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Que sur toi se lamente le tigre

Couverture du livre « Que sur toi se lamente le tigre » de Emilienne Malfatto aux éditions Elyzad
  • Date de parution :
  • Editeur : Elyzad
  • EAN : 9789973581228
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Dans l'Irak rural d'aujourd'hui, alors que des combats sévissent, la narratrice a, en cachette, une relation amoureuse avec Mohammed. Celui-ci meurt sous les obus, elle est enceinte. Destin inéluctable : elle sera tuée par Amir, le frère aîné, dépositaire de l'autorité masculine depuis le décès... Voir plus

Dans l'Irak rural d'aujourd'hui, alors que des combats sévissent, la narratrice a, en cachette, une relation amoureuse avec Mohammed. Celui-ci meurt sous les obus, elle est enceinte. Destin inéluctable : elle sera tuée par Amir, le frère aîné, dépositaire de l'autorité masculine depuis le décès du père. Un crime pour laver l'honneur de la famille, laquelle approuve en pleurs et en silence : la belle-soeur, épouse soumise ; le jeune Hassan qui aimerait fuir le pays ; la mère qui a bâti pour ses filles la même prison que pour elle ; Ali, tolérant mais lâche ; et la petite soeur, Layla, celle pour qui on tue, afin que cela serve d'exemple.
Résonnent en contrepoint la présence tutélaire de Gilgamesh et la poésie du Tigre, fleuve qui porte en lui la mémoire du pays et la perdition des hommes.

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Avis (5)

  • Dernière lecture dans le cadre de la sélection du prix des lecteurs Privat mais quelle lecture ! Un court récit mais un uppercut qui prend aux tripes, qui ne vous lâche pas le temps de la lecture et après. On cherche les mots à poser sur les mots que l’on vient de lire. Il faut que le souvenir...
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    Dernière lecture dans le cadre de la sélection du prix des lecteurs Privat mais quelle lecture ! Un court récit mais un uppercut qui prend aux tripes, qui ne vous lâche pas le temps de la lecture et après. On cherche les mots à poser sur les mots que l’on vient de lire. Il faut que le souvenir de cette gifle qui échauffe votre joue et laisse une trace s’efface peu à peu avant de parler du premier roman d’Emilienne Malfatto, journaliste et photographe qui connaît l’Irak, ses combats, ses souffrances.

    Couverture du livre « Que sur toi se lamente le tigre » de Emilienne Malfatto aux éditions Elyzad
    Dans ce roman qui est une tragédie se font entendre les voix, celles des hommes, des femmes, du fleuve, témoin impuissant de cette violence qui a rempli de rouge son eau. Le sang est omniprésent, il ne cesse de couler. La vie n’est qu’instant éphémère face à cette mort qui menace.

    Une jeune fille va mourir, elle le sait, c’est la loi qui régit son monde. Avant le mariage, elle a aimé un homme, lui offrant son corps. Le sang a coulé, la vie s’est créée mais l’homme est mort au combat, le sang a encore coulé. Et en portant cet enfant, en ayant aimé cet homme, elle a offert à son frère, futur assassin, le droit de la tuer. Ce sont les règles de son monde, de sa famille. La mort vaut mieux que la honte. Une femme ne compte pas dans ce monde.

    « NOTRE MONDE N’EST PAS FAIT POUR LES RÊVES »

    En moins de 80 pages, l’auteure nous fait vivre les derniers moments de cette jeune fille et à travers le prisme et la parole des autres personnages – belle soeur, frère, amant décédé, mère vieille et soumise – elle décrit avec justesse et émotion cette machine implacable qui s’est mise en route quand l’amour a essayé de s’affranchir des règles.

    C’est une tragédie mais une tragédie moderne, celle que des femmes vivent encore de nos jours.

    Alors lectrices et lecteurs, nous ne pouvons que trembler face à ces règles où l’honneur et le mâle sont rois.

    En résumé : un court premier roman mais une force dans la puissance des mots et du récit de cette femme condamnée.

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  • Dès la première page, le lecteur comprend que ce récit est celui d’une mise à mort. Celui d’une jeune fille, tombée enceinte, hors mariage et dont Mohammed, le père de l'enfant à naître est mort sous les bombes.

    77 pages pour raconter une exécution à venir. 77 pages pendant lesquelles on se...
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    Dès la première page, le lecteur comprend que ce récit est celui d’une mise à mort. Celui d’une jeune fille, tombée enceinte, hors mariage et dont Mohammed, le père de l'enfant à naître est mort sous les bombes.

    77 pages pour raconter une exécution à venir. 77 pages pendant lesquelles on se dit que ce n'est pas possible, pas croyable. 77 pages de ventre noué. 77 pages et pas une trop. 77 pages pour dénoncer la terreur dans la laquelle vivent les femmes. 77 pages puissantes. 77 pages qui ne s’oublient pas.

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  • Les violences faites aux femmes dans le monde est un fléau mondial et encore plus dans la société musulmane à cause du poids des traditions et du code de l’honneur.

    Les femmes sont complètement entravées de toute liberté.

    L'honneur est une affaire d'homme. Il est au centre de leurs...
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    Les violences faites aux femmes dans le monde est un fléau mondial et encore plus dans la société musulmane à cause du poids des traditions et du code de l’honneur.

    Les femmes sont complètement entravées de toute liberté.

    L'honneur est une affaire d'homme. Il est au centre de leurs préoccupations.

    ↜↝↜↝↜

    Dans ce roman tragique, c'est l'histoire d'une jeune femme promise à un garçon, Mohammed, parti à la guerre.

    Lors d'une permission, elle cède à ses avances, sachant que le mariage est prévu très prochainement, à son retour de permission.

    Malheureusement, le garçon meurt lors d'un combat, et elle se retrouve enceinte.

    Une relation hors mariage est un déshonneur ! C'est un crime dans cette société patriarcale où les femmes sont prisonnières et n'ont aucun droit.

    Le destin de cette jeune femme est scellé ! Elle devra mourir par la main de son frère aîné pour laver l'honneur de la famille.

    Personne ne s'y opposera ! Le poids des valeurs étant au dessus de tout sentiment et amour au sein d'une famille.


    ↜↝↜↝↜
    C'est ce que nous raconte l'auteure, dans ce roman court mais intense.

    Emilienne Malfatto démontre que femmes irakiennes subissent toujours cette terrible pratique ancestrale et meurent sous les coups des hommes.

    Plusieurs voix s'alternent où chaque protagoniste se livre tour à tour, face à cette situation dramatique et sans retour.

    Une lecture qui se lit d'une traite tant elle est prenante.

    L'écriture est belle, épurée et poétique et elle décrit parfaitement la dureté de ce monde.

    Un texte fort, déchirant et percutant qui nous touche profondément.

    Combien de temps les femmes subiront encore et encore la violence des hommes ?!

    Un roman que je ne peux que vous inciter à découvrir.

    A lire évidemment…

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2020/12/que-sur-toi-se-lamente-le-tigre.html

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  • C’est l’histoire d’une jeune femme parmi tant d’autres dans l’Irak d’aujourd’hui. Une vie qui grandit dans son ventre et qu’elle va payer de la sienne, de son sang.

    Car en Irak, les relations hors mariages sont interdites et l’homme qu’elle aimait est mort sous les bombes.

    C’est son frère...
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    C’est l’histoire d’une jeune femme parmi tant d’autres dans l’Irak d’aujourd’hui. Une vie qui grandit dans son ventre et qu’elle va payer de la sienne, de son sang.

    Car en Irak, les relations hors mariages sont interdites et l’homme qu’elle aimait est mort sous les bombes.

    C’est son frère aîné qui, au décès de leur père, a hérité de l’autorité paternelle. C’est lui qui tuera sa propre sœur. Parce que son funeste destin est inéluctable. L’honneur prime sur la vie.

    «Je suis le frère, celui par qui la mort arrive. Je suis l’homme de la famille, l’aîné, le dépositaire de l’autorité masculine – la seule qui vaille, qui ait jamais valu. Je suis le frère qui a pris le rôle du père. Je règne sur les femmes. Je suis l’assassin. Je vais tuer tout à l’heure et je l’ignore encore. Que ferais-je si je le savais? Ferais-je demi-tour dans l’allée poussiéreuse? Je vais tuer tout à l’heure et je penserai que je n’ai pas le choix. Sa vie ou notre honneur à tous.»

    Ce court roman se lit d’une seule traite, en apnée. Telle une tragédie grecque, les membres de la famille prennent tour à tour la parole afin d’évoquer la mort à venir. Des voix multiples auxquelles se mêle celle du Tigre. Un fleuve témoin des guerres, de la folie des hommes et du drame qui se déroule sous nos yeux.

    Les mots sont justes, sans fioritures, puissants.

    «Je suis douce et soumise, je reste voilée dans la maison, devant mes beaux-frères, une épouse comme il faut. Je ne ris pas trop fort et ne parle pas trop. Une femme respectable. Je suis celle qui ne questionne pas, qui ne bouscule pas. Je suis celle qui accepte sa condition, qui n’imagine pas qu’une autre vie est possible.»

    Un récit révoltant et dramatique qui nous dépeint un monde où les femmes sont condamnées dès la naissance, prisonnières de leurs voiles et des hommes qui régissent la société dans laquelle elles vivent. Et si ce texte est une fiction, les faits qui s’y déroulent sont toujours d’actualité en Irak.

    Un véritable uppercut.

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  • « C’est venu comme une vague ». Poignant, crucial, « Que sur toi se lamente Le Tigre » est une déflagration. Puissant, percutant, il est un cri. L’écriture est inouïe, du sable qui s’écoule en mains et que l’on voudrait retenir grain après grain. Une langue contée, la voix contre les murs de nos...
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    « C’est venu comme une vague ». Poignant, crucial, « Que sur toi se lamente Le Tigre » est une déflagration. Puissant, percutant, il est un cri. L’écriture est inouïe, du sable qui s’écoule en mains et que l’on voudrait retenir grain après grain. Une langue contée, la voix contre les murs de nos antres bienheureux. Elle s’accroche, persiste, nous dit… « La mort est en moi. Elle est venue avec la vie. Ces coups dans mon ventre, ce déchirement de la chair portent en eux la mort et la mort est un chemin. » L’Irak ensanglantée, la fille universelle, lapidée, le crime honni, l’enfant en son ventre. Retenez chaque plainte, chaque blessure, chaque trahison. Essayez de creuser la terre, de vouloir changer cet implacable qui résiste et griffe les pages de sanglots. Un drapeau noir sur nos consciences. L’enfant meurt sous les bombes assassines. La Patrie n’est que chao et insulte. La profondeur des lamentations, des supplications est le pain quotidien pour ses enfants perdus dans un pays qui ploie les siens sous une oppression dans un paroxysme insensé. « Quand on compte comme moi en millénaires, plus rien n’a vraiment d’importance. » Les rives du Tigre sont des écorchures, l’abandon des valeurs suprêmes. L’amour est un crime. Et pourtant que le style est miracle, beauté et poésie sourde. « Je suis le frère, celui par qui la mort arrive. Je suis l’homme de la famille, l’aîné, le dépositaire de l’autorité masculine. » « Dans ce pays de sable et de scorpions les femmes payent pour les hommes. » Ce récit est un tourbillon. Bouleversant, il est une tempête de sable. L’Irak qui épuise ses enfants, les lois y sont des meurtres. L’aube pourrait être belle. « Je suis le garçon dont l’avenir n’est pas encore écrit. Je suis celui qui, peut-être, ne sera pas un assassin. » Le Tigre gronde, Gilgamesh se révolte. Emilienne Malfatto écrit avec de l’or au bout des doigts, avec cette connaissance extrême de l’Irak. « Ce jour d’avril à Bagdad est resté comme une esquisse de ce qui aurait pu être si nos femmes étaient libres. » Polyphonique, bouleversant, « Que sur toi se lamente Le Tigre » est fondamental, une urgence de lecture. Dans cet après point final on entend les pas de cette enfant, revenante d’entre les plis endormis d’un pays qui pourrait être si fier d’être tolérant, juste et ivre d’amour pour la femme. Lisez ce grand livre et dites-moi ! Publié par les Editions Elyzad.

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