Rhinocéros

Couverture du livre « Rhinocéros » de Eugene Ionesco aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782070368167
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Rhinocéros est la pièce la plus riche de Ionesco. Elle ne perd rien de l'esprit d'innovation, de provocation, des premières pièces. Comme elles, celle-ci mélange les genres et les tons, le comique et le tragique. Mais l'innovation principale qui s'introduit ici est la réflexion sur l'Histoire, à... Voir plus

Rhinocéros est la pièce la plus riche de Ionesco. Elle ne perd rien de l'esprit d'innovation, de provocation, des premières pièces. Comme elles, celle-ci mélange les genres et les tons, le comique et le tragique. Mais l'innovation principale qui s'introduit ici est la réflexion sur l'Histoire, à travers le mythe. La pièce est une condamnation de toute dictature (en 1958, on pense au stalinisme). Ionesco condamne autant le fascisme que le communisme. C'est donc une pièce engagée : « Je ne capitule pas », s'écrie le héros.
Le rhinocéros incarne le fanatisme qui « défigure les gens, les déshumanise ». On sent l'influence de La Métamorphose de Kafka. Dans une petite ville, un rhinocéros fait irruption. Par rapport à lui, les personnages prennent diverses attitudes. Certains se transforment en rhinocéros ; un troupeau défile. Seul Bérenger résiste à la marée des bêtes féroces, symboles du totalitarisme.

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  • Je parlais récemment de Ionesco à propos de l'absurde, mais je n'avais de lui que des vieux et vagues souvenirs... alors ni une ni deux, je suis allé dans la bibliothèque de mon garçon lui piquer Rhinocéros qu'il a étudié l'an dernier pour le bac de français, que je voulais relire en même temps...
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    Je parlais récemment de Ionesco à propos de l'absurde, mais je n'avais de lui que des vieux et vagues souvenirs... alors ni une ni deux, je suis allé dans la bibliothèque de mon garçon lui piquer Rhinocéros qu'il a étudié l'an dernier pour le bac de français, que je voulais relire en même temps que lui et que je n'avais jusque là pas pris le temps d'ouvrir. De cette pièce émerge d'abord l'humour, les dialogues sont savoureux, les personnages se répondent du tac-au-tac, un vrai jeu de ping-pong verbal. Chacun y va de son opinion, de ses arguments plus ou moins fallacieux, Bérenger paraissant le plus faible, le plus discret, celui qui n'ose pas s'affirmer, surtout devant son ami Jean à l'assurance ancrée et visible et dont les propos ne souffrent d'aucune contestation selon lui. Le logicien est là également pour asséner une pensée faite de syllogismes : "Tous les chats sont mortels. Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat." (p.46) Et puis, la fable tourne vite à un questionnement sur les régimes autoritaires, le totalitarisme. Tous ces gens qui veulent devenir des rhinocéros, suivre la masse et ne pas résister au discours ambiant populiste sont clairement les suiveurs, ceux qui deviendront les bourreaux des résistants. Ecrit en 1959, cette pièce fait sans doute référence au régime nazi et au stalinisme qui vient juste de finir (Staline est mort en 1952).

    La pièce est fine, parce que sous ses dehors comiques, les discussions sans fin, elle est très sérieuse, et c'est même lorsque les dialogues deviennent les plus loufoques qu'ils sont les plus profonds, c'est là que le doute s'insinue dans le lecteur lui qui pouvait parier sur une certaine légèreté du propos : le langage très simple, basique (assez peu de mots sont utilisés, Ionesco répétant souvent les phrases et usant d'un vocabulaire très simple), le ton résolument drôle, absurde, les personnages stéréotypés à en être eux-mêmes ridicules et amusants. Ce qui est fin également, c'est le basculement imprévisible de certains d'entre eux, au détour d'une phrase, d'un mot, eux que l'on aurait pu croire sûrs d'eux, convaincus de leur forte personnalité, hop ils changent du tout au tout et versent dans l'opinion qui monte et deviennent vite des moutons... ou plutôt ici des rhinocéros qui viendront grossir les rangs du troupeau, sans réfléchir. Bérenger à l'apparente faiblesse de caractère est celui qui se révélera le plus combatif.

    Bref, une très bonne idée que cette relecture estivale d'une pièce essentielle à conseiller à tous.

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  • Qui ne se reconnaîtra pas dans l' un des personnages ? Qui osera ne pas devenir " rhinocéros " ?

    Qui ne se reconnaîtra pas dans l' un des personnages ? Qui osera ne pas devenir " rhinocéros " ?

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  • Que dire, sinon que je n’ai pas apprécié.
    Ne serait l’idée du rhinocéros symbolisant la contagion idéologique d’une propagande, je n’ai absolument rien trouvé d’intéressant dans ce texte. Ni belle écriture, ni belles répliques, ni originalité. A vrai dire, j’ai même trouvé tout ça assez...
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    Que dire, sinon que je n’ai pas apprécié.
    Ne serait l’idée du rhinocéros symbolisant la contagion idéologique d’une propagande, je n’ai absolument rien trouvé d’intéressant dans ce texte. Ni belle écriture, ni belles répliques, ni originalité. A vrai dire, j’ai même trouvé tout ça assez plat.
    Alors quoi ? Je ne dois pas être assez intello, ou pas assez branchée théâtre.
    Pour tenter de comprendre où se situe le génie dans tout ça, j’ai lu tout ce qui accompagnait la pièce dans cette édition folio-théâtre : la préface, le dossier, les notes, la chronologie
    Hou la la ! ! Quelle horreur indigeste ! Je me suis retrouvée plongée dans les horribles décorticages de textes tels qu’on nous les imposait en cours de français et qui auraient pu nous dégoûter à tout jamais de la lecture. Fort heureusement la rage de lire ne m’a heureusement jamais quittée quand même.
    Bref, je vais de ce pas aller voir les critiques bdes autres lecteurs pour savoir à côté de quoi je suis passée.

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  • C'est la pièce la plus connue de Ionesco avec "la cantatrice chauve", faisant partie de ce qu'on appelait à l'époque le théâtre de l'absurde. L'auteur dépeint, ici, une épidémie de " rhinocérite", une maladie touchant la plupart des gens sans distinction aucune jusqu'à ce qu'il ne reste plus...
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    C'est la pièce la plus connue de Ionesco avec "la cantatrice chauve", faisant partie de ce qu'on appelait à l'époque le théâtre de l'absurde. L'auteur dépeint, ici, une épidémie de " rhinocérite", une maladie touchant la plupart des gens sans distinction aucune jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une personne épargnée par ce mal. Cette pièce me fait beaucoup penser au roman "la peste" de Camus, qui utilisait également l'allégorie d'une épidémie pour dénoncer le fascisme.

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  • Découvert au collège c'est une pièce universelle, satire d'un contexte politico-social difficile
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    Découvert au collège c'est une pièce universelle, satire d'un contexte politico-social difficile

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  • Théâtre de l'absurde garantie sous parodie de la seconde guerre mondiale.

    Théâtre de l'absurde garantie sous parodie de la seconde guerre mondiale.

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  • très bien écrit, bien inspirée en fustigeant le nazisme et à l'époque où la pièce a été jouée, il fallait du courage

    très bien écrit, bien inspirée en fustigeant le nazisme et à l'époque où la pièce a été jouée, il fallait du courage

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  • Comme beaucoup je l'avais lu au collège. C'est une redécouverte de l'oeuvre la plus aboutie de Ionesco. Personnellement j'ai une préférence pour "le roi se meurt" bien plus burlesque à mon goût. Cela n'en reste pas moins un grand moment de lecture. Notamment le tableau 2 de l'acte 2 et le...
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    Comme beaucoup je l'avais lu au collège. C'est une redécouverte de l'oeuvre la plus aboutie de Ionesco. Personnellement j'ai une préférence pour "le roi se meurt" bien plus burlesque à mon goût. Cela n'en reste pas moins un grand moment de lecture. Notamment le tableau 2 de l'acte 2 et le tableau final.

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  • Pièce de théâtre pleine de sous entendu et de critique de la société

    Pièce de théâtre pleine de sous entendu et de critique de la société

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  • J'ai lu ca au collège et ca fait pas mal réfléchir sur ce que l'on est, de nos actes et nos paroles vis à vis d'autrui.

    J'ai lu ca au collège et ca fait pas mal réfléchir sur ce que l'on est, de nos actes et nos paroles vis à vis d'autrui.

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