Summer

Couverture du livre « Summer » de Monica Sabolo aux éditions Jc Lattes
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  • Une soeur devenue mythe.
    Souvenirs épars chassés par le vent, les mémoires devenues opaques. Ne reste que le frère qui semble se soucier, se souvenir. Morte clament les uns. Ailleurs suppose le frère esseulé.

    De cette auteure, j’en connais un roman : Crans-Montana. Un regard sur la jeunesse...
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    Une soeur devenue mythe.
    Souvenirs épars chassés par le vent, les mémoires devenues opaques. Ne reste que le frère qui semble se soucier, se souvenir. Morte clament les uns. Ailleurs suppose le frère esseulé.

    De cette auteure, j’en connais un roman : Crans-Montana. Un regard sur la jeunesse doré, un oeil sur la dérive d’une peuplade laissée à ses occupations. De la plume, j’en retiens l’aisance pour les atmosphères lourdes, baignées d’un sens malsain. Un roman que j’avais apprécié. Plongeons du côté de Summer.

    Le roman se déroule avec la pensée et le regard du frère. Narrateur premier d’une affaire qu’il ne parvient pas à démêler. Summer se dévoile sur un rêve aqueux, une plongée au fond d’un lac, entre les algues, au delà des vivants. Sous l’eau, que reste t-il ? Le silence accompagne les premières pages. Description d’un monde, de l’envers du nôtre. Eaux noires d’un lac où le corps y baignerait, serait devenu entité, déité d’un royaume ondin. On émerge, à bout de souffle, avec le narrateur, on reprend notre respiration, tentons de revenir à la surface - à la réalité. En vain.

    Summer est morte l’été dernier.
    Summer a disparu.
    Summer.

    Le prénom est rarement prononcé. Comme une crainte. Une terreur d’évoquer le drame. Fille d’une famille aisée, fille rayonnante sous les rires joyeux de ses amies. Pourquoi disparaître ? Pourquoi fuir le bonheur octroyé ? Voilà ce que pensent les parents, eux qui estiment avoir tout donner à l’enfant chérie. Ingrate chuchotent-ils entre les lignes. La famille s'enfonce aux eaux saumâtres, à la vase de ses secrets.

    Le récit alterne entre passé et présent. Remous des souvenirs. Ecume d’un passé qu’il ne parvient pas à enterrer. Le frère vit avec ses cauchemars, s’enfonce à la culpabilité de ne pas comprendre. On imagine sa responsabilité, ou plutôt une part, infime, un comportement en regret qu’il ne parviendrait pas à oublier.

    Vivre avec un fantôme. S’enchainer à la présence d’un souvenir, le raviver, sans cesse l’empêcher de s’évaporer. Un roman sur le deuil, la culpabilité, et plus encore les noirs secrets qui hantent les murs des maisons, s’y sont faufilés entre les fissures. Un regret toutefois, la fin à laquelle je ne m'attendais pas. Espoir pour d'autres idées. D'autres voies. Mais Summer n'en reste pas moins un récit fascinant. En eaux troubles.

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  • « Que d’eau, que d’eau » aurait dit le Général Mac Mahon s’il avait lu ce livre !!
    Ouf, je sors à peine de l’eau..c’est l’été, bien normal d’avoir chaud, de vouloir se tremper, se mouiller et de profiter d’une belle eau calme ou au contraire de rouleaux de l’océan, Summer aussi sort de...
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    « Que d’eau, que d’eau » aurait dit le Général Mac Mahon s’il avait lu ce livre !!
    Ouf, je sors à peine de l’eau..c’est l’été, bien normal d’avoir chaud, de vouloir se tremper, se mouiller et de profiter d’une belle eau calme ou au contraire de rouleaux de l’océan, Summer aussi sort de l’eau..du lac Léman et disparait..à jamais !

    Elle disparaît de la vie de sa famille, riche bourgeoisie de Genève, avocat et belle femme, un jeune frère aussi..narrateur et malade depuis malgré de nombreux passages chez les psys.
    24 années se sont écoulées, aucune nouvelle et Benjamin est de plus en plus mal , dépression, addiction, il se laisse couler, lui aussi dans ces eaux troubles, gluantes, glauques, des poissons passent et repassent, les amis disparaissent, réapparaissent, le mystère s’épaissit puis splash !! tout est clair, cette famille est pourrie, de A jusqu’à Z, le père, la mère, les amants et les maîtresses.

    J’ai aimé parfois les descriptions du milieu aquatique, mais les ai trouvées trop fréquentes, épaisses et collantes. L’auteure a un style clair et net mais délibérément répétitif.
    A plusieurs reprises j’ai failli abandonner la lecture, je me sentais étouffer..ce qui prouve bien que le style était parfaitement adapté à l’atmosphère voulue par l’auteure !

    J’ai eu raison de persévérer, j’ai eu la réponse..mais de tous temps j’ai eu du mal avec les romans psychologiques..et c’est encore le cas. Je ne me suis pas régalée !! dommage.

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  • Il a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup fait parler de lui ce roman et moi, j'ai peiné à le finir ! J'ai bien conscience que le travail d'écriture tourne essentiellement autour de l'ambiance, de l'atmosphère sombre et anxiogène que l'auteur entretient avec la personnalité de son personnage...
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    Il a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup fait parler de lui ce roman et moi, j'ai peiné à le finir ! J'ai bien conscience que le travail d'écriture tourne essentiellement autour de l'ambiance, de l'atmosphère sombre et anxiogène que l'auteur entretient avec la personnalité de son personnage principale avec ses sentiments, ses impressions, ses doutes, ses questions, ses rêves... Un personnage atypique, difficile à apprécier tant il est apathique ! Voilà, c'est ça, le problème : le personnage principal fourmille d'émotion, bien souvent on ne sait plus faire la part des choses entre sa réalité et ses rêves... mais concrètement, il ne fait pas grand-chose. 20 ans après, les circonstances de la disparition de sa soeur lui reviennent en tête et enfin, enfin, il se bouge les fesses et pose des questions! Enfin d'abord, il se pose des questions à lui-même, tourne en rond, et ensuite il demande aux autres....

    Bon. La disparition dont il est question me fait furieusement pensée à celle du premier tome de Millénium. Une jeune fille qui disparaît au cours d'un événement alors que tous les yeux étaient fixés sur elle, l'univers bourgeois bien calibré qui se met à transpirer les secrets de famille, les soupçons sur les amis des amis, sur les membres de la famille...

    La révélation finale dans les toutes dernières pages, donnée presque en filigrane comme si... J'avais des théories en carton, d'autres hautement plus intéressantes que la révélation finale. Pour les disparitions surprenantes : lisez Millénium, lisez Gone Baby Gone, ce sont les classiques du genre, laissez les autres aux autres.

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  • https://animallecteur.wordpress.com/2017/10/21/summer-monica-sabolo/

    Summer est le récit d’une disparition, d’une évaporation inexpliquée comme si tout ce qui s’était passé avant était un mirage. C’est la disparition d’une sœur adorée par une belle journée au bord du lac Léman.

    A...
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    https://animallecteur.wordpress.com/2017/10/21/summer-monica-sabolo/

    Summer est le récit d’une disparition, d’une évaporation inexpliquée comme si tout ce qui s’était passé avant était un mirage. C’est la disparition d’une sœur adorée par une belle journée au bord du lac Léman.

    A la manière de Laura Kasischke, Monica Sabolo nous livre les lourds secrets d’une famille bourgeoise idéalisée cachant un monde de violence, de non-dits et de mensonges qui rongent peu à peu Benjamin, le personnage qui raconte son histoire et celle de sa sœur. Ça commence avec une tension d’abord imperceptible et puis progressivement on se sent submergé, comme si des sables mouvants nous retenaient au bord du lac en prenant une tournure de thriller.

    On suit pendant 25 ans les traces d’un adolescent mal dans sa peau dont les non-dits et les mensonges n’ont fait que détruire Benjamin qui ne peut faire le deuil de sa sœur. Rongé par la culpabilité, plus de vingt ans après la disparition de Summer, plus de vingt ans à réfléchir et à essayer de comprendre comment et pourquoi, Benjamin est enfin confronté à la vérité qui paraît plus surmontable que ces vingts dernières années de questionnements.

    J’ai adoré ce roman d’une part pour son côté intrigant où une tension palpable se dessine petit à petit comme les cercles ondulés qui s’agrandissent lorsque l’on jette un petit caillou dans l’eau, et d’autre part pour la décortication des sentiments, de la peine, de la douleur causés par une disparition.

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  • Roman de la rentrée littéraire dont j'ai pu voir de nombreuses critiques sur la blogosphère et dans des revues littéraires, Summer m'a beaucoup fait pensé à un autre roman du même genre lu il y a quelques temps: Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Celeste Ng. Une jeune fille disparaît est c'est...
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    Roman de la rentrée littéraire dont j'ai pu voir de nombreuses critiques sur la blogosphère et dans des revues littéraires, Summer m'a beaucoup fait pensé à un autre roman du même genre lu il y a quelques temps: Tout ce qu'on ne s'est jamais dit de Celeste Ng. Une jeune fille disparaît est c'est le frère qui rame pendant toute une vie, à la recherche de ce fantôme qui le hante et des incompréhensions liées à cette disparition, les secrets de famille ne sont pas en reste puisque tout au long du livre nous découvrons des personnes dont les travers sont horribles ou désespérants.

    Benjamin se frère meurtri est suivi par un psy à qui il raconte ses cauchemars et ses peurs, à qui il raconte sa sœur et sa famille qui n'en était pas vraiment une. Benjamin est dépressif, il n'arrive plus à remonter la pente et raconte par petits flash-back son enfance jusqu'à trouver 25 ans après certains événements troublants. Enfant dans les années 80, Benjamin vivait avec ses parents et sa sœur aînée, une famille aisée où les retrouvailles entre amis étaient des fêtes où la sensualité des femmes faisait face à la virilité des hommes, assez dérangeant après coup! Peu à peu le roman va révéler les imperfections de cette pseudo famille parfaite, et c'est pas joli-joli.

    Roman triste qui n'a pas pu capter mon attention à 100%, le suspense ne se fixe pas sur la disparue mais sur les révélations faites sur cette famille enviée de tous, sur le malaise d'un enfant que les parents refuse de voir et sur cet événement qui fera basculer l'avenir d'un homme.
    J'ai été touché par le personnage de Benjamin, sa solitude et la culpabilité qui l'habite, ce genre de drame peut détruire une famille mais dans ce roman elle est déjà en train de s'écrouler sauf que personne ne le voit. Le dénouement est beau mais avant d'y arriver l'auteure nous met face à l'intolérable, le fil de l'histoire se met en place tout doucement par petites touches révélant des personnages torturés.

    Ce qui aurait pu être fascinant m'a laissé de marbre, je m'attendais à un suspense brillant mais ma lecture a tiré en longueur, je ne peux pas dire que je suis déçue car j'ai été perturbé par le drame vécu par Summer et le motif de sa disparition. Il est donc pas totalement absurde de dire que je recommande cette lecture malgré ma déception sur certains aspects.

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  • Benjamin a quatorze ans lorsque sa sœur Summer alors âgée de cinq ans de plus que lui, lui permet de se joindre à elle et ses amis pour un pique-nique au bord du lac Lémant. Mais lors de cette journée Summer disparaît et le monde de Benjamin s’écroule. Sa famille se terre dans le silence, les...
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    Benjamin a quatorze ans lorsque sa sœur Summer alors âgée de cinq ans de plus que lui, lui permet de se joindre à elle et ses amis pour un pique-nique au bord du lac Lémant. Mais lors de cette journée Summer disparaît et le monde de Benjamin s’écroule. Sa famille se terre dans le silence, les amis s’éloignent et Benjamin bouleversé se recroqueville sur lui-même. Il rêve régulièrement de sa sœur Summer et reste persuadé qu’elle est toujours vivante.
    Ce roman puissant décrit avec beaucoup d’efficacité la douleur de la disparition d’un enfant. Le rythme est lent et est construit sur une alternance des séances de psychanalyse de Benjamin qui a désormais trente-huit ans, de ses rêves et de ses souvenirs sur ces dernières années marquées par une disparition qui reste un mystère.
    J’ai tout d’abord apprécié le livre pour son écriture et le style de narration mais n’ai été réellement convaincue du sujet qu’aux dernières pages.
    Un livre très subtil qui aborde avec une grande délicatesse la douleur de la disparition, les non-dits et les relations difficiles au sein d’une famille.
    Un beau roman.

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  • Finalement, peut-être le personnage principal de ce roman est-il le lac de Genève : il est là, large, somptueux, changeant constamment de couleur, jouant de ses reflets, comme un appel vers les profondeurs, mystérieuses et envoûtantes, pleines de monstres repoussants.
    Est-ce vers ces abîmes...
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    Finalement, peut-être le personnage principal de ce roman est-il le lac de Genève : il est là, large, somptueux, changeant constamment de couleur, jouant de ses reflets, comme un appel vers les profondeurs, mystérieuses et envoûtantes, pleines de monstres repoussants.
    Est-ce vers ces abîmes qu'a été si soudainement engloutie Summer ? Longtemps, on a pensé que l'on retrouverait son corps bercé par des vaguelettes argentées, ses longs cheveux blonds emmêlés dans les roseaux. Summer Wassner, dix-neuf ans, une adolescente lumineuse et d'une folle beauté, disparut lors d'un pique-nique entre amis. C'était l'été, le bonheur, l'insouciance, la sensualité, l'adolescence.
    « Ma sœur ressemblait pour de vrai à une reine de beauté de feuilleton américain, ces filles saines, aux jambes élastiques, avec des dents blanches irréelles, et dans leurs yeux une lueur insaisissable évoquant le chagrin ou le mal.Ces filles qui ont des rêves trop grands pour elles, ou qui font naître une douleur, quelque chose qui ressemble à du ressentiment, dans le coeur des garçons, et qui finissent dans le coffre d'un 4X4, au fin fond d'une forêt. » Benjamin, son frère cadet, ne s'en est jamais remis. Vingt-quatre ans auparavant, dans la belle maison au bord du lac, les parents de Summer furent pétrifiés : ils cherchèrent, attendirent, guettèrent le moindre mouvement. Les nombreux amis accoururent pour les aider, les plaindre, pleurer. Rien. Summer avait disparu. Définitivement, semblait-il.
    Alors les années passèrent, autant de saisons, plates et lentes, floues et sans saveur. Aucune ne rapporta Summer et le malaise de Benjamin, âgé maintenant de 38 ans, se fait chaque jour de plus en plus profond, gagnant tout son être, l'empêchant de vivre, de respirer, d'aimer, de grandir, de devenir un adulte. Lui qui aimait tant ses parents, sa sœur, les plaçant bien au-dessus de lui même, ayant la vague impression qu'au fond, il ne les méritait pas, comme si sa place n'aurait jamais dû être parmi des êtres si beaux, si pleins de charme et à qui tout réussit, Benjamin, tant d'années après, vit hanté par des cauchemars d'où il émerge tétanisé, tendu, vaincu. Oui, il fallait l'admettre, Summer avait définitivement disparu. Elle ne reviendrait plus. Elle était morte, c'était certain. Il avait beau se repasser en boucle les images déjà anciennes de ce pique-nique, il ne trouvait rien qui puisse le mettre sur la voie, rien qui le conduise à sa sœur. « On finit toujours par retrouver les gens, ils laissent des traces. » avait confié l'inspecteur Alvaro Aebischer au moment de l'enquête.
    Pourtant, Summer n'en avait laissé aucune. Elle s'était soigneusement évaporée, volatilisée. Le silence régnerait dorénavant pour toujours dans cette belle villa face au lac où tous semblaient cacher quelque chose et ne vivre que pour les apparences, à la surface des choses, comme s'ils craignaient de plonger en eux-mêmes et d'être incapables de refaire surface.
    Un roman tout en atmosphère, en attente, en silences dont l'intérêt, me semble-t-il, est lié au point de vue choisi par l'auteur pour raconter les événements : en effet, le narrateur, Benjamin, est un être à part, profondément dépressif, timide, fragile et d'une extrême sensibilité ; du coup, on doute de sa juste vision des choses, de sa capacité à interpréter le réel. Benjamin souffre de sa difficulté à comprendre ce qu'il voit, à mettre des mots sur ce qu'il sent, sur ce qu'on lui cache depuis toujours. Il erre en lui même comme dans la vie, dépossédé de la personne qu'il aime le plus au monde et son existence ressemble à une espèce de flottement dans une eau trouble et nauséabonde dont il ne parvient pas à s'extraire pour regagner le bord. Il coule lentement, s'enfonce, est tiré vers le tréfonds où se trouve peut-être cette sœur, cette Ophélie aux cheveux dansants, ce soleil qui lui manque et dont l'absence le maintient en profondeur.
    Pendant combien de temps parviendra-t-il à vivre ainsi, en apnée ? N'est-il pas, lui aussi, en train de disparaître, d'être englouti ? A moins qu'une force inattendue le tire de là et le pousse à s'en sortir...
    C'est un texte fascinant que nous offre là Monica Sabolo sur le thème de la famille, des rapports entre ses membres, de ses secrets, une œuvre pleine de poésie, de métaphores aquatiques à la fois sensuelles et mystérieuses, porteuses de vie et de mort.
    Et ce lac… si beau et si terrible, presque menaçant, symbole des profondeurs opaques de la psyché humaine où Benjamin, tel un fantôme, patauge et s'enlise depuis son jeune âge, tentant de se relever pour vivre enfin...
    Une belle lecture, magnétique et envoûtante.

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Je n'avais vraiment pas aimé Crans Montana, j'avais peiné à le lire, à y trouver un quelconque intérêt..
    Donc, j'appréhendais...

    Et les 150 premières pages m'ont laissé présager une nouvelle déconvenue : une gentille et idéale famille avec villa à Genève, amis notables et sort enviable, du...
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    Je n'avais vraiment pas aimé Crans Montana, j'avais peiné à le lire, à y trouver un quelconque intérêt..
    Donc, j'appréhendais...

    Et les 150 premières pages m'ont laissé présager une nouvelle déconvenue : une gentille et idéale famille avec villa à Genève, amis notables et sort enviable, du fric, un peu de drogue et d'alcool (tout ce qui m’avait profondément agacée dans Crans Montana), une élite autocentrée et dégénérée avec des secrets, des "intrus" sociaux (le bel équilibre perturbé...), et évidemment, des jeunes filles parfaites, qui en plus d'être riches, sont aussi incroyablement belles (longues jambes et chevelure de miel ou de jais) et intelligentes, promises à un beau mariage et à un avenir radieux...

    Au secours ! Un lot de clichés qui a bien failli me décourager ! L'impression que l'auteur ne parvient pas à écrire sur autre chose que sur cette classe de privilégiés suisses, qu'elle ressasse le même thème d'un roman à l'autre...D'autant qu'elle le fait avec un indéniable sens artistique qui finalement m'a semblé augmenter la vacuité du propos. Un peu comme si la recherche de la phrase parfaite cassait le rythme...l'eau trouble, les algues, l'eau trouble, les algues...ad lib...

    Pourtant, les angoisses du narrateur (le frère de Summer, disparue lors d'un pique-nique), ses délires psychotiques (sa sœur est-elle prisonnière des eaux noires et des algues du Lac de Genève ?), ses découvertes progressives sur le monde qui l'entoure (ses parents sont-ils ce qu'ils prétendent être, sont-ils conformes à l'image sociale qu'ils renvoient ?) ont suscité mon intérêt.

    Voila un personnage fascinant, bien plus que ces mignonnettes créatures alanguies sur le bord du lac ! Un gars à la psyché perturbée, qui refoule ses souvenirs et ses sentiments, qui s'acharne à vivre dans l'absence de cette sœur tant aimée et dans l'ombre de parents d'abord admirés puis scrutés d'un œil critique. Un personnage vraiment intéressant si ses angoisses avaient été moins présentes, moins "nauséeuses" (combien de fois ai-je eu envie de lui crier "mais réveille-toi, connaud, y a pas de mystère !)

    25 ans après la disparition de sa sœur Summer, Benjamin cherche des raisons, tente d'oublier, et finit par comprendre ce qui est arrivé. Ce sont sans aucun doute ses errances et les conséquences du drame qui animent ce roman (même si ça tourne en boucle, en mode aveugle, et que finalement, moi, lectrice, j'ai juste l'impression de l'auteur me prend pour une quiche qui ne comprend rien !!), le reste parait presque anodin et sans saveur et aucun des autres personnages ne suscite l'empathie.

    L'ensemble manque un peu de chaleur, est souvent un peu longuet (trop de recherche esthétique dans la narration ?) mais la deuxième partie du roman parvient à sauver l'affaire !

    Si je n'ai pas été surprise par le dénouement, j'ai apprécié ce faux-polar, cette quête de vérité et c'est déjà pas mal au vu de ma précédente expérience ! avec la certitude qu'il ne marquera pas ma mémoire !

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  • Mon avis sur ce roman, que j'ai globalement apprécié :

    C'est un roman dont le rythme est assez lent au début, le temps semble comme suspendu, et pour cause ! Le narrateur est le frère de Summer, disparue il y a 24 ans : la vie de son frère s'est alors arrêtée. Summer avait 19 ans, et l'on va...
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    Mon avis sur ce roman, que j'ai globalement apprécié :

    C'est un roman dont le rythme est assez lent au début, le temps semble comme suspendu, et pour cause ! Le narrateur est le frère de Summer, disparue il y a 24 ans : la vie de son frère s'est alors arrêtée. Summer avait 19 ans, et l'on va lire le récit de ce frère qui ne sait pas ce qu'est devenue sa sœur. Il grandit (mal et seul) avec ce questionnement horrible. Bien sûr il nous décrit le cadre de cette disparition. L'ambiance m'a vraiment mise mal à l'aise. Summer et ses copines sont décrites, elles ne sont que sensualité, il y a des fêtes dans ce milieu suisse bourgeois, et le lecteur, parce qu'il ne connaît que la vision de l'enfant, ne sait pas exactement ce qu'il s'y passe. L'auteur sait créer une atmosphère pesante, notamment en nous laissant percevoir l'existence de secrets. Le narrateur est terriblement seul, et pour aller mieux il doit se confronter à tous ces secrets, et l'on comprend tout à la fin !

    J'ai surtout dévoré la fin car j'étais sceptique au début : je ne savais pas quel tour l'histoire allait prendre, et vraiment le milieu décrit ne m'a pas du tout touchée...

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  • Ce roman traite à mon avis de nombreux sujets, de la manière dont on vit avec des secrets de famille, ceux qu'on subit, ceux qu'on nous fait porter alors qu'on n'a pas les épaules qu'il faut pour les porter. C'est aussi un roman sur les effets bénéfiques de la psycho-thérapie, à tel point...
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    Ce roman traite à mon avis de nombreux sujets, de la manière dont on vit avec des secrets de famille, ceux qu'on subit, ceux qu'on nous fait porter alors qu'on n'a pas les épaules qu'il faut pour les porter. C'est aussi un roman sur les effets bénéfiques de la psycho-thérapie, à tel point d'ailleurs que je suis allée vérifier si Monica Sabolo n'était pas psy- quelque chose à la base, mais il semble que non et pourtant, les séances sont très en marge, il ne faut surtout pas que ça rebute les réfractaires aux thérapies. Ça démarre assez lentement, puis le rythme s'accélère et alors, on ne peut plus le lâcher. Monica Sabolo parvient à parsemer son roman de rebondissements assez spectaculaires sans qu'on ne se dise que ça ne tient pas la route. Et puis, c'est très joliment écrit, j'ai eu envie de noter de nombreuses phrases. On pourrait sans doute reprocher le côté un peu cliché de cette famille suisse bourgeoise, mais on ne peut en tout cas pas lui reprocher d'avoir inventé des personnages lisses, le père et la mère n'étant pas des représentations de la tendresse parentale. L'une des prouesses de l'auteure, me semble-t'il est de ne pas avoir choisi entre le thriller et le roman poétique, ce qui explique sans doute sa présence dans la seconde sélection du prix Goncourt. Il reste, en refermant ce roman, des images puissantes, comme ce châle, symbole de la relation lien mère-fille.

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