Rivière tremblante

Couverture du livre « Rivière tremblante » de Andree A. Michaud aux éditions Rivages
  • Date de parution :
  • Editeur : Rivages
  • EAN : 9782743644833
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

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  • Un enfant qui disparaît... sans laisser de trace... sans le moindre début d'explication...
    Existe-t-il un drame plus grand, une douleur plus terrible que celle provoquée par le doute, par l'incertitude quand l'absence est si criante … ??
    A trente ans d'écart, deux enfants disparaissent.
    Le...
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    Un enfant qui disparaît... sans laisser de trace... sans le moindre début d'explication...
    Existe-t-il un drame plus grand, une douleur plus terrible que celle provoquée par le doute, par l'incertitude quand l'absence est si criante … ??
    A trente ans d'écart, deux enfants disparaissent.
    Le premier, Michael, 12 ans s'évanouit dans la forêt qui est son terrain de jeux favori quand il est avec son inséparable amie, Marnie .
    La seconde, c'est Billie, presque 9 ans, qui n'arrivera jamais à son cours de danse après l'école ; Son père Bill remue ciel et terre pendant des années, en vain.
    Les premiers chapîtres font entendre en alternance la voix de Marnie, et celle de Bill. Les doutes qui pèsent sur eux, la culpabilité, le chagrin qui engloutit tout, les deuils impossibles, la nécessité de s'éloigner pour tenter de survivre...
    La deuxième partie du livre donne une place importante à la nature, à la forêt, à la rivière, aux saisons contrastées. Le récit qui fait se croiser et s'approcher ces deux protagonistes prend une couleur plus étrange, presque mystique...
    Dans la troisième partie, une nouvelle disparition fait resurgir les vieux démons, les accusations, les angoisses....
    Plus axé sur la dimension psychologique des personnages que véritablement sur l'enquête, ce livre n'est pas un classique du genre mais offre un moment de lecture intense.

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  • 29 ans après la disparition de Michaël, son copain d’enfance, Marnie revient à Rivière-aux-Trembles pour les funérailles de son père. 29 ans se sont écoulés mais elle n’a rien oublié, se souvient de tout et surtout des horreurs dont l’ont accablée, à l’époque, les habitants alors qu’elle n’avait...
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    29 ans après la disparition de Michaël, son copain d’enfance, Marnie revient à Rivière-aux-Trembles pour les funérailles de son père. 29 ans se sont écoulés mais elle n’a rien oublié, se souvient de tout et surtout des horreurs dont l’ont accablée, à l’époque, les habitants alors qu’elle n’avait que 12 ans. Alors, quand le même cri se fait entendre, elle retourne dans l’horreur qu’elle a essayé d’oublier et tente de faire émerger ses souvenirs, la vérité, car « la vérité était là au seuil de sa conscience. »

    Bill a, quant à lui, tout perdu et tente de survivre à la disparation de sa petite fille, 3 ans plus tôt.

    Le roman traite, en parallèle, de la vie de ces 2 protagonistes, nouveaux habitants de Rivière-aux-Trembles.
    Plus qu’un roman policier et une véritable enquête, ce roman évoque la disparition d’enfants, d’êtres chers, la survie de ceux qui restent, qui se culpabilisent et sont culpabilisés d’être encore vivants. Il aborde la honte des survivants, leur tentative de reconstruction alors qu’ils sont hantés par les souvenirs positifs et négatifs de cette époque qui n’est plus, où tout allait bien, mais également les dégâts de la rumeur.
    L’écriture est riche, fournie, avec des expressions québécoises qui font voyager et permettent probablement également de prendre une certaine distance sur ces disparitions, qui se passent loin de chez nous, près d’une rivière, dans une forêt sombre aux chemins enneigés.
    Si ce livre est un policier, alors il est dommage que l’enquête ne soit pas davantage approfondie mais s’il s’agit d’un roman alors l’histoire parallèle des 2 protagonistes survivants à ces disparitions, privilégiant les sentiments et ressentis, est vraiment agréable.

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  • Août 1979, Michaël, douze ans, disparaît mystérieusement, sous les yeux de son amie Marnie, dans les bois de Rivière-aux-Trembles, ne laissant derrière lui qu'une chaussure boueuse. Trente ans plus tard, Billie, neuf ans, subit le même sort. Et il y a ceux qui restent là, désemparés, brisés : la...
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    Août 1979, Michaël, douze ans, disparaît mystérieusement, sous les yeux de son amie Marnie, dans les bois de Rivière-aux-Trembles, ne laissant derrière lui qu'une chaussure boueuse. Trente ans plus tard, Billie, neuf ans, subit le même sort. Et il y a ceux qui restent là, désemparés, brisés : la famille et les amis.

    Deux voix se répondent, se succèdent : tout d'abord celle de Marnie Duchamp, qui est témoin de la disparition de son meilleur ami. Et celle de Bill Richard, père de la petite Billie, qui n'a pas eu l'occasion de fêter ses neuf ans. Deux disparitions similaires, un deuil impossible, des questions sans réponses. Chacun tente, à sa manière, de poursuivre sa vie. le premier réflexe est de fuir ce lieu maudit, de partir loin de ce bois mortifère. Pourtant, même après des années, ce lieu semble encore les appeler.

    Dans Rivière Tremblante, Andrée A. Michaud, avec beaucoup de justesse et rigueur, décortique ses personnages. le stylo court tel un scalpel, révélant les sentiments les plus profonds et les pensées les plus intimes, et là réside la force de ce roman. Tous les sentiments se bousculent, on se trouve plongé au coeur du drame : la tristesse, la haine, la colère, la culpabilité, l'incompréhension. Voici le lot quotidien de ces victimes collatérales.
    Le gros point faible de ce roman : la lenteur du récit ! Notre curiosité est tenue en haleine jusqu'au milieu de livre, les mots sont si justes et si évocateurs … mais qu'en est-il de l'enquête ? Y a-t-il seulement une enquête en cours ? On tourne les pages, on lit parfois en diagonale, mais aucun rebondissement à l'horizon. Aurons-nous le fin mot de l'histoire ? Ainsi, nous avons plutôt l'impression d'être dans un drame, un roman / un drame psychologique plutôt qu'un roman policier.

    Il n'en reste pas moins qu' on se délectera à foison de ces belles pages, on ressentira beaucoup de peine en voyant ces marionnettes s'avancer difficilement dans ces ténèbres et cette tragédie qu'est devenue leur vie.

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  • Le 7 août 1979, Michael Saint-Pierre, 12 ans, disparaît dans les bois de Rivière-aux-Trembles après avoir répété d’étranges mots à son amie Marnie Duchamp. « Mauvais temps, madame, mauvais temps. » Volatilisé dans la forêt, seule sa basket est retrouvée par les enquêteurs. Trente ans plus tard,...
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    Le 7 août 1979, Michael Saint-Pierre, 12 ans, disparaît dans les bois de Rivière-aux-Trembles après avoir répété d’étranges mots à son amie Marnie Duchamp. « Mauvais temps, madame, mauvais temps. » Volatilisé dans la forêt, seule sa basket est retrouvée par les enquêteurs. Trente ans plus tard, la petite Billie Richard est portée disparue, personne ne l’a aperçue après l’école. Ces deux disparitions sont-elles reliées ? En tout cas, Marnie et Bille, le père de Billie, sont amenés malgré eux à faire face à un autre drame dans ce village autrefois fui.

    Ce roman policier au suspense psychologique m’en a fait manger des carrés de chocolat ! 363 pages sur fond de conte, en présence d’une forêt ensorcelante, occupant un rôle à part entière dans le récit. Et ces disparitions d’enfants. Il fallait oser l’écrire sans craindre de heurter le lecteur, provoquant sa fuite. J’ai tiqué, à certains passages, l’inimaginable, l’impensable, en tant que mère cela est dur à lire. Les mots d’Andrée A.Michaud m’ont portée jusqu’au bout et je ne le regrette pas. Elle rend en quelque sorte hommage à ces familles de disparus ne parvenant jamais à faire leur deuil, rongés par la culpabilité et l’espoir encore et toujours.
    À bien y réfléchir je n’ai pas lu un polar, plutôt un roman sur les drames et les chagrins auxquels font face certains parents. « Les hommes et les femmes qui perdent un enfant n’ont d’autre choix que de croire au paradis, sinon ils sont forcés de croire à l’enfer et d’imaginer les flammes dévorantes où se sont élevés les hurlements de leur petit. »

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2018/10/12/36778401.html

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  • Je n’avais pas lu Bondrée, lassée par avance du tapage fait autour de ce livre.
    Je découvre donc la plume de l’auteur avec ce roman que je ne classerai pas dans la catégorie polar ou thriller.
    Marnie revient dans son village natal « Rivière-aux-Trembles » presque 30 ans après le drame qui l’a...
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    Je n’avais pas lu Bondrée, lassée par avance du tapage fait autour de ce livre.
    Je découvre donc la plume de l’auteur avec ce roman que je ne classerai pas dans la catégorie polar ou thriller.
    Marnie revient dans son village natal « Rivière-aux-Trembles » presque 30 ans après le drame qui l’a frappé lorsqu’elle avait 11ans.
    Nous sommes en 2008, elle se réapproprie ce qui fut son territoire, celui de l’enfance et des petits bonheurs.
    Elle a dû fuir après la disparition de son ami Mickael. Son père qui l’a protégé de la calomnie vient de mourir et les souvenirs remontent comme l’eau de la rivière en crue.
    L’atmosphère est étrange, car en fait une autre disparition a eu lieu celle de Billie, petite fille dont le papa ne lâchera pas l’enquête, il a déjà tout perdu en perdant Billie alors …
    Tous les ingrédients sont là pour faire un bon livre, l’écriture est agréable, j’ai adoré les descriptions d’une nature omniprésente, telle que je l’aime. Les sentiments des protagonistes sont justes, les réactions des villageois sont bien campées. Le harcèlement policier auprès des familles est bien rendu.
    Mais voilà, je suis restée au bord de la rivière, quoique je me sois enfoncée dans cette brume sans pouvoir me départir d’un sentiment d’indifférence et de gêne car il s’agit de « tous les enfants qui ne sont pas rentrés à l’heure du souper ».
    J’ai trouvé l’ensemble brouillon alors que la construction est là, beaucoup d’incohérences et enfin un roman qui n’apporte rien ni au sujet ni au lecteur.

    Dommage pour moi et heureusement il y aura des lecteurs pour adorer.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 06 octobre 2018.

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  • Gros succès pour Andrée Michaud au dernier Festival America pour son livre « Rivière Tremblante".
    Auteure canadienne (Québec), elle ne cesse, depuis son premier livre, de recevoir des éloges de la presse. « Rivière Tremblante » est son dixième ouvrage, un roman très noir, dans un univers...
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    Gros succès pour Andrée Michaud au dernier Festival America pour son livre « Rivière Tremblante".
    Auteure canadienne (Québec), elle ne cesse, depuis son premier livre, de recevoir des éloges de la presse. « Rivière Tremblante » est son dixième ouvrage, un roman très noir, dans un univers impitoyable.
    Cette rivière tremblante est également appelée Nanamiu-shupu par les Indiens, à la suite d'un séisme qui avait frappé la région en 1860.
    Dans ce récit à plusieurs voix, on écoute principalement celles de Marnie – de Bill et d'autres.
    Marnie, c'est Marnie Duchamp (qui avait été surnommée Squouirèle = écureuil par ses camarades).
    Bill, c'est Bill Richard, le père de la petite Billie. le nom de celle-ci vient de Billie Holiday, considérée comme une relique mais aussi à cause de la chanson de Michael Jackson : Billie Jean.
    Tous deux ont connu des disparitions d'enfants : pour Marnie, c'est celle de Michael Saint-Pierre, un ami (en 1979), alors que tous deux enfants jouaient dans les bois de Rivière – aux -Trembles.
    Pour Bill, c'est la disparition de sa petite fille Billie, qui allait avoir neuf ans et qui n'a jamais pu fêter son anniversaire.
    Deux disparitions à peu près similaires, inexpliquées et pour lesquelles, même trente ans ans après, le souvenir douloureux est toujours présent. Mais Bill ne s'avoue pas vaincu. Malgré les recherches infructueuses de la police, il s'acharne pour trouver au moins une miette d'indice et faire son deuil lui est impossible car aucun corps n'a été retrouvé.
    Marnie revient car son père est tout récemment décédé. Des souvenirs remontent à la surface : « Les recherches ont duré jusqu'au coucher du soleil, mais les chiens, dès qu'on les lançait dans une nouvelle direction, rebroussaient chemin (…) Toujours au même endroit, à deux kilomètres du bassin. ( …) La piste de Michael Saint-Pierre, avec ses odeurs d'enfant, se perdait dans cette eau aux apparences inoffensives. » (p.38).
    Pour Marnie, elle était la rescapée : « C'est ainsi qu'une vie d'enfant se termine, dans l'apprentissage de la culpabilité, dans la honte du survivant. » (p.40).
    Après trop de chuchotements concernant sa possible culpabilité dans la disparition de son ami (car elle n'a pas réussi à lui porter secours), son père décide de déménager. « Nous avons roulé pendant plus de quatre heures, mon père et moi, sans presque prononcer un mot, puis nous avons traversé un pont immense pour pénétrer dans le vrombissement continu qui servirait de refuge à notre mémoire pour quelques années. » (p.74).
    Mais ils finissent par se séparer :" lui" pour retourner « là-bas » tandis qu'"elle" fait un périple en suivant la ligne des Appalaches, le Maine jusqu'en Alabama. Un périple d'un an au bout duquel elle se retrouve à New York, la Big Apple, pour voir si elle « était aussi pourrie que le Big Apricot de Jerry Siegel et Joe Shuster, les pères de Superman » (…) et peut-être essayer de voir « la silhouette fuyante de Michael Superman Saint-Pierre. » (p.75).
    Elle restera à New York vingt-trois ans, jusqu'à la mort de son père et c'est ainsi qu'elle revient à Rivière – aux -Trembles.
    Quant à Bill, dont le couple bat de l'aile avec Lucy-Ann (L.A.), il est toujours hanté par la disparition de sa fille. Il en était arrivé à penser qu'elle avait été enlevée, ce qui expliquerait que l'on n'ait pas retrouvé son corps.
    Le retour de Marnie coïncide avec la venue de Bill Richard qui revient dans ce bled perdu après l'effritement de son couple.
    Mais comme si deux malheurs n'étaient pas suffisants, un troisième enfant disparaît, ce qui ravive les anciennes blessures. Bill et Marnie vont même être soupçonnés car les circonstances sont tout aussi troublantes.
    Ce drame que vivent les parents d'enfants disparus est inexprimable tellement il est atroce. C'est toujours un sujet très grave que de perdre son enfant et dans ce livre, avec ses 366 pages, on ressent un grand moment d'émotion car on voit que rien ne fera revenir ces petits anges, ce qui est encore plus difficile à supporter.
    C'est en pensant à eux qu'Andrée Michaud a écrit cet ouvrage dont les pièces s'assemblent petit à petit.
    L'auteure arrive à ajouter un peu d'humour que l'on retrouve d'ailleurs dans ses « Remerciements » : « Un dernier merci, enfin, aux membres du fonds Gabrielle-Roy, dont la confiance m'a permis de terminer ce roman dans un lieu pour moi paradisiaque, ainsi qu'au Conseil des arts du Canada et aux membres du jury qui m'ont accordé une bourse sans laquelle je pataugerais encore dans les eaux de la Rivière Tremblante. » pas de violences non plus mais des accidents, de grands moments de « pas de chance. »
    Je voudrais rajouter que, bien que malheureusement, ce soit une histoire d'enfants disparus, l'auteure a écrit sans aucune forme de voyeurisme, et elle réussit à nous tenir dans l'angoisse, la froidure et la noirceur ce qui démontre, si cela était nécessaire, son talent, sa délicatesse.
    Elle mêle aussi parfois des descriptions assez poétiques dans ces paysages glacés. Un exemple : « C'est ce désir de vivre aussi longtemps que possible dans une illusion les protégeant de l'immensité du monde et de l'incohérence du temps qui pousse les enfants à réclamer « Les trois petits cochons » quatre soirs de suite. Enfin, je suppose. On oublie tellement de choses essentielles quand on vieillit qu'on se demande parfois ce que ça donne d'avoir été petit si on est trop con pour se souvenir de quoi peut être constituée la joie, la vraie joie, celle qui éclate devant un cornet de crème glacée à trois boules surmonté d'une cerise siliconée. »
    Andrée Michaud avait été récompensée par le Prix des Lecteurs Quais du polar 2017 pour son livre « Bondrée » et ici elle nous démontre que son talent est resté intact.
    Ce talent, elle le possède bel et bien, ce qui est confirmé dans cet oeuvre magistralement élaborée, avec des mots qui nous font mal, certes, des descriptions à en pleurer, un intense moment de lecture.
    Heureusement que ce n'est qu'une histoire mais l'actualité est là pour nous faire savoir qu'il arrive d'autres faits tragiques. La honte soit sur ceux qui s'attaquent à des petites victimes innocentes qui ne demandent qu'à vivre dans l'insouciance de leur enfance.
    Reste aux parents de pouvoir survivre après de tels faits tragiques et c'est très difficile.
    J'ai remarqué une petite critique, quelques mots mais qui valent la peine d'être cités :
    « D'une puissance rare. Attention, révélation. » (Hubert Artus, Lire.)

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  • Une belle et lente lecture au fil de la rivière tremblante. Un livre où se développe avant toute chose une atmosphère tout en attente qui nous fait toucher du doigt, l’étrange, la disparition, la peur, les fantômes et le climat hostile du petit village de Rivière-aux-Trembles, suite à la...
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    Une belle et lente lecture au fil de la rivière tremblante. Un livre où se développe avant toute chose une atmosphère tout en attente qui nous fait toucher du doigt, l’étrange, la disparition, la peur, les fantômes et le climat hostile du petit village de Rivière-aux-Trembles, suite à la disparition de Michael, 12 ans dans la forêt sous le regard impuissant de sa meilleure amie Marnie. Trente ans plus tard c’est la petite Billie qui disparaît non loin de là. Nous allons suivre Bill son père ainsi que Marnie devenue adulte dans la lente descente aux enfers, d’un deuil impossible. C’est tout le territoire de l’enfance qui est exploré par deux adultes blessés et traumatisés. Bill est le personnage qui m’a le plus touché, c’est un survivant en quelque sorte, il était si proche de sa petite fille, lui inventant constamment de superbes histoires, qui ne craquerait pas pour Ronie le Crapaud et Myrtle the Turtle ? Cette ambiance de madeleine de Proust à jamais perdue était douloureuse à lire. De son côté Marnie n’a pas la vie facile lorsqu’elle revient dans sa région à la mort de son père. Le village ne lui fait pas de cadeau entre incompréhension, bêtise et culpabilité.
    Si vous vouliez un thriller avec beaucoup d’action passez votre chemin, ici il s’agit d’une combustion lente et pourtant elle dévore tout sur son passage. Rien de telle qu’une sombre forêt pour donner le ton et Andrée A. Michaud excelle dans l’art de nous transporter dans ce décor sylvestre sombre et envoutant. Le fait que le récit de Bill et de Marnie soit écrit à la première personne en fait une œuvre très personnel où le lecteur se sent plus impliqué.
    J’ai beaucoup aimé le parlé québécois qui colore tout ce texte.
    « Grouille-toué, Marnie, vite, ça va nous attraper, ça s’en vient, je le sens. »
    Il y a aussi de nombreuses références musicales qui viennent à point nommé pour alléger cette ambiance noire. Ne passez pas à côté de ce petit bijou tout en intériorité qui m’a transporté au loin chez nos cousins québécois. Bonne lecture.

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