Quand Dieu apprenait le dessin

  • Au début du IXième siècle, Venise doit exister, être capable de rivaliser et de s'émanciper de la grande Rome dont le pouvoir repose sur les reliques de Pierre. La guerre n'est pas l'essence de Venise, le commerce oui. L'épée n'est pas l'arme des vénitiens, le bateau oui. A une époque où l'aventure était la mer et la boussole, la religion, Rustico et Marino Bon, deux tribuns sont envoyés en Alexandrie par le doge de Rialto pour rapporter les reliques de Saint-Marc. Une odyssée rocambolesque commence alors. Exploitant l'ignorance, la superstition comme la ruse, nos deux tribuns voyagent, commercent, manipulent jusqu'à atteindre les ossements tant convoités en terre musulmane. Comment extraire alors la dépouille de l'évangéliste de la ville d'Alexandrie alors que chrétiens et musulmans s'opposent ? La ruse des marchands vénitiens, la ruse de Rustico pourra-t-elle réussir dans cette périlleuse entreprise ? « Quand Dieu apprenait le dessin » témoigne de l'approximation de Dieu à construire l'humanité, ses symboles et ses saints, ses fables et ses légendes. Les dernières pages tournées, Patrick Raimbaud nous interroge sur la vérité et le pouvoir. Le pouvoir a-t-il besoin de vérité pour exister, la vérité peut elle naître de la légende ou du roman ? Manipulations poliques et religieuses suffisent-elles à conquérir les hommes ? Autant de questions auxquelles répond l'auteur dans son style très personnel, mélange d'histoires et de fables, d'ironie et de farce.

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