Trois heures du matin

Couverture du livre « Trois heures du matin » de Gianrico Carofiglio aux éditions Slatkine Et Cie
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  • Un roman d'apprentissage, un roman sur la relation père-fils, la découverte de deux personnes sur un laps de temps très court.
    Un beau roman confidence, d'amour & de tendresse.

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  • Antonio est un jeune adolescent italien qui souffre d’épilepsie idiopathique depuis l’enfance. Après un traitement terriblement invalidant et inadapté (prescription médicale lourde, pratiquement plus aucune activité digne de ce nom, de sport, ni même de boissons gazeuses …) ses parents (divorcés...
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    Antonio est un jeune adolescent italien qui souffre d’épilepsie idiopathique depuis l’enfance. Après un traitement terriblement invalidant et inadapté (prescription médicale lourde, pratiquement plus aucune activité digne de ce nom, de sport, ni même de boissons gazeuses …) ses parents (divorcés depuis ses neuf ans) décident de le faire examiner dans un hôpital réputé de Marseille.
    Afin d’être jugé définitivement guéri, Antonio devra revenir trois ans plus tard et se soumettre à un test, au cours duquel il devra rester éveillé durant deux jours et deux nuits.
    À presque dix-huit ans, en juin 1983, Antonio y retourne - en compagnie de son père cette fois. Un père qui demeure une réelle énigme à ses yeux. Grand mathématicien, il n’a jamais eu les mots nécessaires, appropriés à un rapprochement filial, et le temps a inexorablement fait son oeuvre. Avec l’aide de médicaments qui empêcheront Antonio de s’endormir, les promenades nocturnes dans cette ville inconnue et à la fois angoissante, le vin des diners, un miraculeux (mais non moins sincère) rapprochement se produira entre le père et le fils, une complicité fugitive que le jeune homme n’oubliera jamais.
    Gianrico Garofiglio a plusieurs cordes à son arc : écrivain, mais aussi homme politique (sénateur), magistrat et procureur (en charge de dossiers sur la mafia dans les années 80-90). Il nous livre un très beau récit emprunt de tendresse et de nostalgie, sur la rencontre fugace d’un fils et de son père qui se font des confidences intimes pour la première fois. Le plus âgé sur sa jeunesse et l’amour de sa vie (à savoir la mère de son fils) et le plus jeune sur son appréhension, à l’aube de son entrée dans la vie d’adulte. On se pose d’ailleurs la question, quant à la part de fiction et d’autobiographie de cette tranche de vie …

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  • Antonio, la cinquantaine nous narre les trois jours passés avec son père, juste avant ses dix-huit ans.
    Ses parents étant séparés et n’ayant pas évoqué avec lui ni le pourquoi de leur séparation, ni raconté leur vie commune, il doit faire un séjour à Marseille, dans un but thérapeutique. C’est...
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    Antonio, la cinquantaine nous narre les trois jours passés avec son père, juste avant ses dix-huit ans.
    Ses parents étant séparés et n’ayant pas évoqué avec lui ni le pourquoi de leur séparation, ni raconté leur vie commune, il doit faire un séjour à Marseille, dans un but thérapeutique. C’est son père qui l’accompagne.
    Épileptique depuis bientôt dix ans, il doit passer quarante-huit heures sans dormir afin de déterminer s’il lui est possible de ne plus être sous traitement.
    Dans un premier temps, c’est le petit garçon qui parle des effets de la maladie, traitement à prendre, ne pas pouvoir partager les activités des copains, donc l’éloignement qui s’en suit. Ceux qui n’ont pas de problèmes de santé ne cherchent pas à savoir et lui-même se sentant différent s’isole. En pénétrant dans l’unité des malades ayant sa pathologie, il s’aperçoit qu’il est plutôt favorisé, car certains sont à des stades plus avancés.
    « Depuis qu’on avait établi ce diagnostic, l’épilepsie avait été pour moi un stigmate d’infériorité, une marque d’infamie à occulter à tout prix. »
    Ces journées, sont une parenthèse dans sa vie, et pour la première fois il va oser pénétrer dans l’intimité de son géniteur. Il le découvre comme homme, mathématicien et musicien amateur.
    Il s’aperçut qu’il ne parlait pas de son père avec sa mère et vice versa.
    La profession de son père, mathématicien, le classait aux yeux du fils, dans la catégorie des gens cartésiens.
    Peu à peu, il découvre un homme qui doute, qui angoisse, ayant peur de la mort, qui n’a pas accompli tous ses rêves…
    Il découvre un homme bienveillant qui lui distille des conseils, pour faire du jeune homme un homme ouvert au monde. Tant par la culture, choix à faire, connaissances à approfondir, que par la droiture à avoir, en essayant de ne pas oublier qui il est profondément.
    La vie fait que parfois, on peut s’égarer en chemin.
    A contrario le père découvre que son enfant n’est plus un enfant, mais un homme en train de se construire.
    Cette errance de quarante-huit heures dans une ville comme Marseille, belle et inquiétante, loin de chez eux est une aubaine.
    « Je crois que la liberté n’existe pas sans un certain degré de risque, d’insécurité. La liberté, c’est un équilibre précaire, c’est n’être jamais tout à fait à sa place. »
    Ces heures seront gravées dans le marbre de leur mémoire.
    Il émane de ce livre une douceur et une profondeur qui épouse le rythme du Jazz, musique dont il est question aussi. Le livre est hanté comme cette musique par les muses. Le mot est juste comme le ton, comme le Jazz c’est un dialogue véritable entre les instruments que sont le père et le fils.
    Sur un rythme méditatif le père découvre l’homme en devenir qu’est son fils, et le fils découvre un homme qu’il ne soupçonnait pas derrière l’image du père.
    L’ensemble est sobre, précis, empreint de tact, toujours, très intimiste mais tellement vivant.
    Ici les valeurs humaines sont célébrées, la vie a un sens et l’on transmet les instruments de la liberté.
    Finir ma lecture en écoutant Miles Davis « Time after time » a tout son sens.
    Merci à Masse Critique Babelio et aux éditions Slatkine é Cie pour cette découverte qui me donne envie de lire autre chose de cet auteur.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 06 mars 2020.

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