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Richesse oblige

Couverture du livre « Richesse oblige » de Hannelore Cayre aux éditions Metailie
  • Date de parution :
  • Editeur : Metailie
  • EAN : 9791022610216
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Comment élaguer, sans soulever de soupçons, toutes les branches d'un arbre généalogique pour arriver à un héritage. Un roman noir sarcastique avec des justicières pleines d'humour et de mauvais esprit qu'on n'a pas envie de condamner.

Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et... Voir plus

Comment élaguer, sans soulever de soupçons, toutes les branches d'un arbre généalogique pour arriver à un héritage. Un roman noir sarcastique avec des justicières pleines d'humour et de mauvais esprit qu'on n'a pas envie de condamner.

Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient des remplaçants pour que leurs enfants ne partent pas à la guerre. Aujourd'hui, ils ont des héritiers très riches et des descendants inconnus mais qui peuvent légitimement hériter !

En 1870, l'un des fils d'une grande famille d'industriels a été un utopiste généreux et a reconnu un enfant illégitime. En 2016, Blanche, la non-conformiste aux béquilles, entend parler des deuils qui frappent cette famille sans scrupules et découvre qu'elle pourrait très bien elle aussi accéder à cette fortune. Devant le cynisme affairiste, elle va faire justice en se servant de tout ce que la modernité met à notre portée.

Une incroyable galerie de personnages : des méchants imbuvables, de riches inconscients, des idéalistes, une île où règne le matriarcat, des femmes admirables, avec en toile de fond une évocation magistrale de Paris assiégée par les Prussiens et le déménagement du Palais de Justice aux Batignolles.

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Articles (1)

Avis (8)

  • Issue d’une branche pauvre et oubliée, poussée en 1870 sur l’arbre généalogique d’une riche et peu scrupuleuse famille d’industriels, la narratrice décide de donner un coup de pouce au destin pour se retrouver seule héritière.

    Navigant constamment de 1870 à aujourd’hui dans un rapprochement...
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    Issue d’une branche pauvre et oubliée, poussée en 1870 sur l’arbre généalogique d’une riche et peu scrupuleuse famille d’industriels, la narratrice décide de donner un coup de pouce au destin pour se retrouver seule héritière.

    Navigant constamment de 1870 à aujourd’hui dans un rapprochement assez noir entre la société inégalitaire du XIXe et les fractures sociales du XXIe siècle, le texte donne vie à des personnages forts qui ne font pas dans la demi-mesure, et bouscule le lecteur par l’impertinence pleine d’humour d’un texte au vitriol aux accents parfois anarchistes.

    Le résultat est un mélange détonnant et parfois surprenant, menant du siège de Paris par les Prussiens en 1870 et des idéaux de la Commune, du tirage au sort des conscrits au XIXe siècle et de la pratique de l’achat de remplaçants militaires, à la communauté expérimentale d’Auroville en Inde, au méroxage en pleine mer et au déversement de déchets toxiques en Afrique, en passant par un certain matriarcat breton et par une critique politique de l’art contemporain. L’ensemble témoigne d’un désespoir à voir changer une société confrontée aux problèmes sociaux et environnementaux, mais figée dans un schéma où seul l’argent est roi.

    Au-delà de ses thèses politiques qui ne pourront plaire à tout le monde, ce roman incisif et provocateur à l’humour ravageur témoigne des questionnements d’une société contemporaine confrontée à des défis majeurs, et qui aime de plus en plus souvent caresser l’idée d’un monde « d’après ». J’ai pris plaisir à le lire comme une vaste caricature de notre actualité.

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  • Hannelore Cayre n'y va pas de main-morte. Quand elle met des personnages en place, elle les choisit bien denses, fort et entiers, malgré leurs fardeaux physiques . Il en est ainsi de Blanche, une îlienne bretonne qu'un exosquelette consolide tant bien que mal. C'est la rencontre fortuite d'un...
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    Hannelore Cayre n'y va pas de main-morte. Quand elle met des personnages en place, elle les choisit bien denses, fort et entiers, malgré leurs fardeaux physiques . Il en est ainsi de Blanche, une îlienne bretonne qu'un exosquelette consolide tant bien que mal. C'est la rencontre fortuite d'un trio de touristes en goguette sur son île et les retrouvailles glaciales avec son père qui vont déclencher une démarche de recherche sur ses origines. Quitte à utiliser des moyens en limite voire au delà de la légalité.

    Mais ce qu'elle ne sait pas Blanche, c'est que pendant qu'elle se décarcasse pour comprendre sa généalogie, nous, lecteurs, profitons de l'histoire d'un de ses ancêtres , Auguste , fils de bonne famille, qui se bat pour ne pas partir à la guerre contre les prussiens.

    Alternant les époques et les histoires, le récit est palpitant et l'auteur a le don de distiller les indices pour construire peu à peu l'édifice. Avec à la clé un héritage qui pourrait changer les destins

    C'est brillant, adroit, et cela confirme les talents d'écrivain de cette auteure dont j'avais beaucoup aimé La daronne.

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  • Une nouvelle fois Hannelore Cayre propose un polar social unique. Déjà par ce duo d’héroïne : une insulaire bretonne exilée à Paris, appareillée des deux jambes suite à une folie adolescente, et une grande gigue blonde atteinte d’une maladie orpheline et activiste militante pour le respect de...
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    Une nouvelle fois Hannelore Cayre propose un polar social unique. Déjà par ce duo d’héroïne : une insulaire bretonne exilée à Paris, appareillée des deux jambes suite à une folie adolescente, et une grande gigue blonde atteinte d’une maladie orpheline et activiste militante pour le respect de toute forme animale. Ajoutez à ce duo improbable qui agit au présent les engagements communards d’un jeune aristocrate en 1870 qui, à cause d’un imbroglio idéologique des branches de l’arbre généalogique et de douteuses pratiques en temps de guerre, se retrouve être un ancêtre de notre héroïne échouée. Comme le titre l’indique « Richesse oblige » ce polar social creuse le côté urbain des croisements des riches et des pauvres sous fond de transactions pétrolières. Le lecteur observe la déliquescence d’une dynastie de puissants, vilains capitalistes et pollueurs des mers et au final Hannelore Cayre transmet un valeureux témoignage d’une lutte à la Robin des bois urbaine et contemporaine..
    #NetgalleyFrance #Richesseoblige

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  • Son franc-parler dans La Grande Librairie a achevé de me séduire,j'avais particulièrement goûté La Daronne.L'histoire des De Rigny m'a définitivement conquise:on alterne celle d'Auguste en 1870 à qui on a acheté un remplaçant pour qu'il ne soit pas enrôlé avec celle de Blanche devenue handicapée...
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    Son franc-parler dans La Grande Librairie a achevé de me séduire,j'avais particulièrement goûté La Daronne.L'histoire des De Rigny m'a définitivement conquise:on alterne celle d'Auguste en 1870 à qui on a acheté un remplaçant pour qu'il ne soit pas enrôlé avec celle de Blanche devenue handicapée pour avoir sauté d'une falaise de son île bretonne en voiture.
    Histoire et réflexion sociétale alternent,de la Commune aux gilets jaunes,..."rien n'avait changé d'un iota en cent cinquante ans.Les groupes sociaux continuaient à se mépriser..."
    Instructive et jubilatoire,la narration captive,la morale ,particulière il est vrai,est sauve:les riches et méchants sont punis!
    Hannelore Cayre est décidément une auteure époustouflante,à l'image d'Hervé Le Corre,et,même de Pierre Lemaître...
    "Je veux rester une femme libre et non une pauvre dinde désargentée sous la tutelle d'un abruti."

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  • Hannelore Cayre n’y va pas de main-morte. Quand elle met des personnages en place, elle les choisit bien denses, fort et entiers, malgré leurs fardeaux physiques . Il en est ainsi de Blanche, une îlienne bretonne qu’un exosquelette consolide tant bien que mal. C’est la rencontre fortuite d’un...
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    Hannelore Cayre n’y va pas de main-morte. Quand elle met des personnages en place, elle les choisit bien denses, fort et entiers, malgré leurs fardeaux physiques . Il en est ainsi de Blanche, une îlienne bretonne qu’un exosquelette consolide tant bien que mal. C’est la rencontre fortuite d’un trio de touristes en goguette sur son île et les retrouvailles glaciales avec son père qui vont déclencher une démarche de recherche sur ses origines. Quitte à utiliser des moyens en limite voire au delà de la légalité.

    Mais ce qu’elle ne sait pas Blanche, c’est que pendant qu’elle se décarcasse pour comprendre sa généalogie, nous, lecteurs, profitons de l’histoire d’un de ses ancêtres , Auguste , fils de bonne famille, qui se bat pour ne pas partir à la guerre contre les prussiens.

    Alternant les époques et les histoires, le récit est palpitant et l’auteur a le don de distiller les indices pour construire peu à peu l’édifice. Avec à la clé un héritage qui pourrait changer les destins

    C’est brillant, adroit, et cela confirme les talents d’écrivain de cette auteure dont j’avais beaucoup aimé La daronne.

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  • Blanche de Rigny, jeune femme aux origines modestes bretonnes, se retrouve à la tête d'une fortune à la mort d'une cousine éloignée des beaux quartiers de Paris.Le roman va nous relater le pourquoi de cet évènement à travers une enquête familiale menée par Blanche. Elle va remonter l'arbre...
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    Blanche de Rigny, jeune femme aux origines modestes bretonnes, se retrouve à la tête d'une fortune à la mort d'une cousine éloignée des beaux quartiers de Paris.Le roman va nous relater le pourquoi de cet évènement à travers une enquête familiale menée par Blanche. Elle va remonter l'arbre généalogique jusque dans les années 1870 pour retrouver son grand-père. A partir du décès accidentel d'une certaine Alice de Rigny, la curiosité de Blanche la mène vers une branche familiale fortunée qu'elle va " nettoyer" de ses héritiers sans scrupules à l'aide de renseignements secrets.

    Après " La Daronne", ou l'auteur nous dressait déjà un personnage de haute volée, la revoilà avec une nouvelle femme forte Blanche de Rigny, handicapée des deux jambes mais équipée d'un caractère volontaire, rusé et intelligent. Elle va mener une enquête rondement mais avec une rage de revanche sociale affirmée. Elle sera intraitable avec les bourgeois avides et cupides des beaux quartiers, sans oublier son vocabulaire fleuri à souhait.

    Le récit alterne habilement entre une partie historique des années 1870 et un récit contemporain. Dans les deux cas, l'auteur va pointer le fossé social infranchissable.
    Ainsi, au 19ème siècle, les jeunes hommes subissaient un tirage au sort pour partir à la guerre ; les riches pouvant être remplacés par des pauvres qui étaient "achetés" de 8000 à 11 000 francs.Ceci sera l'élément déclencheur de notre histoire
    En 2020, même si on constate une nette évolution sociale par des études ouvertes à tous, certaines personnes restent sur le carreau comme ont pu l'illustrer les Gilets Jaunes l'année dernière.
    Blanche de manque pas d'égratigner cette bourgeoisie et souhaite presque le chaos pour tout renverser. o Son étude historique bien documentée nous permet de mieux connaitre les évènements de 1870 avec la préparation de la guerre contre la Prusse et l'occupation de Paris qui suivit.

    Son style franc et précis nous procure une lecture rythmée , incisive et percutante. Une belle réussite encore.
    Merci à Lecteurs.com pour cette lecture décoiffante !

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  • Blanche enterre tante Yvonne et, pour avertir ses amis, ceux de tata Yvonne, elle a acheté l'encart le plus cher du Figaro. Diantre ! Il faut dire que Blanche s’appelle Blanche de Rigny, ça sent sa vieille France, d’autant que l’inhumation a lieu dans le caveau de famille « entre la famille...
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    Blanche enterre tante Yvonne et, pour avertir ses amis, ceux de tata Yvonne, elle a acheté l'encart le plus cher du Figaro. Diantre ! Il faut dire que Blanche s’appelle Blanche de Rigny, ça sent sa vieille France, d’autant que l’inhumation a lieu dans le caveau de famille « entre la famille Dassault et la famille Bouygues » au cimetière du Trocadéro, du beau linge. Chez les de Rigny, ça tombe comme des mouches en ce moment, six en moins d’un an.
    Vient à l’idée de Blanche de retracer la vie, comme elle l ‘entend et comme elle a cherché, d’Auguste, l’ancêtre qui la lie à cette famille bourgeoise ou noble, mais je dirai noblesse napoléonienne. Car elle veut le remercier « du geste qu’il a accompli envers ma famille »
    Blanche déroule la vie imaginaire de son ancêtre et montre l’abjection de la traite des blancs, de la possibilité, très officielle et encouragée, d’acheter « un pauvre » pour aller se battre et donc mourir à sa place.
    Tout esprit libre penseur et social que se présente ou se pense Auguste, il accepte par lâcheté qu’un autre soit payé pour se faire tuer à sa place. Blanche met le doigt sur cette ambivalence.

    Au cours du livre j’apprends le pourquoi du nom de Blanche alors -pardonnez la suite - qu’elle est née de basse extraction (comme l’on dit au 19ème siècle et 16ème arrondissement). Et puis, suite à un grave accident,
    « La famille de Blanche a poussé tel un petit rameau discret au pied d’un arbre généalogique particulièrement laid et invasif qui s’est nourri pendant un siècle et demi de mensonges, d’exploitation et de combines. Qu’arriverait-il si elle en élaguait toutes les branches pourries ? »
    Et de la branche pourrie, du profiteur, il y en a !
    Oui, Hannelore Cayre envoie du lourd, du très lourd et les idées qu’elle met dans la bouche de Blanche ne doivent pas être très loin des siennes. Blanche s’en donne à cœur joie contre les bourgeois, le capitalisme. La famille de Rigny fait des affaires, de très juteuses affaires, avec l’occupant « Guerre et travaux publics ; quel beau mariage ! » « Cette collaboration avec les autorités prussiennes consistait dans la remise en état des ponts et des voies ferrées menant leurs troupes vers Paris ainsi que celle des forts pour qu’ils tirent à leur aise sur les Parisiens, mais là n’était pas le sujet parce que les affaires marchaient si bien qu’il avait déjà procédé en à peine quatre mois à une augmentation de capital. »
    « Mon micro-appartement étant situé juste à côté du boulevard de Sébastopol, j’étais aux premières loges des manifs qui s’enquillaient semaine après semaine. Les participants avaient beau être toujours différents… Je n’y voyais que l’expression du même sentiment de désarroi face à la fin du monde. Ça ne se passera pas comme à Hollywood »

    Ah oui, ça chers lecteurs, c’est du lourd, du skud, du sans filtre sur la bourgeoisie d’hier et d’aujourd’hui, rien n’a change, tout a peut-être empiré. « Il suffisait d’avoir lu Balzac , Zola ou Maupassant pour ressentir dans sa chair que ce début de XXIè siècle prenait des airs de XIXe. »
    Lorsque Blanche dit « D’abord le chaos social, ensuite un régime autoritaire que la population appellerait de ses vœux pour maintenir l’ordre. Et puis, qui sait, la guerre. » je crains qu’elle ne soit dans le vrai. Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe autour de nous et dans le monde entier.
    Hannelore Cayre, j’aime vos coups de pieds dans la mare aux canards, j’aime savoir que je lirai un autre livre de votre franc-parler, plutôt votre franc-écrire

    Un roman noir décapant, jouissif, coup de cœur

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  • J'ai découvert Hannelore Cayre il y a une dizaine d'années, lorsque 'Toiles de maître' avait fait partie de la sélection du prix du polar SNCF auquel je participais comme juré. J'avais bien aimé ce roman un peu déjanté, cette histoire d'avocats / truands / politiciens véreux / détrousseurs de la...
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    J'ai découvert Hannelore Cayre il y a une dizaine d'années, lorsque 'Toiles de maître' avait fait partie de la sélection du prix du polar SNCF auquel je participais comme juré. J'avais bien aimé ce roman un peu déjanté, cette histoire d'avocats / truands / politiciens véreux / détrousseurs de la seconde guerre mondiale / ... amusant, avec quelques belles trouvailles, j'avais passé un bon moment :)

    En 2017, je me suis régalée avec La daronne dont je me réjouis de l'adaptation cinématographique.

    Cette année, je n'ai donc pas attendu longtemps avant de me plonger dans Richesse oblige.

    Ce nouvel opus alterne les séquences de 1870 où un riche bourgeois cherche un remplaçant pour le service militaire quand les bruits de bottes annoncent la prochaine guerre contre la Prusse, et elles d'aujourd'hui où une jeune femme privée de l'usage de ses jambes se sert d'informations privilégiées pour... 

    Allez le lire ! Je n'en dévoilerai rien d'autre ! 

    Sinon que le rythme est prenant et qu'avec ce premier roman lu en temps de confinement, je me suis régalée :)

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