Qui a tué mon père

Couverture du livre « Qui a tué mon père » de Edouard Louis aux éditions Seuil
  • Date de parution :
  • Editeur : Seuil
  • EAN : 9782021399431
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique. »

Donner votre avis

Articles (1)

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • Un petit peu court mais très bien écrit! Un cri d'amour pour ce père si décrié dans " En finir avec Eddy Bellegueule".

    Un petit peu court mais très bien écrit! Un cri d'amour pour ce père si décrié dans " En finir avec Eddy Bellegueule".

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un très joli roman autobiographique sur le retour vers son père, un père, qui, souvenez-vous, ne voulait plus entendre parler de son fils (En finir avec Eddy Bellegueule). Un témoignage poignant sur les violences de la vie de tous les jours sur les travailleurs. Un livre utile qui dénonce les...
    Voir plus

    Un très joli roman autobiographique sur le retour vers son père, un père, qui, souvenez-vous, ne voulait plus entendre parler de son fils (En finir avec Eddy Bellegueule). Un témoignage poignant sur les violences de la vie de tous les jours sur les travailleurs. Un livre utile qui dénonce les décisions politiques et leurs conséquences sur ceux qui "vont au charbon". Un livre sur l'amour d'un fils pour son père. Beau, triste et malheureusement réél...

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • J’aime Edouard Louis. J’aime les mots d’Edouard Louis. Et je crois que je les ai aimés dès la lecture de la première page de En finir avec Eddy Bellegueule. L’âpreté de ce qui est raconté, sans détours, sans fioriture. La violence intrinsèque à la condition sociale de ses « personnages ». Le...
    Voir plus

    J’aime Edouard Louis. J’aime les mots d’Edouard Louis. Et je crois que je les ai aimés dès la lecture de la première page de En finir avec Eddy Bellegueule. L’âpreté de ce qui est raconté, sans détours, sans fioriture. La violence intrinsèque à la condition sociale de ses « personnages ». Le regard dur mais tellement juste sur le monde qui nous entoure, notre société. J’y ai retrouvé exactement la même force avec Histoire de la violence.

    C’est donc avec une certaine impatience que j’attendais son prochain livre…

    Dans ce court récit, Edouard Louis nous donne l’impression de devoir s’affranchir -telle une nécessité- des « règles » classiques de l’écriture dans la construction de ses phrases en jouant surtout avec la ponctuation ; s’affranchir des règles de la Bourgeoisie pour pouvoir parler de la violence (en filigrane mais de manière constante) de cette dernière à l’encontre de la classe populaire. Dans ce cas précis, il s’agit de son père, l’homme qui n’aura pas été celui qu’il voulait être, celui qui aurait sans doute aimé être quelqu’un d’autre. Il démarre son texte comme une entrée en scène –sorte de didascalie théâtrale- et on devine presque d’emblée qu’il va s’agir là d’un soliloque, malgré l’utilisation de la deuxième personne. Edouard Louis est seul, face à lui-même et face à ses souvenirs. Mais si j’avais tant aimé l’utilisation de la deuxième personne du singulier dans Lambeaux de Charles Juliet, elle m’a moins marquée ici. L’effet y est moins fort à mon goût même si on peut imaginer assez vite la raison de son utilisation.

    En réalité, ce père tant aimé et détesté à la fois n’est pas mort. Il est même relativement jeune, une cinquantaine d’années. Mais il est abimé, détruit physiquement, par le travail et par la violence permanente de ceux qui ont le pouvoir et qui continuent de penser que baisser de cinq euros par mois des APL n’est rien (pour ne donner qu’un exemple très récent). Il a subi toute sa vie, la pauvreté, les pouvoirs publics, l’injonction d’être un Homme fort et surtout pas une mauviette, comme s’il avait plutôt survécu que vécu.

    Et Edouard Louis dénonce, entend rendre justice à son père, symbole des laissés-pour-compte.

    Si j’aime tant les mots d’Edouard Louis (je vous assure que j’avais les poils qui se hérissaient en l’entendant parler à la radio juste avant la lecture de ce récit : c’était en mai et je m’en souviens encore), je me dois d’être honnête. Je n’ai pas été transportée par cet opus. Peut-être trop court ou un peu trop « manichéen », sans doute un peu des deux… Mais je ne regrette pas sa lecture car il me semble tout de même qu’Edouard Louis est en train de devenir un auteur nécessaire dans le paysage littéraire de ce vingt-et-unième siècle. Et finalement, je m’aperçois qu’il m’a laissé plus d’empreintes que ce que j’aurais pu imaginer il y a quelques mois.

    « Le plus incompréhensible, c’est que même ceux qui ne parviennent pas toujours à respecter les normes et les règles imposées par le monde s’acharnent à les faire respecter, comme toi quand tu disais qu’un homme ne devait jamais pleurer.

    Est-ce que tu souffrais de cette chose, de ce paradoxe ? Est-ce que tu avais honte de pleurer, toi qui répétais qu’un homme ne devait pas pleurer ?

    Je voudrais te dire : je pleure aussi. Beaucoup, souvent. » (p.19)

    (Vient de mon blog : https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2018/07/31/qui-a-tue-mon-pere-edouard-louis/ )

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • https://animallecteur.wordpress.com/2018/05/23/qui-a-tue-mon-pere-edouard-louis/

    Dans ce très court roman, (85 pages) Édouard Louis (auteur de En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence) mêle des fragments de souvenirs avec de la politique et de la sociologie. L’auteur...
    Voir plus

    https://animallecteur.wordpress.com/2018/05/23/qui-a-tue-mon-pere-edouard-louis/

    Dans ce très court roman, (85 pages) Édouard Louis (auteur de En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence) mêle des fragments de souvenirs avec de la politique et de la sociologie. L’auteur s’adresse directement à son père en employant la deuxième personne. Alors qu’on pourrait s’en sentir exclu, j’ai trouvé ça très touchant ces souvenirs racontés pêle-mêle.

    Selon lui, si son père à à peine la cinquantaine est cassé, littéralement cassé, le dos en compote et est obligé de continuer à passer le balai dans la rue, il y a des coupables. Ces coupables il le nomme : Jacques Chirac, Xavier Bertrand, Nicolas Sarkozy, Martin Hirsch et maintenant Emmanuel Macron.

    Les propos sont violents, on ressent la rage de l’auteur dans son écriture mais on devine aussi l’amour latent qu’il existe entre Édouard Louis et son père.

    Un court texte coup de poing qui prouve encore une fois qu’Édouard Louis est un génie de la littérature contemporaine !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • J'ai tout entendu sur ce livre : indigent, ni fait ni à faire, simpliste, creux, inutile, un livre qui se moque du monde… Une telle volée de bois vert peut sembler suspecte. Ayant lu et vraiment beaucoup aimé En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence, je me devais de jeter un...
    Voir plus

    J'ai tout entendu sur ce livre : indigent, ni fait ni à faire, simpliste, creux, inutile, un livre qui se moque du monde… Une telle volée de bois vert peut sembler suspecte. Ayant lu et vraiment beaucoup aimé En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence, je me devais de jeter un oeil sur le dernier opus qui déchaîne actuellement les passions.
    Eh bien... qu'il est beau ce livre !!!!
    Complètement essentiel à mes yeux.
    Avec des phrases simples, il dit exactement et précisément l'immense douleur du fils qui ne reconnaît pas son père. C'est quand même quelque chose ça ? Ne pas reconnaître son père ! Non ? Ce fils qui voit le corps du père usé jusqu'à la corde, pompé par le boulot, le corps d'un homme qui, à cinquante balais, ne peut plus marcher, ne peut plus respirer. Alors ce fils accuse. Il dit les noms de ceux qui, du haut de leur tour d'ivoire, n'imaginent même pas une seule seconde que leurs décisions politiques puissent avoir des conséquences directes, concrètes et terribles sur les plus démunis. Parce que « La politique ne change pas la vie » de ceux qui la font. « Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question d'esthétique, une manière de voir le monde, de construire sa personne. Pour nous, c'était vivre ou mourir. » Faut-il rappeler que quelques euros en moins signifient pour certains des fins de mois où l'on ne donne aux gamins que des tartines de pain, le soir ? Au mieux. La cantine du midi a intérêt à être à la hauteur. C'est débile de rappeler des choses comme ça ? Je suis enseignante et je vois des parents d'élèves aux doigts noircis par le gel des compartiments frigorifiques de l'entreprise où ils travaillent toute la nuit, des gens pliés en deux à cause des charges qu'ils transportent toute la journée et ces gens-là me disent : mon gamin faut qu'il fasse autre chose, moi ma vie est pourrie, faites ce que vous pouvez, madame.
    Des gens détruits, bousillés, épuisés, bouffés par leur boulot. Pas même besoin d'un accident de travail pour être réduits à néant.
    Pourquoi ne pas pointer du doigt les responsables ? Pourquoi ne pas citer des noms ? Pourquoi rester dans l'abstrait ? Encore une fois, les choix politiques ont des répercussions concrètes sur les gens.
    « L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique »
    Quand je lis que ce livre est simpliste, ça me fait sortir de mes gonds.
    Non, ce livre dit clairement que dans notre société, certains ont « une existence négative » : « Tu n'as pas eu d'argent, tu n'as pas pu étudier, tu n'as pas pu voyager, tu n'as pas pu réaliser tes rêves. Il n'y a dans le langage presque que des négations pour exprimer ta vie. »
    « Ta vie prouve que nous ne sommes pas ce que nous faisons, mais qu'au contraire nous sommes ce que nous n'avons pas fait, parce que le monde, ou la société, nous en a empêchés. Parce que ce que Didier Eribon appelle des verdicts se sont abattus sur nous, gay, trans, femme, noir, pauvre, et qu'ils nous ont rendu certaines vies, certaines expériences, certains rêves, inaccessibles. »
    Sur quelle planète vivent ceux qui jugent ces propos creux ou inutiles ???? N'ont-ils pas entendu ne serait-ce que l'écho de certains combats? Ne savent-ils pas que pour les catégories citées ci-dessus, il faut encore se battre pour être respecté, pour trouver du travail, un logement, pour ne pas se faire cracher dessus ? Rien n'est acquis. Et des livres comme celui d'Édouard Louis le disent. Pas de langue de bois, pas de propos vaseux. Rien de sibyllin. La langue est claire, nette, dépouillée, elle heurte par sa franchise, sa netteté, sa vérité. Elle dérange parce qu'au fond, toute interprétation est devenue inutile. C'est clair comme de l'eau de roche et tellement évident que ça devient gênant !
    Peter Handke dans Le malheur indifférent (1972), texte qui a beaucoup influencé Édouard Louis, parle de sa mère qui s'est suicidée à l'âge de 51 ans en ces termes : « Naître femme dans ces conditions c'est directement la mort… Fatigue / Épuisement / Maladie / Maladie grave / Mort. » CQFD. Et c'est la rage qui pousse l'auteur à dénoncer ce que la société a fait à sa mère, ce que la société fait aux femmes.
    Il y a aussi dans le roman d'Édouard Louis le retour vers le père et c'est magnifique, d'une beauté sidérante dans le dépouillement des mots employés : « Il me semble souvent que je t'aime. » Dans les mots si simples de l'auteur, j'entends la voix du petit garçon « Tu as dit que tu n'avais jamais connu d'enfant aussi intelligent que moi. Je ne savais pas que tu pensais tout ça (que tu m'aimais?). Pourquoi est-ce que tu ne me l'avais jamais dit ? »
    Faites ce que vous voulez, moi je pleure.
    Magnifique, sublime et indispensable.

    LIRE AU LIT http://lireaulit.blogspot.fr/

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Le nouveau livre d'Edouard Louis est sorti.

    Un livre sur le père.

    Son père.

    On retrouve les tourments de son premier ouvrage, En Finir Avec Eddy Bellegueule. L'auteur s'engage et mêle politique et fragments de souvenirs.
    Au dos du livre : « L'histoire de ton corps accuse l'histoire...
    Voir plus

    Le nouveau livre d'Edouard Louis est sorti.

    Un livre sur le père.

    Son père.

    On retrouve les tourments de son premier ouvrage, En Finir Avec Eddy Bellegueule. L'auteur s'engage et mêle politique et fragments de souvenirs.
    Au dos du livre : « L'histoire de ton corps accuse l'histoire politique. »

    Tout est dit, le livre est bel et bien résumé.

    Un livre lu en une heure où l'écriture est forte, précise.

    Pourtant.

    Pourtant, je n'en garderai pas un souvenir extraordinaire personnellement tant le propos m'a semblé ténu. Edouard Louis y raconte son père et les non dits qu'il y a entre eux. Des souvenirs souvent troublants, touchants. Puis une explication rapide du titre pour finir proprement.

    Je sais qu'il est de bon ton de crier au génie lorsqu'on évoque ce jeune auteur. Moi, ce livre à le goût du trop peu. Je passe donc à côté.

    Et je pense que définitivement, ses livres ne sont pas pour moi. Cette deuxième tentative me le confirme.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Récemment sur lecteurs.com