Rubiel e(s)t moi

Couverture du livre « Rubiel e(s)t moi » de Vincent Lahouze aux éditions Michel Lafon
  • Date de parution :
  • Editeur : Michel Lafon
  • EAN : 9782749934723
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Si je devais me souvenir d'une chose, d'une seule chose, ce serait la vision des murs gris de l'Orphelinat du Bienestar de Medellin et des portes qui claquaient lorsque nous courions dans les couloirs, le bruit sourd de mes pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux. Oui, d'aussi... Voir plus

« Si je devais me souvenir d'une chose, d'une seule chose, ce serait la vision des murs gris de l'Orphelinat du Bienestar de Medellin et des portes qui claquaient lorsque nous courions dans les couloirs, le bruit sourd de mes pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux. Oui, d'aussi loin que je me souvienne, la couleur n'existait pas.

Je suis né en Colombie, à la fin de l'année 1987, mais je n'ai commencé à vivre qu'en 1991. »

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  • Une très belle lecture que cette (re)naissance sous forme de « roman autobiographique fictif » comme le définit lui-même l’auteur.
    Vincent LAHOUZE a été adopté tout petit dans un orphelinat Colombien par un couple de français. A 30 ans, il livre un récit abouti, intelligent et fort.
    Pour ce...
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    Une très belle lecture que cette (re)naissance sous forme de « roman autobiographique fictif » comme le définit lui-même l’auteur.
    Vincent LAHOUZE a été adopté tout petit dans un orphelinat Colombien par un couple de français. A 30 ans, il livre un récit abouti, intelligent et fort.
    Pour ce faire, il livre deux histoires parallèles : l’une campe le parcours de Rubiel, abandonné par sa mère « l’Ephémère », qui fuit l’orphelinat et qui va mener la vie rude des enfants des rues. La violence, la misère et la survie comme quotidien, le danger permanent en dépit de quelques belles rencontres.
    La seconde histoire se situe en France où malgré l’amour de ses adoptants « La merveilleuse » et « Le repère », Vincent souffre du déracinement et du manque de repères. Les préjugés, les questions maladroites le déstabilisent, les blagues douteuses, un grand désarroi l’entraînent vers des excès à l’adolescence.
    Si j’ai eu du mal, je l’avoue au début, à faire le lien entre les deux histoires, j’ai finalement été happée car c’est un récit écrit avec les tripes. L’écriture est fluide, les mots s’entrechoquent, se complètent au fur et à mesure que le récit gagne en intensité.
    Une mention particulière à ce court chapitre sur son histoire d’amour avec C….. qui se révèle être une poudre blanche. Un texte d’utilité publique qui gagnerait à être lu dans un discours de prévention.
    Je tire mon chapeau à ce jeune auteur qui renaît par le récit et qui en même temps interpelle le lecteur dans sa vision de l’adoption. Je suis persuadée qu’il a trouvé la paix et j’espère qu’il trouvera encore les mots pour livrer d’autres récits.
    Merci à #netgalleyfrance# pour m’avoir permis de découvrir cet auteur en devenir.

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  • Dans ce roman autobiographique, l'auteur nous raconte deux histoires en parallèle.

    Deux voix, deux destins que l'on va pouvoir suivre...

    Une fiction pour l'une et pour l'autre une réalité.

    J'avoue avoir été un peu déstabilisée par ces deux portraits, jonglant entre le petit garçon...
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    Dans ce roman autobiographique, l'auteur nous raconte deux histoires en parallèle.

    Deux voix, deux destins que l'on va pouvoir suivre...

    Une fiction pour l'une et pour l'autre une réalité.

    J'avoue avoir été un peu déstabilisée par ces deux portraits, jonglant entre le petit garçon adopté et celui qui serait resté en Colombie.

    Des vies très touchantes, des parcours effroyables des enfants de la rue essayant de survivre et affrontant des situations dramatiques.
    Rubiel est confronté à la violence, à la misère et à la solitude.

    Et puis nous avons le parcours de Vincent qui doit s'adapter et s'intégrer dans son nouveau pays, avec l'aide de ses parents adoptifs.
    Dans ce récit, l'auteur nous explique aussi les difficultés qu'il a rencontrées tout au long de sa jeunesse, notamment la recherche de son identité.
    Mais c'est aussi une adoption sous le signe de la joie et de l'amour que Vincent nous transmet dans ce beau livre.

    De ces deux vies si différentes, chaque chemin est passionnant à suivre.
    J'ai été énormément touchée par ce petit garçon Rubiel qui n'aura pas été épargné dans sa vie colombienne.
    Heureusement que nous avons une version plus heureuse de Vincent, au destin plus chanceux.

    Un premier roman très réussi, à l'écriture percutante et émouvante.

    Ne passez pas à côté de cette belle lecture et de cet auteur sensible et sincère.


    Merci Les éditions Michel Lafon et à NetGalley.fr pour cet envoi.
    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2019/01/rubiel-est-moi.html

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  • Je referme un livre fort.

    Fort car j’ai rencontré Vincent.
    Fort. Car j’ai rencontré Rubiel.

    Et je ne pourrais pas les oublier. Impossible.

    Une image me hante. Me bouleverse. Un enfant, dans un orphelinat, qui pour ne pas voir son ami partir avec ses nouveaux parents adoptifs va rester...
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    Je referme un livre fort.

    Fort car j’ai rencontré Vincent.
    Fort. Car j’ai rencontré Rubiel.

    Et je ne pourrais pas les oublier. Impossible.

    Une image me hante. Me bouleverse. Un enfant, dans un orphelinat, qui pour ne pas voir son ami partir avec ses nouveaux parents adoptifs va rester face au mur, les poings serrés. Pour ne pas le voir partir. Pour ne pas voir que lui va rester. Seul. Sans famille.

    C’est le récit d’une déchirure. Et deux voix vont s’élever.
    Celle de Rubiel, resté en Colombie, qui va grandir dans un monde qui fend le cœur en milliers de morceaux, impossibles à récupérer.

    Celle de Vincent, qui vient vivre en France avec ses parents adoptifs. Et qui pourtant va connaître également des tourments liés à l’incompréhension de son identité.

    J’ai rencontré un livre et j’en reste très ému. Car j’ai le sentiment d’avoir véritablement rencontré quelqu’un. Tant ce livre est sincère. Tant chaque mot est choisi avec précision. Tant la vérité doit être écrite. Sans compromis et sans se compromettre.

    C’est vraiment très bien écrit. Il emporte dés les premières pages. Vers de l’émotion. Vers du romanesque vrai. Vers notre humanité.
    Une ode aussi à la différence et forcément encore une fois, j’y ai été très sensible.

    Je suis rassuré de voir que des êtres tels que Vincent vivent aussi sur notre planète. Car on peut se décourager parfois, à force de voir tant de choses laides.
    Il existe de belles choses . De belles personnes. Et du coup de très beaux livres.

    Merci Vincent.

    Merci Rubiel.

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  • Rubiel e(s)t moi de Vincent Lahouze

    J’ai rencontré Vincent Lahouze et son histoire avant même d’ouvrir son premier roman ! Le hasard de la vie m’a fait rencontrer toute sa famille (sa mère, une collègue, son père, l’intendant d’établissements dans lesquels j’ai travaillé, son frère et sa...
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    Rubiel e(s)t moi de Vincent Lahouze

    J’ai rencontré Vincent Lahouze et son histoire avant même d’ouvrir son premier roman ! Le hasard de la vie m’a fait rencontrer toute sa famille (sa mère, une collègue, son père, l’intendant d’établissements dans lesquels j’ai travaillé, son frère et sa soeur, mes élèves) mais je n’avais pas croisé son chemin. Puis sa route d’écrivant a croisé ma route de lectrice sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur Facebook lorsque Vincent a publié un article coup de poing sur le harcèlement dans le métro. Un texte fort pour une plume puissante. A partir de ce moment là, j’ai commencé à suivre et lire ses écrits.

    La sortie de Rubiel e(s)t moi ne fut donc pas une surprise et j’ai apprécié retrouver des fragments de ses écrits lus sur Facebook ou Instagram – certains attendaient sûrement un écrit inédit mais Vincent n’a jamais caché l’ambition de cette première oeuvre et moi j’ai pensé à Baptiste Beaulieu et son blog qui a donné naissance à son premier roman et à une belle carrière d’écrivain. C’est tout le mal que je souhaite à Vincent !

    Je reviens donc à Rubiel e(s)t moi : l’histoire est celle d’une naissance/ renaissance, celle de Vincent, celle de Rubiel, la rencontre entre deux mondes, la Colombie et la France, le réel et le fictif. On embarque dans ces deux parcours de vie qui se croisent et s’entrelacent. Le tout est écrit avec émotion et l’écriture remplit son rôle : nous transporter dans une histoire et peut être pour l’auteur, être un bel exutoire.

    En bref : un écrit vrai et un écrivain qui l’est tout autant. Vincent, je te souhaite une belle carrière remplie de mots !

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  • J'ai découvert Vincent Lahouze sur les réseaux sociaux par un texte, particulièrement bien senti. Une scène ordinaire de harcèlement dans les transports en commun. Ce post partagé par plus de 20.000 personnes sur Facebook et mis à la une du Huffingtonpost a propulsé la notoriété de ce...
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    J'ai découvert Vincent Lahouze sur les réseaux sociaux par un texte, particulièrement bien senti. Une scène ordinaire de harcèlement dans les transports en commun. Ce post partagé par plus de 20.000 personnes sur Facebook et mis à la une du Huffingtonpost a propulsé la notoriété de ce trentenaire. Ses valeurs humanistes et sa verve ont fédéré une communauté de plusieurs milliers de personnes. Ses posts sont engagés. Il suffit de lire J'irai mourir chez vous pour s'en rendre compte. Sa plume est particulièrement acérée. Il a une écriture cathartique. Et justement à force d'écrire, d'aligner des tranches de vie plus ou moins personnelles, Vincent Lahouze a fini par accoucher d'un roman autobiographique fictif, Rubiel e(s)t moi.

    Vincent Lahouze est né en Colombie en 1987 mais affirme n'avoir commencé à vivre qu'en 1991. Rubiel e(s)t moi s'ouvre sur les murs gris de l’Orphelinat du Bienestar de Medellin. Rubiel et Frederico sont deux petits orphelins de quatre ans. Le bruit sourd de leurs pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux résonne dans le couloir jusqu'à ce que Frederico soit adopté par un couple français. Dans un silence assourdissant, Rubiel attend son tour. Désemparé, c'est hors les murs qu'il choisit de grandir. Le temps s'écoule. L'un découvre la douceur d'une famille, l'autre la violence de la rue. Deux destins opposés. Deux histoires parallèles. L'une est largement inspirée du parcours de vie de l'auteur, l'autre est hypothétique.

    Rubiel e(s)t moi était particulièrement attendu. À ce titre, je remercie Babelio et les Éditions Michel Lafon qui m'ont permis de lire 265 pages durant Vincent Lahouze et de découvrir son ingéniosité.

    En effet, non seulement l'auteur parle de son enfance en Colombie, de son adoption, son déracinement, mais également de ce qu'il aurait pu vivre si ses parents adoptifs ne l'avaient pas choisi lui. Et c'est là qu'il nous surprend, ce qui n'était pas gagné pour celles et ceux qui le suivent sur les réseaux sociaux et qui devinent son histoire à travers ses innombrables écrits. Je craignais que Rubiel e(s)t moi ne soit qu'une simple compilation des posts de Vincent Lahouze. C'est bien plus que cela.

    Rubiel e(s)t moi est avant tout un roman. Un roman intelligemment construit. Un roman sur la quête d’identité qui mêle réalité et fiction. Un roman où l'auteur se livre, se met à nu. Un roman qui sensibilise le lecteur au déchirement que représente une adoption, à ce que les autres renvoient à celui qui est adopté. La méchanceté des uns, les préjugés des autres. Ne demandez surtout pas à Vincent Lahouze s'il parle espagnol couramment, la langue qu'il manie le mieux est indéniablement le français. Son écriture est fluide et percutante.

    Aucun doute, en 2018, un nouvel auteur est né. Son nom ? Vincent Lahouze. Je lui souhaite de noircir encore autant de feuilles blanches qu'il compte de followers sur les réseaux sociaux et surtout un succès bien mérité à Rubiel e(s)t moi.

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2018/11/mon-avis-sur-rubiel-est-moi-de-vincent.html

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  • Rubiel e(s)t moi de Vincent Lahouze m'a été envoyé par les éditions Michel Lafon via net galley, et je les remercie chaleureusement :)
    Vincent lahouze est né en Colombie, à la fin de l'année 1987, mais il n'a commencé à vivre qu'en 1991 quand il a été adopté par un couple de français.
    Ce...
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    Rubiel e(s)t moi de Vincent Lahouze m'a été envoyé par les éditions Michel Lafon via net galley, et je les remercie chaleureusement :)
    Vincent lahouze est né en Colombie, à la fin de l'année 1987, mais il n'a commencé à vivre qu'en 1991 quand il a été adopté par un couple de français.
    Ce roman autobiographique nous fait découvrir deux histoires en parallèle. Nous avons des parties de l'histoire de Rubiel, renommé Vincent suite à son adoption. C'est l'histoire vraie de l'auteur. Son adoption, sa joie d'avoir une nouvelle famille mais la difficulté de se faire parfois une place en France. Il écrit joliment, avec beaucoup de pudeur, et j'ai apprécié ce témoignage.
    A d'autres moment nous découvrons l'histoire du Rubiel qu'il aurait pu devenir ; si à sa place c'est son camarade de chambrée qui avait été adopté, mais pas lui. Ce Rubiel ci fini dans la rue, à tout juste quatre ans ; et il grandit avec d'autres enfants comme lui...
    Rubiel e(s)t moi est un roman autobiographique très réussi et très touchant. J'ai aimé autant l'histoire de Vincent Lahouze, un enfant puis un jeune homme qui vogue entre deux cultures, entre deux histoires, et qui à un moment risque de perdre pied..
    Tout comme j'ai aimé et été très touchée par l'histoire de Rubiel, un gamin des rues sacrément débrouillard comme on en trouve malheureusement par milliers dans les rues, en Colombie ! Certains passages sont vraiment difficiles à supporter, comment un gamin des rues peut supporter ça ?? Et encore, c'est soft, Vincent Lahouze a fait aussi preuve de beaucoup de pudeur en nous racontant l'histoire du Rubiel des rues.
    Il est évident qu'il y a aussi beaucoup de l'auteur dans ces parties, pas autobiographiques certes.. mais c'est poignant et touchant.
    Tout m'a plu dans ce très joli roman. Et surtout l'écriture, fluide, pudique.
    Merci Monsieur Vincent Lahouze pour ce très bon moment de lecture. J'ai découvert les enfants des rues en Colombie, j'en avais entendu parler mais c'est la première fois que je lisais un roman sur le sujet et j'ai trouvé ça passionnant.
    Je mets un énorme cinq étoiles et vous invite à lire vous aussi Rubiel e(s)t moi.

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  • Facebook est quand même le plus sûr moyen de croiser des gens à qui on n'adresserait jamais la parole dans la "vraie vie"... tous ceux qui, bien planqués derrière leur ordi et noyés dans la masse, nous abreuvent de leurs commentaires haineux, méprisants, homophobes, racistes... Mais au milieu de...
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    Facebook est quand même le plus sûr moyen de croiser des gens à qui on n'adresserait jamais la parole dans la "vraie vie"... tous ceux qui, bien planqués derrière leur ordi et noyés dans la masse, nous abreuvent de leurs commentaires haineux, méprisants, homophobes, racistes... Mais au milieu de tous ces sombres crétins, vous pouvez aussi tomber sur des petits diamants qui étincellent; Vincent LAHOUZE est l'un d'entre eux et rien que pour sa rencontre, Facebook valait le coup. Je me suis mise à suivre ses écrits pertinents sur des sujets variés, je l'ai lu se raconter avec sincérité, et à chaque fois c'était émouvant, touchant, ça parlait au coeur. J'ai découvert son histoire, son adoption à quatre ans en COLOMBIE, et quand il a annoncé qu'il en avait fait un roman, j'étais assez certaine que ses pages déborderaient d'émotion.

    RUBIEL E(S)T MOI est une autobiographie fictive et une fiction autobiographique.

    Vincent LAHOUZE raconte comment il a été adopté par un couple de français alors qu'il avait quatre ans, dans un orphelinat à MEDELLIN en COLOMBIE, et s'appelait encore Rubiel. Comment il est devenu l'aîné d'une nouvelle famille, ses parents ayant par la suite adopté d'autres enfants, alors qu'il était déjà le benjamin d'une autre, ses aînés ayant été adoptés tous les deux par une autre famille, avant lui.

    Mais Vincent LAHOUZE a aussi imaginé et écrit ce qu'aurait été sa vie si ce n'était lui, mais son petit copain Federico, qui avait été emmené par ces parents français ce 9 septembre 1991. Son coeur brisé par ce départ et le rejet qu'il lui fait ressentir, lui qui n'a pas été choisi, sa fuite de l'orphelinat, sa vie de gamin des rues au sein des gangs d'enfants de MEDELLIN. Son combat pour survivre d'abord, et commencer à vivre ensuite.

    RUBIEL E(S)T MOI est ainsi un livre écrit en miroir : d'un côté l'histoire de Rubiel resté Rubiel, de l'autre celle de Rubiel devenu Vincent... au moins sur le papier.

    Vincent LAHOUZE explique en effet dans son roman comment, tout au long de sa vie, il a couru après quelque chose sans même le savoir.

    L'histoire, de l'un comme de l'autre côté du miroir, est difficile mais belle.

    Pour Rubiel comme pour Vincent, les femmes occuperont une place très importante; l'amour des femmes mais aussi celui des livres les aideront à avancer dans la vie, et chacun d'eux aura la chance de trouver sur son chemin un adulte qui lui transmettra sa force, ses valeurs, une éducation.

    L'histoire de Rubiel est l'occasion de nous plonger au coeur de la COLOMBIE, à une époque où plane sur elle l'ombre de Pablo ESCOBAR. Ces gamins des rues confrontés à la violence, à la drogue, qui doivent voler pour manger, constamment en danger, mais qui ensemble sont plus forts, se protègent les uns les autres et démontrent une solidarité exemplaire. Ces enfants recrutés par les narcotrafiquants pour devenir "de vrais tueurs à gages miniatures", contraints parfois de vendre leur corps tout autant que leur âme.

    La vie de Rubiel amène à s'interroger sur le sort de ces enfants orphelins qui n'ont pas la chance d'être adoptés, mais celle de Vincent, qui lui a eu la chance de l'être, pose tout autant de questions.

    Vincent LAHOUZE n'occulte rien des difficultés d'adaptation des enfants adoptés, cette quête des origines souvent incontournables, cette question si naturelle : "et si?", ou encore la peur d'avoir pris le moins bon chez ces parents que l'on n'a pas connus. Il décrit cette volonté farouche de se fondre parmi les autres, de gommer ce qui le rend différent et suscite les question, et cette impression tenace d'être un imposteur, d'occuper une place illégitime. Il ne cache pas la méchanceté de certains, ni sa propre fuite en avant à un moment de sa vie, jusqu'à ce qu'il trouve la clé de l'énigme, qu'il rassemble la dernière pièce du puzzle, celle dont l'absence le rendait bancal jusqu'à lui faire parfois perdre l'équilibre.

    Vincent LAHOUZE m'est apparu comme une sorte de PETER PAN, courant après son ombre, après ce bout de lui laissé en COLOMBIE, quand on a décidé que Rubiel devait devenir Vincent.

    Les mots de Vincent LAHOUZE, parce qu'ils sont sincères, parce qu'il se livre sans fard mais sans pathos, sans rien embellir, m'ont étreint le coeur tout au long de ma lecture.

    Sincère, son récit est aussi très poétique, très imagé : "Mademoiselle l'Ephémère" pour sa mère morte quelques mois après sa naissance, "La Merveilleuse" et "Le Repère" pour ses parents adoptifs...

    RUBIEL E(S)T MOI est un roman important; la sensibilité extrême de son auteur s'envole de chaque page, délivrant ainsi un récit poignant, d'une sincérité évidente, qui m'a fait battre le coeur plus vite et plus fort.

    Comme d'habitude, je lis le livre jusqu'au bout des remerciements. Et lorsque j'ai appris que c'est Amélie ANTOINE qui avait parlé de Vincent LAHOUZE à son éditeur, je me suis dit que oui bien sûr, la boucle était bouclée : ces deux sensibilités étaient faites pour se rencontrer et tout cela m'a pu finalement très évident. Merci Amélie ANTOINE pour avoir permis cela... après votre Edouard (lire QUAND ON N'A QUE L'HUMOUR), Rubiel et Vincent m'ont à leur tour bien chamboulée.

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2018/10/03/36756017.html

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