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Sous les branches de l'udala

Couverture du livre « Sous les branches de l'udala » de Chinelo Okparanta aux éditions Belfond
  • Date de parution :
  • Editeur : Belfond
  • EAN : 9782714475954
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au coeur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse,... Voir plus

Ijeoma a onze ans lorsque la guerre civile éclate au coeur de la jeune république du Nigeria. Son père est mort et sa mère, aussi abattue qu'impuissante, lui demande de partir quelques temps et d'aller vivre à Nweni, un village voisin. Hébergée par un professeur de grammaire et son épouse, Ijeoma rencontre Amina, une jeune orpheline. Et les fillettes tombent amoureuses. Tout simplement.
Mais au Biafra, dans les années 1970, l'homosexualité est un crime.
Commence alors le long et douloureux combat d'Ijeoma pour réussir à vivre ses désirs et, surtout, à comprendre qui elle est : il y aura la haine de soi, les efforts pour faire ce que l'on attend d'elle, et, enfin, la puissance des sentiments, envers et contre tous...

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  • Chinelo Okparanta qui vit depuis l’âge de 10 ans aux États-Unis, n’a pas oublié son pays d’origine, le Nigeria, où se déroule Sous les branches de l’udala, Ce livre m’a enthousiasmé dès les premières lignes parce qu’il m’a plongé au cœur d’un pays africain, s’attachant surtout à la vie de tous...
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    Chinelo Okparanta qui vit depuis l’âge de 10 ans aux États-Unis, n’a pas oublié son pays d’origine, le Nigeria, où se déroule Sous les branches de l’udala, Ce livre m’a enthousiasmé dès les premières lignes parce qu’il m’a plongé au cœur d’un pays africain, s’attachant surtout à la vie de tous les jours de gens simples, plutôt de la classe moyenne.
    D’abord, c’est en pleine guerre du Biafra, état sécessionniste du Nigeria, que commence l’histoire d’Ijeoma, jeune fille vivant à Ojoto. En 1967, les combats commencent et se poursuivent durant trois ans avec pour conséquence directe une famine terrible.
    Hélas, le père d’Ijeoma, désespéré devant la tournure des événements, ne fait rien pour éviter d’être tué sous les bombardements. Commencent alors les prières – les igbos peuplant le Biafra sont en majorité chrétiens – et les appels à Dieu avec la Bible comme référence bien trop systématique.
    La délicatesse des descriptions, la douceur du style de Chinelo Okparanta et sa précision dans chacun des moments importants emportent mon adhésion. C’est Ijeoma qui raconte et qui pose l’évidence de son attirance sexuelle pour les personnes de son sexe grâce à Amina qu’elle rencontre alors qu’elle est placée chez un professeur et sa femme. Découvertes, elles sont séparées et la mère d’Ijeoma entre en jeu. Elle parle d’abomination, se réfère à la Bible et gâche le bonheur de sa fille.
    Devant les interdits de la religion et les tabous en vigueur dans la société nigériane, Ijeoma réagit bien, se pose les bonnes questions, s’insurge devant l’attitude soumise des paroissiens qui disent toujours « Amen », à l’église.
    L’auteure parle de leur amour, de leurs rêves, du plaisir physique. Hélas, la suite n’est pas sans rebondissements qu’il faut découvrir, comme ces légendes africaines distillées tout au long du récit.
    Si l’action se déplace ensuite à Port Harcourt, en 1980, c’est Chibundu, l’ami d’enfance d’Ijeoma qui voit le plus clair. Réaliste, il affirme : « La religion est le marché le plus ancien et le plus juteux jamais créé par l’homme car non seulement elle sait attirer les clients mais aussi comment les contrôler avec des outils tels que la doctrine et des mots comme abomination. » Hélas, Ijeoma ne parvient pas à se dégager de cette gangue inculquée depuis l’enfance et maintenue par sa mère.
    Si j’ai bien aimé l’ensemble de ce roman, c’est l’assujettissement à la religion d’une personne aussi courageuse et forte qu’Ijeoma qui m’a navré. Faut-il toujours se référer à des livres dits sacrés pour contester un ordre établi ? L’héroïne a prouvé qu’elle était formidable dans un pays où les relations entre personnes de même sexe sont criminalisées, un pays le plus religieux d’Afrique après le Ghana. Inutile de remercier Dieu pour cela !

    AVIS de la PAGE 100 :

    Qu’elle est arrivée vite cette page 100 ! Chinelo Okparanta, bien traduite par Carine Chichereau, nous plonge sans ménagement dans cette guerre du Biafra qui avait tant mobilisé l’aide humanitaire pour combattre la faim, conflit qui semble bien loin aujourd’hui. D’une écriture fluide, l’auteure s’attache aux pas d’Ijeoma, fillette orpheline de père qui grandit et découvre l’amour avec Amina. L’approche poétique du quotidien, le rappel constant de la Bible par sa mère, ce doute qui s’installe, ces questions que se pose Ijeoma, tout s’enchaîne bien… Je suis pressé d’arriver au bout de Sous les branches de l’udala, besoin d’ombre en cette fin juillet…

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