San Perdido

Couverture du livre « San Perdido » de David Zukerman aux éditions Calmann-levy
  • Date de parution :
  • Editeur : Calmann-levy
  • EAN : 9782702163696
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet... Voir plus

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n'a pour seul talent apparent qu'une force singulière dans les mains.  Il va pourtant survivre et devenir une légende. Venu de nulle part, cet enfant mystérieux au regard magnétique endossera le rôle de justicier silencieux au service des femmes  et des opprimés et deviendra le héros d'une population jusque-là oubliée de Dieu.

   

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/01/san-perdido-de-david-zukerman.html

    Cette chronique marque le coup d'envoi de mes chroniques de la rentrée littéraire d'hiver. San Perdido fait partie pour l'instant de mes lectures préférées.

    L'histoire se passe dans les années 40 au Panama...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/01/san-perdido-de-david-zukerman.html

    Cette chronique marque le coup d'envoi de mes chroniques de la rentrée littéraire d'hiver. San Perdido fait partie pour l'instant de mes lectures préférées.

    L'histoire se passe dans les années 40 au Panama à San Perdido, une ville imaginaire. San Perdido, "ville oubliée de Dieu, royaume du marché noir et de la prostitution".

    Un matin de 1946, dans la décharge à ciel ouvert qui coupe en deux San Perdido, apparaît un enfant de 10 ans. Sorti de nulle part, c'est un enfant noir au regard d'un bleu presque transparent, doté de très grosses mains. L'enfant s'installe dans une tanière dans le sol, au bord des immondices de la décharge, près de la masure de Felicia, une vieille femme ghanéenne qui vit sur la décharge. L'arrivée de cet enfant va changer la vie de Félicia, elle cuisine pour lui et il lui rend la vie moins difficile en allant lui chercher des bidons d'eau et en réparant sa cabane. Mutique, le visage toujours impassible, il est doté d'une impressionnante force dans ses énormes mains, d'une grande empathie envers les êtres humains qui l'entourent.

    Cet être mystérieux qui s'appelle Yerbo Kwinton dégage une force immense et s'acharne pour sa survie. Silencieux, impénétrable, au fil des années il disparaît pour réapparaître aux endroits les plus improbables et semble pourvu de pouvoirs surnaturels. Il va devenir La Mano, une sorte de justicier au service des femmes et des opprimés, un héros, une légende pour la population des laissés pour compte réalisant le rêve secret de tout un peuple

    David Zukerman met en scène les nécessiteux, adultes et enfants, véritables fourmis qui fouillent les immondices puantes de la colline de détritus à la recherche de métaux qu'ils tenteront de revendre, à la recherche de nourriture provenant des festins donnés sur les hauteurs de San Perdido au palais du gouverneur. Il nous parle aussi du quotidien des dockers, des travailleurs précaires, des prostituées.

    A côté de ces oubliés de la société qui survivent comme ils peuvent, qui vivent dans la peur et l'asservissement, les riches multiplient les trafics d'armes, de carburant et de drogue. Corruption, intrigues et complots vont bon train entre gouverneurs, trafiquants américains et courtisanes prêtes à tout pour garder leur place de favorites auprès du gouverneur.

    L'histoire est passionnante, très bien construite, parfaitement rythmée sans aucune longueur et parsemée de quelques rebondissements. L'écriture est très fluide et j'ai apprécié de ne relever aucune vulgarité dans les passages comportant des scènes de prostitution ou de pédophilie. L'auteur restitue très bien l'atmosphère de ce monde de misère en retraçant le parcours de différents personnages tous intéressants. Avec le personnage de Yerbo il distille une jolie dose de magie dans cette magnifique fable sociale qui dénonce les inégalités et les abus de pouvoir. Un premier roman original qui balaye l'histoire du Panama de l'influence des espagnols à la construction du canal par les français sans oublier l'histoire des Cimarrons, des esclaves noirs qui se sont rebellés contre les espagnols au 16ème siècle. Un roman romanesque et cinématographique comme je les aime, un récit parfaitement maîtrisé dont l'intérêt ne décroît jamais.

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