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Trois soeurs

Couverture du livre « Trois soeurs » de Laura Poggioli aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Quand la police de Moscou est arrivée, les trois soeurs étaient assises le long du mur à côté du cadavre de leur père. Il avait le poil noir, le ventre gras, une croix dorée autour du cou. Depuis des années, il s'en prenait à elles, les insultait, les frappait, la nuit, le jour. Alors elles... Voir plus

Quand la police de Moscou est arrivée, les trois soeurs étaient assises le long du mur à côté du cadavre de leur père. Il avait le poil noir, le ventre gras, une croix dorée autour du cou. Depuis des années, il s'en prenait à elles, les insultait, les frappait, la nuit, le jour. Alors elles l'ont tué.

La Russie s'est déchirée à propos de ce crime, parce qu'il lui renvoie son image, celle d'une violence domestique impunie. À vingt ans, Laura Poggioli a vécu à Moscou. Elle aimait tout : la sonorité de la langue, boire et sortir, chanter du rock. Elle a rencontré Mitia, son grand amour. Parfois il lui donnait des coups, mais elle pensait que c'était sa faute. « S'il te bat, c'est qu'il t'aime », dit un proverbe russe.

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Avis (25)

  • Récit coup de poing qui révèle une société russe dans sa complexité à travers un fait divers tragique.

    Laura Poggioli, d'origine italienne, nourrie par la littérature russe depuis le lycée, a poursuivi des études à Sciences Po durant lesquelles elle a pu séjourner plusieurs fois à Moscou....
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    Récit coup de poing qui révèle une société russe dans sa complexité à travers un fait divers tragique.

    Laura Poggioli, d'origine italienne, nourrie par la littérature russe depuis le lycée, a poursuivi des études à Sciences Po durant lesquelles elle a pu séjourner plusieurs fois à Moscou. Elle nous propose son premier roman avec «  trois soeurs ».

    Le premier chapitre glaçant nous plonge dans l'horreur des violences familiales à Moscou en 2018 : trois sœurs Krestina, Angelina et Maria, âgées de dix sept à dix neuf ans sont prostrées devant le cadavre de leur père Mikhaêl, qu'elles viennent d'assassiner.
    L'auteur est interpellée par cette affaire qui déchaîne la presse moscovite et ses habitants, les uns soutenant les filles et les autres les accusant. Elle décrit les faits précisément et déroule la vie de cette famille en remontant onze années en arrière pour tenter d'expliquer le geste des filles.
    En parallèle, les souvenirs de ses séjours à Moscou remontent, en particulier son aventure amoureuse conflictuelle avec Mitia, jeune sibérien au caractère changeant exprimant aussi bien une grande tendresse que de la violence pure.

    L'auteur utilise ce faits divers , hélas peu isolé, pour décrire une société russe qui ne prend aucunes mesures pour protéger les femmes contre les violences conjugales .Un proverbe russe en témoigne aisément : «  s'il te bat, c'est qu'il t'aime ». Tous les voisins de la famille, les enseignants, la police étaient au courant de la violence de ce père mais personne n'a levé le petit doigt considérant que ce sont des problèmes privés . C'est une société mystérieuse ou les hommes sont courtois dans la rue mais deviennent des bourreaux dans leur intimité familiale.
    Le traitement de cette affaire criminelle démontre les failles de la justice, de la police et des représentants religieux avec l'appui de l'état qui venait d'adopter une nouvelle loi, dite «  loi des gifles » dépénalisant les violences conjugales ! Toute structure en aide pour les femmes est interdite par l'état et chaque femme qui porte plainte est accusée d'être mauvaise mère ou épouse.
    On perçoit néanmoins l'attachement de Laura Poggioli pour cette Russie à travers son amie Marina, la beauté de Moscou , ses hivers lumineux, ses écrivains et sa culture, comme à la pièce de Tchekhov ; «  les trois soeurs ».
    Elle mêle avec justesse la destinée de ces trois sœurs si attachantes avec son propre récit de jeunesse , essayant de comprendre l'emprise subie par son compagnon violent de l'époque, en intégrant des recherches journalistiques précises .
    Premier roman bouleversant et indispensable .

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  • Voici un livre pour lequel il faut être prête tellement il est bouleversant. Personne ne peut rester insensible à ce récit prenant ,où les mots sont posés avec justesse sur tant de violence, de douleur ,mais aussi de force et d'amour entre les trois sœurs.
    Ce père qu'on déteste dès les...
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    Voici un livre pour lequel il faut être prête tellement il est bouleversant. Personne ne peut rester insensible à ce récit prenant ,où les mots sont posés avec justesse sur tant de violence, de douleur ,mais aussi de force et d'amour entre les trois sœurs.
    Ce père qu'on déteste dès les premières lignes. A quel moment quand on vit de telles situations ,on est capable de dire Stop et d'agir? Je m'interroge toujours sur cela .
    Comment on se reconstruit après une pareille épreuve?
    Merci à Laura Poggioli pour ce récit , ce témoignage.

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  • Une lecture dont on ne sort pas indemne et qui reste en persistance rétinienne.

    Ce livre recommandé par mon cher neveu @iamcoeurdacier, est tout à la fois, un reportage avec la reprise d'éléments de l'enquête, une fiction - l’auteure imagine la vie des trois sœurs de l'enfance jusqu'au...
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    Une lecture dont on ne sort pas indemne et qui reste en persistance rétinienne.

    Ce livre recommandé par mon cher neveu @iamcoeurdacier, est tout à la fois, un reportage avec la reprise d'éléments de l'enquête, une fiction - l’auteure imagine la vie des trois sœurs de l'enfance jusqu'au parricide - une autobiographie (elle retrace son histoire, raconte la Russie qu'elle aime tant) et un documentaire, presque un essai.
    L’affaire Khatchatourian en 2018, m’est passé au-dessus de la tête. Je la découvre avec ce livre Trois sœurs.

    Le 22/07/2018, les trois sœurs Khatchatourian - Krestina 19 ans, Angelina 18 et Maria 17 - tuent leur père Mikhaïl de Trente-six coups de couteau, dix coups de marteau
    Elles ont vécu l’enfer : abus verbal, physique, sexuel étaient leurs quotidiens.
    Il faut un cœur bien accroché pour lire les sévices qu’elles ont subi.
    En Russie, on ne parle pas de ces choses-là, elles sont supposées rester dans l’intimité familiale.

    En parallèle de l’histoire des sœurs, Laura Poggioli parle de son expérience qui la renvoie à des secrets de famille. Le lourd passé de l'auteure m'a perturbée : au début je me demandais si cela était bienvenu de lier ces deux affaires, ce que son parcours personnel venait faire là. Au fil des pages, j’ai compris que son passé entrait en résonnance avec celui des millions de femmes russes qui subissent et tolèrent ces violences en excusant le vil coupable.

    J’ai noté cette jolie phrase si explicite de ce que vivent ces femmes, au sujet de sa tante qui a vécu cet enfer de violences conjugales, qui après s’être reconstruite loin de son bourreau, retournait avec lui « C’était comme si elle ne savait pas quoi faire d’autre de sa peau qu’être cette femme en lambeaux. »
    Les sœurs Katchatourian sont devenues le symbole des violences domestiques en Russie. « Pour beaucoup, un meurtre restait un meurtre et une victime de violences avait toujours la possibilité de partir. »En 2020, Le parquet russe réclame que les faits soient requalifiés en "légitime défense«abc»
    J’ai apprécié l’étude sociologique bien documentée. J'ai aussi aimé la comparaison de la place des femmes dans la société russe et la société française.

    J’y ai trouvé du transgénérationnel, de la sororité.
    Un livre touchant, engagé et perturbant à lire et faire circuler.

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  • Elles sont trois, elles ont de 17 à 19 ans, elles sont sœurs, ce sont les filles de Mikhaïl Khatchatourian. Lorsque la police arrive, Krestina, Angelina et Maria se tiennent près du cadavre de leur père sur le palier qui mène à leur appartement. Accident ou assassinat, aucun doute n’est permis...
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    Elles sont trois, elles ont de 17 à 19 ans, elles sont sœurs, ce sont les filles de Mikhaïl Khatchatourian. Lorsque la police arrive, Krestina, Angelina et Maria se tiennent près du cadavre de leur père sur le palier qui mène à leur appartement. Accident ou assassinat, aucun doute n’est permis puisqu’elles expliquent rapidement les événements qui ont précédé le décès du bourreau.

    Lorsque leur mère Aurelia rencontre Mikaël elle a 17 ans à peine. Plus âgé, plus affirmé, sûr de lui et de son pouvoir d’homme, mais déjà violent, celui qui la viole dans les toilettes du bar où ils se rencontrent sera le père de ses quatre enfants. Un fils et trois filles plus tard, celle qui subit quotidiennement des violences physiques et psychologiques de cet homme à qui personne ne résiste doit quitter le foyer. C’est une question de vie ou de mort.

    A compter de ce jour, et même si c’était déjà le cas avant, Krestina, Angelina et Maria sont à la merci de Mikhaïl. Violence, tortures psychologiques, privations, viols, tout lui est permis, puisque ce sont ses filles, elles lui appartiennent. Et la famille paternelle entre dans le jeu pervers des violences et du silence. Et même si des déclarations ont été faites auprès des autorités ou de la police, en Russie ce qu’il se passe dans la famille doit rester secret et se régler en famille. Personne jamais ne prendra soin de ces trois jeunes femmes. Quand on sait qu’une loi a été promulguée qui permet d’arrêter et de punir toute femme qui se plaindrait de violence intra-familliale on peut s’interroger sur la valeur de la vie d’une femme ou d’une fille dans ce pays.

    Laura Poggioli alterne le récit de ce drame familial avec sa propre expérience. Amoureuse de la Russie, elle y a passé de nombreuses années. Étudiante étrangère, elle y a rencontré Mitia. Amoureux prévenant et attentionné au début de leur relation, il est rapidement devenu violent, exerçant sur elle un harcèlement destructeur auquel elle s’est soumise pendant des années.

    C’est cette réflexion sur sa propre soumission et l’acceptation de ces relations qui émaille le récit autour des trois sœurs.
    ............
    J’ai lu ce roman d’une traite, impossible à lâcher malgré quelques défauts, cette introspection un peu trop prégnante parfois, comme si l’autrice avait hésité entre deux récits, le personnel et intime et le public avec les trois sœurs.
    chronique à lire sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2022/11/17/trois-soeurs-laura-poggioli/

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  • Une histoire sordide : celle d'un "fait divers" réel.
    Celle d'un parricide commis à Moscou le 27 juillet 2018 par les trois jeunes soeurs Khatchatourian: Kristina, Angelina et Maria.
    Celle d'une "violence ordinaire" en Russie, la violence intra-familiale, quasi dépénalisée à l'époque des...
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    Une histoire sordide : celle d'un "fait divers" réel.
    Celle d'un parricide commis à Moscou le 27 juillet 2018 par les trois jeunes soeurs Khatchatourian: Kristina, Angelina et Maria.
    Celle d'une "violence ordinaire" en Russie, la violence intra-familiale, quasi dépénalisée à l'époque des faits; car en Russie, Madame, on lave son linge sale en famille ! Attention à ne pas prendre exemple sur les sociétés occidentales décadentes, leur mouvement Me Too et la parole libérée et inconséquentes de leurs femmes !
    Ben voyons ! ne surtout pas risquer de gangréner et "diluer" les valeurs traditionnelles de la Grande Russie !
    Or "le linge ", c'est le père de famille, Mikhaïl, qui le salit ! C'est lui le tortionnaire qui depuis des années insulte, humilie, asservit et viole ses filles. Et ce en toute impunité, car c'est un homme influent de la diaspora arménienne, influent et corrompu.
    Dans la passivité de l'entourage, dictée par les traditions et par la peur ; la mère des adolescentes a même dû quitter le foyer pour sauver sa peau.
    Alors à la violence de ce père répond le silence des filles : les yeux qui se baissent devant l'ogre, les murs qu'il faut raser, les ordres qu'il faut exécuter de peur des représailles ou du "pire encore à venir"
    S'enfuir à l'intérieur de soi-même pour survivre.
    C'est dans le contexte de ce drame qui a fini par remuer l'opinion publique que l'auteure Laura Poggioli insère sa propre histoire. Celle d'une petite française venue en Russie pour ses études, puis tombée amoureuse de l'âme russe en général et du beau Mitia en particulier !
    Place rouge et chocolat de chez Pouchkine, certes, mais aussi amour et sexualité épanouie. jusqu'à ce que Laura se retrouve elle aussi humiliée et violentée par Mitia, car voyez vous , il est un dicton qui dit là-bas : " si ton homme te bat, c'est qu'il t'aime" (!?!?)
    Au travers de sa propre expérience , transposable, même si à un degré moindre, à celle des 3 soeurs, L. Poggioli analyse les origines de cette violence domestique. Elle permet d'éclairer plus émotionnellement l'acte des 3 soeurs et de pointer les dysfonctionnements de la société russe en matière d'égalité.
    Comme si des siècles de totalitarisme avaient fini par nier "l'intime" des femmes et leur droit d'exister. Comme si domination patriarcale et violence étaient inscrites dans les gènes mâles russes.
    Car, sous couvert de sauvegarder les "valeurs traditionnelles", cette violence domestique et cette misogynie institutionnalisée font le lit de l'autoritarisme des dirigeants.
    Après la dépénalisation de ce type de violence en 2017, la Cour Constitutionnelle russe vient néanmoins de durcir la législation en la matière, sous la pression de l'opinion internationale mais aussi de celle des femmes russes.
    Car enfin, depuis les Pussy Riot, les initiatives féministes se sont multipliées dans le pays et les féministes deviennent non seulement force de résistance mais aussi force politique. Contre les violences domestiques et depuis quelques mois contre la guerre.
    Ainsi ce terrible "fait divers" a permis une prise de conscience et une libération de la parole des femmes russes. Réussiront-elles à se faire entendre ?
    Le livre de L. Poggioli, parce qu'il nous alerte et nous sensibilise est indéniablement utile à tous.
    Le mélange de son enquête et de ses notes personnelles apportant un peu de "romanesque" ne m'a pas dérangée. Ecriture simple et accessible .
    Un grand merci à lecteurs.com de m'avoir permis de le découvrir.

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  • Laura Poggioli apprend le russe plutôt que l’italien. On lui dit qu’il faut choisir une langue rare car l’italien, elle l’apprendra plus tard. De ce fait elle participe à un échange scolaire en Russie et se lie d’amitié avec sa correspondante puis elle finira par vivre en Russie par amour de...
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    Laura Poggioli apprend le russe plutôt que l’italien. On lui dit qu’il faut choisir une langue rare car l’italien, elle l’apprendra plus tard. De ce fait elle participe à un échange scolaire en Russie et se lie d’amitié avec sa correspondante puis elle finira par vivre en Russie par amour de cette langue, de ce peuple et de cette culture.
    Laura se passionne pour ce pays et en vivant là-bas, elle découvre un jour un fais divers terrible: trois sœurs,  Krestina, Angelina et Maria, âgées respectivement de 19, 18 et 17 ans, décident de tuer leur père.
    Laura fait un parallèle entre sa propre vie et celle de ces filles et nous raconte de terribles histoires concernant la violence faites aux femmes.
    Mikail Sergheievitch  Khatchaturian, d’origine arménienne, père des trois sœurs, épouse Aurelia, née en Moldavie. Mikail est tout-puissant, il trempe dans toutes sortes d’affaires louches au sein de la communauté arménienne mais n’hésite pas à s’afficher à l’église en grand croyant à toutes les messes, tous les dimanches.  Aurélia, dont la seule faute est de venir de la Moldavie voisine, donne naissance à Serioja, un petit garçon et en l'espace de deux ans à peine, à trois filles.
    Lydia, sa belle mère, est aussi cruelle que violente. Lors d’une messe, elle pince violemment les cuisses de sa belle fille en osant marmonner: « saleté de belle-fille, quelle idée il a eu de nous ramener une moldave, il n’aurait pas pu choisir une arménienne ? Ça aurait facilité les choses».
    Cette famille vivra un cauchemar dans leur foyer. La violence remplira leur quotidien. Mikhaïl, aidé parfois de Lydia sa propre mère et de ses cousins, maltraitent cette famille qui essaye de les dénoncer sans succès. En effet, en Russie, on dit que le linge sale se lave en famille. Donc aucune plainte n’est écoutée, les membres de la famille maltraitée insistent sur cette violence mais on leur répond que chaque coup est certainement dû à leur propre faute. Il existe un autre proverbe russe qui conforte cette idée : «S’il te bat, c’est qu’il t’aime».
    Un récit à la limite de l’insupportable. On se sent impuissants face à toutes ces femmes en souffrance qui n’arrivent pas à mettre un terme à cette maltraitance.
    Un grand merci à lecteurs.com qui m'a permis de découvrir ce livre

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  • Moscou, 2019 : trois soeurs sont assises le long du mur à côté du cadavre de leur père. Depuis des années, il s'en prenait à elles, les insultait, les frappait, les violait la nuit, le jour. Laura Pioggioli retrace la genèse de ce fait divers exceptionnellement médiatisé en Russie, un crime...
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    Moscou, 2019 : trois soeurs sont assises le long du mur à côté du cadavre de leur père. Depuis des années, il s'en prenait à elles, les insultait, les frappait, les violait la nuit, le jour. Laura Pioggioli retrace la genèse de ce fait divers exceptionnellement médiatisé en Russie, un crime emblématique d'une violence domestique impunie. Car les lois du pays considèrent que les hommes ont le droit de faire ce qu'ils veulent à leur domicile une fois la porte fermée. Ce roman - ce n'est pas seulement la retranscription du crime mais aussi l'histoire d'une jeune française qui part vivre à Moscou et tombe amoureuse du pays, de la sonorité de la langue et de Mitia, son grand amour qui, très vite, lui donne des coups- est une immersion dans un monde gouverné par des hommes qui aiment dominer.
    Les chiffres sont effroyables : 12 000 femmes russes meurent chaque année sous les coups de leur conjoint. J'ai découvert - effarée- le calvaire des sœurs Katchatourian et la situation désespérée des femmes russes victimes de violences conjugales. Glaçant.

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  • Souvent, en lisant, on voyage, on rêve, on apprend, on grandit ou on retombe en enfance, en amour, en espoir.

    Trois sœurs, petit roman, m’a fait retomber en enfer, et malgré ses 250 pages, je l’ai lu en beaucoup (trop) longtemps.
    Je me suis trouvée face à un récit fort, construit, à...
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    Souvent, en lisant, on voyage, on rêve, on apprend, on grandit ou on retombe en enfance, en amour, en espoir.

    Trois sœurs, petit roman, m’a fait retomber en enfer, et malgré ses 250 pages, je l’ai lu en beaucoup (trop) longtemps.
    Je me suis trouvée face à un récit fort, construit, à l’écriture posée et parfaite.

    Et c’est un premier roman bon sang !

    Ce paradoxe de lecteur, tu sais le « J’ai envie de continuer mais j’ai pas envie de continuer pour pas souffrir plus » est fortement casse-pied, surtout face à une œuvre aussi forte, si maîtrisée.

    L’autrice, partant d’un fait-divers, nous parle de la Russie, de sa Russie, de cette contrée dure et magnifique. La violence envers les femmes y est banalisée et c’est de cela en fait dont parle ce livre. De cette violence terrible, des luttes, des voix cassées qui crieront jusqu’au dessillement.

    Un récit qui claque, parfait, important. Un coup de cœur, un coup au cœur !

    Merci aux Editions L’Iconoclaste et à lecteurs.com

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