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San Perdido

Couverture du livre « San Perdido » de David Zukerman aux éditions Calmann-levy
Résumé:

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet... Voir plus

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n'a pour seul talent apparent qu'une force singulière dans les mains.  Il va pourtant survivre et devenir une légende. Venu de nulle part, cet enfant mystérieux au regard magnétique endossera le rôle de justicier silencieux au service des femmes  et des opprimés et deviendra le héros d'une population jusque-là oubliée de Dieu.

   

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Articles (2)

Avis (49)

  • J’aurais envie de vous conseiller ce livre sans rien raconter de l’histoire, de vous laisser rêver à regarder la couverture, puis tourner la page et plonger dans une histoire aussi colorée que passionnante.
    Tout à la fois roman d’aventures et roman choral, le livre tourne autour du personnage...
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    J’aurais envie de vous conseiller ce livre sans rien raconter de l’histoire, de vous laisser rêver à regarder la couverture, puis tourner la page et plonger dans une histoire aussi colorée que passionnante.
    Tout à la fois roman d’aventures et roman choral, le livre tourne autour du personnage du jeune garçon, devenu jeune homme, tout en présentant et en donnant à connaître une foule d’autres habitants de cette petite ville du Panama. Aucun personnage n’est négligé et la manière de les décrire leur donne énormément de présence, mettant en avant tour à tour toutes sortes de personnalités, des plus humbles aux plus riches, des plus viles aux plus lumineuses. Coupée en deux par le pouvoir de l’argent, San Perdido recèle deux mondes, et c’est lorsque ces deux mondes se frôlent, se croisent, s’opposent, que la violence peut surgir.

    Le début du roman, sous des allures tranquilles, campe bien la force du personnage, puis l’histoire monte vite en puissance et en tension, avec des rebondissements et des surprises, en faisant un vrai roman d’aventures, teinté d’une once de réalisme magique, juste ce qu’il faut pour se régaler sans restriction.
    L’ensemble possède un bel équilibre, une réelle force à décrire les lieux et les protagonistes, à créer des beaux personnages, notamment féminins, et à entremêler différentes actions. L’écriture fluide et descriptive se coule bien dans le genre, sans trop en faire.
    J’espère donc surtout que vous aurez envie de découvrir le Panama des années cinquante, les habitants de la décharge à ciel ouvert comme ceux des villas de luxe, les habitués des maisons closes comme ceux des bars mal famés… et de savoir quel but poursuit ce jeune homme muet aux yeux si bleus.

    https://lettresexpres.wordpress.com/2019/02/15/david-zukerman-san-perdido/

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  • Addictif,ce roman se déroule dans les années 40 au Panama,à San Perdido une ville imaginaire mais pittoresque.Au départ,je pensais à une critique sociale évoquant cette décharge et le petit peuple qui en vit.La langusta,un enfant noir,muet mais au regard bleu acier s'installe et aide Félicia...
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    Addictif,ce roman se déroule dans les années 40 au Panama,à San Perdido une ville imaginaire mais pittoresque.Au départ,je pensais à une critique sociale évoquant cette décharge et le petit peuple qui en vit.La langusta,un enfant noir,muet mais au regard bleu acier s'installe et aide Félicia une vieille ghanéenne.Puis,l'histoire se complique; Yerbo,se transforme en justicier grâce à la force herculéenne de ses mains.les personnages vieillissent,une galerie haute en couleurs,Tout ce monde grouille,tente de survivre:prostituées,dockers,employés de maison.En haut,les riches,corrompus,trafiquants,naviguent autour des différents gouverneurs.Les appétits sexuels prennent une place importante mais sans vulgarité.De chaleureuses descriptions,la nature est luxuriante,soulignent la narration aux multiples situations intermédiaires.Suspense assuré,romantisme pour contrebalancer la violence,font que l'on dévore les pages.La Mano semble éternelle,chaque personnage trouve une solution presque proche du bonheur,et,les méchants seront ...LISEZ!

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  • Que c'est bon une lecture qui nous emporte au grand galop du romanesque ! Avec des bons, des méchants, des péripéties haletantes, du dépaysement, des personnages bien campés, davantage définis par leurs actes que par leur psychologie, et une écriture efficace, convoquant tous les sens pour nous...
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    Que c'est bon une lecture qui nous emporte au grand galop du romanesque ! Avec des bons, des méchants, des péripéties haletantes, du dépaysement, des personnages bien campés, davantage définis par leurs actes que par leur psychologie, et une écriture efficace, convoquant tous les sens pour nous immerger totalement dans l'atmosphère d'une petite ville du Panama !

    Héros de cape et d'épée, sans cape, ni épée, Yerbo Kwinton apparaît un jour de 1946, sur la décharge où les habitants du bidonville de Lagrima viennent se ravitailler en récoltant précieusement les miettes que laissent les familles riches du Plateau del Sol. Ainsi se dessine la configuration spatiale de San Perdido : des étages qui pourraient tout aussi bien figurer les différentes strates de la société. Tout en bas, la décharge et Lagrima, un peu plus haut, quelques commerçants et artisans puis, au sommet, les luxueuses demeures des nantis, gouverneur, ministres, conseillers, industriels et politiques mêlés. A la frange de la ville, la jungle abrite toujours, selon la légende, les Cimarrons, descendants des esclaves révoltés. C'est peut-être de là que vient Yerbo lorsque Felicia, la vieille ghanéenne vivant sur la décharge, le découvre. Son mutisme, le magnétisme de son regard bleu turquoise, ses mains démesurées, sa façon de se débrouiller seul et son étrange compréhension des silences provoquent un mélange de crainte, d'attirance et d'énigmes.

    Qui est-il ? D'où vient-il ? Qui lui a appris à lire ? Quel projet a-t-il ou sert-il ? Felicia s'inquiète de le voir grandir et s'éloigner progressivement de la décharge alors que, dans le même temps, des criminels sont mystérieusement abattus. Dès lors, la légende est en marche, avec tous les espoirs qu'elle suscite et entretient.

    La construction cinématographique de ce roman flamboyant nous aspire dans cette ville imaginaire dont le nom peut s'appliquer aussi bien au héros qu'à la caractéristique du lieu, lui-même (Perdido au sens de "coin perdu"). Les personnages ne servent pas de toile de fond mais ont une véritable épaisseur et leur singularité les rend inoubliables. Les portraits de femmes, en particulier, éclatent de sensualité et détermination, d'insoumission et d'énergie. David Zukerman se place très subtilement, imperceptiblement, dans la filiation de Garcia Marques en insufflant une brise ténue de réalisme merveilleux dans la biographie de Yerbo , peut-être davantage en forme de clin d'oeil que d'hommage appuyé.

    Quoi qu'il en soit, si vous voulez passer un moment d'intense plaisir mâtiné d'informations solides sur l'histoire du Panama, foncez sans attendre à San Perdido ! Pour moi, j'en suis si peu revenue, que j'ai déjà envie d'y repartir !

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  • http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2019/01/28/37056496.html

    Quand je pense à ce livre, je pense irrémédiablement à une salade de fruit. La couverture exotique, la chaleur d’Amérique Latine, me font immanquablement penser à une belle salade colorée aux fruits chauffés par le soleil....
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    http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2019/01/28/37056496.html

    Quand je pense à ce livre, je pense irrémédiablement à une salade de fruit. La couverture exotique, la chaleur d’Amérique Latine, me font immanquablement penser à une belle salade colorée aux fruits chauffés par le soleil. Dans cette salade, il y aurait des fruits magnifiques où s’ajouterait quelques saveurs piquantes et acides, qu’un sucre dominant viendrait adoucir pour couronner d’un sourire satisfait les lèvres du mangeur.
    Tout cela est bien sûr métaphorique. Les beaux fruits seraient les pauvres gens, les saveurs piquantes et acides seraient les misères et les véreux, quant au sucre il représenterait l’espoir en la personne de la Langosta. Ce personnage charismatique, magnétique et magique qui est la voix et le bras de ce peuple oublié des politiques comme des dieux.

    Conte cruel et magnifique, ce livre qui compte plusieurs personnages, plus d’une histoire et plus d’un monde, nous est raconté de manière brillante par un auteur qui sait ménager ses effets pour tenir en haleine le lecteur. Mélangeant les références littéraires comme le conte, le roman social où se cache même une once de polar, avec des effets picturaux aux couleurs chaudes et froides, c’est un véritable film en couleur et profondeur qui se déroule devant les yeux gourmands du lecteur ; où la jalousie, la manipulation, la colère, la compassion, la vengeance, la cupidité, l’orgueil, l’ambition, mènent la danse et donne donc à ce livre plusieurs pistes de lecture non désagréables. Cela indique par ailleurs, le talent de l’auteur qui a su d’une fine aiguille coudre tout cela ensemble sans jamais jouer de la faciliter.

    Pour moi, tout est parfait ici… ou presque. En effet, quelques scènes et descriptions sont, je trouve, de trop. Toutefois le rythme soutenu et régulier, l’imagination de l’auteur, l’entretien du mystère, la présence de personnages variés avec des buts différents et la description de la société, fait que l’on doit lire ce livre qui s’annonce être déjà un des meilleurs de 2019.

    En résumé, l’auteur a placé haut la barre avec son premier livre publié, et autant vous dire que pour le second il est mal barré vu qu’il devra réitérer l’exploit. Ce dont je doute fortement, puisque jamais un écrivain écrit deux chefs-d’œuvre de suite. Mais en attendant le « forcément moins bien », ne boudons pas notre plaisir.

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  • La couverture colorée m’avait séduite et donné envie de lire ce roman, dont je ne connaissais rien.
    Et c’est une très jolie surprise. Une histoire, loin d’être banale, des personnages forts, attachants ou troublants.
    Entre le conte et le roman policier.
    On a qu’une envie c’est de connaître ce...
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    La couverture colorée m’avait séduite et donné envie de lire ce roman, dont je ne connaissais rien.
    Et c’est une très jolie surprise. Une histoire, loin d’être banale, des personnages forts, attachants ou troublants.
    Entre le conte et le roman policier.
    On a qu’une envie c’est de connaître ce qui va arriver. Bref, un moment de lecture addictif, un voyage en Amérique du sud, un livre que je conseille vraiment.

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  • Choisi par hasard en raison de sa couverture colorée et de son titre, ne connaissant rien de l’auteur, j’ai suivi mon instinct et une irrésistible attraction.
    Et je suis comblée !
    Un roman qui emmène à San Perdido, petite ville côtière du Panama, dans les années 50. L’histoire démarre dans la...
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    Choisi par hasard en raison de sa couverture colorée et de son titre, ne connaissant rien de l’auteur, j’ai suivi mon instinct et une irrésistible attraction.
    Et je suis comblée !
    Un roman qui emmène à San Perdido, petite ville côtière du Panama, dans les années 50. L’histoire démarre dans la décharge à ciel ouvert où les pauvres et exclus survivent en dénichant les restes des repas fastueux des riches installés sur les hauteurs ou tentant de récupérer de la ferraille qu’ils revendent.
    Un beau matin, au milieu de toute cette fange, surgit un jeune garçon noir aux yeux magnétiques, étrangement bleus, doté d’une force surhumaine dans les mains. Protégé, hébergé et nourri, Il deviendra « La Mano » à l’âge adulte, défenseur des opprimés, justicier des pauvres. Ainsi naîtra sa légende.
    Tous les personnages sont savoureux, l’intrigue est menée tambour battant, ne faiblit jamais et ce, jusqu’à la dernière page. Au travers des mots, les images défilent à un rythme effréné et totalement maitrisé. Ajoutez une petite dose de fantastique, de la corruption, des magouilles, des filles superbes et déterminées, un gouverneur ambitieux et le tour est joué.
    J’ai également replongé avec curiosité dans l’histoire de la construction du canal de Panama et découvert l’épopée des Cimarrons, esclaves noirs qui se rebellèrent contre les espagnols au XVIème siècle.
    Un premier roman fort réussi et éblouissant.
    Merci à #netgalleyfrance# et aux #Editionscalmannlevy# pour ce plaisir de lecture !

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  • La bonne surprise de cette rentrée.

    Un premier roman. Dépaysant, culotté. Qui ose dérouler une vraie histoire. Pas d'éléments autobiographiques. Pas d'introspection. De l'ailleurs. Un héros, justicier comme on n'en rencontre plus beaucoup. L'envie affichée de divertir. Et ça marche !

    J'ai...
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    La bonne surprise de cette rentrée.

    Un premier roman. Dépaysant, culotté. Qui ose dérouler une vraie histoire. Pas d'éléments autobiographiques. Pas d'introspection. De l'ailleurs. Un héros, justicier comme on n'en rencontre plus beaucoup. L'envie affichée de divertir. Et ça marche !

    J'ai été ferrée dès les premières pages par la capacité de l'auteur à installer immédiatement une ambiance. Nous sommes au Panama, dans les années 50. Nous verrons affleurer peu à peu les grandes lignes de l'histoire tumultueuse de ce pays et des différentes cultures qui le constituent après le passage des espagnols, la construction du canal par les français, les communautés d'anciens esclaves rebelles, les cimarrons, aussi. C'est dans l'une de ces dernières qu'il faut chercher l'origine du gamin qui débarque un jour dans la vaste décharge à ciel ouvert où survivent quelques habitants. Des habitations de bric et de broc, une activité de récupération. La misère. Petit à petit, un lien se crée entre Félicia, une vieille femme et ce gamin surnommé La langosta à cause de ses larges mains et de la force surhumaine qui lui permet de travailler dur. Sa peau noire, ses yeux d'un bleu très clair, son mutisme et sa force... les éléments sont là pour que se construise peu à peu la légende de Yerbo Kwinton. Il suffit de croiser son regard pour être saisi. A San Perdido, les injustices sont courantes. Corruption, inégalités, exploitation sont encouragés par le Gouverneur qui concentre tous les pouvoirs et ne se préoccupe que de son propre enrichissement. Pendant ce temps, les criminels rôdent, les femmes sont à la merci des prédateurs... Mais dans l'ombre, un justicier veille, le gamin est devenu un homme.

    On a ici un roman très cinématographique, très visuel, rythmé, avec des bons et des méchants et aussi des demoiselles en détresse. Mais des sacrés personnages, notamment les femmes qui ont la part belle, des caractères flamboyants ou de l'intelligence finement distillée, que ce soit la jeune et belle Hissa, la volcanique Yuma ou la très calculatrice Madame. On est entrainé à cent à l'heure et on retrouve le plaisir pris devant un épisode de Zorro, dans un univers bien plus impitoyable. Renseignement pris sur l'auteur, il fut apparemment comédien et auteur de pièces de théâtre ce qui explique sans doute beaucoup de choses. Sur le site de son éditeur, sa bio précise qu'il a écrit quatre romans sans oser les faire lire : je le remercie d'avoir tenté le coup avec celui-ci parce que je me suis régalée !

    Franchement, je vous conseille d'embarquer pour San Perdido et de goûter à la légende de Yerbo Kwinton : c'est du plaisir à l'état pur.

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  • Très prenant avec un belle plume.
    Impossible à lâcher une fois commencé.
    A quand une adaptation cinéma ?

    Très prenant avec un belle plume.
    Impossible à lâcher une fois commencé.
    A quand une adaptation cinéma ?

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