Simple

Couverture du livre « Simple » de Julie Esteve aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234083240
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

On ne l'appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l'idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli,... Voir plus

On ne l'appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l'idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?
On plonge à pic dans la poésie, le monde et la langue singulière d'un homme simple, jusqu'à la cruelle vérité.

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  • Simple, simplet, mongol.

    Autant de qualificatifs pour Antoine Orsini, l’anti-héros de ce roman.
    C’est l’histoire d’un homme. Différent. Qui nous livre un récit décousu mais magnifique. Par bribes. Par morceaux.
    Il vadrouille. Avec une chaise. A qui il se raconte. A qui il fait visiter les...
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    Simple, simplet, mongol.

    Autant de qualificatifs pour Antoine Orsini, l’anti-héros de ce roman.
    C’est l’histoire d’un homme. Différent. Qui nous livre un récit décousu mais magnifique. Par bribes. Par morceaux.
    Il vadrouille. Avec une chaise. A qui il se raconte. A qui il fait visiter les endroits de son existence. A qui il raconte un fait divers. Qui va tenir le lecteur en haleine tout au long de ce roman atypique et terrible.

    Je l’ai débuté hier. Terminé aujourd’hui.

    C’est tellement fort, c’est tellement bon que je n’ai pu m’arrêter de lire. C’est un récit plein de poésie, où chaque mot est pesé. Difficile exercice que de raconter une histoire du point de vue d’un « simple d’esprit ». Le résultat est juste brillant. Juste terrible. Juste captivant de bout en bout.

    La force du roman vient du fait que l’auteure invente un langage. Crée un monde intérieur. Tout en livrant un récit serré et trépidant impossible à lâcher !

    C’est un livre marquant.

    Par ses mots. Car il s’agit là d’une très belle littérature aux formules émouvantes. Fortes.
    Par sa poésie. Cette façon de voir le monde à travers les yeux d’un simple d’esprit.
    Un livre angoissant. L’envie de savoir ce qu’il s’est réellement passé.
    Et cette fin. Tu refermes le livre. Et tu cries au génie ! Ce livre est extraordinaire. Et je pèse mes mots.

    Je découvre Julie Estève.
    Je suis sous le charme de Julie Estève.

    Et j’ajoute son SIMPLE à mes coups de cœur 2018.
    Foncez ! Vite ! Vite !!!!!

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  • Deuxième roman après ma lecture apprécié de moro-sphinx. Simple, c'est la voix d'Antoine, un enfant un peu différent, mogol diront certains, d'un village corse. le "baoul" va nous raconter ce qui est arrivé un soir à Florence, sa jeune voisine qui a été retrouvée morte dans la forêt. Avec une...
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    Deuxième roman après ma lecture apprécié de moro-sphinx. Simple, c'est la voix d'Antoine, un enfant un peu différent, mogol diront certains, d'un village corse. le "baoul" va nous raconter ce qui est arrivé un soir à Florence, sa jeune voisine qui a été retrouvée morte dans la forêt. Avec une écriture parlée, poétique, l'auteure nous entraîne dans les rues du village, dans les bois environnants, dans les arbres où Antoine aime se réfugier et observer la vie des villageois. La Corse y est décrite par ce simple d'esprit qui raconte sa vie à une pauvre chaise qu'il a trouvé au bord de la rue. Des personnages touchants pour ce conte poétique, avec en arrière plan la situation sociale, politique de la Corse. A nouveau, un texte très surprenant pour cette jeune auteure. Auteure a suivre.

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  • Bon, ce deuxième roman de Julie Estève je l'attendais avec une rare impatience et une belle curiosité. Depuis ma rencontre percutante avec Lola, l'héroïne de Moro-sphinx, son premier roman, un vrai choc de lecture qui possédait tous les ingrédients laissant penser qu'on découvrait là une sacrée...
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    Bon, ce deuxième roman de Julie Estève je l'attendais avec une rare impatience et une belle curiosité. Depuis ma rencontre percutante avec Lola, l'héroïne de Moro-sphinx, son premier roman, un vrai choc de lecture qui possédait tous les ingrédients laissant penser qu'on découvrait là une sacrée écrivaine. Mais, le passage du premier roman à la suite n'est pas toujours évident alors, à l'impatience s'ajoute une petite dose d'appréhension, c'est normal.

    Elle disparait vite, cette appréhension. Dès les premiers mots en fait : "Antoine Orsini est mort et le soleil n'y peut rien". Reste à savoir qui était Antoine Orsini, parce que pour le reste "On ne dira pas ici comment il est mort. Ce qui l'a tué. On écoutera, dans les odeurs de maquis, de marjolaine sauvage, la voix d'un homme qui pour certains ou le reste du monde, n'en était pas tout à fait un". Ça y est ? Vous êtes parti chercher le livre ?... Pas mal comme premières pages, hein ? De toute façon je ne vous en raconterai pas plus sur l'histoire d'Antoine. Je vous dirai juste que l'action se situe en Corse, qu'Antoine est surnommé le baoul du village (une sorte d'idiot en patois), que sa meilleure amie et interlocutrice privilégiée est une chaise qu'il trimballe partout et qu'il ne jure que par son copain Magic. Sachez également qu'Antoine aimait beaucoup Florence Biancarelli et que lorsque celle-ci a été retrouvée morte, forcément, les soupçons se sont tournés vers lui. Avec tout ça, rassurez-vous, vous ne savez rien.

    Julie Estève crée ici un héros inoubliable en parvenant à nous le rendre proche, à nous faire entrer dans sa tête sans que jamais le trait n'ait l'air forcé ou incongru. C'est du grand art. On suit l'histoire par les yeux et la voix d'Antoine en même temps que l'on découvre la perception et les réactions extérieures. Cette mise en parallèle des "normaux" et du baoul, c'est aussi l'occasion de renverser les points de vue entre innocents et coupables. Elle réussit à mixer fraicheur et perversion dans l'analyse des sentiments, servie en cela par l'ambiance particulière de ce territoire qui est ici plus qu'un élément contextuel, presque un personnage à part entière. Ce qu'elle fait a l'air simple alors que c'est d'une complexité incroyable. Le cheminement auprès d'Antoine a quelque chose de captivant et l'intrigue est aussi prenante qu'un polar.

    En seulement deux romans, Julie Estève nous colle deux sacrés personnages dans la tête, tellement différents l'un de l'autre et pourtant tout aussi marquants. Il y a une force dans son univers, entrevue dans Moro-sphinx et confirmée ici, une forme d'audace aussi à créer hors des sentiers (re)battus en compagnie de personnalités qui interpellent par leur singularité. Tous ceux qui ont lu Moro-sphinx sont dans mon cas et vont se précipiter sur Simple. Pour les autres, n'attendez surtout pas plus longtemps pour faire connaissance avec cette plume exceptionnelle.

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  • Je me souviens lors de la rentrée littéraire avoir lu beaucoup de chroniques sur ce roman mais j'ai attendu un peu avant de la découvrir, je savais de quoi il parlait, je voulais choisir le bon moment pour le lire. Pourquoi, un pressentiment, une prémonition que sais-je mais je me doutais qu'il...
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    Je me souviens lors de la rentrée littéraire avoir lu beaucoup de chroniques sur ce roman mais j'ai attendu un peu avant de la découvrir, je savais de quoi il parlait, je voulais choisir le bon moment pour le lire. Pourquoi, un pressentiment, une prémonition que sais-je mais je me doutais qu'il allait avoir de l'effet sur moi. Bonne pioche. Dès les premières lignes j'ai été embarquée, bouleversée, émue, intriguée, interpellée :

    On ne dira pas ici comment il est mort. Ce qui l'a tué. On écoutera dans les odeurs de maquis, de marjolaine sauvage, la voix d'un homme qui, pour certains ou le reste du monde, n'en était pas un tout à fait. (p5)

    Le décor est planté : on est en Corse avec son côté sauvage, mystérieux, rude,  nature, dans un petit village où tout le monde se connaît, ou certains ont des côtés obscurs, comme Pierre qui parfois porte une cagoule. Et puis comme parfois dans les petits villages où tout le monde se connaît, il y a un être différent, un simple, vous savez l'idiot du village, celui dont on rit, celui dont on se moque, celui sur lequel on se venge, le responsable de tous les maux. 

    Là dans ce village c'est Antoine Orsini de son vrai nom, car il a un nom, un prénom même si les autres l'oublient, qui erre de rue en rue, qui furète, qui observe, qui voit mais ne comprend pas toujours tout, mais qui ne peut partager avec personne ses pensées, ses découvertes car personne ne l'écoute, personne ne le comprend, personne ne s'intéresse à lui, c'est le baoul comme ont dit là-bas :

    Et alors ils vont gueuler ferme-la le mongol ! Voilà ce qu'ils vont dire à coup sûr, oh ! je sais bien comment ils m'appellent, y a tellement de mots sales dans la langue en français pour causer de moi ! (p6)

    Ce que j'ai particulièrement apprécié dans ce court roman, c'est le travail d'écriture de Julie Estève : se glisser dans la peau d'Antoine, restituer ses pensées, son parler, ses émotions et sentiments, avec réalisme avec ses mots à lui pour nous parler de ce qu'il subit dans sa famille, de son père alcoolique violent, de l'abandon de la part de Pierre, son frère qui a d'autres préoccupations, de Tomasine, sa sœur, qui a fui le village dans l'espoir d'une carrière à Paris.

    On a tous rencontré un Antoine enfin moi j'en ai déjà rencontré, dans un village, un quartier, celui dont tout le monde se moque, livré à lui-même, ignoré de tous mais reconnu par eux dès qu'il se passe quelque chose d'anormal dans la communauté.

    Dès le début du récit, Julie Estève n'y va pas par quatre chemins, on comprend qu'Antoine est mort et même mort on crache encore sur sa tombe, mais lui il va revenir pour nous révéler, à sa manière, l'histoire de sa vie.

    Je n'en dirai pas plus, 116 pages, c'est court mais là c'est intense, moi cela m'a noué le cœur et les "tripes", on sent le drame arrivé, Antoine ne cache rien, il est naïf, il dit les choses comme elles sont, il éprouve des sentiments et les exprime, pas toujours bien, pas toujours au bon moment, pas toujours à la bonne personne, ne distinguant pas ce qu'il faut dire et ce qu'il faut taire et pourtant il détient des vérités. Quand il n'y a pas personne pour l'entendre il part dans la nature, il arpente les collines, il connaît les chemins et il parle à ceux qui peuvent l'entendre : les arbres, une chaise ou Magic, son seul ami....

    L'écriture est délicate mais précise et percutante, dans le choix des mots pour restituer l'univers de cet homme, le milieu où il vit, l'ambiance, le parler de chaque personnage. Un exemple, page 108, la succession des mots pour faire ressentir, et c'est très réussi, l'effondrement du monde d'Antoine......

    Les dernières pages m'ont chavirée : douleur, tristesse, gâchis, injustice, mais aussi colère sur nous, notre société, sa violence, quelques derniers mots, phrases, chanson sur fond de vérité, qui ne sera jamais révélée.

    Quand je découvre un tel roman, je sais pourquoi je lis, pourquoi j'aime lire : pour partir pour un voyage dans les émotions, dans la vie, retrouver des sensations éprouvées, des sentiments vécus, écrits avec justesse, avec poésie mais aussi efficacité, nous faire rêver parfois mais aussi confronter à notre société, aux humains dans toute leur beauté parfois mais aussi dans toute leur noirceur.

    Merci à Julie Estève de m'avoir alpaguée, émue, d'avoir si bien raconté Antoine, le simple qui était un poète à sa manière, qui aimait Florence, qui n'aurait pas fait de mal à une mouche et pourtant la souffrance il connaît,  elle fait partie de sa vie mais il ne l'exprime pas ainsi. Il raconte, il nous raconte, sans jugement, simplement ce qu'il vit.

    Il avait ce rêve qui dévorait tout. Il faisait avec des fleurs des bouquets qu'il donnait aux autres. Les autres le traitaient de fillette, comme si être une petite fille était une vieille honte. En grandissant, les insultes ont pris du poids, la cruauté des galons. (p110)

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  • C'est l'enterrement d'Antoine Orsini. Qui ça, me dites-vous ? Antoine Orsini ?

    Ah oui le baoul, c'est comme cela qu'on l'appelait dans le village.


    Nous sommes dans un village de montagne corse. Antoine se souvient et nous raconte sa vie, enfin pas à nous mais à cette chaise trouée en...
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    C'est l'enterrement d'Antoine Orsini. Qui ça, me dites-vous ? Antoine Orsini ?

    Ah oui le baoul, c'est comme cela qu'on l'appelait dans le village.


    Nous sommes dans un village de montagne corse. Antoine se souvient et nous raconte sa vie, enfin pas à nous mais à cette chaise trouée en plastique blanc qu'il avait trouvée.


    Antoine lui raconte sa vie. A la marge, il était. C'était le "simplet" du village, différent des autres, il était la cause de tous les maux.


    Antoine nous parle de son enfance. Cadet de trois enfants, à la maison il était déjà rejeté.


    A l'école, les enfants étaient cruels avec lui, c'était le marginal que seule Mademoiselle Madeleine avait aimé, mais elle était au cimetière aujourd'hui ! tout comme son amie Florence Biancarelli qu'il avait retrouvée morte sous les pins l'été 87.


    Mais qu'était-il arrivé ? Ses souvenirs, ils nous les conte comme ils lui reviennent, dans le désordre, lui qui un peu chapardeur, un petit peu voyeur savait tout ce qui se passait dans ce village.


    Avec lucidité, poésie , il nous partage ses émotions, les secrets du village.


    La construction est particulière, un peu déstabilisante au départ mais toute appropriée au récit. Une écriture poétique, un style bien propre qui nous permet d'entrer en quelque sorte dans la tête du "baoul", de le comprendre.


    Un très joli récit sur la différence, le regard des autres, c'est si facile de juger, de rendre responsable de tous les maux celui que l'on ne connaît pas, ne comprend pas. C'est facile d'être jugé coupable lorsqu'on est différent.


    C'est une LC avec ma binôme Julie des Petites lectures de Scarlett. J'ai été séduite par l'histoire, la sensibilité et la poésie apportée au personnage, en est-il de même pour elle ?


    Son avis se trouve ici



    Ma note : 8/10



    Les jolies phrases



    Faut savoir qu'un ennemi, c'est toujours un autre être humain. Par exemple, ça peut pas être un arbre. Jamais entendu dire mon plus grand ennemi, c'est les figuiers !


    La mort c'est un trou ! On tombe dedans mais ça dure combien de temps la chute, et au bout du trou y a quoi, on arrive où, quand on touche le fond, est-ce qu'on peut remonter, est-ce qu'on a le droit de recommencer, avoir une autre naissance, est-ce qu'on peut choisir qui on sera plus tard ou c'est le hasard et on est attribué au pif...


    ...peut-être le trou c'est du vide, pas grand-chose, trois fois rien, mais sans le vide, y aurait pas le reste et alors ce serait le néant !

    https://nathavh49.blogspot.com/2018/10/simple-julie-esteve.html

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  • J'ai découvert ce roman dans le cadre des 68 premières fois.
    Après toutes ces belles critiques, je suis désolée de vous avouer que j’ai fait le choix d’abandonner cette lecture vers la page 80. Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire, à me rapprocher d’Antoine. Je l’ai trouvée très...
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    J'ai découvert ce roman dans le cadre des 68 premières fois.
    Après toutes ces belles critiques, je suis désolée de vous avouer que j’ai fait le choix d’abandonner cette lecture vers la page 80. Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire, à me rapprocher d’Antoine. Je l’ai trouvée très décousue. Et j’avais plein d’autres romans qui m’attendaient!!!
    Malgré cela, j’ai été très heureuse de faire la connaissance de Julie Estève lors de la rencontre du Mans et de l’entendre parler de son roman et de son expérience de l’écriture.
    Peut-être à un autre moment, pourrais-je retenter l’expérience de Simple ou de son premier roman Moro Sphinx! On verra!

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  • Antoine est le Fou, le benêt du village, aimé, détesté, moqué. Il habite dans un village perché dans les montagnes corses, et pour certains_es,, il est lui même perché !! En effet, son amie et confidente est 1 chaise ébréchée en plastique.
    Il évoque son lien ambigu avec Florence Biancarelli,...
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    Antoine est le Fou, le benêt du village, aimé, détesté, moqué. Il habite dans un village perché dans les montagnes corses, et pour certains_es,, il est lui même perché !! En effet, son amie et confidente est 1 chaise ébréchée en plastique.
    Il évoque son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80. et ses relations avec certains habitants. La question qui se pose est de savoir qui est le meurtrier de cette femme?????
    Le ton est donné dès le début. L'auteur s'est mise à la hauteur d'Antoine en terme de langage: il est simple, direct, cru comme la pensée de cet héros.
    Malheureusement, je n'ai pas réussi à entrer dans le monde d'Antoine car l'écriture m'a décontenancée...

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  • Un type qui parle à une chaise, on aura tout vu…Bien la preuve qu’il est cintré, Antoine Orsini, gaga, barré, baoul, quoi…et peut-être pire, non ?Tous les doutes sont permis, toutes les questions sont ouvertes quand c’est un simple d’esprit qui raconte sa propre histoire, un peu en désordre, un...
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    Un type qui parle à une chaise, on aura tout vu…Bien la preuve qu’il est cintré, Antoine Orsini, gaga, barré, baoul, quoi…et peut-être pire, non ?Tous les doutes sont permis, toutes les questions sont ouvertes quand c’est un simple d’esprit qui raconte sa propre histoire, un peu en désordre, un peu en bazar, un peu comme ça lui vient, à la va comme j’te pousse.
    Sous la plume de Julie Estève, extrêmement finaude, elle, pour le coup, on se laisse porter par cette voix rapidement familière et touchante, on se laisse mener, par la main ou par le bout du nez, dans la vie d’Anto, de Florence, de la Murène et de l’Extra-terrestre, on joue les voyeurs dans cette vie de village, dans cette Corse profonde où on ne rigole pas avec l’honneur , où les réputations se lavent dans le sang, où le silence n’est pas d’or mais de plomb.
    Les chemins de la pensée d’Antoine sont escarpés et sinueux, ils nous offrent une balade magnifique dans un paysage humain varié, subtile et changeant selon les points de vue que propose la progression dans le récit. La langue, elle, est à l’image de ce baoul qui se raconte, simple, imagée, ensoleillée. Simple, comme ne le seront jamais les liens et relations qui gèrent cette microsociété de derrière les rideaux, où tout se sait sauf l’essentiel, où tout se tait sauf la rumeur, où l’on prête à autrui toute la noirceur dont on se sait capable.
    C’est avec constance et avec une force mêlée de grâce que Julie Estève trace le sillon de son personnage et de son récit, feignant de les laisser se perdre dans des situations complexes voire sordides, là où il n’y a, finalement, qu’une histoire simple.

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  • Simple est un récit brut de décoffrage dont la narration se confond avec le personnage sans filtre et plein de candeur. Julie Estève nous place au plus près de ses émotions, de ses rires, de ses sentiments. Comme lui, elle nous offre la capacité à neutraliser (parfois) la forme de violence dont...
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    Simple est un récit brut de décoffrage dont la narration se confond avec le personnage sans filtre et plein de candeur. Julie Estève nous place au plus près de ses émotions, de ses rires, de ses sentiments. Comme lui, elle nous offre la capacité à neutraliser (parfois) la forme de violence dont il est victime, par ses éclats de rires, ses petites manies et ses drôlerie (c’est aussi un personnage un peu farceur). Mais ne soyons pas dupe, on comprend qu’il a fait l’objet de persécution et a été désigné coupable et on s’en émeut forcément, on s’énerve même. Parce qu’Antoine est un bon gars, un peu maladroit mais plein de sensibilité.



    Excellente lecture, Simple possède la belle qualité de nous parler et de célébrer de différence à travers un héros inoubliable, attachant et d’une grande beauté intérieure. Oui, Antoine est un simplet mais certainement le plus innocent de tous.

    La langue au tempo rapide, pleine d’accidents narratifs et de contresens, offre une lecture étourdissante. Difficile à quitter, on est pris entre le désir de savoir la vérité et irrésistiblement attiré par le récit de ce narrateur qu’on ne peut qu’apprécier.

    Et lorsque la fin arrive, c’est évidement sous le coup de l’émotion qu’on referme ce bouquin, avec à l’esprit qu’on n’est pas près d’oublier cette affaire (loin d’être simple) et surtout Antoine, un simplet bouleversant par sa candeur et sa lucidité........................................

    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/julie-esteve-simple?token=4e03c2f5e4c4c4bd4a052d9c061fd8e3

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  • De cette auteure, j'avais déjà lu Morpho-Sphinx paru en 2016, déjà grâce aux 68 Premières Fois avec un style que j'avais trouvé plutôt rude et âpre. Je suis ravi de pouvoir son second roman.

    Nouveau roman, nouvelle inspiration et nouveau registre... celui de l'histoire d'Antoine Orsini,...
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    De cette auteure, j'avais déjà lu Morpho-Sphinx paru en 2016, déjà grâce aux 68 Premières Fois avec un style que j'avais trouvé plutôt rude et âpre. Je suis ravi de pouvoir son second roman.

    Nouveau roman, nouvelle inspiration et nouveau registre... celui de l'histoire d'Antoine Orsini, dernier - né d'une famille corse sous le double signe de la tragédie d'une mère mourant en le mettant au monde et de son propre handicap mental, rejeté par son père comme le village dans lequel il grandit. C'est son carnet de bord, ses plaisirs, ses déceptions, ses relations privilégiées avec une autre maudite de son village au destin tragique ; Florence Biancarelli.

    Récit à la première personne confus de ce simple d'esprit, torturé par les souvenirs, le rejet des siens comme des autres, l'histoire courte de sa famille et bien sûr dans le désordre de ses souvenirs, les pièces qui l'ont mis au coeur d'une tragédie et lui ont coûté de nombreuses années de prison. Mais aussi un petit monde cocasse de portraits sans concession par touches à la fois drôles et tragi - comiques. Pas de happy end ici, une grande solitude et la naissance d'un lien de sympathie du lecteur avec  Antoine.

    On peut se trouver parfois déconcerté par la tournure et les formules reprises par l'auteure mais on s'accroche au récit décousu pour finalement voir les pièces du puzzle s'assembler et tout s'expliquer. Second roman réussi.

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