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San Perdido

Couverture du livre « San Perdido » de David Zukerman aux éditions Calmann-levy
Résumé:

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet... Voir plus

«  Qu'est-ce qu'un héros, sinon un homme  qui réalise un jour les rêves secrets  de tout un peuple ? »  Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert  de San Perdido, petite ville côtière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir  aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n'a pour seul talent apparent qu'une force singulière dans les mains.  Il va pourtant survivre et devenir une légende. Venu de nulle part, cet enfant mystérieux au regard magnétique endossera le rôle de justicier silencieux au service des femmes  et des opprimés et deviendra le héros d'une population jusque-là oubliée de Dieu.

   

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Articles (2)

Avis (48)

  • Ce roman vous embarque dès les premières lignes dans une histoire où le pire côtoie le meilleur chez l’homme, où la magie vient au secours de la cruelle réalité sur fond de société décadente dans un décor aux couleurs chatoyantes et à l’exotisme sensuel.

    Ce roman vous embarque dès les premières lignes dans une histoire où le pire côtoie le meilleur chez l’homme, où la magie vient au secours de la cruelle réalité sur fond de société décadente dans un décor aux couleurs chatoyantes et à l’exotisme sensuel.

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  • Une plongée dans le Panama des années 50, son ambiance tout aussi écrasante que sa chaleur...et la petite ville côtière de San Perdido. Ici, les habitants oscillent entre misère, violence, prostitution et corruption. Seules opportunités dans cette ville où il se dit qu’il est difficile d’avoir...
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    Une plongée dans le Panama des années 50, son ambiance tout aussi écrasante que sa chaleur...et la petite ville côtière de San Perdido. Ici, les habitants oscillent entre misère, violence, prostitution et corruption. Seules opportunités dans cette ville où il se dit qu’il est difficile d’avoir une morale et qu’une journée, si belle soit-elle finit toujours pas s’obscurcir…

    Et au milieu, coule .... une décharge. De laquelle surgit un matin un gamin au regard aussi clair que sa peau est noire, surnommé La Langosta (le homard), en raison de la taille et de la puissance de ses mains, qu'il lui suffit d'apposer sur le front de quelqu'un pour lire en lui à livre ouvert tant il éprouve de l'empathie pour les humains. Et pourtant...les animaux fuient à son passage. Nous sommes à San Perdido, ne l'oublions pas...
    Oui, j'ai plongé dans cette ambiance panaméenne à la tension omniprésente et j'étais prête à suivre ce gamin, mi-justicier mi-mercenaire dans son périple, utilisant ses mains comme d'autres utilisent un colt. Sauf que j'ai soudain perdu sa trace... pour me retrouver au cœur de la vie d'une maison close, où des gamines de 15 ans offrent leur jeunesse et leur cupidité à tout ce que la ville compte d'hommes fortunés.
    Au point d'avoir l'impression que c'était elle, le personnage principal de l'histoire.
    Et puis soudain, je l’ai retrouvée La Langosta, La Mano, Yerbo de son prénom, dans une fin surprenante qui m’aura laissée sur la mienne, de faim.

    Plus que de l'avoir aimé ou pas aimé, j'ai terminé ce livre avec le sentiment étrange d'une lecture hors sujet. Dommage...

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  • Dépaysant ! Vous avez des envies d'évasion et d'aventure? De lire un roman avec des rebondissements et des personnages hauts en couleurs dans un décor rutilant ? Alors je ne peux que vous conseiller de plonger dans "San Perdido" et de partir à la découverte des habitants de cette petite ville...
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    Dépaysant ! Vous avez des envies d'évasion et d'aventure? De lire un roman avec des rebondissements et des personnages hauts en couleurs dans un décor rutilant ? Alors je ne peux que vous conseiller de plonger dans "San Perdido" et de partir à la découverte des habitants de cette petite ville côtière du Panama. Des quartiers chics à la décharge à ciel ouvert de Lagríma, vous vous laisserez conter l'histoire d'un mystérieux garçon noir au regard azur magnétique et doté d'une force singulière dans les mains. Il deviendra une légende pour tous les laissés pour compte.

    Aucun temps mort dans ce roman fluide, enthousiasmant et poétique !

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  • J'ai été très agréablement surpris par la lecture de ce roman choral !

    Il y a un vrai souffle romanesque dans ce livre et je ne l'ai pas lâché du début à la fin. J'ai apprécié suivre chacun des personnages, ils sont assez nombreux mais on ne s'y perd pas. Ils sont particulièrement...
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    J'ai été très agréablement surpris par la lecture de ce roman choral !

    Il y a un vrai souffle romanesque dans ce livre et je ne l'ai pas lâché du début à la fin. J'ai apprécié suivre chacun des personnages, ils sont assez nombreux mais on ne s'y perd pas. Ils sont particulièrement intéressants et apportent tous un vrai plus au récit. On a une vraie galerie, les hommes politiques et hommes d'affaires véreux, les habitants très pauvres tentant de survivre en fouillant dans la décharge, le médecin qui fait comme il le peut, les prostituées vendent leur corps pour avoir une meilleure vie et ce jeune garçon "justicier", énigmatique, il y a quelque chose d'hypnotisant dans ce personnage fort du roman !

    Le récit est assez long mais je ne me suis jamais ennuyé, c'est assez rythmé, en réalité il y a un réel équilibre entre les parties descriptives, les parties un peu plus mouvementées, les dialogues...Je n'ai jamais trouvé le temps long et il y a toujours un suspens très bien entretenu autour du jeune garçon.

    L'auteur arrive parfaitement à balader le lecteur entre plusieurs univers, du bidonville jusqu'aux quartiers riches en passant par le port, la jungle...

    Si je devais mettre un bémol, mais c'est vraiment pour chipoter, il m'a peut-être manqué un peu plus d'éléments historiques pour bien appréhender le contexte même si il y en bien quelques uns présents dans le roman mais c'est assez furtif. Mais bon le lecteur pourra aussi se renseigner sur l'histoire du pays après la lecture. Encore une fois, c'est vraiment pour chipoter.

    C'est le premier roman de l'auteur, et c'est, je trouve, un excellent roman. Un vrai bon moment de lecture. Je le recommande sans hésiter et je vais suivre cet auteur.

    Ma note : 4,5/5

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  • Quel beau voyage que ce premier roman.... Dense, riche, captivant.... à la fois saga, chronique sociale et historique, fable et conte aux personnages colorés, attachants ou répulsifs, dans un décor d’Amérique centrale où les pauvres s’entassent dans des décharges et les riches vivent dans de...
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    Quel beau voyage que ce premier roman.... Dense, riche, captivant.... à la fois saga, chronique sociale et historique, fable et conte aux personnages colorés, attachants ou répulsifs, dans un décor d’Amérique centrale où les pauvres s’entassent dans des décharges et les riches vivent dans de belles villas sur les hauteurs avec vue sur mer.... les filles roulent des hanches, sensuelles, flamboyantes, les hommes de pouvoir sont corrompus et malsains....
    Yerbo Kwinton a une dizaine d’années quand il prend place dans le livre, avec sa peau noire et ses immenses yeux bleus clairs .... il devient peu à peu le vengeur non masqué des opprimés, des femmes abîmées, des enfants malmenés.... Surnommé La Mano (« la main qui se tend lorsque plus personne ne peut vous ­aider »), il nous entraîne dans le dédale des rues de San Perdido pour quelques années d’une épopée écrite d’une main de maître....

    Un immense bravo à David Zukerman....

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  • Prenez place, installez-vous confortablement !
    Venez écouter l'histoire de Yerbo Kwinton, descendant des Cimarrons, ces esclaves noirs qui fuirent dans les montagnes pour échapper à la servitude.
    Venez écouter l'histoire de ce grand noir muet aux yeux clairs, le héros de San Perdido, ville du...
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    Prenez place, installez-vous confortablement !
    Venez écouter l'histoire de Yerbo Kwinton, descendant des Cimarrons, ces esclaves noirs qui fuirent dans les montagnes pour échapper à la servitude.
    Venez écouter l'histoire de ce grand noir muet aux yeux clairs, le héros de San Perdido, ville du Panama n'ayant "jusqu'alors jamais enfanté de héros".
    Venez écouter l'histoire de ce héros surnommé "La Mano", la main qui se tend lorsque l'on ne sait plus vers qui se tourner.
    Il se murmure aussi qu'il serait capable de ressusciter...
    Cette histoire débute en 1946 et nous plonge au cœur d'un bidonville, Lágrima, où les habitants fouillent la décharge pour trouver de quoi se nourrir ou des objets à revendre pour gagner leur vie. Un beau matin, un étrange petit garçon apparaît, doté de mains d'une grande force et d'un présence mystérieuse et parfois inquiétante.
    De Lágrima, nous passons aux beaux quartiers de San Perdido dont les gouverneurs meurent successivement et étrangement de la fièvre jaune.
    Sans misérabilisme, David Zukerman nous plonge au cœur d'une ville où les jeux de pouvoir et d'argent sont incessants alors même que la pauvreté est présente absolument partout, où la prostitution, la corruption et le marché noir règnent en maîtres.
    Le voyage est agréable et enchanteur et je n'ai pas regretté le temps passé avec ces multiples personnages, aussi attachants et intéressants les uns que les autres.

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  • On ne peut qu’être frappé par la qualité de l’écriture. Dès les premières pages, la richesse du vocabulaire, la poésie du style et la justesse des constructions de phrases émerveillent. La lecture en devient fluide et reposante, comme un long fleuve tranquille écrit. Le champ lexical de la...
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    On ne peut qu’être frappé par la qualité de l’écriture. Dès les premières pages, la richesse du vocabulaire, la poésie du style et la justesse des constructions de phrases émerveillent. La lecture en devient fluide et reposante, comme un long fleuve tranquille écrit. Le champ lexical de la nature apaise et nous ouvre la voie vers un paysage coloré et parfumé.
    Pourtant les sujets évoqués sont loin d’être enchanteurs. La difficile condition du peuple panaméen des années 50, la misère et le système D côtoient la corruption et le luxe de la classe dominante.
    Nous passons de la saleté d’une décharge municipale à l’opulence des villas des notables juste en changeant de rue. Les opposés cohabitent, s’affrontent, se supportent dans un constant ballet orchestré par l’argent et le profit.

    Malgré tout, un jeune garçon semble échapper à cette fatalité et concevoir l’existence au-delà de ces clivages sociétaux. Possédant une aura surnaturelle voire magique, Yerbo, au regard envoûtant pour seul moyen de communication, détecte la détresse et les difficultés tout en ressentant les faiblesses et la méchanceté. Grâce à ce don, il fera sa propre justice, animé d’une force et d’une morale mystérieuses.
    Les danseurs de cette chorégraphie littéraire n’auront de cesse de croiser sa route, au hasard des étapes de leurs vies, tel un ange gardien aux procédés originaux mais pour le moins efficaces.

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  • Coincé entre la jungle panaméenne et la mer des Caraïbes, San Perdido porte bien son nom. Dans ce lieu de perdition des années cinquante, où « l’on dit que chaque jour naissent un tortionnaire et sa future victime », se côtoient deux mondes : en bas, autour du port où le commerce le plus...
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    Coincé entre la jungle panaméenne et la mer des Caraïbes, San Perdido porte bien son nom. Dans ce lieu de perdition des années cinquante, où « l’on dit que chaque jour naissent un tortionnaire et sa future victime », se côtoient deux mondes : en bas, autour du port où le commerce le plus florissant est celui des charmes féminins, et aussi près de la vaste décharge où la vieille Felicia et tant d’autres viennent glaner leur pitance, sévissent la misère et l’exploitation humaine. Les salaires des dockers n’ont ainsi augmenté que de dix centimes de l’heure en trente ans. Sur les hauteurs se perchent les belles demeures, surplombées par le palais du gouverneur de la ville, où règne une forte promiscuité entre argent, vice, crime et corruption. S’y répand d’ailleurs une variété criminelle de la « fièvre jaune », qui frappe spécialement les dirigeants politiques, à la longévité étrangement courte…

    Alors que rien ne semble pouvoir alléger un jour la condition d’en-bas ni contrecarrer les malversations d’en-haut, se développe à San Perdido une curieuse légende, teintée de mystère et d’espoir : celle d’un descendant des cimarrons, ces esclaves noirs en fuite qui, jusqu’à l’abolition de l’esclavage au 19e siècle, vivaient retranchés dans la jungle et harcelaient les colonies espagnoles. Et si cet homme avait le pouvoir de redresser certains torts ?

    Dans une ambiance colorée au rendu très visuel, se déploie un récit captivant et rythmé, où la magie de la légende vient rendre plus supportable le quotidien des pauvres gens de San Perdido, leur faisant retrouver espoir et dignité.
    Qu’est-ce qu’un héros sinon un homme qui réalise un jour le rêve secret de tout un peuple ? L’on se prend à croire à celui-là, à cet homme discret et imperturbable qui combat silencieusement et implacablement l’injustice. Il est entouré d’une galerie de personnages attachants, qui accompagnent le lecteur tout au long de l’intrigue, rendue crédible par l’authenticité des décors et la touchante humanité de ses protagonistes. Les expressions hispaniques, pour la plupart des insultes se passant de traduction, apportent quant à elles une touche de vie locale vraie et pimentée.

    Cette histoire envoûtante m’a emportée dès les premiers mots pour ne plus me lâcher avant son point final. Grand coup de coeur pour ce pittoresque voyage en Amérique latine, où le vert émeraude de la jungle et le bleu turquoise de la mer des Caraïbes cachent un dangereux combat entre l’ombre et la lumière.

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