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San Perdido

Couverture du livre « San Perdido » de David Zukerman aux éditions Calmann-levy
Résumé:

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet... Voir plus

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n'a pour seul talent apparent qu'une force singulière dans les mains.  Il va pourtant survivre et devenir une légende. Venu de nulle part, cet enfant mystérieux au regard magnétique endossera le rôle de justicier silencieux au service des femmes  et des opprimés et deviendra le héros d'une population jusque-là oubliée de Dieu.

   

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Articles (2)

Avis (49)

  • Coincé entre la jungle panaméenne et la mer des Caraïbes, San Perdido porte bien son nom. Dans ce lieu de perdition des années cinquante, où « l’on dit que chaque jour naissent un tortionnaire et sa future victime », se côtoient deux mondes : en bas, autour du port où le commerce le plus...
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    Coincé entre la jungle panaméenne et la mer des Caraïbes, San Perdido porte bien son nom. Dans ce lieu de perdition des années cinquante, où « l’on dit que chaque jour naissent un tortionnaire et sa future victime », se côtoient deux mondes : en bas, autour du port où le commerce le plus florissant est celui des charmes féminins, et aussi près de la vaste décharge où la vieille Felicia et tant d’autres viennent glaner leur pitance, sévissent la misère et l’exploitation humaine. Les salaires des dockers n’ont ainsi augmenté que de dix centimes de l’heure en trente ans. Sur les hauteurs se perchent les belles demeures, surplombées par le palais du gouverneur de la ville, où règne une forte promiscuité entre argent, vice, crime et corruption. S’y répand d’ailleurs une variété criminelle de la « fièvre jaune », qui frappe spécialement les dirigeants politiques, à la longévité étrangement courte…

    Alors que rien ne semble pouvoir alléger un jour la condition d’en-bas ni contrecarrer les malversations d’en-haut, se développe à San Perdido une curieuse légende, teintée de mystère et d’espoir : celle d’un descendant des cimarrons, ces esclaves noirs en fuite qui, jusqu’à l’abolition de l’esclavage au 19e siècle, vivaient retranchés dans la jungle et harcelaient les colonies espagnoles. Et si cet homme avait le pouvoir de redresser certains torts ?

    Dans une ambiance colorée au rendu très visuel, se déploie un récit captivant et rythmé, où la magie de la légende vient rendre plus supportable le quotidien des pauvres gens de San Perdido, leur faisant retrouver espoir et dignité.
    Qu’est-ce qu’un héros sinon un homme qui réalise un jour le rêve secret de tout un peuple ? L’on se prend à croire à celui-là, à cet homme discret et imperturbable qui combat silencieusement et implacablement l’injustice. Il est entouré d’une galerie de personnages attachants, qui accompagnent le lecteur tout au long de l’intrigue, rendue crédible par l’authenticité des décors et la touchante humanité de ses protagonistes. Les expressions hispaniques, pour la plupart des insultes se passant de traduction, apportent quant à elles une touche de vie locale vraie et pimentée.

    Cette histoire envoûtante m’a emportée dès les premiers mots pour ne plus me lâcher avant son point final. Grand coup de coeur pour ce pittoresque voyage en Amérique latine, où le vert émeraude de la jungle et le bleu turquoise de la mer des Caraïbes cachent un dangereux combat entre l’ombre et la lumière.

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  • Autour de la décharge publique de la petite ville panaméenne de San Perdido gravite un écosystème uni par les liens de la misère. Le premier roman de David Zukerman offre une plongée crue et sans fard dans les méandres d'une ville ravagée par la pauvreté et l'injustice. Véritable plaie béante...
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    Autour de la décharge publique de la petite ville panaméenne de San Perdido gravite un écosystème uni par les liens de la misère. Le premier roman de David Zukerman offre une plongée crue et sans fard dans les méandres d'une ville ravagée par la pauvreté et l'injustice. Véritable plaie béante et purulente à ciel ouvert d'une ville rongée par les inégalités, la décharge publique est le symbole d'une ville fracturée en deux. Le roman aborde subtilement la question sociale au Panama dans les années 50.
    Qu'elles paraissent bien sombres ces élites autoproclamées aux maisons colorées. Et combien est chamarrée cette galerie de personnages miséreux rassemblés autour de la mystérieuse figure de Yerbo Kwinton. De cette décharge émane les miasmes de la corruption, de la domination, mais aussi ceux de l'espoir et du combat pour l'égalité.

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  • La Mano, légende de Yerbo, dit La Langosta, au Panama, à San Perdido.

    Avec un excellent talent de conteur, David Zukerman nous raconte l’histoire de Yerbo, jeune Cimarron, qui a passé les 10 premières années de sa vie au palenque situé au cœur de la jungle toute proche, où un ancien, Rafat,...
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    La Mano, légende de Yerbo, dit La Langosta, au Panama, à San Perdido.

    Avec un excellent talent de conteur, David Zukerman nous raconte l’histoire de Yerbo, jeune Cimarron, qui a passé les 10 premières années de sa vie au palenque situé au cœur de la jungle toute proche, où un ancien, Rafat, s’est chargé de son éducation en découvrant tous les dons extraordinaires possédés par le garçonnet. Outre une force surhumaine dans ses grosses mains disproportionnées, il a le pouvoir de lire dans la tête des gens et connaitre leur passé et leurs souffrances rien qu’en posant la main sur leur front.

    Rafat l’envoie poursuivre sa formation dans la décharge de Lacrima, véritable bidonville où règne la plus grande pauvreté, dans la basse ville de San Perdido, livré aux bons soins de Felicia qui en deviendra une sorte de mère adoptive de l’enfant noir, seul et muet aux yeux si bleus. Jeune homme, Yerbo, surnommé La Langosta par Felicia, deviendra le justicier des pauvres de San Perdido, sorte de Robin des Bois en plus radical puisqu’il n’hésite pas à tuer pour sauver de façon définitive les victimes de leurs bourreaux.

    L’action se situe dans les années 50, où les gouverneurs successifs sont corrompus et font régner la loi sur la ville. L’histoire est ancrée dans l’histoire du Panama, avec des paragraphes sur la construction du canal, sur la présence de soldats américains sur le territoire, de l’esclavage encore très présent.

    Ce conte légendaire multiplie les descriptions de Yerbo, enfant noir aux yeux d’un bleu perçant. David Zukerman appuie particulièrement sur les définitions des yeux de Yerbo, puisque celui-ci ne parle pas et fait tout passer par ses yeux : d’un bleu saphir, regard azur, regard magnétique, regard clair, la profondeur de son regard, iris turquoise, prunelles d’azur, yeux comme ceux d’un chat, la clarté de ses yeux, etc……

    L’auteur, grâce à une écriture forte et puissante, nous entraîne dès les premières pages dans l’histoire, et nous emmènent loin, jusqu’au Panama. On est envoûté dès les premiers mots par La Langosta dont on veut connaitre la destinée. Une légende, oui, mais comment en est-il arrivé là, et pourquoi ? Un roman qui parle de bien et de mal, de gentils et de méchants, de très riches et de très pauvres, d’ultra sensualité avec Hissa ou Yumna, et d’absence de libido avec le bon docteur qui soigne aussi bien les pauvres que les riches. Quelle est la morale de cette histoire ?

    Bien que présenté comme un tueur, Yerbo n’en est pas moins attachant puisqu’il est beau, gentil, empathique, et qu’il ne tue que dans le but de sauver les plus précaires des riches dominants. Il sera le héros de tout un peuple, et sa légende lui survivra.

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  • Quand la légende et la réalité se confondent pour la justice du peuple…

    San Perdido, au Panama, en 1946, un jeune garçon d’une dizaine d’années, surgi de nulle part, apparaît dans la décharge publique à ciel ouvert à Félicia, vieille Ghanéenne qui a construit sa solitude et son coin de...
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    Quand la légende et la réalité se confondent pour la justice du peuple…

    San Perdido, au Panama, en 1946, un jeune garçon d’une dizaine d’années, surgi de nulle part, apparaît dans la décharge publique à ciel ouvert à Félicia, vieille Ghanéenne qui a construit sa solitude et son coin de paradis parmi les ordures. L’enfant, noir de peau, intrigue, non tant par l’intelligence et la détermination qui émanent de lui, que par sa force herculéenne et ses mains gigantesques, disproportionnées, comme des battoirs mais surtout ses yeux d’un bleu clair, limpide, presque blanc.
    Qui est-il ? D’où vient-il ? Que veut-il ? Rafat, le sait lui, le vieux sorcier Cimarron qui a élevé l’enfant prénommé Yerbo alors orphelin, dans la jungle panaméenne. Il connaît la force, l’endurance, la volonté et les pouvoirs de son protégé qu’il rapproche de Félicia pour achever son apprentissage. Car un grand dessein l’attend, lui le justicier solitaire et muet : celui de faire régner l’ordre et la justice comme un « tueur » de l’ombre pour que la lumière apparaisse de nouveau pour les miséreux, opprimés et victimes de cette ville de San Perdido.
    Véritable coup de cœur que ce premier roman, David Zukerman a su, à travers un style d’écriture addictif et un suspense prégnant, me transporter dans les années 50, au cœur de cette cité d’Amérique du Sud, ravagée par les exactions, les mœurs dissolues de la classe dirigeante. Les histoires des personnages, à l’instar de Lamberto, le gouverneur, aux appétits sexuels insatiables et de sa maîtresse Yumna, superbe et intrigante courtisane ou d’Hissa, sculpturale métisse, abandonnée par sa famille et qui apprend tout l’art de la séduction auprès de Madame, une Eurasienne, tenancière irréprochable et encore de Carlos Hierra, de conseiller à gouverneur, froid et manipulateur, se chevauchent, s’entremêlent, s’articulent pour conter la légende de Yerbo Kwinton, surnommé « La Langosta », « La Mano », quel que soit le nom qu’on lui donne.
    L’auteur pointe d’un doigt ironique les travers d’une société au sortir de la guerre, avide de pouvoir et de sexe, mais où l’humanité, la bonté et la mansuétude croissent sur les détritus.
    Un coup de maître pour cette première publication d’un réalisme magique. Une lecture vivante, remuante, vibrante et passionnante.

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  • Dès les premières pages, on est happé par ce roman. Un jour de 1946 Yerbo débarque dans une décharge près du bidonville de Lagrima. Il y fait la connaissance de Félicia, une vieille femme qui vit sur cette décharge. Yerbo ne parle pas mais il sait lire, son regard bleu est magnétique, il possède...
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    Dès les premières pages, on est happé par ce roman. Un jour de 1946 Yerbo débarque dans une décharge près du bidonville de Lagrima. Il y fait la connaissance de Félicia, une vieille femme qui vit sur cette décharge. Yerbo ne parle pas mais il sait lire, son regard bleu est magnétique, il possède une force incroyable, il vit seul et va s’installer près de Félicia qu’il va aider silencieusement. On va le suivre tout au long de ce roman et découvrir de nombreux personnages : Hissa, Madame, le gouverneur, le docteur, Gazelle… tous magnifiquement décrits avec leur caractère, leur ambition…
    Ce merveilleux premier roman nous emmène au Panama et on referme la dernière page en espérant que David Zukerman lui donnera une suite.

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  • C'est une totale découverte pour moi, je ne connaissais ni l'auteur, et n'avais jamais vu passer cette couverture même au moment de sa parution en broché aux éditions Calmann-Lévy. C'est en plus un premier roman publié pour l'auteur, ce qui attise encore plus ma curiosité. Dans l'ensemble, la...
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    C'est une totale découverte pour moi, je ne connaissais ni l'auteur, et n'avais jamais vu passer cette couverture même au moment de sa parution en broché aux éditions Calmann-Lévy. C'est en plus un premier roman publié pour l'auteur, ce qui attise encore plus ma curiosité. Dans l'ensemble, la découverte fut bonne, et pourtant, je n'étais pas spécialement fan du résumé, mais l'écriture et l'histoire m'ont conquise.

    L'histoire se passe à San Perdido, d'où le nom du roman, c'est une petite ville côtière du Panama, et elle débute en 1946. On se trouve dans une décharge, proche d'un bidonville d'un quartier de la ville. Félicia vit dans une cabane près de cette décharge, elle vit de récups sur le site. Un jour, elle voit arriver un garçon noir d'une dizaine d'années, aux pieds nus et avec un regard d'un bleu presque blanc. Il est apparemment seul et ne parle pas. Félicia aura beau tout essayer pour communiquer avec lui, il ne lui parlera jamais. Il va se creuser une sorte de tanière dans le sol, proche de la cabane de Félicia. Une autre caractéristique de cet enfant est qu'il a une force particulière dans ses mains, elles sont même plus grosses que le reste de ses bras. Ce qui lui vaut un surnom que Félicia lui donne, « La Langosta », en référence aux pinces des langoustines. Ce garçon va aider la vieille femme dans son approvisionnement d'eau et dans l'aménagement de sa cabane, Félicia lui rendra ses services en lui donnant à manger ou des bougies. Elle découvrira également qu'il sait lire et est donc instruit. Il restera quelques années avec elle avant de partir en ville. Avant, il laissera à Félicia son prénom et nom qu'il écrira sur un livre, Yerbo Kwinton. Il mettra sa force au service des personnes qui en ont le plus besoin, remplissant le rôle d'un Robin des bois du Panama. Il prendra la défense des femmes bafouées, des personnes à qui on prend tout. Il opérera toujours dans l'ombre et restera toujours aussi mystérieux.

    Mais le roman ne tourne pas seulement autour de Yerbo. S'il en est beaucoup question au début, on oscille ensuite vers d'autres personnages qui vivent en ville. L'auteur nous montre l'autre face avec les gens riches, ceux qui savent profiter de la pauvreté des habitants, avec la corruption, l'argent sale. Les femmes les plus belles sont enrôlées dans une maison close de haut standing. On y suivra notamment Hissa, une très belle jeune femme noire qui ne laisse aucun homme indifférent. On verra évoluer également une autre jeune femme tout aussi belle, Yumna, qui saura mettre sa beauté en valeur. J'ai beaucoup aimé suivre le docteur qui s'occupe de la santé des plus pauvres et qui changera de clientèle après avoir soigné le gouverneur de sa maladie dûe à son grand appétit sexuel. Il restera toujours fidèle à ses convictions et saura mettre sa science disponible aux besoins de tous.

    Il y a vraiment deux ambiances dans ce roman, l'une très pauvre et très misérable, l'autre très riche et méprisable. David Zukerman explore avec justesse ces deux milieux, avec la grande détresse des plus pauvres, avec toute la corruption et les affaires louches des gens au pouvoir qui se croient tout puissants parce qu'ils ont de l'argent. Les femmes sont exploitées pour leur beauté, on ne fait pas attention à leurs sentiments. L'auteur dépeint très bien la société, tout en n'oubliant pas l'histoire de ce pays avec la construction du canal de Panama qui va faciliter les échanges, ou encore avec la présence d'anciens esclaves noirs qui voudraient être enfin reconnus libres.

    Les décors sont très bien dépeints, les ambiances aussi, j'ai vécu un total dépaysement avec cette lecture. Jamais de lourdeurs dans les descriptions. J'ai lu dans la biographie de l'auteur qu'il avait écrit des pièces de théatre, cela se ressent également dans l'écriture de ce roman avec les détails donnés dans les scènes qui font que l'on se représente très bien ce qu'il se passe dans l'histoire.
    Je me suis attachée à certains personnages, j'en ai trouvé d'autres abjects, l'auteur les a vraiment bien travaillés pour donner ce rendu. Pourtant le choix narratif se fait à la troisième personne du singulier, ce qui d'habitude, ne prête pas tellement à l'attachement, mais là, il a tellement bien travaillé chacun de ses personnages dans ce qu'il a de bon et de mauvais, que j'ai réussi à ressentir pour chacun différents sentiments selon leurs actes et pensées. Hissa est une jeune femme qui m'a beaucoup touchée, le docteur aussi, Yumna, ou encore Félicia qui, malgré sa détresse, saura toujours penser aux autres et les aider...Par contre, j'ai gardé une certaine distance avec Yerbo, qui devait pourtant être le personnage principal. J'ai été déçue de ne pas en apprendre plus sur lui, l'auteur est resté très mystérieux autour de lui, on sait qu'il vient d'une communauté vivant dans la forêt, mais on en n'apprend pas beaucoup plus. Ce serait sans doute mon seul point négatif du livre. Je pensais qu'on allait le suivre plus que cela, car au début, il est très présent, et à partir du moment où il quitte la décharge pour se rendre en ville, on ne le verra plus qu'apparaitre à certains moments importants de la vie des habitants de San Perdido. J'ai trouvé cela dommage, et en même temps, l'auteur crée un certain mystère autour de lui, une énigme qui fait de lui une légende. Je suis donc tiraillée entre ce sentiment de ne pas en savoir plus sur cet homme, et entre celui de ne pas trop le connaître pour cultiver le mystère qui règne autour de lui.

    Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé cette lecture. Il y a eu des hauts et des bas, certains passages m'ont paru un peu plus longs que d'autres, mais malgré tout, ce fut un bon moment de lecture. J'ai appris des éléments historiques sur Panama que je ne connaissais pas, et pour moi, c'est une chose tellement importante d'apprendre tout en me divertissant, j'aime beaucoup quand un roman joue ce double rôle.
    L'auteur crée un certain suspense autour de Yerbo et de certains faits qui arrivent aux autres personnages, qui fait que la lecture se fait avec une certaine intensité et addiction. J'avais tellement envie de savoir ce qui allait arriver que je n'ai pas vu les dernières pages défiler. Ce roman fait partie de ceux pour lesquels je n'arrive pas à deviner la fin, je me suis donc laissé porter par les mots de l'auteur me demandant où il allait m'emmener, et je n'ai pas été déçue par cette fin qui correspond bien au reste de l'histoire. Toutefois, je ne l'ai pas trouvée assez développée par rapport au reste de l'histoire, elle arrive un peu vite un peu abruptement. Ce qui fait me demander si une suite ne serait pas envisagée, en tout cas, il y a matière pour faire un second opus où on pourrait en apprendre plus sur les origines de Yerbo ou tout simplement parce que ce qu'il se passe dans les toutes dernières pages appelle une suite.

    Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce livre, c'est un premier roman pour David Zukerman et c'est une réussite, pour un premier, il a fait fort et a mis la barre haute. C'est un auteur à suivre, pour son style, pour son talent de conteur d'histoires. Je vais sûrement m'intéresser à sa prochaine publication pour voir si tout cela se confirme, et surtout pour savoir s'il écrira un autre roman avec Yerbo.
    La couverture est très jolie et très colorée, tout comme l'est l'histoire à l'intérieur. Elle est réalisée par Patrick Bornemann, un peintre qui, d'après ce que j'ai vu sur internet, met toujours beaucoup de couleurs dans ses dessins. J'aime beaucoup en tout cas....

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  • La Làcrima c'est l'immense décharge publique qui coupe en deux la ville de San Perdido, au Panama .
    Lieu de vie , de travail et de rencontres des plus pauvres , veillé par Felicia , une femme d'origine ghanéenne qui habite un cabanon et fait office de gardienne et de protectrice .

    La vieille...
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    La Làcrima c'est l'immense décharge publique qui coupe en deux la ville de San Perdido, au Panama .
    Lieu de vie , de travail et de rencontres des plus pauvres , veillé par Felicia , une femme d'origine ghanéenne qui habite un cabanon et fait office de gardienne et de protectrice .

    La vieille femme est la première à voir arriver, sorti de nulle part, un gamin noir avec des yeux bleus clairs, et des mains immenses et puissantes comme des pinces , qu'elle baptise La Langusta car il ne dit pas un mot .

    Peu à peu , cet enfant silencieux s'impose comme le défenseur des plus faibles grâce à sa force exceptionnelle et à un charisme peu commun .

    Dans les beaux quartiers, sur les hauteurs de la ville, la lutte du pouvoir par l'argent, le sexe et les magouilles se passe derrière les façades élégantes des maisons , celle du gouverneur Lamberto, surnommé le Taureau Panaméen ou celle de la maison close de l'énigmatique Madame .
    Au milieu de ces hommes lubriques, des jeunes filles issues des bas quartiers vendent leur charme pour sortir de la misère comme Yumna et qui devient la maitresse du gouverneur et Hissa vendue enfant à Madame qui en fait le fleuron des soirées de sa maison.

    Passant des uns aux autres, les chapitres s'enchainent rapidement entrainant le lecteur dans un monde où l'amitié , l'amour et la reconnaissance ont une grande valeur mais où les intrigues , la vengeance sont impitoyables .

    La Langusta en grandissant devient Yerbo Kwinton, à la fois défenseur des opprimés et tueur à gages, mystérieux comme les Cimarrons , une peuplade vivant dans la jungle à qui l' on prête des pouvoirs magiques .

    Voilà un excellent roman qui sait captiver l'attention du lecteur jusqu'à la fin avec des personnages attachants, une trame solide avec une intrigue à plusieurs facettes : j'ai bien aimé .

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  • San Perdido est une petite ville côtière où se frôle une grande misère à l’argent d’une certaine caste. Une partie de la population vit sur une décharge à ciel ouvert. C’est ici qu’un matin, Félicia qui a toujours vécu sur la décharge voit arriver un jeune garçon aux bleus très bleu de 10 ans,...
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    San Perdido est une petite ville côtière où se frôle une grande misère à l’argent d’une certaine caste. Une partie de la population vit sur une décharge à ciel ouvert. C’est ici qu’un matin, Félicia qui a toujours vécu sur la décharge voit arriver un jeune garçon aux bleus très bleu de 10 ans, muet avec des mains surdimensionnées et avec une force démesurée. Comme elle n’arrive pas à communiquer avec lui, Félicia décide de l’appeler Langosta.
    Une relation empreinte d’une grande tendresse va se nouer entre les deux et ils veilleront mutuellement sur l’autre.
    Pour survivre Langosta trie les déchets métaux et les vend au ferrailleur. Ainsi va la vie… Il grandit et sera à l’âge adulte embauché sur le port.
    Sa force et sa grande intuition vont faire de lui un homme à part et le secrétaire du gouverneur va s’en servir à des fins peu recommandables avant de décider de le faire disparaître. Mais la particularité de cet homme va compliquer les choses.

    Très beau roman qui traite de l’humanité avec tous ses travers : égoïsme, vénalité, arrogance, violence, méchanceté, jalousie, domination…. Il évoque aussi l’aspect colonisation et la disparition de certaines civilisations autochtones.
    Ce roman n’est pas pessimiste, il donne même confiance en l’avenir puisque la majorité des humains vit avec la notion de partage, de bienveillance.

    Joli coup de coeur

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