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Terres fauves

Couverture du livre « Terres fauves » de Patrice Gain aux éditions Le Mot Et Le Reste
Résumé:

David McCae, écrivain new-yorkais en mal d'inspiration et citadin convaincu doit quitter Brooklyn pour l'Alaska dans le but de terminer les mémoires du gouverneur Kearny.
Le politicien visant la réélection, il envoie son porte-plume étoffer l'ouvrage d'un chapitre élogieux : le célèbre... Voir plus

David McCae, écrivain new-yorkais en mal d'inspiration et citadin convaincu doit quitter Brooklyn pour l'Alaska dans le but de terminer les mémoires du gouverneur Kearny.
Le politicien visant la réélection, il envoie son porte-plume étoffer l'ouvrage d'un chapitre élogieux : le célèbre alpiniste Dick Carlson, ami de longue date, aurait de belles choses à raconter sur leurs aventures. Direction Valdez pour David, vers le froid, les paysages sauvages et un territoire qui l'est tout autant. Plus adepte du lever de coude que de l'amabilité, l'alpiniste n'en est pas moins disert et David en apprend beaucoup. Trop.
Devenu gênant, la violence des hommes, et celle d'une nature qui a préservé tous ses droits, va s'abattre sur lui et l'obligera à combattre ses démons pour survivre.

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Avis (17)

  • David McCae est un écrivain new-yorkais qui s'est vu confié la rédaction des Mémoires du gouverneur en poste qui brigue un nouveau mandat. Celui-ci pour clôturer son livre souhaite que David rédige un chapitre sur son ami et héros national Dick Carlson, le premier américain a avoir gravi un...
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    David McCae est un écrivain new-yorkais qui s'est vu confié la rédaction des Mémoires du gouverneur en poste qui brigue un nouveau mandat. Celui-ci pour clôturer son livre souhaite que David rédige un chapitre sur son ami et héros national Dick Carlson, le premier américain a avoir gravi un sommet de plus de 8000m. David débarque donc en Alaska, pour discuté avec Dick qui, affalé dans son canapé, soul, se prête avec arrogance et impolitesse au jeu. Mais David fini par en apprendre un peu trop sur le personnage et quand celui-ci l'emmène dans son lodge de chasse pour lui faire découvrir son univers c'est pour mieux l'abandonner dans cette nature sauvage, terrain des ours. David va devoir se démener pour sauver sa peau.

    Quel roman! C'est puissant, j'ai adoré de bout en bout. Un citadin laissé seul en plein Alaska, sans moyen de retourner à la civilisation ça promet non? On est aussi perdu que lui, aussi apeuré. Je ne veux pas trop en dévoiler pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais c'est fort très fort. La tension est permanente, l'auteur fait bien attention à ne pas la relâcher. La nature y est magnifiquement décrite tout comme la nature humaine dans ce qu'elle a de bon et de mauvais, dans ce qu'elle a de changeante.
    J'avais déjà beaucoup aimé Le sourire du scorpion et j'ai hâte de découvrir ses autres romans.

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  • Roman noir compensé par la description exceptionnelle d'une Nature grandiose au fin fond de l'Alaska.

    "Humus, cumulo-nimbus, brumes, risées, ondulations, cîmes enneigées..."
    Patrice Gain s'attache, très rapidement, à proposer des mots évocateurs au lecteur afin de l'immerger au coeur de son...
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    Roman noir compensé par la description exceptionnelle d'une Nature grandiose au fin fond de l'Alaska.

    "Humus, cumulo-nimbus, brumes, risées, ondulations, cîmes enneigées..."
    Patrice Gain s'attache, très rapidement, à proposer des mots évocateurs au lecteur afin de l'immerger au coeur de son récit: les grands espaces.
    David jeune écrivain newyorkais est chargé d'écrire un livre sur le gouverneur Andrew Kearny dans l'objectif d'apporter un éclairage élogieux à sa personnalité en vue d'une future ré-élection.
    Sydney, son éditeur, va lui demander de partir en Alaska rencontrer un ami de longue date de ce dernier. Un alpiniste chevronné qui saura sans nul doute compléter avec bienveillance ce portrait.
    David est alors invité par l'alpiniste dans un lodge perdu au milieu de nulle part entre chaînes de montagnes et lacs glacés afin de faire connaissance. Il va cependant être abandonné sur place!
    Pourquoi? Comment David va réagir? Combien de temps pourra-t'il tenir dans ce milieu hostile, lui l'homme de la ville?
    L'histoire est posée, elle paraît simple.
    Mais au fil du dénouement, usurpations et mensonges vont venir bouleverser et compliquer ce qui devait être à la base juste une interview.

    J'ai aimé la métamorphose de David, le narrateur. L'urbain face à la Nature, privé de tous ses réflexes inutiles et inadaptés dans un tel milieu...Pas d'Internet, comment se nourrir, se chauffer.
    Une inversion de modes de fonctionnements, une sorte de renaissance forcée.
    Il va trouver des solutions en puisant au plus profond de lui-même, se découvrir et ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure.
    Les terres fauves ne sont peut-être pas seulement celles des grands espaces

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  • Dans la solitude au milieu des ours
    Lorsqu'il reçoit l'appel de son éditeur pour écrire la biographie du gouverneur de l'état de New York, David McCae n'imagine pas dans quel monde il va mettre les pieds.
    Invité à receuillir le témoignage de Dick Carson, alpiniste et proche...
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    Dans la solitude au milieu des ours
    Lorsqu'il reçoit l'appel de son éditeur pour écrire la biographie du gouverneur de l'état de New York, David McCae n'imagine pas dans quel monde il va mettre les pieds.
    Invité à receuillir le témoignage de Dick Carson, alpiniste et proche du politicien, l'auteur va se rendre en Alaska dans un lodge pour un week-end entre chasseurs. Au décour d'une soirée, il va inopinément apprendre un secret bien génant pour tous et qui va lui valoir son abandon en pleine foret...
    Oublié des hommes et du monde, il va devoir lutter pour survivre.
    Un court livre à dévorer…

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  • La première partie de l'histoire m'a un peu ennuyée et déroutée. Ce n'est que lorsque Dick et ses hommes abandonnent David dans ce milieu hostile que l'histoire m'a intéressé.Je ne suis pas arrivée à m'attacher aux personnages, je les ai trouvé antipathiques, froids torturés et douteux. Dick...
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    La première partie de l'histoire m'a un peu ennuyée et déroutée. Ce n'est que lorsque Dick et ses hommes abandonnent David dans ce milieu hostile que l'histoire m'a intéressé.Je ne suis pas arrivée à m'attacher aux personnages, je les ai trouvé antipathiques, froids torturés et douteux. Dick Carlson est un personnage cynique et arrogant qui m'a révulsé et ça s'est confirmé à la fin du livre. Très vite, celui-ci va se rendre compte que David en sait trop et qu'il devient gênant. En effet, il en a trop dit sur sa pseudo carrière d'alpiniste et cela pourrait lui porter préjudice. Il prend donc la décision de laisser David seul, dans cet endroit où les humains et les fauves se côtoient. L'histoire va monter crescendo, c'est oppressant et brutale ! le lecteur assiste alors à la survie de David. Des terres hostiles, un temps glacial, des hommes véreux, voilà à quoi va avoir affaire notre personnage. Il devra s'armer de courage pour vaincre ce qui l'attend ! On assiste à l'éclosion du personnage, c'est ce qui m'a plu : le fait qu'il soit livré à lui-même et qu'il puise dans ses ressources pour s'en sortir. le personnage du début, naïf et fragile va se révéler, au fil des pages et s'émanciper. Je suis passée par tout un tas d'émotions et plus j'avançais dans ma lecture et plus j'étais terrifiée, angoissée, en mode apnée! C'est étrange, ces sensations qui m'ont envahies à tel point que je n'ai pas pu lâcher mon livre jusqu'au dénouement final. La scène de l'attaque de l'ours est tout de même terrifiante et sanglante ! Ce voyage en Alaska va s'avérer être un véritable cauchemar. J'ai apprécié les descriptions de ces grandes étendues, des paysages à perte de vue qu'on s'y croirait !C'est un livre qui oscille entre thriller et roman d'aventures, un bon combo au final !
    Les amateurs de romans noirs vont être servis. C'est un livre court mais intense à découvrir.
    Livre lu dans le cadre du Prix des lecteurs du Livre de Poche, catégorie Polar.

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  • Grâce au Grand Prix des Lectrices Elle, j’ai lu le livre « Dans la gueule de l’ours » de James McLaughlin (vous pouvez retrouver ma chronique sur le blog si cela vous intéresse) et ainsi découvert un genre littéraire, encore peu connu, le nature-writing. « Terres fauves » est un digne...
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    Grâce au Grand Prix des Lectrices Elle, j’ai lu le livre « Dans la gueule de l’ours » de James McLaughlin (vous pouvez retrouver ma chronique sur le blog si cela vous intéresse) et ainsi découvert un genre littéraire, encore peu connu, le nature-writing. « Terres fauves » est un digne représentant de ce genre, je trouve.

    Même s’il est classé dans la catégorie « polar », comme le nom de ce genre l’indique, la nature occupe une place prédominante dans le récit et détient à elle seule le rôle d’un personnage. Patrice Gain nous emmène en Alaska, où il nous livre de nombreuses descriptions de cet environnement encore sauvage.

    David McCae est écrivain à New York et termine son dernier livre sur les mémoires du gouverneur de l’Etat de New York, candidat à sa réélection. Afin de compléter son manuscrit, il doit rencontrer un célèbre alpiniste, proche dudit gouverneur et ce, dans les terres reculées de l’Alaska. Alors que son séjour ne se passe pas vraiment comme prévu, il se retrouve seul, isolé de toute population et doit alors apprendre à survivre.

    Son personnage principal, l’écrivain David McCae est l’anti-héros par excellence car suite à la rupture avec sa compagne, il est rempli de doute et est au début de l’histoire, assez inconséquent. Par la situation dans laquelle il se trouve et au fil des pages, il doit puiser au fond de lui-même et c’est alors qu’il se révèle dans cette ambiance oppressante.

    J’ai trouvé que le côté « roman noir » est mis un brin de côté par rapport à tout ce qui entoure le nature-writing. C’est un peu dommage que l’enquête en elle-même n’est pas plus abordée et laissée un peu pour compte. J’aurais aimé que cela soit plus approfondi. J’ai envie de mettre cela sur le fait qu’il ne s’agit que du troisième ouvrage de l’auteur et qu’au fil de ses écrits, cela pourra être mieux ciselé.

    Malgré cette petite entorse, Patrice Gain a su me faire croire à son récit, tout lecteur pourrait d’ailleurs penser qu’il a été écrit par un auteur anglo-saxon. J’ai aimé la façon dont l’auteur décrivait ses paysages si inhospitaliers mais pourtant si envoûtants. C’est une réelle invitation à la découverte de cet état des Etats-Unis que Patrice Gain nous fait, même si son côté hostile est mis en exergue.

    Je ne connaissais pas du tout ce bouquin avant le Prix des Lecteurs mais encore une fois, ce fut une plaisante découverte.

    Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs 2020 des éditions du Livre de Poche, présélectionné pour le mois de mai.

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  • Fraîchement plaqué par sa femme, David McCae n’a envie de rien, et surtout pas d’écrire le fichu bouquin du gouverneur. Fichu bouquin qui exige qu’il se rende en Alaska – on se plaindrait de moins – pour s’entretenir avec un « ami » du gouverneur Andrew Kearny, un alpiniste de renom qui...
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    Fraîchement plaqué par sa femme, David McCae n’a envie de rien, et surtout pas d’écrire le fichu bouquin du gouverneur. Fichu bouquin qui exige qu’il se rende en Alaska – on se plaindrait de moins – pour s’entretenir avec un « ami » du gouverneur Andrew Kearny, un alpiniste de renom qui l’aiderait à enjoliver les mémoires du sieur Kearny qui souhaite redorer son blason à l’approche de la présidentielle. Son éditeur ne voulant rien savoir, David prend sur lui et s’exile pour rencontrer Dick Carlson, qui s’avère aussi accueillant que le paysage. Porté sur la bouteille et les femmes (ses troisièmes noces se sont achevées comme les deux précédentes), Carlson semble ne pas pouvoir s’empêcher d’être odieux. Grossier, sans gêne, il est toutefois loquace, et David pourrait en découvrir plus que ce qu’il est venu chercher…

    Résigné à faire ce qu’on lui demande, David accepte de se rendre à Ravencroft, un morceau de terre isolé par les eaux et accessible uniquement en hélicoptère, pour recueillir les confessions du vieil homme. Sauf qu’au lieu de retrouver Dick Carlson comme il le pensait, David est abandonné là sans moyen de communiquer avec la civilisation ni de la regagner. Dans une nature hostile sous le joug du règne animal, il va devoir lutter pour sa survie, et il est difficile de prédire qui sortira gagnant de ce combat…

    L’atmosphère est oppressante dès le début. Le moral en berne du héros, taciturne et défaitiste, commence à planter le décor. Généralement, c’est le genre de personnage qui me plaît, et David McCae n’a pas fait exception à la règle. J’ai donc apprécié la première partie du roman, particulièrement sa rencontre avec le détestable Dick Carlson. Dans le rôle de l’antagoniste, l’alpiniste est plutôt bon et l’ambiance froide, sombre, brutale soutient son acrimonie. Aurais-je trop espéré de ce duo ? L’enchaînement d’événements dramatiques peu vraisemblables et trop prévisibles dessert l’intérêt que présentaient les personnages. L’extrême des situations gomme la dimension psychologique que j’aurais aimé voir creusée, et point alors ce que tout lecteur redoute : la lassitude. C’est toute une part du récit qui s’essouffle pour laisser place à l’aventure seule, qui n’a pas suffi à combler mes attentes. Ai-je été induite en erreur par le résumé ? Terres fauves semble diviser, et je vous souhaite de lui trouver les qualités que peut-être, je n’ai pas su apprécier.

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  • Peut-être que j'en attendais trop ...
    Les premières pages m'ont ennuyée, non pas que la lecture ait été déplaisante, loin de là, mais bof, difficile de vraiment m'intéresser à ce David McCae, écrivain new-yorkais obligé de se rendre en Alaska pour terminer un biographie commandée par un...
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    Peut-être que j'en attendais trop ...
    Les premières pages m'ont ennuyée, non pas que la lecture ait été déplaisante, loin de là, mais bof, difficile de vraiment m'intéresser à ce David McCae, écrivain new-yorkais obligé de se rendre en Alaska pour terminer un biographie commandée par un gouverneur américain et y rencontrer un alpiniste à la renommée mondiale, ami dudit homme politique. Ecriture comme personnage, j'ai trouvé tout très fade, sans mystère, sans tension, sans interrogation. Plat.

    Puis le récit décolle lorsque l'interview vire au cauchemar et le roman en récit de survie dans le décor grandiose d'une île sauvage d'Alaska. Même si on est très loin de l'ambiance oppressante que propose David Vann dans le même cadre, j'ai été ferrée. Puis c'est retombé.

    La faute, peut-être, à un autre livre ( pas Sukkwan Island ) que j'ai lu juste avant, Croire aux fauves, de Nasstaja Martin, récit qui n'a rien à voir avec Terres fauves mais qui relate aussi un combat avec un ours et surtout une transformation suite à cette confrontation, avec une force inouïe. Pas de bol d'avoir enchaîné ces deux lectures ... la comparaison a clairement parasité la lecture de certains chapitres de Terres fauves, et jamais à son avantage.

    On voit bien David, falot, naïf et dépressif, se transformer en mode survie, obligé de se surpasser une fois réellement confronté à la violence de la nature et des hommes. Mais plutôt que de pousser les curseurs à fond, de jouer la carte de l'ambiguïté de cette métamorphose, l'auteure confronte son personnage à une course contre la mort, certes bien ficelée mais qui repose sur des invraisemblances et qui aboutit à un enchaînements d'événements dramatiques en accéléré, tous prévisibles, ce qui décentre le récit qui aurait pu être captivant de la mue radicale de David. Je n'ai pas réussi à y croire.

    Bref, pas la bonne lecture au bon moment pour moi, je suis passée à côté ...

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  • L’histoire de ce roman est d’une simplicité biblique. Un écrivain venu de la Grosse Pomme doit écrire la biographie d’un politicien, le gouverneur Andrew Kearny. Ce dernier, pour étoffer ses mémoires, désire ardemment un chapitre à la gloire de son ami Dick Carlson, montrant combien lui et ce...
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    L’histoire de ce roman est d’une simplicité biblique. Un écrivain venu de la Grosse Pomme doit écrire la biographie d’un politicien, le gouverneur Andrew Kearny. Ce dernier, pour étoffer ses mémoires, désire ardemment un chapitre à la gloire de son ami Dick Carlson, montrant combien lui et ce héros américain sont proches et se connaissent bien. Carlson c’est le baroudeur, l’aventurier, le vainqueur de l’Hidden Peak, le fameux Gasherbrum I, le onzième sommet le plus haut du monde, un des plus fameux « 8000 ». David McCae, l’écrivain, n’est pas enchanté pas la perspective d’aller rendre visite au personnage qui vit au fin fond de l’Alaska, bien loin de vie citadine chérie. Mais la pression de son éditeur et la nécessité dans laquelle il se trouve font qu’il finit par se retrouver sur les terres lointaines de Valdez, bourgade des confins de l’Alaska, puis dans le lodge de l’aventurier mondain, qui s’avère être un vantard empli de morgue, de suffisance, et d’estime de soi démesurée. Quelques confessions alcoolisées plus tard, McCae en sait suffisamment pour rabattre la morgue du personnage et détruire son mythe, ce qu’il ne va pas se priver de faire. A ses risques et périls, car la vengeance de Carlson sera terrible. Et la nature sauvage des contrées retirées qu’il affectionne deviendra sa complice.

    « Terres fauves » est difficile à évaluer. Dur à noter. Pas évident à juger. D’abord car sa morale m’est apparue un peu simpliste, ses personnages caricaturaux et mal dessinés, son histoire trop pleine d’invraisemblances. La fin notamment est expédiée dans une précipitation malvenue, le personnage de la sœur de l’écrivain et les fantômes de son passé venant se mélanger au présent de la sœur qu’il a préféré mettre de côté sont traités à la hâte, et c’est fort dommageable car il y aurait peut-être eu là matière à approfondir le personnage du narrateur, à le densifier et à le complexifier.

    Mais, malgré ses défauts qui pourraient sembler rédhibitoires, le roman de M. Patrice Gain est sauvé par d’estimables qualités. En premier lieu, une plume admirable, simple et efficace, précise et avec suffisamment de recherche et ce qu’il faut de savoir-faire pour nous embarquer quoi qu’il arrive. Et, en second lieu, un amour de la nature, de sa sauvagerie, de son imprévisibilité, des paradoxes qu’elle offre à l’être humain, cet animal doté d’un cerveau et d’une conscience. Cet aspect-là, l’auteur parvient à le transcender, et, même si j’ai trouvé déséquilibré les différentes parties de son roman, ma lecture n’en a pas moins été agréable de par sa volonté de nous faire partager cette nature, de nous la faire ressentir, et avec ceci nous finissons par entrer un peu dans le livre, et à être embarquer contre notre volonté, comme McCae, l’écrivain héros de cette histoire, dans les grands espaces de l’Amérique du Nord et leur dangereuse beauté.

    Au final, avis mitigé. L’écriture et la sauvagerie brutale de l’histoire peut séduire les amateurs du genre, et je peux encourager à sa lecture pour cela. Mais uniquement pour cela.

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