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Sang chaud

Couverture du livre « Sang chaud » de Kim Un-Su aux éditions Matin Calme
Résumé:

Guerres de succession dans la mafia coréenne.

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Avis (6)

  • Sang chaud, je ne sais pas mais ce récit roman glace les sangs à certaines pages avec cette histoire de gangs coréens. Nous sommes à Busan, une station balnéaire où sévit plusieurs mafieux qui se sont partagés l'économie de cette ville, qui pourrait être paisible : de beaux hôtels, des...
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    Sang chaud, je ne sais pas mais ce récit roman glace les sangs à certaines pages avec cette histoire de gangs coréens. Nous sommes à Busan, une station balnéaire où sévit plusieurs mafieux qui se sont partagés l'économie de cette ville, qui pourrait être paisible : de beaux hôtels, des restaurants gastronomiques de poissons, des plages avec de beaux parasols l'été, des bars à karaoké, quelques bars à filles.. Mais la société change et la gestion "calme" entre gangs va être bouleversée par l'arrivée de jeunes ambitieux avec beaucoup moins de scrupules que les ainés. Cette histoire va nous être racontée par Huisi, bras droit de Père Sohn, un sage parrain propriétaire d'un des grands hôtels de la ville. Huisi, toujours élégant, vient d'avoir 40 ans et fait le point sur sa vie et son futur. Orphelin, il a trouvé dans l'image de Pére Sohn, une sorte de père mais son statut de gérant d'hôtel et qui règle quelques différents de temps en temps commencent à l'ennuyer. ( de sacrés pages de maniements de couteaux et de recettes de cuisine (attention nous ne mangerons peut être plus de poissons, comme lui, car quelquefois quelques cadavres se retrouvent à nourrir des poissons d'élevage et se retrouvent dans des assiettes). Va t il finir sa vie célibataire ou reprendre contact avec un amour de jeunesse, une ancienne prostituée qui a un bar à gogo ? Un roman qui nous entraîne dans les bas fonds de trafic, car Busan est aussi un port où les navires peuvent emmener des marchandises très lucratives. Ce livre m'a fait penser à certains films asiatiques sur le milieu mafieux, quelques scènes très crash, car le sang peut jaillir, mais il y a aussi quelques pages d'humour car certains voyous sont aussi des pieds nickelés (surtout quand certains gardes du corps sont obligés d'essayer de faire marcher des machines à laver dans une laverie (attention dans l'utilisation de la lessive !!). Il y a aussi des pages d'amitiés, de loyauté, d'honneurs mais aussi de trahisons et d'évolutions entre les anciens et vieux parrains (qui aiment bien se réunir autour d'une table et de partager les affaires de la ville) et les plus jeunes plus fougueux, plus sanglants (les couteaux sortent souvent, mais pas toujours de façon mortelle, un petit coup de couteau peut être un apprentissage dans un gang) . Un sacré texte qui décrit aussi certains trafics (alcool, blanchisseries, machines à sous, filles...). Une sorte d'histoire de parrains mais à la sauce de soja et de poisson cru.
    Un roman que je vous conseille.

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  • Matin Calme est une nouvelle maison d’édition qui a fait le pari d’importer des romans sud-coréens sur notre territoire. Pour commencer, elle a jeté son dévolu sur une valeur sûre avec un auteur qui avait déjà fait ses preuves sur ses terres. Voilà comment est arrivé sur nos rayons de librairie...
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    Matin Calme est une nouvelle maison d’édition qui a fait le pari d’importer des romans sud-coréens sur notre territoire. Pour commencer, elle a jeté son dévolu sur une valeur sûre avec un auteur qui avait déjà fait ses preuves sur ses terres. Voilà comment est arrivé sur nos rayons de librairie cet intrigant « Sang chaud ».

    Le lecteur suit les traces de Huisu, disciple d’un vieux chef de gang. Sous le joug de l’organisation depuis longtemps, ce quadragénaire a l’ambition d’améliorer sa condition professionnelle et personnelle. Pour ce faire, il doit essayer de faire son trou en s’adaptant au monde de la pègre, qui est régi par des propres règles.

    Cette histoire est aussi le combat de l’ancienne et de la nouvelle école. Les anciens ont mis en place les bases d’une conduite pour les voyous. Mais l’orgueil et l’impatience des jeunes renversent un peu les fondements et imposent de nouveaux codes. Toutes les cartes sont redistribuées. Les comportements sont imprévisibles et chaque scène nous réserve son lot de surprises.

    Quelle que soit la mafia, qu’elle soit italienne, colombienne, russe ou japonaise le fonctionnement global est équivalent. Les valeurs sont les mêmes, seuls le décor et les armes changent. Ici, en Corée, les négociations se font donc autour de poissons crus, de viandes grillées et se règlent à coup de couteau à sashimi.

    Afin de recréer au mieux l’ambiance du milieu, l’auteur nous fait assister à tous les échanges entre les protagonistes. Le texte est donc chargé de dialogues, dans lesquels on comprend les coulisses des trafics. Les manigances, les alliances, les traitrises… tout y est.

    Derrière la violence des actes, l’auteur dépeint aussi la condition d’un pays et de ses habitants. J’ai pris un véritable plaisir à la rencontre de ce roman original et instructif. Kim Un-Su m’a convié à un voyage initiatique dépaysant, qui n’est pas sans rappeler « Le parrain », mais à la sauce soja. Belle découverte !

    http://leslivresdek79.com/2020/02/28/530-kim-un-su-sang-chaud/

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  • Une belle première pour cette toute jeune maison d’édition à qui nous souhaitons la bienvenue !

    Un peu septique au début j'ai cru que ce polar s'inscrivait dans la mouvance de la Hallyu (tendance mode inspirée par la K-pop où la Corée n'a pas hésité à investir presque 1% de son budget...
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    Une belle première pour cette toute jeune maison d’édition à qui nous souhaitons la bienvenue !

    Un peu septique au début j'ai cru que ce polar s'inscrivait dans la mouvance de la Hallyu (tendance mode inspirée par la K-pop où la Corée n'a pas hésité à investir presque 1% de son budget national pour promouvoir la culture coréenne) J'ai acheté ce polar uniquement par curiosité et ma foi j'ai bien fait !

    Dés le début on plonge dans une ambiance sombre ,une atmosphère maîtrisée et terrible où les codes sont d'un autre monde .
    Hiusu personnage central porte l'intrigue sur ses épaules déjà bien chargées et nous entraine dans son univers rempli de doutes et de questionnements.Le père Sohn aux aspérités nombreuses le maintient sous sa coupe sachant brider le charisme et l'envergure de Hiusu .
    Tout est échiquier où chacun avance ses pions au gré de ses intérêts. Ni l'amour de toujours Insuk et son fils Amy ni la volonté du protagoniste de vivre autre chose que ce qu'il connait déjà ne dérogeront au fatalisme de la trajectoire de Hiusu condamné à naviguer en eaux troubles sans masque et sans tuba .
    Bienvenue à Guam !

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  • Entre le printemps et l’été, dans les années 90 à Busan, deuxième ville et l’un des principaux ports de Corée du Sud, les voyous ne portent pas de costard. Huisi coule des jours solitaires, bien qu’il soit le principal homme de main de Père Sohn, le chef de la mafia locale. Il loge à l’hôtel...
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    Entre le printemps et l’été, dans les années 90 à Busan, deuxième ville et l’un des principaux ports de Corée du Sud, les voyous ne portent pas de costard. Huisi coule des jours solitaires, bien qu’il soit le principal homme de main de Père Sohn, le chef de la mafia locale. Il loge à l’hôtel Mallijang, point central d’où il contrôle tout son territoire. Mais père Sohn et ses comparses font partie de l’ancienne garde, cette mafia locale vieille et fatiguée qui préfère la négociation attablée devant un bol de bouillon de bœuf plutôt que le conflit, à l’heure où il faut contenir d’une main ferme les élans des jeunes qui convoitent leurs territoires.

    Aujourd’hui, à quarante ans, Huisi aspire à davantage de tranquillité. Il veut s’installer avec Insuk, la tenancière d’un bar à filles qu’il aime en silence depuis son adolescence, et avec Amy, son fils qu’il a déjà adopté. Comme Amy a fait quelques bêtises et q’il va bientôt sortir de prison, il pourra aussi s’en occuper. Mais comment se mettre en couple avec une prostituée quand on aspire à se faire craindre et à déployer ses ailes. C’est pourtant ce que fait Huisi. Il se lance dans les machines à sous, abandonnant son rôle auprès de Pére Sohn et déclenchant quelques inimitiés et querelles entre mafieux installés et prétendants au trône.

    Dès lors, la guerre des clans est déclarée, les alliances occultent se nouent tant dans le milieu de crime organisé que de la politique (qui sont par ailleurs souvent liés), les couteaux sont tirés (et les couteaux à sashimi sont dangereusement affutés) et les combats à mort ne tiennent même plus compte des vielles amitiés.

    lire la chronique complète sur le blog Domi C Lire domiclire.wordpress.com/2020/02/24/sang-chaud-kim-un-su/

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  • « A Guam les voyous ne portent pas de costards « car ils font profil bas , afin de continuer leurs activités illicites sans se faire repérer par la Police . La discrétion est de mise . Tel est le mantra de Père Sohn qui gère d'une main de velours ce quartier de Busan , l'un des plus grands...
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    « A Guam les voyous ne portent pas de costards « car ils font profil bas , afin de continuer leurs activités illicites sans se faire repérer par la Police . La discrétion est de mise . Tel est le mantra de Père Sohn qui gère d'une main de velours ce quartier de Busan , l'un des plus grands ports de Corée du Sud . La pression est du côté de son bras-droit , « grand frère » Huisu, qui doit s'assurer du bon fonctionnement du business de son patron malgré les velléités expansionnistes d'autres gangs comme Yeongdo dirigé par Doyen Nam . La journée de Huisu n'a en effet rien d'un long fleuve tranquille : il doit gérer l'hôtel Mallijang ( quartier général du clan Sohn ) , s'assurer que chaque commerçant paie bien sa contribution au clan quitte à leur rappeler de manière brutale , négocier avec les autres gangs afin que chacun reste sur son territoire , veiller à ce que les trafics fonctionnent de manière fluide en arrosant les autorités locales et ne pas hésiter à se salir les mains quand il s'agit d'éliminer un obstacle ou un traitre ( celui-ci finissant souvent en nourriture pour les poissons via l'élevage situé sur l'île de Châtaigne : même les voyous sont respectueux de l'environnement et pour eux aussi rien ne se perd , tout se recycle …) . Mais les préoccupations de Huisu ne s'arrêtent pas là . A quarante ans , son coeur bat en effet toujours pour Insuk qu'il a connu tout jeune et que la vie a séparé . Insuk n'a pas eu d'autres choix que de se prostituer pour survivre mais Huisu ne lui en veut pas car l'amour est plus fort que tout . Huisi , lui , l' enfant abandonné sait que le moment est venu de créer une vraie famille avec Insuk et son fils adoptif , Amy .
    Mais dans le milieu de la voyoucratie l'imprévu comme le code de l'honneur font partie du jeu et les cartes comme les ambitions de Huisu vont malheureusement être rebattues violemment dans une guerre fratricide sans pitié qui va changer à tout jamais l'ordre des choses et celui des voyous de Busan .


    Kim Un-Su nous offre un roman féroce et totalement dépaysant qui nous plonge dans la pègre de Corée du Sud via le témoignage exceptionnel d'un de ses membres . La force du récit réside selon moi dans l'épaisseur psychologique de son personnage principal , Huisi , Un homme en plein doute existentiel , tiraillé entre son ambition et sa fidélité pour son patron . A travers lui et son quotidien nous découvrons un milieu mais aussi un pays corrompu . Un milieu riche en coutumes et en codes , chacun luttant pour sa survie et sa part du gâteau .
    Le récit riche en rebondissements et en actions en tout genre tient parfaitement son lecteur en haleine qui suit les déambulations de Huisu à travers les saisons et des chapitres quasi cinématographiques qui cisèlent à la perfection les journées peu ordinaires de nos protagonistes .
    L'auteur nous propose une véritable immersion littéraire peu avare en (fortes) émotions , où les dialogues comme les personnages valent leur pesant d'or et de soju .

    Mention spéciale à cette nouvelle maison d'édition , Matin Calme , dont c'est la première publication .

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  • Huisu, homme de main de la mafia, qui a fait plusieurs séjours en prison, est accro au jeu de Baccara et passe beaucoup de temps dans le casino de Jiho. Son addiction lui coûte très cher et ses dettes s’élèvent à trois cents millions de wons (intérêts non compris) Il est également le gérant de...
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    Huisu, homme de main de la mafia, qui a fait plusieurs séjours en prison, est accro au jeu de Baccara et passe beaucoup de temps dans le casino de Jiho. Son addiction lui coûte très cher et ses dettes s’élèvent à trois cents millions de wons (intérêts non compris) Il est également le gérant de l’hôtel Mallijang (l’action se déroule à Busan), hôtel dont le propriétaire est le père Sohn.
    À quarante ans, Huisu est plus ou moins dépressif. Depuis son enfance, il est ami avec Insuk, jeune femme élevée tout comme lui à Mojawon, un centre d’accueil mère-enfant. Huisu sert de père de substitution à Amy, le fils que Insuk a eu à dix-sept ans, un jeune homme totalement ingérable … Bref, Huisu n’est finalement pas un si mauvais bougre, même si ses activités sont loin d’être irréprochables …
    Des personnages hauts en couleur, un langage trivial non dépourvu d’humour, ce roman très visuel se lit comme un scénario. L’intrigue est plaisante, beaucoup moins violente que je ne le craignais et ça me convient parfaitement ! Merci aux Éditions Matin Calme de m’avoir fait découvrir Kim Un-Su, son auteur coréen, que je ne connaissais pas encore et que je vous conseille !

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