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Sémi

Couverture du livre « Sémi » de Aki Shimazaki aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330151232
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Après plus de quarante ans de mariage, Tetsuo et Fujiko se sont installés en maison de retraite car Fujiko, atteinte de la maladie d'Alzheimer, requiert une prise en charge particulière. Un matin, au réveil, elle ne reconnaît plus son époux. D'abord en grand désarroi, Tetsuo entreprend... Voir plus

Après plus de quarante ans de mariage, Tetsuo et Fujiko se sont installés en maison de retraite car Fujiko, atteinte de la maladie d'Alzheimer, requiert une prise en charge particulière. Un matin, au réveil, elle ne reconnaît plus son époux. D'abord en grand désarroi, Tetsuo entreprend finalement de reconquérir celle qui le prend désormais pour un étranger auquel elle se trouve simplement fiancée. 

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Avis (6)

  • Un petit livre pudique pour raconter le paradoxe de la maladie d'Alzheimer:on ne reconnaît plus ses proches mais le passé revient avec précision.Qu'est-ce qu'un couple?Le père biologique prévaut-il sur celui qui l'a élevé?
    Douceur,tendresses et non-dits...

    Un petit livre pudique pour raconter le paradoxe de la maladie d'Alzheimer:on ne reconnaît plus ses proches mais le passé revient avec précision.Qu'est-ce qu'un couple?Le père biologique prévaut-il sur celui qui l'a élevé?
    Douceur,tendresses et non-dits...

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  • Quand Fujiko commence à développer la maladie d'Alzheimer, elle et son mari emménagent dans une belle maison de retraite.
    Tout se passe bien au début, puis la maladie évolue et elle prend son mari pour son fiancé.
    C'est beau, doux, tendre et tragique à la fois.
    Malgré des révélations...
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    Quand Fujiko commence à développer la maladie d'Alzheimer, elle et son mari emménagent dans une belle maison de retraite.
    Tout se passe bien au début, puis la maladie évolue et elle prend son mari pour son fiancé.
    C'est beau, doux, tendre et tragique à la fois.
    Malgré des révélations dramatiques, tout se déroule dans une ambiance lente et zen.
    Ça se lit délicieusement.
    Lui est attendrissant de douceur et de compréhension, de culpabilité aussi.
    Elle est plus déterminée et résolue à conclure un épisode de son passé.
    Deux beaux personnages dans une atmosphère nippone qui enveloppe le lecteur.
    Je ne connaissais pas cette auteure, mais la douceur de son écriture et la tendresse qui en émanent me donnent envie de prospecter sa bibliographie.

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  • e viens de finir "Suzuran", le premier roman de la nouvelle pentalogie d'Aki Shimazaki dont la lecture m'a procuré douceur et sérénité; "Sémi" m'attendait et j'avais envie de voir si je retrouverais ces agréables sensations, si je serais à nouveau transportée loin de mon quotidien avec ce...
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    e viens de finir "Suzuran", le premier roman de la nouvelle pentalogie d'Aki Shimazaki dont la lecture m'a procuré douceur et sérénité; "Sémi" m'attendait et j'avais envie de voir si je retrouverais ces agréables sensations, si je serais à nouveau transportée loin de mon quotidien avec ce deuxième roman. Et la magie a à nouveau opéré pour mon plus grand bonheur.
    Nous suivons cette fois Fujiko et Tetsuo, les parents d'Anzu et de Kyoko, les personnages principaux de "Suzuran"; ils sont pensionnaires, depuis 6 ans, d'une maison d'aînés (quel joli nom qui évoque le chez-soi, l'intimité, le respect loin, très loin de ce qu'évoque cette affreuse abréviation d'EHPAD; les mots pour nommer les choses ont souvent leur importance; ils traduisent une réalité mais la créent aussi); Fujiko est atteinte de la maladie d'Alzheimer qui s'aggrave progressivement : un matin, elle ne reconnaît plus son mari, Tetsuo qui va lui faire croire qu'ils sont fiancés pour pouvoir rester à ses côtés. Alors que sa mémoire s'efface, celle de Tetsuo, le narrateur, le replonge dans ses souvenirs, le ramène à divers moments avec son épouse. Mais, comme dans "Suzuran", des secrets sont dévoilés inconsciemment par Fujiko, bouleversant profondément Tetsuo, qui est obligé de considérer ses 50 ans de mariage de façon différente et qui découvre une Fujiko inconnue.
    La maladie d'Alzheimer, qui fait si peur, est présentée ici comme la possibilité de réécrire sa vie, vierge de son passé, de devenir soi, loin du carcan imposé par les contraintes de la vie. Mais le roman n'oblitère en rien la nudité, la cruauté de la maladie même si Aki Shimazaki la nimbe d'une certaine douceur : l'oubli du passé proche, le retour de souvenirs profondément enfouis, l'invention de faits à partir d'une réalité isolée, la non-reconnaissance des proches, les obsessions, les tâches répétitives qui apaisent, les connaissances acquises lors de l'enfance qui s'expriment avec une grande précision, la musique (ou les odeurs) comme activateur de mémoire.
    Dans ce roman, comme dans le précédent, un élément de la nature donne une unité à l'ensemble; il s'agit, cette fois, de Sémi, la cigale, associée à la vieille dame; elle a composé un court poème sur cet insecte quand elle était adolescente et elle le récite régulièrement comme un mantra qui la raccroche à son passé :
    " Sémi, sémi, sémi, où te caches-tu ?
    Après tant d'années sous terre
    Tu n'as que quelques semaines à l'air
    As-tu de la nostalgie pour ton long passé
    Dans le noir "
    Mais Sémi est aussi le symbole de ce qu'a été sa vie, une vie dans le noir, consacrée aux autres, sans liberté et que la maladie rend paradoxalement libre quelques mois comme les cigales qui croissent sous terre plus ou moins longtemps et n'en sortent que pour vivre à l'air libre que peu de temps.
    Dans ce roman à nouveau, pas de violence, pas de colère comme on pourrait s'y attendre d'un homme qui voit ses certitudes s'effondrer, sa paternité remise en cause mais une grande compréhension, une sorte d'auto-critique mais surtout un immense amour, une grande douceur pour cette femme qui devient une étrangère, qui s'éloigne sans possibilité de retour.
    Même si on sait que la maladie d'Alzheimer est loin de cette image idéalisée, ce roman fait du bien et apaise quelque peu la peur diffuse que déclenche l'évocation de cette maladie. Malgré la gravité du sujet, j'ai retrouvé la douceur qui m'avait fait aimer "Suzuran" mais aussi l'émotion qui naît de petits gestes, de petites attentions, l'amour offert quand l'autre n'est plus en mesure de le percevoir. Ce roman est empreint de tristesse, de mélancolie mais d'une indéniable beauté.
    Un magnifique moment de lecture.

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  • d'une rare subtilité à propos d'un sujet si éprouvant ! CM

    d'une rare subtilité à propos d'un sujet si éprouvant ! CM

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  • Je viens de finir ce petit livre très émouvant, triste et drôle, court, bien rythmé, chez Actes Sud, qui est une maison que j'aime beaucoup. Un couple japonais en maison de retraite, elle perd la mémoire et ne reconnaît plus son époux. Mais, elle n'a pas tout oublié et c'est là que l'histoire...
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    Je viens de finir ce petit livre très émouvant, triste et drôle, court, bien rythmé, chez Actes Sud, qui est une maison que j'aime beaucoup. Un couple japonais en maison de retraite, elle perd la mémoire et ne reconnaît plus son époux. Mais, elle n'a pas tout oublié et c'est là que l'histoire devient vraiment intéressante et parfois comique mais toujours très subtile. Un moment hors du temps qui pourtant vient nous rappeler la fragilité de la mémoire et parfois de la conscience des choses.

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  • Chaque rendez-vous avec Aki Shimazaki est un moment d’émotion. Ce second volet d’une nouvelle pentalogie ne déroge pas à la règle. Retour au pied du Mont Daisen auprès de Tetsuo et Fujiko Niré, les parents d’Anzu, la céramiste au cœur de Suzuran, le précédent roman. La fragilité de l’état de...
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    Chaque rendez-vous avec Aki Shimazaki est un moment d’émotion. Ce second volet d’une nouvelle pentalogie ne déroge pas à la règle. Retour au pied du Mont Daisen auprès de Tetsuo et Fujiko Niré, les parents d’Anzu, la céramiste au cœur de Suzuran, le précédent roman. La fragilité de l’état de santé de Fujiko dont la mémoire est défaillante a amené le couple à rejoindre une résidence d’aînés.

    Aki Shimazaki avance dans son récit telle une équilibriste, explorant avec beaucoup de finesse le destin de ses personnages. Tandis que la maladie d’Alzheimer progresse et altère ses souvenirs, Fujiko, qui ne reconnait plus Tetsuo sinon comme son fiancé d’autrefois, livre des révélations intimes qui surgissent du plus profond de sa mémoire. Autant de secrets qui ébranlent les fondations fragiles d’une famille. Tetsuo tente de faire face avec douceur et dévouement à la situation et revoit le film de sa vie sous un jour qu’il n’avait pas imaginé.

    Dans un récit subtil, au style épuré, tout en retenue, la romancière évoque avec délicatesse les bouleversements intérieurs d’un couple. Elle ausculte, avec beaucoup de sensibilité, les mécanismes de la mémoire d’une femme qui a souffert sans pouvoir le dire. Les cigales, « sémi » en japonais, ces insectes à la vie éphémère après avoir passé des années sous terre fascinent Fujiko. Seule leur stridulation vient troubler l’environnement calme et feutré et ravive ses souvenirs d’ une chanson qu’elle fredonne. Chaque jour, elle fabrique des carrés multicolores au crochet, comme un patchwork qui reconstituerait les couleurs d’une vie passée ou rêvée. La beauté d’un Nocturne de Chopin ou d’un Concerto pour guitare de Joaquín Rodrigo se révèle pour elle expérience sensorielle. Les souvenirs et les secrets s’assemblent dans les méandres de sa mémoire et la quête de vérité de Tetsuo.

    La complexité des sentiments entre deux sœurs traversait le précédent roman de manière très touchante. En s’attachant à l’histoire de leurs parents, à la maladie irréversible de Fujiko, Aki Shimazaki s’empare d’un sujet douloureux avec beaucoup de sensibilité et réussit à nouveau à nous émouvoir.

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