, d'être libre et de vivre. Ces jeunes ont chacun leur passé, leurs drames,...
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    C'est un roman assez déroutant que nous propose Antoine Dole (comme toujours). Il met en scène l'histoire de huit adolescents, qui se succèdent, sans lien les uns avec les autres, sinon une furieuse envie de s'en sortir, d'être libre et de vivre. Ces jeunes ont chacun leur passé, leurs drames, leurs tragédies. Pourtant, à Ueno Park, ils vont tous se retrouver à observer le spectacle fascinant des cerisiers en fleur, et quelque chose va changer : des envies et des désirs vont naitre.
    Ces portraits d'adolescents sont forts: on suit par exemple une jeune fille hikikomori, qui, étouffée par le poids de la société n'est jamais sorti de sa chambre depuis des années, un jeune garçon qui se reconstruit après la violence subie par un tsunami, un autre se disant asexué qui essaye d'assumer sa façon de s'habiller, de se maquiller bien qu'il subit des moqueries, ou encore une jeune fille folle amoureuse d'une pop star...

    Toutes ces histoires sont bouleversantes. Et à travers eux, c'est donc tout un pan de la culture japonaise d'aujourd'hui qui se déploie, toute une histoire qu'on apprend à connaitre. Un Japon à la fois rigide et excessif, coloré, codifié et libérateur. On imagine la beauté des décors, le fourmillement des rues, l'odeur des fleurs.. Antoine Dole lui rend hommage.
    Mais ce roman c'est aussi un focus sur la vie de ces personnages, leurs angoisses, le mal être qu'ils éprouvent dans une société qui nous parait loin, à nous européen, mais qui est fatalement la même. Celle des ados d'aujourd'hui. C'est très bien fait.
    Antoine Dole écrit avec sobriété et nous touche. On ressent la tendresse qu'il a pour ces personnages et à notre tour, on finit la lecture avec émotion. Tous ces petits destins, ce sont autant de réflexions sur l'homme, l'acceptation, la liberté. En tout cas, moi, je l'ai pris en ce sens.
    Il faut prendre ce roman comme des nouvelles, sans fin ni début, un état des lieux émouvant. Ceux qui voudront une véritable histoire, une aventure au cœur d'un Japon moderne, passeront leur chemin.

    Pour tous les fans du Japon, et les autres !

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