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Rassemblez-vous en mon nom

Couverture du livre « Rassemblez-vous en mon nom » de Maya Angelou aux éditions Noir Sur Blanc
Résumé:

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Avis (7)

  • Autobiographie d'une femme noire, célibataire, enceinte à 17 ans ou la condition des gens de couleur aux États-Unis à la fin des années 1940.
    Dans toute sa terrible cruauté, ce beau texte fait écho à ce qui se passe aujourd'hui dans un pays ravagé par le racisme et l'intolérance.
    Violent,...
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    Autobiographie d'une femme noire, célibataire, enceinte à 17 ans ou la condition des gens de couleur aux États-Unis à la fin des années 1940.
    Dans toute sa terrible cruauté, ce beau texte fait écho à ce qui se passe aujourd'hui dans un pays ravagé par le racisme et l'intolérance.
    Violent, juste, terriblement bien écrit. A ne rater sous aucun prétexte !

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  • Un récit autobiographique d'une force et d'une sincérité incroyable.
    Positif, humoristique, sincère, elle se raconte sans fard, de ses dix-sept à ses vingt-et-un ans.
    Fille mère, elle élève seule son fils Guy, et jeune femme noire, ça fait beaucoup dans cette Amérique qui sort de la seconde...
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    Un récit autobiographique d'une force et d'une sincérité incroyable.
    Positif, humoristique, sincère, elle se raconte sans fard, de ses dix-sept à ses vingt-et-un ans.
    Fille mère, elle élève seule son fils Guy, et jeune femme noire, ça fait beaucoup dans cette Amérique qui sort de la seconde guerre mondiale.
    Si elle fuit d'une certaine façon le racisme du sud, ce dernier n'est pas tout à fait absent dans les autres régions des États Unis.
    De l'Arkansas à San Francisco...
    Serveuse, cuisinière, maquerelle, danseuse, elle a tout fait avec autant de bonne volonté, avec sincérité et souvent même par amour ou par recherche de cet amour, de cet homme qui pourrait la protéger et l'aimer.

    Mais ces hommes justement ont abusé sans scrupule de cette jeune femme positive, intelligente, sincère, qui ne demandait qu'à être aimée. Elle donne son coeur et sa confiance à de nombreux hommes qui tour à tour abusent de cette naïveté qui la caractérise mais qui d'une certaine façon la protège sans doute.
    Le racisme, la difficulté d'être femme, la solitude, sont aussi bien retranscrits ici.
    Une magnifique traduction de Christiane Besse nous permet de profiter pleinement de ce formidable texte. L'écriture, le rythme, l'humour et la dérision, et je le redis sans doute, la sincérité, font de ce récit un moment inoubliable.

    lire ma chronique complète sur le blog Domi CLire https://domiclire.wordpress.com/2020/09/05/rassemblez-vous-en-mon-nom-maya-angelou/

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  • Mon avis à la page 100 :

    Au début du roman, Marguerite a 17 ans, son bébé a 2 mois. A la 100e page, elle a 19 ans, et déjà une vie riche en évènements et en rebondissements. Elle est diplômée, vive, courageuse, et débrouillarde. Elle avance dans l'existence, avec pour seul bagage son instinct...
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    Mon avis à la page 100 :

    Au début du roman, Marguerite a 17 ans, son bébé a 2 mois. A la 100e page, elle a 19 ans, et déjà une vie riche en évènements et en rebondissements. Elle est diplômée, vive, courageuse, et débrouillarde. Elle avance dans l'existence, avec pour seul bagage son instinct de survie. Certainement, parce qu'être une femme, noire, dans les années 40-50, aux Etats-Unis, ne laisse pas de perspectives autres. Le décor est dur, peu de lumière possible et envisageable, pourtant l'humour et la douceur prédominent dans ce récit à la première personne du singulier. Ce ton laisse entrevoir à la lectrice que je suis, une traversée combative et démontant au fil des pages les préjugés de la société blanche. Marguerite, Ritt, Maya, est pour le moment dans sa chrysalide malgrè les évènements qu'elle a déjà traversés, je m'y replonge avec curiosité et motivation, pour lire le moment où elle va se révéler.

    Ma chronique :

    Marguerite Johnson, 17 ans, noire, un enfant, est le personnage principal du roman de Maya Angelou, elle en est même la voix.
    Jeune, et encore pleine d'élan, de croyance, et d'espoir, elle m'a raconté son quotidien, son avidité de vivre. Je l'ai accompagné avec amusement, tristesse, inquiétude, colère et frustration dans chacun de ses jobs, de ses errances, de ses mauvais choix, avec comme seule attente sa délivrance. Tout au long du roman, avec parfois un certain abattement, je n'ai cessé de me poser les questions suivantes : quand cette jeune femme intelligente, brillante, drôle et attachante va t'elle se sortir de ce bourbier ? Quand va t'elle s'autoriser à rêver plus grand, à la hauteur de ce qu'elle est ?

    Ce roman est le récit d'une femme noire, mais il peut-être celui de nombreuses femmes par certains aspects, sans nier l'importance de la couleur de peau de l'héroïne, mais le message de l'auteur m'apparaît universel.
    Marguerite est noire, elle est née aux Etats-Unis, au sein d'une famille monoparentale, et fille-mère. L'histoire peut sembler réchauffée, son parcours attendu mais l'auteure nous donne par sa voix assurée, joyeuse et fine, l'espoir du possible : un possible par l'éveil d'une conscience. Ce n'est pas en attendant de se révéler être une mère ou être la femme d'un prince sauveur ou encore de devenir quelqu'un par le biais d'une profession, mais la prise de conscience de ce que l'on est et de ce que l'on veut pour soi qui donne la lumière et la force de ce roman.

    Donc, une belle découverte de plus dans cette aventure des explorateurs de la rentrée littéraire 2020. Un roman écrit en 1974, par une auteure, Maya Angelou, que je ne connaissais pas. Son parcours et ce livre, qui s'inscrit dixit l'éditeur dans un cycle autobiographique, me donne l'envie de la connaître davantage. J'ai aimé le ton et le style de son écriture qui m'a ôtée de la poisseuse crasse du décor pour élever ma conscience vers l'enjeu de la liberté, du juste droit à la liberté. Elle délivre un message positif et combattif, ce qui forcément m'amène à porter un conseil de lecture collectif

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  • Maya Angelou, figure de la lutte pour l'égalité entre les noirs et les blancs aux États-Unis, cette auteure célébrée, dont j'ai apprécié Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, nous livre, sans fard, sans circonvolutions, une autobiographie vivante, fascinante, étonnante.


    Mes frasques...
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    Maya Angelou, figure de la lutte pour l'égalité entre les noirs et les blancs aux États-Unis, cette auteure célébrée, dont j'ai apprécié Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, nous livre, sans fard, sans circonvolutions, une autobiographie vivante, fascinante, étonnante.


    Mes frasques n’étaient que des maladresses de jeunesse et pardonnables par là même.


    Nous comprenons ce qui l'a nourrie, ce qui l'a fait grandir et la voyons apprendre de ses erreurs de jeunesse jusqu'au moment où elle est proche du précipice, mais est sauvée par un homme bon, après avoir été utilisée par d'autres, sans foi, ni loi.


    J’avais frôlé l’abîme et j’en avais vu le fond. Et, au moment crucial, la générosité d’un homme m’avait sauvée de la chute.


    Je n’avais aucune idée de ce qu’allait être ma vie, mais j’avais fait une promesse et redécouvert mon innocence. Je me jurai de ne plus jamais la perdre.


    Ce texte puissant de par son style et son sujet nous parle de terreur, de culpabilité, de misère, des arts (danse, musique et littérature), et d'une génération marquée par le racisme, d'une très jeune femme qui se débat pour s'en sortir dont la force de caractère incroyable lui permet en effet de trouver sa voie / voix.


    Je trouvais difficile l’idée de me séparer de mes livres. Ils m’avaient sortie de la fange : à qui pouvais-je confier des amis aussi intimes ?


    Pour notre plus grand plaisir !

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  • Avis de la page 100:

    Je connais l'auteur et surtout sa réputation, mais n'avais jamais eu l'occasion de la lire.
    Je ne me fie jamais aux bandeaux et autre 4ème de couverture et pourtant... quand on lit Michelle Obama ou Christiane Taubira, comment rester indifférent.
    5 pages, 10 pages,...
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    Avis de la page 100:

    Je connais l'auteur et surtout sa réputation, mais n'avais jamais eu l'occasion de la lire.
    Je ne me fie jamais aux bandeaux et autre 4ème de couverture et pourtant... quand on lit Michelle Obama ou Christiane Taubira, comment rester indifférent.
    5 pages, 10 pages, 50 pages, 100 pages... oups j'en oublie même de publier cette chronique point d'étape tant je suis dedans.
    C'est fluide, c'est "facile à lire" et en même temps c'est un tel combat pour Marguerite. Vivre, survivre quoiqu'il en coûte, coûte que coûte. Elle n'a que 17 ans, elle est noire, elle a un bébé ... et on subodore déjà qu'elle ne baissera jamais les bras, qu'elle est prête à tout.
    On devine une vie chaotique, des aventures nombreuses... J'y retourne.
    Passionnant, addictif, émouvant et si sensible...

    Chronique :

    Rassemblez-vous en mon nom est considéré comme le second tome autobiographique de Maya Angelou. Je connais l'auteur et surtout sa réputation, mais n'avais jamais eu l'occasion de la lire. C’est par conséquent avec intérêt et attente que j’ai ouvert cet opus à la couverture très réussi.
    Je ne me fie jamais aux bandeaux et autre 4ème de couverture et pourtant... quand on lit Michelle Obama ou Christiane Taubira, comment rester indifférent.

    « Alors que la confiance totale d’un enfant peut transformer un père ou une mère, le sourire de Guy (maman disait qu’il riait énormément pour un bébé) et son merveilleux caractère perdirent leur pouvoir magique de me rendre heureuse. Il croyait en moi, mais c’était un bébé, et j’avais perdu toute foi en moi-même. Ma tête restait haute par habitude, mais mes derniers espoirs avaient fui. Chaque route hors du labyrinthe s’était révélée une fausse sortie. Mon imagination autrefois débordante se refusait à produire un seul rêve de plus. Mon courage s’effilochait. Hélas ! la force d’âme n’était pas comme la couleur de ma peau, acquise une fois pour toutes et mienne à jamais. Il fallait la ressusciter chaque matin et l’exercer avec soin. Il fallait aussi la nourrir de quelques succès. »

    Vivre

    Le récit se déroule aux Etats-Unis et plus précisément à San Francisco à la fin des années 1940. Marguerite est une jeune femme noire de 17 ans et déjà maman d’un jeune homme. Elle n’est ni totalement mère, ni totalement adolescente. C’est une mère enfant, une fille mère en quelque sorte.
    Néanmoins, elle n’a peur de rien, ne recule devant rien. Le lecteur l’accompagne dans son combat pour la vie durant son adolescence. Dès les premières pages, on subodore qu’elle ne baissera les bras devant rien, qu’elle est prête à tout pour vivre, pour survivre et pour l’indépendance de sa famille.
    Et pourtant, jeune, noire, maman… aux Etats Unis à cette époque, ce n’est pas de tout repos ! On devine une vie chaotique, des nombreuses aventures et désillusions.
    Serveuse, Cuisinière, danseuse, tenancière de bordel, c’est-à-dire proxénète, péripatéticienne… un panel des différents métiers, de jobs alimentaires comme diraient les jeunes aujourd’hui, qu’elle fera durant les deux années déroulées dans le livre.
    Féminisme incarné, Marguerite s’impose dans un monde dominé par les hommes et par les blancs malgré de très nombreuses péripéties que je vous laisse découvrir.

    « Une artiste, j'en étais persuadée, protégeait et conservait son moyen d'expression. Pianistes, batteurs, joueurs de cor ou de saxophone, tous prenaient soin de leurs instruments. En tant que danseuse, mon corps me servait d'outil. Je ne pouvais permettre à un individu quelconque de s'envoyer en l'air avec mon matériel. »

    Une grande fluidité

    5 pages, 10 pages, 50 pages, 100 pages... oups j'en oublie même de publier mon avis intermédiaire de la page 100 tant je suis dedans. C’est fluide, c’est très facile à lire et en même temps, cela suscite autant d’empathie que d’interrogations.
    Le lecteur ne peut que s’identifier à l’héroïne qui va de l’avant quel que soient les moyens et les pièges sur son chemin. Travestissement de la vérité, arrangement de cette dernière, pure invention, pire mensonge, Marguerite use de tous les stratagèmes possibles et imaginaires pour travailler. Tout est assumé, tous les moyens sont mis en œuvre pour arriver à ses fins : survivre, faire preuve de son existence par elle-même, pour elle-même et le bien-être de son fils.
    Son immense volonté, sa farouche détermination est sa force absolue. Et l’écriture de Maya Angelou retranscrit parfaitement cette dernière.
    Quelle voix, quelle énergie, quelle sensibilité dégagée au fils des lignes. Le style est autant poétique que brutal, recherchée ou plus cru. On dévore les chapitres avec gourmandise et appétit. La curiosité laisse rapidement la place à l’addiction tant c’est passionnant et captivant.
    Maniant humour et franc-parler, Maya Angelou livre un récit romanesque sincère et riche, honnête et sans artifice. Cerise sur le gâteau : les livres et la lecture sont omniprésentes, les références littéraires nombreuses.

    « L’écrasant manque de sécurité de la jeunesse et la suspicion innée entre les deux sexes militent contrent la survie de l’espère, et, pourtant, les hommes légalisent leur tringlage et les femmes se vengent durant toute une vie des jours désespérés de l’insécurité, tout en faisant des enfants, de façon que le processus se renouvelle et continue de fonctionner. Hélas ! »

    Indispensable

    Rassemblez-vous en mon nom est une œuvre hors du commun. Il en devient une lecture indispensable selon moi. Emouvant et combattant, véritable témoignage engagé pour l’affirmation de soi, la reconnaissance de son existence.
    Il est également la preuve que tout est possible quand les moyens sont mis en œuvre, quand les choses sont désirées plus que tout et surtout que l’abandon n’est pas un mot présent dans le dictionnaire cérébral.
    Nous ne pouvons mettre un mouchoir sur l’état de l’Amérique post seconde guerre : racisme, relents ségrégationnistes, …
    Bien entendu, ce n’est « qu’un témoignage parmi tant d’autres », bien sur mon avis est subjectif et ne sera pas partagé par tous (et heureusement). Cependant, quelle pépite ! Que ces mots sont forts, que les mots sont explicites, quel plaidoyer ! Il n’est réellement pas anormal que Maya Angelou soit une référence et une fierté pour la jeunesse noire tant son témoignage est remarquable.
    « Ne montre jamais aux Blancs ce que tu penses. Si tu es triste, ris. Si ton cœur saigne, danse. »
    Passionnant, addictif, inspirant, émouvant et si sensible, Rassemblez-vous-en mon nom est un de mes coups de cœur de cette rentrée littéraire si particulière. Ne passez pas à côté de ce bijou de littérature américaine. Je vous le recommande très fortement.

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  • Mon avis à la page 100 (Les Explorateurs 2020):

    Je découvre avec joie l’histoire de Maya Angelou, une femme qui m’étais jusqu’ici familière uniquement de par son nom. Et les 100 premières pages sont d’une telle fluidité, autant dans le récit que dans la plume de l’auteure, que j’ai du mal à...
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    Mon avis à la page 100 (Les Explorateurs 2020):

    Je découvre avec joie l’histoire de Maya Angelou, une femme qui m’étais jusqu’ici familière uniquement de par son nom. Et les 100 premières pages sont d’une telle fluidité, autant dans le récit que dans la plume de l’auteure, que j’ai du mal à poser mon livre. Je dévore avec avidité et gourmandise ce témoignage plein de poésie et de brutalité. Le seul bémol reste le sentiment de prendre le récit en cours, d’avoir raté le début, ce qui me laisse perplexe sur quelques passages. Peu m’importe je reprends mon livre et lis de plus belle !

    Ma chronique :

    C’est le récit d’une jeune fille, Rita, Ritt, Maya, Marguerite, une fille avec autant de ressources et de vies que de surnoms. Une jeune fille de 17 ans, mère célibataire, noire, qui évolue dans un monde dur et qui n’aspire qu’à vivre. C’est le récit d’une femme en quête de liberté, d’amour et d’elle-même. Maya Angelou, puisque c’est bien elle dont il s’agit, nous livre le récit de son adolescence, son passage à l’adulte plutôt, son quotidien tout simplement.

    Et bon sang, que ce fut une bonne lecture ! Je me suis complétement laissée emportée dans ce livre, autant par la plume, d’une poésie et d’une force incroyable, que par la vie de cette femme. Elle se cherche, elle se trouve, elle prend toutes les opportunités qui se présentent à elle, et affronte le monde la tête haute. J’ai découvert une femme forte et intelligente, qui découvre et goute à tout. La plume de l’auteur est simple et fluide ce qui m’a permis de me plonger avec aisance dans le parcours atypique de Rita. Il ressort de cette dernière une sorte de naïveté et d’espoir en ce monde et ce malgré le racisme, le sexisme et la dureté de la réalité. Mais il surtout il en ressort une grande intelligence, ouverture d’esprit et désir de liberté et d’amour.

    Le seul bémol (et en est-ce vraiment un ?) c’est l’impression que j’ai eu de prendre l’histoire cours : le roman commence après la guerre, Rita à 17 ans et un enfant, elle s’adresse à nous comme si nous connaissions déjà son parcours et comment elle en est arrivée là. Ce qui n’était pas mon cas, j’ai donc été un peu perdue. La quatrième de couverture indique que Maya Angelou « poursuit ici son cycle autobiographique », ce qui expliquerai pourquoi je suis perdue ! Je compte rattraper ce point en me procurant le livre dont il est question : Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage. La confusion des premières pages passée, la lecture est fluide et je l’ai effectuée avec avidité et gourmandise. Si le début n’est pas indispensable à la compréhension du roman, j’ai envie de retrouver cette plume et de comprendre ce qui a mené Rita là où elle est au début de Rassemblez-vous en mon nom.

    Il me reste de ce roman une impression d’espoir formidable malgré toute la dureté de ce récit du monde. C’est ce que Rita et son entourage nous transmettent, je pense notamment à Bailey, son frère, qui m’a beaucoup touché. Je me suis retrouvée face à des thèmes comme la prostitution, le sexisme, la drogue, et pourtant je ressors de cette lecture légère et pleine d’espoir. C’est le pouvoir de ce récit, de cette voix.

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  • Ma chronique explorateur rentrée littéraire 2020 :

    Rita est une femme libre. Dans cette autobiographie publiée en 1974, elle raconte son parcours chaotique, de petit boulot en petit boulot, avec un bébé dans ses bras de toute jeune mère célibataire, au tournant de la vingtaine. Sa couleur de...
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    Ma chronique explorateur rentrée littéraire 2020 :

    Rita est une femme libre. Dans cette autobiographie publiée en 1974, elle raconte son parcours chaotique, de petit boulot en petit boulot, avec un bébé dans ses bras de toute jeune mère célibataire, au tournant de la vingtaine. Sa couleur de peau n’est pas celle qu’il faut dans cette Amérique des années 1950, où il faut se battre, surtout lorsqu’on est une femme.
    A travers ce roman, je découvre cette femme, dont j’ignorais l’existence, qui a pourtant côtoyé Malcom X et travaillé avec Martin Luther King dans les années 1960 pour la lutte des droits civiques. Très populaire aux Etats-Unis, ayant reçu de nombreuses distinctions, dont l’une des mains de Barack Obama en 2011, sa vie est un exemple pour la population afro-américaine et pour ceux qui luttent pour s’en sortir.
    Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est l’humour avec lequel l’auteure se raconte, malgré la rudesse de cette jeune vie qu’elle relate. Son acharnement à recommencer encore et encore, malgré les échecs, nombreux, qu’elle essuie. De ses petits boulots de cuisinière, serveuse jusqu’à celui de maquerelle ou prostituée, j’ai été impressionnée par cette combativité et cette envie de s’en sortir. J’ai apprécié l’absence totale de misérabilisme tout au long de ces pages. Le combat de Rita n’est pas uniquement celui d’une femme noire, c’est aussi celui d’une femme dans un monde dominé par les hommes », elle écrit, désabusée en p.178 « L’écrasant manque de sécurité de la jeunesse et la suspicion innée entre les deux sexes militent contre la survie de l’espèce, et pourtant les hommes légalisent leur tringlage et les femmes se vengent durant toute une vie des jours désespérés de l’insécurité, tout en faisant des enfants, de façon que le processus se renouvelle et continue de fonctionner ». Loin d’être une œuvre littéraire, c’est avant tout un témoignage, à l’heure où la mort de George Floyd dans le Minnesota en mai dernier et ses retentissements à l’échelle mondiale montrent que ces luttes pour l’égalité sont malheureusement loin d’être finies.

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