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Profanes

Couverture du livre « Profanes » de Jeanne Benameur aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330028541
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu'Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu'il n'ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une «équipe». Comme autour d'une table d'opération - mais cette fois-ci, c'est sa propre peau qu'il sauve. Il... Voir plus

Ancien chirurgien du coeur, il y a longtemps qu'Octave Lassalle ne sauve plus de vies. À quatre-vingt-dix ans, bien qu'il n'ait encore besoin de personne, Octave anticipe : il se compose une «équipe». Comme autour d'une table d'opération - mais cette fois-ci, c'est sa propre peau qu'il sauve. Il organise le découpage de ses jours et de ses nuits en quatre temps, confiés à quatre «accompagnateurs» choisis avec soin. Chacun est porteur d'un élan de vie aussi fort que le sien, aussi fort retenu par des ombres et des blessures anciennes. Et chaque blessure est un écho.
Dans le geste ambitieux d'ouvrir le temps, cette improbable communauté tissée d'invisibles liens autour d'indicibles pertes acquiert, dans l'être ensemble, l'élan qu'il faut pour continuer.
Et dans le frottement de sa vie à d'autres vies, l'ex-docteur Lassalle va trouver un chemin.
Jeanne Benameur bâtit un édifice à la vie à la mort, un roman qui affirme un engagement farouche. Dans un monde où la complexité perd du terrain au bénéfice du manichéisme, elle investit l'inépuisable et passionnant territoire du doute. Contre une galopante toutepuissance du dogme, Profanes fait le choix déterminé de la seule foi qui vaille : celle de l'homme en l'homme.

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Articles (3)

  • Profanes de Jeanne Benameur
    Profanes de Jeanne Benameur

    Jeanne Benameur, née en 1958 en Algérie, a 5 ans quand sa famille s'installe en France à La Rochelle. Professeur de lettres jusqu'en 2001, elle signe dès 1998 de nombreux romans jeunesse, des textes poétiques et des romans en littérature générale, dont le premier, Les Demeurées, reçoit en 2001 le prix Unicef. Son dernier opus, Profanes, à l'instar des Demeurées, raconte une singulière histoire de silences. Magistral.

  • De succès en succès, ils ont marqué l'année
    De succès en succès, ils ont marqué l'année

    Depuis l'automne 2012, certains romans ont marqué l'année par leur style, leur thème ou la découverte d'un auteur. Quelques qualificatifs les ont encensé, plébiscité par la presse ou le public. Lecteus.com vous présente sa sélection, chroniques à l'appui. Eclectiques et étonnants, ces titres ont un suscité enthousiame que nous voulons vous faire partager. Bonne lecture !

  • Le top des poches - nos conseils
    Cet été, emportez le top des poches

    Parus en 2013, ces romans ont tenu le haut du pavé et poursuivent leur succès dans ce format qui augure d'une longue vie !

Avis (18)

  • Assurément LE grand coup de cœur de ce début d’année 2013 ! J’avais beaucoup aimé en 2009 “Laver les ombres” du même auteur , beaucoup moins “Les insurrections singulières” en 2011, gros succès de librairie pourtant et c’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu...
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    Assurément LE grand coup de cœur de ce début d’année 2013 ! J’avais beaucoup aimé en 2009 “Laver les ombres” du même auteur , beaucoup moins “Les insurrections singulières” en 2011, gros succès de librairie pourtant et c’est avec un immense plaisir que j’ai retrouvé ce qui m’avait tant plu dans “Laver les ombres” une écriture magnifique, palpitante comme une respiration, poétique, concise, précise, d’une langue soutenue...L’histoire est belle, représente un véritable hymne à la vie, un vrai credo de l’homme en l’homme ...Octave, nonagénaire, ancien chirurgien rassemble autour de lui quatre personnes dont il ignore à peu près tout mais que son instinct lui a fait choisir comme on compose une équipe, pour l’accompagner jusqu’au bout de sa vie. Ils ne se connaissent pas , ils vont se côtoyer, créer des liens entre eux et avec la maison, personnage de l’histoire à part entière. Chacun va dépasser (soigner) des blessures tenues secrètes qu’ Octave a pressenties. Lui aussi a de grandes douleurs enfouies...

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  • Un ancien chirurgien, à l'aube de ses 90 ans, prend à son service quatre personnes recrutées par petite annonce, afin de se relayer pour être à ses côtés durant la journée et la nuit. Le roman dévoile peu à peu les forces et les faiblesses de chaque personnage, les fractures dans les vies de...
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    Un ancien chirurgien, à l'aube de ses 90 ans, prend à son service quatre personnes recrutées par petite annonce, afin de se relayer pour être à ses côtés durant la journée et la nuit. Le roman dévoile peu à peu les forces et les faiblesses de chaque personnage, les fractures dans les vies de chacun, et la manière dont ce groupe interagit, et donne de la force à l'ensemble. Le sujet de la réconciliation avec son passé, et l'idée qu'on peut toujours tirer du positif des expériences de la vie est alléchante, mais la manière dont Jeanne Benameur le traite ici est parfois un peu trop idéalisé à mon sens. Le style et l'organisation des chapitres m'ont parfois semblé un peu confus. C'est néanmoins une lecture que j'ai appréciée.

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  • Dans ce récit aussi doux que puissant, d'une grande humilité et d'une sensibilité frappante, les mots de Jeanne Benameur sont un régal en bouche et un baume sur le coeur! Une poésie du verbe mais de la vie surtout! Un hymne au vivant, à l'Homme et surtout à la relation, au lien.

    Le lien,...
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    Dans ce récit aussi doux que puissant, d'une grande humilité et d'une sensibilité frappante, les mots de Jeanne Benameur sont un régal en bouche et un baume sur le coeur! Une poésie du verbe mais de la vie surtout! Un hymne au vivant, à l'Homme et surtout à la relation, au lien.

    Le lien, c'est ce que cherche à créer le Docteur Octave Lassalle pour ses vieux jours. Pour ce faire et par le biais d'une mystérieuse petite annonce, il réunit quatre personnes, quatre personnages, dans sa grande maison, la grande maison. Et sans force ni manigance, avec pour uniques armes quelques haïkus et une extrême délicatesse, notre quinquagénaire va y parvenir. Au lien...

    C'est magnifique. Parfois douloureux, souvent percutant. Touchant. Juste. Dire que j'ai aimé serait un piètre euphémisme. J'ai pleuré. J'ai senti. J'ai désiré. J'ai contemplé. Merci!

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  • Quel que soit le sujet de son roman, Jeanne Benameur sait faire vivre ses personnages et nous communiquer leur ressenti, amenant souvent un écho dans notre propre vie.
    Dans sa grande maison paisible, Octave Lassalle, chirurgien au crépuscule de sa vie, s’entoure de quatre personnes qu’il a...
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    Quel que soit le sujet de son roman, Jeanne Benameur sait faire vivre ses personnages et nous communiquer leur ressenti, amenant souvent un écho dans notre propre vie.
    Dans sa grande maison paisible, Octave Lassalle, chirurgien au crépuscule de sa vie, s’entoure de quatre personnes qu’il a recrutées par petite annonce. Elles l’accompagneront au cours de ses journées et de ses nuits.
    Des liens se tissent. Des liens qui feront évoluer le cheminement personnel de chacun.
    C’est un roman sur :
    le bilan d’une vie
    la douleur de perdre un enfant
    la force des liens qui se tissent entre individus et la résonnance dans leur propre vie.
    L’atmosphère de cette lecture est paisible, comme l’est la grande maison.
    Et pourtant, bien des blessures dans la vie de chacun. Mais Jeanne Benameur les transcrit avec tant de douceur, de délicatesse, de bienveillance qu’elles ne pèsent pas et cicatrisent au fil des liens tissés.
    Les répétitions, loin d’être lourdes, contribuent à cette quiétude.
    Un petit regret, j’aurais aimé connaitre les termes de la petite annonce passée par Octave.
    Encore un beau roman de Jeanne Benameur.

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  • Profanes, de Jeanne Benameur, m'a bouleversée, tant par l'histoire que par la construction du roman. Un roman ressemblant un peu à un film de Claude Lelouch où une galerie de personnages se croisent et croisent leurs destins autour du personnage central de l'histoire. Des personnages sensibles...
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    Profanes, de Jeanne Benameur, m'a bouleversée, tant par l'histoire que par la construction du roman. Un roman ressemblant un peu à un film de Claude Lelouch où une galerie de personnages se croisent et croisent leurs destins autour du personnage central de l'histoire. Des personnages sensibles et émouvants qui gravitent autour d'un vieil homme. On croirait presque un ballet orchestré de main de maître...

    Mais profanes n'est pas qu'un "roman-choral", c'est une véritable peinture des sentiments humains, des regrets, des remords, de la trahison, de la mort, de l'espoir et de la vie. L'histoire : chirurgien cardiaque à la retraite, Octave Lassalle, 90 ans, vit seul reclus dans sa grande maison, aidé par une gouvernante. Au crépuscule de sa vie, il recrute avec un soin calculé, quatre personnes qui auront chacune un rôle à jouer dans sa vie quotidienne. Trois femmes, un homme. Chacun se voit attribuer, un créneau horaire de la journée durant lequel il aura des tâches bien précises à assurer pour accompagner le vieil homme au quotidien. Mais pas que ! Au fil des pages, on se rend compte que chacun d'entre eux aura une importance réelle pour le vieil homme, au-delà des missions confiées... et vice-versa ! Chacun des quatre va se découvrir ou se redécouvrir aux côtés d'Octave. Des masques vont tomber, des émotions vont surgir, des libertés vont se prendre, des blessures vont se panser, des cicatrices encore ouvertes vont doucement se refermer et ce tourbillon tout petit au départ va monter en puissance nous révélant les intimes secrets, les souffrances, les doutes des uns et des autres.

    C'est d'une extrême sensibilité et écrit avec délicatesse, pudeur et douceur. Je ne suis pas sortie indemne de cette lecture dans le sens où la beauté de l'histoire et de l'écriture m'a plongé dans l'univers de chacun des quatre mais aussi dans celui d'Octave et du grand drame de sa vie que ces quatre-là réussiront peu à peu à apaiser... Un vrai livre humaniste, un livre sur la foi en les hommes, quand toute autre forme de foi n'existe plus... D'où le titre !

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  • On connâit l'auteur pour d'autres romans et notamment "Les Demeurées" que j'ai adoré.

    Un grand et vieux chirurgien rassemble autour de lui une équipe de 4 personnes pour l'aider dans son quotidien en prévision d'une vieillesse dépendante. Très vite, on comprend qu'il attend plus que cela de...
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    On connâit l'auteur pour d'autres romans et notamment "Les Demeurées" que j'ai adoré.

    Un grand et vieux chirurgien rassemble autour de lui une équipe de 4 personnes pour l'aider dans son quotidien en prévision d'une vieillesse dépendante. Très vite, on comprend qu'il attend plus que cela de ces 4 "élus".

    Je retrouve dans "Profanes" l'écriture poétique de Jeanne Benameur.

    L'intrigue et les personnages sont prenants, mis à nus par l'auteur. Trop peut-être ...

    J'ai fini par me sentir plus dans le psychologique que dans l'action, d'où quelques longueurs. Pour autant ce ne fut pas une lecture désagréable ...

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  • « Ils sont là, derrière la porte. Il ne faut pas que je rate mon entrée.
    Maintenant que je les ai trouvés, tous les quatre, que je les ai rassemblés, il va falloir que je les réunisse. »
    Voici résumé, dès la première ligne, ce beau roman.
    Profane : ce qui est devant le temple, en dehors,...
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    « Ils sont là, derrière la porte. Il ne faut pas que je rate mon entrée.
    Maintenant que je les ai trouvés, tous les quatre, que je les ai rassemblés, il va falloir que je les réunisse. »
    Voici résumé, dès la première ligne, ce beau roman.
    Profane : ce qui est devant le temple, en dehors, livré au public, et par extension ; personne non initiée
    Oui, c’est ce que ressentent ces quatre personnes devant Octave Lassalle, ancien chirurgien. Le vieil homme seul ne veut plus le rester et, à défaut d’une famille qu’il n’a plus, désire s’entourer d’une équipe, un peu comme lorsqu’il opérait. Il a recruté 4 personnes dont les dénominatifs communs sont leur grande solitude et leur passé. Marc, Hélène, Béatrice et Yolande vont se partager les journées dans la grande maison.
    « J’ai retrouvé toute la rigueur, la passion d’être « au service » de quelque chose qui me dépasse, que je ne nomme toujours pas mais qui me tient. Toujours.
    Chez les autres, c’est cela que j’ai flairé. C’est bien cela qu’ils ont en commun avec moi. »

    Les règles sont très claires, chacun à sa chambre choisie par lui-même, possède les clés de la maison, aucune question sur le passé, pas de familiarité « J’appellerai chacun de quatre monsieur madame ou mademoiselle. Ils feront de même. Leurs prénoms, c’est pour mon jardin secret. »
    « J’aime l’intime. Pas le familier. Ils m’appelleront monsieur. C’est dans la bonne distance qu’on peut aller loin et la bonne distance, elle commence avec des petits riens. J’y tiens »

    Les bases installées, Il ne reste qu’à Octave Lassalle, tel un chef d’orchestre d’harmoniser son quatuor bancal.
    Octave, athée, amoureux des haïkus et des portraits du Fayoum, n’a pas le recours de Dieu, comme son épouse, mais il a l’humain pour religion, la foi en l’autre. « Un profane aussi à le droit de douter. Le doute n’est pas réservé aux croyants. J‘ai besoin d’autres êtres humains, comme moi, doutant, s’égarant, pour m’approcher de ce que c’est que la vie. »

    « Les miracles prennent leur source dans la capacité à être totalement présent, il en est sûr ».
    Le doute est son meilleur ami/ennemi, mais sa foi en l’homme est sans limite : « Je suis un vieux fou. Dans cette maison c’est moi qui continue à croire envers et contre tout, qu’il y a quelque chose de plus fort que la mort, quelque chose de plus intéressant que la mort ».

    Chacun se heurtera aux murs de la maison, se cherchera, puis regardera vers les autres. Page 132, tournant du livre, là j’ai arrêté ma lecture car je me sentais indiscrète dans cet instant partagé entre Béatrice et Octave. Petit à petit, chacun s’ouvrira tel un bouton de fleur.

    La nuit où tout le monde a dormi dans la grande maison, j’ai su que je pouvais me délecter, me laisser aller dans le livre. C’est à partir de ce point d’orgue, que les nœuds, les cœurs, les corps ont commencé à se dénouer, où les mots espoir, espérance, ont un sens.

    Octave, lui-même, blessé de la vie, trouvera, grâce à son quatuor, la force de faire face, d’oser franchir le pas vers la compréhension. Jeanne Benameur a su trouver des mots simples pour écrire ce livre si précieux où se côtoient la poésie, le sacré, l’humain, la vie. Un livre à ouvrir de temps en temps, un livre à faire du bien.

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  • Le rythme des vagues. Inėluctablement elles dissimulent puis révèlent ce que l'on croyait depuis si longtemps enfoui, remaniant sans cesse le rivage.
    Un rėcit empli d'ėmotion, de poésie, de tendresse, de génėrositė .

    Le rythme des vagues. Inėluctablement elles dissimulent puis révèlent ce que l'on croyait depuis si longtemps enfoui, remaniant sans cesse le rivage.
    Un rėcit empli d'ėmotion, de poésie, de tendresse, de génėrositė .

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