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Rhetorique De La Scene De Menage

Couverture du livre « Rhetorique De La Scene De Menage » de Orlando De Rudder aux éditions Hors Commerce
Résumé:

Rhétorique : art de persuader par les discours (Le Petit Larousse) Scène de ménage : c'est véritablement une scène, une représentation autant qu'un acte d'agressivité. Elle ne s'oppose pas à un acte, sinon comme prétexte. Elle ne reproche pas une faute, un manquement, une erreur. Son objet est... Voir plus

Rhétorique : art de persuader par les discours (Le Petit Larousse) Scène de ménage : c'est véritablement une scène, une représentation autant qu'un acte d'agressivité. Elle ne s'oppose pas à un acte, sinon comme prétexte. Elle ne reproche pas une faute, un manquement, une erreur. Son objet est l'autre, en tant qu'autre. Elle n'attaque pas un acte, mais une personne. Elle veut saper, détruire un être. (Orlando de Rudder).

Le livre se présente davantage comme un essai, un discours sur les rapports homme/femme, sur la différence, et plus que tout, sur les origines, les causes et les multiples expressions de la scène de ménage. Orlando de Rudder fonde son argumentation sur des références mythologiques, sociologiques, littéraires, historiques, étymologiques, en les agrémentant d'exemples sarcastiques, drôles et/ou tragiques, qu'il emprunte à la vie quotidienne des couples. L'intérêt, et l'originalité de l'essai, consistent en une vision rarement traitée de la scène de ménage : celle des hommes. Histoires et regards d'hommes sur ce qu'ils subissent de plein fouet par ces femmes, de la " scéneuse " à la " rapteuse " : femmes violentes, femmes incultes, femmes jalouses, femmes voleuses d'enfants. Les hommes entrent (enfin !) en scène grâce à un Orlando de Rudder qui ose, avec une ironie qu'il ne saurait cacher, faire valoir une vision masculine sur ce qui a toujours été perçu comme étant la chose féminine.

" En traitant de la scène de ménage, de l'un des signes les plus méconnus, mais de l'un des plus graves, de l'oppression subie par les femmes, je crois avoir aussi montré que cette oppression nuit à tous. Le pouvoir est idiot : il ne profite même pas à celui qui l'exerce. " Orlando de Rudder use, comme à son habitude, d'une écriture érudite, d'une verve inégalée. Il signe un texte qui pourrait, certes, piquer les plus féministes mais qui, par ailleurs, révèle les fondements théoriques sur lesquels sont basés les rapports entre les femmes et les hommes.

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