Tout ce qui est solide se dissout dans l'air

Couverture du livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l'air » de Darragh Mckeon aux éditions 10/18
  • Date de parution :
  • Editeur : 10/18
  • EAN : 9782264068804
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Dans un minuscule appartement de Moscou, un petit prodige de neuf ans joue silencieusement du piano pour ne pas déranger les voisins. Dans une usine de banlieue, sa tante travaille à la chaîne sur des pièces de voiture et tente de faire oublier son passé de dissidente. Dans un hôpital non loin... Voir plus

Dans un minuscule appartement de Moscou, un petit prodige de neuf ans joue silencieusement du piano pour ne pas déranger les voisins. Dans une usine de banlieue, sa tante travaille à la chaîne sur des pièces de voiture et tente de faire oublier son passé de dissidente. Dans un hôpital non loin de là, un chirurgien s'étourdit dans le travail pour ne pas penser à son mariage brisé. Dans la campagne biélorusse, un jeune garçon observe les premières lueurs de l'aube, une aube rouge, belle, étrange, inquiétante. Nous sommes le 26 avril 1986. Dans la centrale de Tchernobyl, quelque chose vient de se passer. Le monde ne sera plus jamais le même.

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Avis(20)

  • Un roman sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl que j'ai lu avec intérêt. Dommage que le roman ne soit pas exclusivement centré autour du drame mais aborde abondamment d'autres thèmes variés comme la musique, la censure communiste, la liberté d'expression… Des passages m'ont fait frémir ou...
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    Un roman sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl que j'ai lu avec intérêt. Dommage que le roman ne soit pas exclusivement centré autour du drame mais aborde abondamment d'autres thèmes variés comme la musique, la censure communiste, la liberté d'expression… Des passages m'ont fait frémir ou même scandalisée. Ce roman m'a donné envie de découvrir d'autres livres sur Tchernobyl.

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  • Style fluide agréable, et récit empreint d' événements historiques marquants (poids du communisme et de ses idéologies, catastrophe nucléaire de Tchernobyl, chute de l'URSS). Les personnages sont attachants : on les accompagne avec empathie quels que soient leurs âges, leurs apprentissages ou...
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    Style fluide agréable, et récit empreint d' événements historiques marquants (poids du communisme et de ses idéologies, catastrophe nucléaire de Tchernobyl, chute de l'URSS). Les personnages sont attachants : on les accompagne avec empathie quels que soient leurs âges, leurs apprentissages ou les obstacles qu'ils ont à franchir entre révolte et abnégation .... Bon premier roman !

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  • Il existe des hasards "extra-ordinaires" : dernièrement, passant devant une librairie que je connais bien, je vois une affiche : Rencontre avec Dannagh McKeon, le 2 février pour son livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l’air ».
    J’entre et je pose quelques questions, on me dit que...
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    Il existe des hasards "extra-ordinaires" : dernièrement, passant devant une librairie que je connais bien, je vois une affiche : Rencontre avec Dannagh McKeon, le 2 février pour son livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l’air ».
    J’entre et je pose quelques questions, on me dit que c’est un écrivain irlandais et que c’est son premier roman, dont le sujet est la catastrophe de Tchernobyl. Je venais justement de faire une critique sur « Les Étoiles de Tchernobyl » de Viviane Camponar….
    Je me suis donc rendue à cette soirée et je vois arriver un jeune homme (Darragh est né en 1979), d’un abord très sympathique. Il a plusieurs cordes à son arc : en effet, il dirige aussi une troupe de théâtre, voyage beaucoup en Europe et vit actuellement à New-York.
    Pendant deux heures, nous avons pu discuter de son livre et ce que j’admire, c’est le fait que ce soit un écrivain irlandais qui s’est penché sur ce problème. Il n’avait que 9 ans quand cette catastrophe s’est produite mais il a voulu écrire sur ce sujet car cela lui tenait à cœur d’en apprendre un peu plus. Il n’a d’ailleurs pas hésité à se rendre à Moscou pour consulter quelques ouvrages, nombreux documents lui ont été refusés : un niet catégorique, mais il a obtenu l’autorisation de se rendre à Tchernobyl. Bref, il s’est entièrement investi.
    De là, il en a tiré un très beau roman-fiction (paru en France en 2015) et comme il faisait justement une tournée en France, il a tenu à faire un détour par Marseille (heureusement).
    Connaissant à peu près cette catastrophe (du moins ce qu’on a bien voulu en dire), ce qu’écrit l’auteur est parfaitement juste.
    Des personnages principaux émergent de l’histoire : Evgueni (jeune enfant prodige qui sait jouer au piano du Prokofiev) – sa mère et sa tante Maria (qui l’aide financièrement pour ses cours de musique) – Grigori (chirurgien) – Artiom (14 ans).
    On suit la catastrophe survenue, ne l’oublions pas, le 26 avril 1986 à 01h24, dont les conséquences ont été dramatiques mais étouffées par le gouvernement, les liquidateurs (chargés d’éteindre le feu déclenché dans le fameux réacteur n° 4 de la centrale nucléaire). On y voit que, dans les environs, personne n’est vraiment conscient de ce qui se passe et continue à vire normalement (ou presque), jusqu’ à ce que, enfin, une évacuation des lieux est déclarée, manu militari.
    Mais dans ce livre, Darragh ne parle pas que de cela. Il va beaucoup plus loin : il déplore les nombreuses erreurs commises. Il fustige les autorités russes qui clament haut et fort que la situation est sous contrôle !
    Il fait cela au travers de Grigori qui est horrifié de voir le manque de moyens pour endiguer un tel cataclysme. Il est bien obligé de faire avec ce qu’il a.
    On suit le difficile parcours de Evgueni (pour s’entraîner chez lui, il joue sur un piano qui a des touches en plastique pour ne pas gêner les voisins) - l’inquiétude de deux femmes proches de lui, sa mère et sa tante qui doivent se débrouiller pour vivre ou survivre…. Les nouvelles sont rares.
    Tout au long du livre, on assiste à des scènes dures mais aussi à la fin de l’empire soviétique provoquée, certainement, par la catastrophe de Tchernobyl.
    On assiste également à l’arrivée de Mathias Rust : descendu du ciel avec un plan de vingt pages pour mettre fin à la guerre froide (page 305).
    De plus, Darragh McKeon se souvient très bien de l’arrivée des enfants russes, touchés par ce drame, et qui furent recueillis en Irlande, grâce à une association, « Tchernobyl Children » menée par Adi Roche.
    Lorsque la libraire lui a posé la question de savoir comment lui était venue l’idée de faire un tel livre sur un tel sujet, il n’a pu que répondre que, pour lui, c’était normal de porter un témoignage car c’est un accident très grave, dont les autorités russes ont toujours nié l’ampleur.
    Pour elles, rien de bien grave et puis le fameux nuages radioactif est resté chez eux. Aucun autre pays n’a été touché.
    Ah bon ? Il y a des barrières dans le ciel pour certains nuages ? Comme c’est étrange.
    Et l’accident de Three Mile Island quelques années auparavant, il n’ a pas servi d’exemple ? La preuve que non puisqu’il y a eu, ensuite, Fukushima. Quand va-t-on considérer le nucléaire comme vraiment très dangereux ? Autant de questions qui, espérons le, trouveront peut-être une réponse et là je suis sceptique.
    Bref, un très beau livre, plein de passion, d’une écriture toute simple, mais qui ne cache pas les contradictions relevées ni les sacrifices entraînés.
    La dernière phrase du livre (page 424) est touchante : « Et quand il ne peut plus regarder, Evgueni ferme les yeux. Alors le monde lui apparaît ».
    Pour conclure, je dirai que ce fut une très belle rencontre d’autant plus qu’à la fin (ce qui aurait du être la fin), nous avons pu continuer à parler avec l’écrivain et quand il m’a dédicacé le livre et que j’ai dit que toute la famille de ma mère se trouvait toujours en Biélorussie, il a été content que je sois venue et, de plus, nous avons pu aussi parler de son pays, l’Irlande, que j’avais visitée récemment.
    Je ne vous cache pas non plus que j’ai carrément dévoré ce livre qui m’a beaucoup passionnée.
    Comme j’aime bien relever certaines critiques, cette fois j’ai remarqué celles-ci :
    Lire : Meilleur premier roman étranger 2015.
    Critique de The Bookseller : « Débordant de passion, d’héroïsme, de musique, un Docteur Jivago qui aurait pour toile de fond Tchernobyl ».
    Nota : A la fin du livre, dans les Remerciements, Darragh McKeon mentionne les ouvrages auxquels il a pu accéder.

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  • Voilà un roman qui me tentait énormément, déjà car la couverture épurée est magnifique, mais surtout car le thème abordé m'intéresse beaucoup. Dans ce roman, on se retrouve plongé en plein coeur de l'URSS, en 1986, alors la catastrophe de Tchernobyl a ravagé le pays. Le contexte est donc...
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    Voilà un roman qui me tentait énormément, déjà car la couverture épurée est magnifique, mais surtout car le thème abordé m'intéresse beaucoup. Dans ce roman, on se retrouve plongé en plein coeur de l'URSS, en 1986, alors la catastrophe de Tchernobyl a ravagé le pays. Le contexte est donc terrible.

    Le titre également : "Tout ce qui est solide se dissout dans l'air" est sublime et correspond tout à fait à l'ambiance et l'atmosphère qui ressort de ce roman.

    Nous suivons 4 personnages principaux : Yevgueni, Grigori, Artyom et Maria. Le bémol de ce roman réside dans ces personnages auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher. Malgré leurs histoires difficiles, ils ne m'ont pas véritablement touché. Je suis donc restée en surface du roman, et c'est dommage! C'est vraiment LE point négatif du roman, mais peut-être que d'autres se laisseront plus toucher par ces personnages.

    "Tout ce qui est solide se dissout dans l'air" est un roman dur : Darragh Mckeon ne cherche pas à atténuer ou à enjoliver la réalité. Au cours de ma lecture, j'en ai appris beaucoup sur cette période de l'URSS et sur la catastrophe en elle-même, notamment la manière dont le gouvernement a essayé de gérer cette crise.

    Quant au style d'écriture de l'auteur, il m'a énormément plu : sa plume saisissante et poétique offre un contraste marquant avec l'horreur de la situation qui est décrite. Je pense que je lirai d'autres livres de cet auteur avec grand plaisir.

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  • Livres 5.00/5


    L'inexorable décomposition de l'empire soviétique sur fond de désastre nucléaire.
    Voici un roman qui m'a subjuguée de bout en bout !
    En ce mois d'avril 1986, alors que l'explosion de Tchernobyl va pulvériser la vie de millions de personnes, le gouvernement soviétique...
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    Livres 5.00/5


    L'inexorable décomposition de l'empire soviétique sur fond de désastre nucléaire.
    Voici un roman qui m'a subjuguée de bout en bout !
    En ce mois d'avril 1986, alors que l'explosion de Tchernobyl va pulvériser la vie de millions de personnes, le gouvernement soviétique s'applique à nier l'évidence et à tenter de faire croire au reste dû monde que tout est sous contrôle. Grigori, chirurgien intègre et généreux, est appelé à la rescousse pour parer aux urgences ; dans les environs, un jeune garçon voit son père réquisitionné pour « nettoyer » la zone … Pendant ce temps, on découvre incrédule, le quotidien de l'homo soviétiques à Moscou, avec Maria, l'ex-femme de Grigori, qui se bat pour pouvoir payer à son neveu, prodige de 9 ans, les leçons de piano que sa mère ne peut pas lui payer.
    Darragh McKeon décrit avec brio les premiers frémissements d'un système à la veille de s'écrouler dans lequel les purs restent fidèles à leurs principes.
    UN enthousiasmant premier roman !

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  • Dans ce roman l’auteur nous conte la vie de plusieurs personnages et de leurs familles avant, pendant et après l’accident de Tchernobyl d’avril 1986 : des enfants, un chirurgien, la femme d’un « liquidateur ». Comment les autorités ont tardé pour faire évacuer villes et villages autour de la...
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    Dans ce roman l’auteur nous conte la vie de plusieurs personnages et de leurs familles avant, pendant et après l’accident de Tchernobyl d’avril 1986 : des enfants, un chirurgien, la femme d’un « liquidateur ». Comment les autorités ont tardé pour faire évacuer villes et villages autour de la centrale. Comment elles ont sacrifié les hommes de ces villages en leur faisant enfouir les objets, les cadavres d’animaux, les plantes, les arbres et les terres de surface, tous contaminés. Comment elles ont sacrifié aussi les enfants et les femmes enceintes, les condamnant aux maladies, aux malformations, à une mort lente.
    L’horreur est décrite doucement, par petites touches d’abord, comme pour nous habituer (on le sait « le diable est dans les détails ») : les tronçonneuses neuves qui arrêtent de fonctionner au bout de quelques heures, quelques jours de travail, les enfants qui portent tous la même petite cicatrice sur le cou, les animaux de compagnie qu’on fuit. Puis le récit devient plus précis avec la description des difformités des « bébés Tchernobyl » , celle de ces hommes qui meurent à petit feu et que personne ne veut soigner, celle de ces forets qui se transforment en paysages magnifiques, des paysages aux couleurs jusqu’ici jamais vues, synonymes de radioactivité et de danger .
    Mais en toile de fond c’est une autre catastrophe que décrit l’auteur, celle liée à la faillite d’un système qui broie les vies et les esprits au nom de grands principes, tous bafoués dans les faits, et dont Tchernobyl n’est qu’un révélateur. Là aussi petit à petit on découvre la misère, le système D, le silence obligatoire, la promiscuité, l’alcoolisme, la violence, et la peur surtout, omniprésente malgré l’affaiblissement du régime communiste. Progressivement on perçoit comment sont détruits les personnes, les couples, les familles, les amitiés, et que seuls les plus solides, les plus unis ou bien les plus compromis, les plus lâches, réussissent à survivre.
    Bref, ce livre qui veut raconter les choix et le parcours de quelques personnes courageuses raconte surtout et avant tout la fin d’une époque. Avec une question qui demeure, et à laquelle seule la lecture d’un essai documenté sur le sujet permettra peut-être de répondre : Tchernobyl était-il annonciateur de la fin d’un régime, ou bien est ce la faillite d’un régime qui a conduit entre autre à Tchernobyl ? A moins qu’il n’existe aucun lien entre les 2 et que seule la coïncide fasse que l’un (le plus grave accident nucléaire de l’Histoire) ait précédé l’autre (la fin du socialisme soviétique) de quelques années.

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  • lu par No'

    Palpitations de vie

    Tchernobyl, 26 avril 1986 : le réacteur a explosé.

    Grigori, brillant chirurgien, est envoyé en Ukraine pour soigner les irradiés. Il rencontrera un enfant qui a grandi autour de la centrale.
    Grigori tente tout comme son ancienne femme, Maria, de sortir de...
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    lu par No'

    Palpitations de vie

    Tchernobyl, 26 avril 1986 : le réacteur a explosé.

    Grigori, brillant chirurgien, est envoyé en Ukraine pour soigner les irradiés. Il rencontrera un enfant qui a grandi autour de la centrale.
    Grigori tente tout comme son ancienne femme, Maria, de sortir de l'emprise du régime soviétique. Comment les dirigeants ont-ils fait face à la catastrophe ?
    Dans les forêts rouge sang, les premiers liquidateurs seront inévitablement les premières victimes. Les premières malformations apparaissent.

    Darragh McKeon crée un premier roman très réussi avec une narration envoûtante

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  • Un roman intéressant sur la catastrophe de Tchernobyl. Certains personnages, comme le jeune et talentueux Ivgueni, m'ont beaucoup touchée, et l'écriture porte le récit à merveille.

    Ma critique complète est ici : http://viederomanthe.blogspot.fr/2015/11/tout-ce-qui-est-solide-se-dissout-dans.html

    Un roman intéressant sur la catastrophe de Tchernobyl. Certains personnages, comme le jeune et talentueux Ivgueni, m'ont beaucoup touchée, et l'écriture porte le récit à merveille.

    Ma critique complète est ici : http://viederomanthe.blogspot.fr/2015/11/tout-ce-qui-est-solide-se-dissout-dans.html

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