Toutes les histoires d'amour du monde

Couverture du livre « Toutes les histoires d'amour du monde » de Baptiste Beaulieu aux éditions Mazarine
  • Date de parution :
  • Editeur : Mazarine
  • EAN : 9782863744475
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Lorsqu'il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d'amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie.  Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l'histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue  :... Voir plus

Lorsqu'il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d'amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie.  Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l'histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue  : Anne-Lise Schmidt.
Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse  ? Comment quelqu'un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?
Naviguant entre les grands drames du xxe siècle et des histoires d'amour d'aujourd'hui glanées dans une tentative éperdue de faire passer un message à son père, Jean devra percer le lourd secret d'un homme et lever le voile sur un mystère qui va chambouler toute une famille...

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  • Deuxième roman que je lis de Baptiste Beaulieu et un avis en demi-teinte. J'ai découvert cet auteur avec La Ballade de l'Enfant Gris il y a deux ans, roman dont je garde un souvenir de confusion dans la lecture par les allers retours que l'auteur faisait, les interrogations quant aux personnages...
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    Deuxième roman que je lis de Baptiste Beaulieu et un avis en demi-teinte. J'ai découvert cet auteur avec La Ballade de l'Enfant Gris il y a deux ans, roman dont je garde un souvenir de confusion dans la lecture par les allers retours que l'auteur faisait, les interrogations quant aux personnages et j'ai eu un peu le même problème avec celui-ci. J'avais par contre trouvé que la relation médecin/malade/famille et la présence de la déchirure, comme une forme fantastique, était intéressante.

    Je ne peux nier une certaine poésie, tendresse à chaque récit mais du coup j'ai le sentiment que c'est le fond d'écriture de chaque roman. J'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser à l'intrigue qui pour moi était un peu "prévisible"  sauf pour sa résolution puisque ce livre est une bouteille lancée à la mer (enfin plutôt aux lecteurs) par son auteur pour retrouver Anne-Lise Schmidt. En effet Baptiste Beaulieu nous raconte son histoire familiale paternelle, à travers la découverte par son père de lettres de son grand-père. 

    La lecture de celles-ci va être l'occasion de mettre à jour sa propre relation paternelle avec ses non-dits, ses conflits et pour chacun de faire une sorte de mea culpa.

    Comme tu habitais tout seul ton corps, grand-père, et tout seul ton fauteuil, tu habitais tout seul avec nous. (p117)

    L'intrigue est intéressante car elle permet d'évoquer l'histoire d'une famille avec ses tourments, ses "secrets", ses amours mais aussi comment celle-ci a traversé l'histoire de son pays et a pu s'en trouver bouleverser. L'insertion de photos des différents personnages rajoute une identification de ceux-ci. 

    Mais, car il y a un mais pour moi, j'ai eu un peu de mal avec la construction : entre les lettres toujours à la date du 3 Avril de chaque année, les histoires d'amour que Baptiste Beaulieu racontent à son père et la période "Aujourd'hui", les trois générations qui se mêlent et les propres difficultés relationnelles que rencontre l'auteur avec son père.

    D'autre part j'ai été un peu agacée, à la fin de certains chapitres, par la chute du genre page-turner, ou par des phrases assez stéréotypées "Elle a mal à toutes les articulations du monde" ou "Les hommes s'en vont, mais la guerre, elle, ne meurt jamais" qui se veulent comme des sortes de phrases de morale, de sentence, et que je m'attendais ensuite à trouver à chaque fois (j'en ai retrouvé deux mais il y a eu des passages où cela revenait très régulièrement). Je n'ai pas eu le sentiment de sincérité mais plus d'artifices d'écriture.

    Je comprends que c'est le genre de récit qui peut toucher beaucoup de lecteurs par le sujet, par le côté émouvant de ces trois générations d'hommes qui n'arrivent pas à se parler, qui attendent de chacun un geste, un mot, un regard. Le lecteur peut ressentir de l'empathie pour Baptiste Beaulieu qui révèle un pan de son histoire familiale et de ses failles, mais moi je suis restée à distance.

    Les mots, le discours des personnages m'a semblé artificiel, décalé par rapport à eux,, leur éducation et leur milieu social. Je n'ai pas eu le sentiment de les entendre eux, Moïse, Denis parler. J'ai lu les mots d'un écrivain qui veut mettre de l'émotion dans sa narration mais qui ne rend pas réellement l'atmosphère, le contexte de l'histoire.

    Je ne doute pas que tous les faits soient vrais, mais certains événements, coïncidences m'ont paru absolument incroyables. Cela relève presque de l'extraordinaire.

    J'avais finalement mieux aimé La Ballade de l'Enfant gris mais à trop vouloir jouer sur la corde sensible parfois cela sonne faux et dans ce roman je n'ai pas du tout adhéré. C'est un avis personnel par rapport à mes lectures, mon univers, mon passé de lectrice. Lorsque je lis ce genre de récit je veux m'immerger dans l'histoire, me glisser dans la peau d'un ou de plusieurs d'entre eux, ne pas ressentir les ingrédients nécessaires à l'écrivain pour accrocher son lecteur, être surprise, bouleversée par une écriture vraie.

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  • Toutes les histoires d'amour du monde de Baptiste Beaulieu est un roman absolument magnifique qui me faisait de l’œil et que j'ai eu le plaisir de lire grâce aux éditions Fayard, via net galley.
    Lorsqu'il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d'amour, le père de...
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    Toutes les histoires d'amour du monde de Baptiste Beaulieu est un roman absolument magnifique qui me faisait de l’œil et que j'ai eu le plaisir de lire grâce aux éditions Fayard, via net galley.
    Lorsqu'il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d'amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie. Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l'histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt. Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse ? Comment quelqu'un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?
    En lisant le résumé de Toutes les histoires d'amour du monde j'étais tenté mais je ne pensais pas aimer à ce point ce roman !
    Je me suis pris une grande claque car cet ouvrage est très bien écrit, il est poignant, passionnant et je n'ai qu'une chose à dire... Lisez le !!!
    Je trouve difficile d'en dire plus que le résumé, c'est un roman qui se lit, qui ne se résume ou ne raconte pas.
    Tout mais alors absolument tout m'a plu dans ce livre qui est un vrai coup de cœur. L'histoire, les personnages, l'ambiance, l'amour, encore et toujours. Une histoire de vie, un secret, une fêlure, l'amour, mais pas que...
    Je n'en dirais pas plus, je ne souhaite pas trop vous en dévoiler et je mets un énorme cinq étoiles :)

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  • Depuis le temps que l'on me parle de Baptiste Beaulieu...ca y est, j'ai franchi le cap et j'ai lu ce roman, qui est son dernier.
    Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie.
    Jean, lui, tombe des...
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    Depuis le temps que l'on me parle de Baptiste Beaulieu...ca y est, j'ai franchi le cap et j'ai lu ce roman, qui est son dernier.
    Lorsqu’il découvre dans une vieille malle trois carnets renfermant des lettres d’amour, le père de Jean sombre dans une profonde mélancolie.
    Jean, lui, tombe des nues : Moïse, son grand-père, y raconte toute l’histoire de sa vie. Plus incroyable encore, Moïse adresse son récit à une inconnue : Anne-Lise Schmidt.
    Qui est cette femme ? Et surtout qui était-elle pour Moïse ? Comment quelqu’un de si chaleureux et sensible dans ses lettres a-t-il pu devenir cet homme triste et distant que père et fils ont toujours connu ?
    Cette quête menée par Jean (qu'il relate à son papa) retrace différentes histoires d'amour qui s'entrelacent au fur et à mesure de la lecture. 3 générations d'hommes (Moise, le grand père; Denis le père et Jean) se succèdent afin de percer le mystère de ces lettres et d'en apprendre davantage sur Moise et son amour secret.
    Mais la fin nous laisse sur notre faim: Anne Lise existe vraiment et Baptiste la cherche toujours pour lui donner en mains propres les fameux courriers.
    Contrairement à beaucoup de lecteurs/lectrices, la magie Beaulienne n'a pas opéré sur moi... Je suis sortie de cette lecture déçue car en temps normal ce genre littéraire est le mien. Je ne renie pas, ne juge pas l'histoire de ces hommes car ce sont les leurs, mais mon ressenti est mitigé... L'écriture est plaisante, mais les interruptions par les diverses histoires d'amour m'ont un peu agacé et le plaisir de lire en a été un peu gâché..
    Désolée Baptiste Beaulieu de ne pas avoir adhéré à ce roman, mais le talent vous l'avez c'est certain. Je lirais un autre de vos romans dans les prochaines semaines....

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  • J'ai refermé ce roman avec une perplexité douce et inquiète. En effet, comment parler du beau ? Comment rendre compte de ce récit "patchwork" où les histoires se succèdent pour former une trame sensible sans trahir le contenu ?

    En parlant vrai, tout simplement et je vais tacher de le...
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    J'ai refermé ce roman avec une perplexité douce et inquiète. En effet, comment parler du beau ? Comment rendre compte de ce récit "patchwork" où les histoires se succèdent pour former une trame sensible sans trahir le contenu ?

    En parlant vrai, tout simplement et je vais tacher de le faire.

    Ce qui fait la force de Baptiste Beaulieu c'est son incroyable talent à parler de son métier avec humilité face à la puissance de certaines histoires et là, on est dans une aventure incroyable puisqu'il s'agit de celle de son grand père Moise.

    Un jour Denis, le père de Jean (le narrateur) viens dans le cabinet de consultation de son fils pour lui parler de son grand père. On a retrouvé dans le grenier 3 carnets écrits par celui-ci où il relate sa jeunesse et son histoire d'amour connue de lui seul tout en s'adressant avec ferveur à une certaine Anne Lise. L’émotion est très forte et on sent la retenue respectueuse dans cette narration systémique qui déclenchera un malaise grave chez Denis au moment de l’évocation de ce fait.

    Et c'est à travers les liens parentaux fragiles et maladroits que vont se retisser d'autres liens distendus.

    L'auteur nous préviens tout de suite, il y a plusieurs définition de l'amour; Eros (l'amour passion), Philia (qui ressemble à de l'amitié), Agapé (amour du prochain qui ressemble à de la fraternité), Storgê (l'amour filial) puis il nous explique qu'il existe un 5eme terme que les hommes jaloux et cupides ont oubliés faute de l'utiliser et je pense que c'est après cet amour-là que nous engageons une course contre le temps en espérant qu'il ne soit pas trop tard !

    Le décor est posé "comme un noyau au centre de son fruit ".

    Autour de ce noyau vont se greffer d'autres histoires en plus de celle de Moise. On y croisera Kayoosh et Kasim, Monsieur et Madame Robinet, Aristide Pujol, Pierre (ami d'enfance de Moise) Willy, Couronnée, Melle Gauffrette et les autres... A travers le prisme de la bienveillance et du devoir de mémoire Baptiste Beaulieu nous emmène dans "les pages qui se tournent" de son grand père où il joue de son imagination pour redonner le goût de vivre à son propre père trop bouleversé par cette découverte.

    Je me suis arrêtée sur certaines phrases qui ont résonné en moi comme une évidence : "Ma génération est la dernière avant l'oubli total de cette époque", "Les hommes ont 3 visages, celui qu'ils montrent au monde, celui qu'ils montrent à leur famille et celui qu'ils ne montrent à personne, la guerre les mélange tous" ou encore cette phrase incroyable qui relativise tout "Parce que l'homme est comme ça, triste de ne pas avoir de gant jusqu'au jour où il rencontre un manchot" et j'ai frissonné à l'idée terrible que notre génération n'ayant pas connu de guerre puisse désirer inconsciemment qu'il y en ai une.

    A la fin de cette histoire tellement délicate et tellement émouvante on n’espère qu'une seule chose : pourvu qu'il y arrive ! (je ne peux décemment pas en dire plus au risque d'en dire trop !)

     

    A lire, à offrir, à faire découvrir. Parlez-en, parlez-en, parlez en pourvu que cette Histoire-là ne se perde pas dans les dédales de l'oubli afin que ces liens un peu perdus puissent reformer une belle écharpe qui tordra le cou aux idées reçues !

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  • Je viens de finir le livre et j' attaque à chaud cette chronique afin de rendre un avis le plus proche de mon ressenti. Je vais le résumer en une phrase : Bizarrement, j'ai beaucoup aimé ce livre. " Bizarrement ", car j'affectionne habituellement les thrillers noirs et glauques et avec ce...
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    Je viens de finir le livre et j' attaque à chaud cette chronique afin de rendre un avis le plus proche de mon ressenti. Je vais le résumer en une phrase : Bizarrement, j'ai beaucoup aimé ce livre. " Bizarrement ", car j'affectionne habituellement les thrillers noirs et glauques et avec ce récit , on est très loin de mon domaine de prédilection . De prime abord, j' aime beaucoup la couverture et j'ai débuté la lecture sans à priori, ne connaissant ni l'auteur , ni ses précédents écrits . Malheureusement dés le début, j'ai compris qu'une partie du récit serait historique et je me suis dit " aie , ça ne va pas le faire" . Je n'aime pas les récits historiques , surtout quand ils concernent la guerre . Contre toutes attentes j'ai enchainé les chapitres les uns après les autres terminant ma lecture en 2 jours et finalement c'est le récit historique que j'ai préféré dans ce livre , ça et surtout un personnage : Moise . j'ai ressenti beaucoup d'empathie pour ce personnage très attachant qui a réveillé en moi le souvenir de mon grand père qui comme lui , a gardé ses souvenirs et ses secrets toute sa vie. Moise à lui seul m'a donné envie de finir ce livre mais je n'ai malheureusement pas eu la meme empathie pour les autres personnages. Malgré cela , ce livre est très touchant , il parle d'amour mais il est surtout plein d'espoir . Il m'a beaucoup plu , surtout la fin , et j'en suis la première surprise . Je vous le conseille .

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  • Toutes les histoires d’amour du monde est encore un roman d’une immense humanité (à l’image de son auteur qui signe là en plus un incroyable roman personnel). Roman d’amour, filial, passionné, tendre, perdu… ce nouveau Baptiste Beaulieu est un concentré d’émotions, une pépite de tendresse et un...
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    Toutes les histoires d’amour du monde est encore un roman d’une immense humanité (à l’image de son auteur qui signe là en plus un incroyable roman personnel). Roman d’amour, filial, passionné, tendre, perdu… ce nouveau Baptiste Beaulieu est un concentré d’émotions, une pépite de tendresse et un roman d’une profonde générosité.........................
    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/baptiste-beaulieu-toutes-les-histoires-damour-du-monde

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  • « Les gens, leurs histoires, les liens d’amour et d’amitié, tout se dilue comme nos larmes sous une pluie violente. La Mort, le Temps, c’est ce qui efface les visages ».

    Les gens, leurs histoires, les liens d’amitié et d’amour, ce sont les fils qui tissent la trame de ce splendidissime roman...
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    « Les gens, leurs histoires, les liens d’amour et d’amitié, tout se dilue comme nos larmes sous une pluie violente. La Mort, le Temps, c’est ce qui efface les visages ».

    Les gens, leurs histoires, les liens d’amitié et d’amour, ce sont les fils qui tissent la trame de ce splendidissime roman de Baptiste Beaulieu. Le quatrième. Un énorme coup de foudre !

    Histoires d’amours : celui qui lie une femme et un homme que tout devrait opposer, tant les circonstances, que l'époque, que les milieux sociaux. Amour d’un fils pour son père, amour au-delà des générations.

    Histoires d’amitiés : de celles qui résistent au temps, ou se brisent contre ses écueils.

    Liens uniques , liens distendus, liens tus. Absences. Souffrances. Douleur d’un homme laminé, comme tant d’autres par la Guerre (avec une majuscule) et ses conséquences intimes. Un homme écrasé. Par la Nuit (avec encore une majuscule). Celle qui l’enrobe, qui l’éteint, des années et des années durant. Jusqu’à son dernier souffle.

    Lorsque Jean, jeune médecin, découvre par l’intermédiaire de Denis, son père, l’existence d’un incroyable secret, c’est un monde qui s’écroule. Des carnets noircis par Moïse B. , son grand-père, durant pendant plus de quarante ans, des lettres poignantes adressées à une mystérieuse femme, des mots emplis d’amour, de tendresse, de désespoir, de regrets, une mystérieuse photographie, et des souvenirs épars : voici tout ce dont dispose Jean pour partir sur les traces de cette Anne-Lise dont la famille ignore l’existence. Renouant un lien jusque là écorché avec son propre père, Jean va relier des points, et tenter de « rompre cette malédiction familiale qui séparait les pères et les fils ».

    Toutes les histoires d’amour du monde, c’est un peu de chacun de nous, avec nos propres plaies, nos cicatrices et ces absences parfois insupportables, ces silences qui écrasent. Ces mots que nous lançons, parfois, nous aussi, sur des carnets, comme des bouteilles à la mer.

    Tout au long de cette sublime lecture, j’ai eu cette sensation bizarre et douce à la fois, que mon grand-père que j’ai tant aimé , était là , à mes côtés, depuis cet endroit d’où on ne revient pas , et que, l’espace d’un roman, la barrière de l’invisible avait disparu. Mon grand-père, mes grands-parents, mon père, ces « plus là » qui ont peut-être emporté avec eux toutes ces choses non-dites. Ces « je t’aime » attendus et restés en suspens.

    Toutes les histoires d’amour du monde, c’est un roman qui interroge, forcément, sur la transmission, sur la filiation, sur la différence, sur les choix (ceux qui nous appartiennent et qui nous dépassent parfois), sur la tolérance, sur la force de l’amour, sur l’importance de la solidarité et du lien intergénérationnel, si précieux. C’est une lecture indispensable, de celles qui vous laissent des traces sur la peau, sous la peau. C’est un immense et beau coup de foudre. C’est une lumière dans la noirceur du monde, c’est la plume de Baptiste, sa sensibilité, celle qui fait du bien. C’est sa voix. Celle qui rayonne d’Amour. De toutes les histoires d’amour du monde.

    « Je voudrais que la personne qui lit ces lignes et a cette chance infinie d’avoir encore son grand-père, sa grand-mère, l’appelle et lui dise « Raconte-moi maintenant tout ce que tu n’as jamais dit. Après , il sera trop tard » »

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