Sulak

Couverture du livre « Sulak » de Philippe Jaenada aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757843406
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Flics ou voyous, nul n'a oublié Sulak, garçon charmant, généreux, intègre. Accessoirement l'homme le plus recherché des années 1980. Déserteur de la Légion (l'avenir tout tracé, non merci), il braque des supermarchés avant de dévaliser les grands bijoutiers, de Paris à Cannes. Le fric, il s'en... Voir plus

Flics ou voyous, nul n'a oublié Sulak, garçon charmant, généreux, intègre. Accessoirement l'homme le plus recherché des années 1980. Déserteur de la Légion (l'avenir tout tracé, non merci), il braque des supermarchés avant de dévaliser les grands bijoutiers, de Paris à Cannes. Le fric, il s'en fout, il hait la violence : il veut épater. Itinéraire d'un gentleman cambrioleur doublé d'un roi de l'évasion.

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Le courrier des auteurs

Philippe Jaenada répond à nos questions ! (10/11/2013)

1) Qui êtes-vous ? ! Un ours. Du moins vu de l'extérieur. A l'intérieur, je serais plutôt du genre libellule. (A part ça, officiellement, je suis un écrivain de 49 ans, je fais quelques piges de journaliste pour ne pas être obligé d'écrire des livres qui se vendent à la pelle, j'aime le whisky et les courses de chevaux, les romans, les jolies filles qui passent, et je consacre la plus grande partie de mon temps aux deux personnes de ma vie, ma femme Anne-Catherine et notre fils Ernest, dans notre grotte du Xe arrondissement.) 2) Quel est le thème central de ce livre ? Je raconte, plus ou moins subjectivement mais en reproduisant de mon mieux ce qu'a été la réalité, la courte vie de Bruno Sulak, un garçon gentil, intelligent, drôle, beau, doué pour à peu près tout, qui a grandi à la campagne dans une famille aimante et unie mais qui est devenu (mystérieusement) le plus grand braqueur de bijouteries du XXe siècle, en France. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? Une phrase toute bête (mais qui me transperce le coeur) prononcée par son père, pudique et déchiré, après sa disparition, à 29 ans : "C'est dommage qu'il soit mort." 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? Une musique vive, turbulente, à la fois triste et gaie - du Mozart, je dirais. (Pas le livre, attention, je ne suis pas vantard à ce point ; la vie de Bruno Sulak, j'entends.) 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? Le souvenir de ce garçon, tout simplement. Quelques trucs sur la vie, dont il faut profiter vite, la vie qui est amusante mais qui ne rigole pas. 6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ? Oui, je suis obligé, en tant que paresseux, dissipé, qu'un rien détourne, de m'astreindre à une discipline presque scolaire, de me fabriquer moi-même des rails. J'ai écrit la nuit pendant quinze ans, maintenant (ce n'est plus de mon âge) j'essaie de me caler dans la journée - mais en fermant les volets et les rideaux, en allumant une lampe et une bougie, en buvant beaucoup de café et en débranchant le téléphone, pour me faire croire que c'est la nuit. Je ne peux écrire que dans mon bureau (une pièce où je dors aussi parfois), les yeux plongés dans l'écran de l'ordinateur, sans bruit, sans musique. Je me lève à 9h30, je travaille de 10h à 13h, puis je prends une douche, je sors manger, je remonte me mettre au clavier de 15h à 18h30, je sors boire quelques whiskies, je reviens dîner avec ma femme et notre fils, on discute, je regarde un peu la télé, je me couche. Un vrai petit fonctionnaire de l'écriture. 7) Comment vous vient l'inspiration ? Naturellement, grâce à ces cases rigides, immuables, que je m'impose. Quand j'ai commencé à écrire, il y a 15 ans, je m'étais dit qu'il fallait que j'attende que l'inspiration arrive pour "créer". J'ai rédigé 50 pauvres pages en plus de 3 ans. J'ai donc envoyé l'inspiration au diable, et je me suis fabriqué ma petite routine. C'est un peu pathétique de devoir en arriver là, mais ça marche. Maintenant, à 10h et 15h, ça vient tout seul, il suffit que je m'asseye pour avoir envie d'écrire. Un réflexe pavlovien, presque. 8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ? Oh non, j'ai très peu lu jusqu'à 22 ans (les trucs qu'on nous imposait à l'école, un peu de Boris Vian, et c'est tout). J'ai fait des études de maths - le littéraire et l'artistique, c'était l'Océanie ou Saturne, pour moi. Et puis j'ai tout arrêté d'un coup, je ne sais pas pourquoi. Ensuite, j'allais plutôt très mal, j'étais perdu. Pour susciter un genre d'électrochoc, je me suis enfermé une année entière chez moi, seul, comme dans un souterrain, volets fermés, sans téléphone, télévision ni radio. Je m'ennuyais beaucoup, je ne sais ni peindre ni construire des maquettes de bateaux, donc je me suis mis à écrire, pour me distraire. 9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ? Oui. Proust, que j'ai lu quand j'ai arrêté mes études de maths, juste pour me donner un genre devant les filles, crétin, et qui m'a littéralement bouleversé, métamorphosé. Ensuite Richard Brautigan, qui m'a donné le goût de l'absurde et de la poésie, Bukowski, le goût de la liberté et de la vie violente, de la décadence, et David Goodis, le goût des histoires, sombres et légères. 10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? ! A donner aux gens du plaisir en profondeur, je dirais (mais modestement, je le jure). Chacun à sa mesure, selon ses possibilités - on fait ce qu'on peut.

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