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Presque génial

Couverture du livre « Presque génial » de Benedict Wells aux éditions Slatkine Et Cie
Résumé:

« J'ai le sentiment que je n'aurai à regarder mon père qu'une seule fois, à lui parler qu'une seule fois, et que toute ma vie changera ».
Francis, 17 ans, est né de père inconnu. Il vit avec sa mère dépressive dans un mobil-home sordide à la périphérie de Claymont, petite ville de la côte Est... Voir plus

« J'ai le sentiment que je n'aurai à regarder mon père qu'une seule fois, à lui parler qu'une seule fois, et que toute ma vie changera ».
Francis, 17 ans, est né de père inconnu. Il vit avec sa mère dépressive dans un mobil-home sordide à la périphérie de Claymont, petite ville de la côte Est des États-Unis. Avant une tentative de suicide ratée, sa mère lui a laissé une lettre d'adieu dans laquelle elle lui révèle qu'il a été conçu grâce à une banque du sperme, dont les donneurs anonymes sont sélectionnés pour leur Q.I. hors du commun. Il se met alors en tête de retrouver son géniteur, et entraîne dans son road trip son meilleur ami, le geek Grover, et Anne May, une jeune patiente de la clinique dont il est tombé amoureux.

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Avis (4)

  • Quel vie vivre sans père est quelle vie une histoire triste mais bien réelle mais a decouvrir le destin de se garcon a lire avec plaisir

    Quel vie vivre sans père est quelle vie une histoire triste mais bien réelle mais a decouvrir le destin de se garcon a lire avec plaisir

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  • Francis, pas encore vingt ans, est las de la vie : son lycée, son mobil-home dans un quartier réservé aux exclus, sa mère Katherine qu’il vient de faire interner pour la énième fois. Il ne voit guère son demi-frère Nicky qui est parti vivre avec son père Ryan. Il aimait bien son beau-père mais...
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    Francis, pas encore vingt ans, est las de la vie : son lycée, son mobil-home dans un quartier réservé aux exclus, sa mère Katherine qu’il vient de faire interner pour la énième fois. Il ne voit guère son demi-frère Nicky qui est parti vivre avec son père Ryan. Il aimait bien son beau-père mais le temps a joué en sa défaveur. Il a peu d’amis excepté le singulier Grover, le petit geek absolu. Il se considère un loser dans toute sa personnification.

    Pourtant il aurait pu être brillant, performant, être un génie ! Lors d’une nouvelle tentative de suicide, sa mère lui laisse une lettre, un longue lettre pour qu’il apprenne enfin la vérité : elle a été fécondée artificiellement dans une clinique de Los Angeles par un père choisi pour ses facultés intellectuelles et son QI hors norme ; à l’époque un programme avait été mis en place par une poignée de scientifiques pour faire naître des êtres d’exception. Eugénisme total. Et des enfants en manque de père…

    Dès lors, le jeune Francis n’a plus qu’une idée en tête : partir à la recherche de son père pour enfin le rencontrer. Et en même temps, sur le chemin pour rejoindre la Californie, passer par le Nevada pour aller à Las Vegas. Là-bas, il peut devenir riche, très riche, il a une intuition… Après une discussion avec son beau-père, il finit par avoir un peu d’argent en poche et part avec son ami Grove et Anne-May, une jeune femme mystérieuse, elle aussi internée, dont il est tombé fou amoureux après une relation charnelle sur un piano oublié dans un coin de l’hôpital.

    Arrivera-t-il à retrouver son père biologique ? Comment le trio va se comporter lors de ce périple ? Vous le saurez en lisant ce dernier roman de Benedict Wells qui est presque génial…

    A la fiction et au plaisir de lire du vrai roman avec des personnages excessivement cinématographiques, s’ajoute la faculté avec laquelle l’écrivain germanique écrit comme s’il venait vous raconter une histoire dans votre salon. Et forcément on écoute son écriture.

    Benedict Wells sait décortiquer les sentiments de ces jeunes adultes pris dans les carcans d’une société qui est loin d’être un éden mais, aussi, comme Francis, qui attendent peut-être trop des autres, sachant pourtant que les cadeaux sont rares, que les trahisons, moqueries et superficialité sont légion. Mais c’est surtout la quête d’un fils sans père qui prend une dimension particulière, cette absence à combler par tous les moyens et pouvoir un jour regarder son géniteur et l’appeler « papa ». Quant à la science, elle peut conduire à des blessures inguérissables lorsque des docteurs Jekyll manipulent leurs éprouvettes pour ne faire sortir que des protocoles et inventions détruisant le naturel de la vie.

    A toute œuvre « wellsilienne » n’occultons pas sa marque de fabrique estampillée « romantisme ». Encore une fois, les errances du cœur et du corps tournoient, à la recherche d’un amour mettant joie et tristesse, passion et abandon. Et pour nous, lecteurs, une évasion terriblement romanesque dans ce mirage du rêve américain. Avec une plume bienveillante trempée dans une sagesse désordonnée.

    Blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/08/une-noisette-une-rentree-litteraire-7.html

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  • Interlude, myriade d’oiseaux en plein vol, « Presque génial » est un récit poignant, lucide. Les fiançailles renouvelées d’une quête existentialiste. Francis est un jeune adulte entre deux rives. Les yeux plongés dans son enfance chaotique, en manque de repaires paternels, cherchant d’un regard...
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    Interlude, myriade d’oiseaux en plein vol, « Presque génial » est un récit poignant, lucide. Les fiançailles renouvelées d’une quête existentialiste. Francis est un jeune adulte entre deux rives. Les yeux plongés dans son enfance chaotique, en manque de repaires paternels, cherchant d’un regard affirmé le tracé originel de sa vie. Cet adolescent grandissant, arrimé au bancal d’une vie sociale appauvrie. Un mobil-home comme antre. Exclu dès le lever du jour, seul avec sa mère qui se doit d’aller à l’hôpital contrer ses turbulences, ses abîmes, son mal-être. Nous sommes à New-Jersey à Claymont encerclés dans un trailer park où Francis a un ami Grover, son alter-ego son ami de toutes les galères et solidarités. Les questionnements de Francis sont des écueils, des souffrances, des incertitudes tenaces. La trame soulève les inquiétudes, les risques, se ploie sous l’improbabilité du devenir de Francis. Ce dernier pressent ce qui fait de lui ce roseau frêle, cassant, courbé sous les affres, et le vent d’une précarité sans fin. Il veut savoir qui est son père, cet anonyme, dont Francis ignore tout. Benedict Wells délivre une histoire initiatique et rebelle. Cheveux devant les yeux, brouillard dense, Francis va avec Grover et Anne-Mary, oisillon échappé de l’hôpital psychiatrique où se trouve la mère de Francis, partir vers l’horizon des plausibles retrouvailles avec son inconnu de père. Le récit est émouvant, volontaire, sillons d’une jeunesse éprouvée. Francis se sent hasardeux, triste et nostalgique de ce qui lui manque cruellement : la stabilité d’un foyer aimant. Deviendra-t-il cet autre ? Comment construire sa vie lorsque l’on sait qu’un donneur anonyme est le géniteur, choisi en rapport d’un QI particulièrement relevé ? Doù provient alors ce manichéen ? Lui, qui n’avance pas, et se sent dévoré par les aspérités de ses faiblesses ? L’empreinte sociologique est ici. La teneur grave du récit enclenche l’éthique des Sages. Ce qui est contraire au noble d’une science nécessaire. Francis est le bouc-émissaire, celui qui est issu d’un programme flouté par les ambitions d’un scientifique décalé et quelque peu fou aussi, somme toute dangereux. « Presque génial » est un signal, une échappée nécessaire au fond de soi-même. Il pointe du doigt là où ça fait mal. Il attise les vents contraires et bouscule l’ordre établi. Francis doit trouver sa voie, renaître à lui- même et aux autres. Racines généalogiques, passage de l’ombre à la lumière, ce récit émancipateur est une ouverture. Francis s’habille du point final. Lever de rideau. Traduit de l’allemand par Dominique Autrand. Publié par les Editions Slatkine & Cie.

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  • Francis a dix-sept ans mais parait plus âgé, dépassant le mètre quatre-vingt dix. Depuis deux ans, il vit dans un mobile home vétuste dans la ville de Clayton (New Jersey) avec Katherine, sa mère maniaco-dépressive dont l’état ne cesse de s’aggraver, et qui vient (une fois de plus) d’être...
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    Francis a dix-sept ans mais parait plus âgé, dépassant le mètre quatre-vingt dix. Depuis deux ans, il vit dans un mobile home vétuste dans la ville de Clayton (New Jersey) avec Katherine, sa mère maniaco-dépressive dont l’état ne cesse de s’aggraver, et qui vient (une fois de plus) d’être internée en hôpital psychiatrique … Dès le premier regard, Francis va éprouver un coup de foudre pour Anne-May Gardener, la jeune voisine de chambre (suicidaire) de sa mère.

    Lorsque Katherine tentera à son tour de mettre fin à ses jours en laissant une lettre à son fils, lui révélant le secret improbable de sa naissance, Francis entrainera Grover Chedwick (son meilleur ami) et Anne-May vers la Californie dans un road trip épique, afin de retrouver son géniteur anonyme. Un voyage initiatique particulièrement touchant et lucide, un récit pertinent abordant des faits sociétaux majeurs …

    « Presque génial » est mon quatrième roman de l’auteur, Benedict Wells, qui ne m’a jusqu’à présent jamais déçue ! Ce jeune prodige – qui ne semble plus se faire d’illusions quant à la nature humaine – est doté d’une finesse d’analyse et d’une maturité hors du commun pour un trentenaire. Un récit intimiste sur la quête des origines et les mystères de la génétique. Encore un gros coup de coeur en ce qui me concerne !

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