Petit piment

Couverture du livre « Petit piment » de Alain Mabanckou aux éditions Points
  • Date de parution :
  • Editeur : Points
  • EAN : 9782757861882
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Petit Piment est un orphelin de Pointe-Noire comme il en court les rues. Il passe sa scolarité dans une institution religieuse dirigée d'une main de fer par Dieudonné Ngoulmoumako, représentant d'une autorité corrompue et abusive. À l'approche de la révolution socialiste, Petit Piment fuit et... Voir plus

Petit Piment est un orphelin de Pointe-Noire comme il en court les rues. Il passe sa scolarité dans une institution religieuse dirigée d'une main de fer par Dieudonné Ngoulmoumako, représentant d'une autorité corrompue et abusive. À l'approche de la révolution socialiste, Petit Piment fuit et l'aventure commence. Dans les bas-fonds de la ville congolaise, il intègre une bande de rue jusqu'à sa rencontre avec Maman Fiat 500, une maquerelle qui tient un bordel de tôle isolé, et ses dix filles. Alors que tout semble enfin lui sourire, la maison close est rasée et Petit Piment épouse une vie de démence et de folie, avec pour seul compagnon, son désir de vengeance.

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  • J'ai passé la journée au Congo avec Petit Piment!
    Si j'ai adoré la première moitié du roman, je dois avouer avoir beaucoup moins accroché à la seconde partie que j'ai trouvé quelque peu ennuyeuse.
    Je retiens néanmoins l'écriture vivante et imagée de Mabanckou, la truculence de l'histoire et...
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    J'ai passé la journée au Congo avec Petit Piment!
    Si j'ai adoré la première moitié du roman, je dois avouer avoir beaucoup moins accroché à la seconde partie que j'ai trouvé quelque peu ennuyeuse.
    Je retiens néanmoins l'écriture vivante et imagée de Mabanckou, la truculence de l'histoire et une galerie de personnages haut en couleur à travers lesquels l'auteur délivre une critique caustique sur certains aspects de l'Afrique (la corruption, la délinquance, les divisions entre les ethnies….).
    C'est donc un avis un demi-teinte pour ce roman : pas vraiment conquise mais tout de même un moment de lecture agréable.

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  • Une fois n’est pas coutume, c’est grâce à Lecteurs.com que je découvre un auteur que je ne connaissais que de nom : Alain Mabanckou (j’avais lu sa préface du très fort Une colère noire ; Lettre à mon fils mais aucun de ses romans).
    Et quelle découverte !
    J’ai passé un vrai beau moment de...
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    Une fois n’est pas coutume, c’est grâce à Lecteurs.com que je découvre un auteur que je ne connaissais que de nom : Alain Mabanckou (j’avais lu sa préface du très fort Une colère noire ; Lettre à mon fils mais aucun de ses romans).
    Et quelle découverte !
    J’ai passé un vrai beau moment de lecture, grâce à ce roman foisonnant, luxuriant pourrais-je dire, au rythme emmené et presque joyeux, malgré la thématique de départ assez tragique. En effet, le narrateur prénommé Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko (qui signifie en lingala : « rendons grâce à dieu le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres » … Rien de moins !), puis Moïse, puis Petit Piment, nous conte avec une bonhommie désarçonnante son arrivée au monde et de quoi sera fait son enfance et son adolescence (jusqu’à une bonne partie de sa vie d’adulte finalement) : abandonné une semaine après sa naissance, il est recueilli dans un orphelinat de Loango par le prêtre Papa Moupelo, celui-là même qui lui a donné ce drôle de nom à rallonge. Personnage qui façonnera le héros et aura un rôle essentiel dans sa vie mais dont il devra se séparer, de la même manière qu’il finira par quitter son meilleur ami Bonaventure Kokolo. On le suit donc de l’orphelinat jusqu’aux rues menaçantes de Pointe-Noire, en passant par la maison close de sa nouvelle protectrice, véritable mère maquerelle Zaïroise « Maman Fiat 500 ». Le lecteur suit donc les intrigues et autres rebondissements de ce Petit Piment avec grand plaisir –et un sourire au coin des lèvres-, découvrant en filigrane l’histoire contemporaine du Congo : l’indépendance, la révolution socialiste, la corruption, les conflits ethniques, la pauvreté, la condition des femmes, tout cela à travers des personnages tous plus truculents les uns que les autres, émouvants, étonnants, cruels, empruntant parfois au réalisme magique d’un Gabriel García Marquez.
    Vous aussi, laissez-vous séduire par ce beau récit initiatique à la langue simple mais si riche, humble, drôle et pétillante parfois, désarmante de sincérité et de dureté aussi, toute faite de poésie et d’inventivité.
    De mon côté, je suis ravie de cette excellente découverte ! Et me replongerai avec plaisir dans un autre de ses romans.
    (chronique qui vient de mon blog : https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2017/11/21/petit-piment-alain-mabanckou/ )

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  • Petit Piment est comme son titre l'indique un petit roman, petit, bref et concis mais intense. Il se lit comme on lirait un conte mais pourtant c'est un conte bien sombre et obscur dans l'Afrique noire que choisit de nous raconter l'auteur. A travers ce roman nous rencontrons des personnages que...
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    Petit Piment est comme son titre l'indique un petit roman, petit, bref et concis mais intense. Il se lit comme on lirait un conte mais pourtant c'est un conte bien sombre et obscur dans l'Afrique noire que choisit de nous raconter l'auteur. A travers ce roman nous rencontrons des personnages que je qualifierai de très "dickensiens". En effet, à la manière d'un Dickens, Alain Mabanckou fait le portrait et le récit de la vie d'un petit garçon de l'orphelinat jusqu'à sa vie d'adulte dans les bas-fonds de Pointe-Noire. Nous suivons donc les aventures de Petit Piment et sa vie tumultueuse.

    Même si j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire car j'ai un moment cru que l'auteur allait nous entraîner dans une sorte de fiction politico-historique, j'ai rapidement apprécié la suite...

    La force du roman c'est sa galerie de personnages, tous uniques et intrigants, tous attachants, de la femme qui s'occupe de Petit Piment à l'orphelinat en passant par la prostituée du quartier Trois-Cents, mais aussi les curieux personnages tels que les jumeaux avec qui Petit Piment prend la fuite, le voisin de Petit Piment, ou l'émouvant compagnon d"orphelinat qui attend qu'un avion vienne le chercher ... et puis le docteur qui le persuade qu'il est atteint d'un déficit en vitamine B1.

    D'ailleurs ce roman, outre le fait qu'il s'agit d'une sorte de Dickens africain plus joyeux et plus doux est aussi un roman sur la folie et la marginalité. Car Petit Piment se retrouve handicapé par l'oubli. Il ne connaît plus son vrai nom et il ignore ce qu'il faisait avant. C'est un bel éloge de la folie que nous donne à lire Alain Mabanckou.

    Cela m'a fascinée car il n'y a pas longtemps j'ai lu En attendant Bojangles, très beau roman sur la folie, la vie de paria, l'amour. Ici les mots clés sont aussi presque les mêmes. On apprend qu'on ne choisit pas sa famille mais qu'on choisit ses ami(e)s. Alain Mabanckou réussit le pari de dénoncer la société de Pointe-Noire à une certaine époque, entre corruption, révolution socialiste et pauvreté, tout en rendant agréable la lecture de cette fable. Cela m'a aussi rappelé le très bon roman " L'Olympe des infortunes" de Y.Khadra.

    J'ai été amusée et touchée par cette histoire, qui, sous la plume de l'auteur, prend une tonalité non pas dramatique, mais légère et édulcorée.

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  • Cette histoire nous fait découvrir la vie de Nzambe po Mose... Bakoko, d'abord surnommé Moïse puis Petit Piment à travers sa vie à l'orphelinat, jusqu'à l'âge adulte lorsqu'il reviendra, malgré lui, dans ce même établissement dont l'utilisation a changé depuis... Petit Piment nous emmène dans...
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    Cette histoire nous fait découvrir la vie de Nzambe po Mose... Bakoko, d'abord surnommé Moïse puis Petit Piment à travers sa vie à l'orphelinat, jusqu'à l'âge adulte lorsqu'il reviendra, malgré lui, dans ce même établissement dont l'utilisation a changé depuis... Petit Piment nous emmène dans des lieux différents, difficiles... Le passage d'un lieu à l'autre m'a semblé néanmoins un peu brutale dans l'écriture...

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  • Petit piment ou l'histoire d'un orphelin de Loango qui doit son surnom à un acte qui lui vaudra sa place auprès des jumeaux. Ce garçon au long nom à rallonge nous fera voyager jusqu'à Pointe Noire où une autre vie l'attend. Les années passent et il fait une fois de plus preuve de...
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    Petit piment ou l'histoire d'un orphelin de Loango qui doit son surnom à un acte qui lui vaudra sa place auprès des jumeaux. Ce garçon au long nom à rallonge nous fera voyager jusqu'à Pointe Noire où une autre vie l'attend. Les années passent et il fait une fois de plus preuve de débrouillardise mais son passé le rattrapera ou l'enfermera.
    Un livre à lire. Merci encore lecteurs.com

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  • Histoire de gamins africains vivant en orphelinat et cherchant à se faire une place dans leur pays dévasté par les guerres tribales et la misère. L'écriture est particulière, proche d'une pièce de théâtre. Conte philosophique à posséder dans sa bibliothèque.

    Histoire de gamins africains vivant en orphelinat et cherchant à se faire une place dans leur pays dévasté par les guerres tribales et la misère. L'écriture est particulière, proche d'une pièce de théâtre. Conte philosophique à posséder dans sa bibliothèque.

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  • Alain Mabanckou nous conte l'histoire d'un petit orphelin surnommé "petit piment" dans le Congo des années 70, pendant la révolution socialiste. J'ai découvert un très bon écrivain, plus proche du conteur d'antan, qui rien qu'avec des mots et beaucoup de style, vous faisait voyager sans bouger....
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    Alain Mabanckou nous conte l'histoire d'un petit orphelin surnommé "petit piment" dans le Congo des années 70, pendant la révolution socialiste. J'ai découvert un très bon écrivain, plus proche du conteur d'antan, qui rien qu'avec des mots et beaucoup de style, vous faisait voyager sans bouger. J'ai rencontré Alain Mabanckou dans les studios de France Télévision et une chose m'avait frappée, sa simplicité, être abordé par des inconnus et les saluer, prendre le temps de discuter quelques minutes de ses œuvres, ce n'est pas tout le monde, surtout lorsque l'on est connu et reconnu. Pour ma part, je n'avais encore rien lu de lui, et j'avoue que ce premier roman m'a ravi l'esprit, par sa fraîcheur, malgré des sujets délicats, abordés avec finesse et humour. Alain Mabanckou, au travers de l'histoire de ce petit bout d'homme, nous fait découvrir une Afrique, différente des agences de voyage, l' Histoire du Congo, des différents entre ethnies, de la dure réalité du peuple africain. Des sujets qui fâchent, des vérités qui sont difficiles à dire et à écrire. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre et je le recommande vivement.

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  • Lire Alain Mabanckou est un délice et je regrette d’avoir tant tardé à le faire… Petit Piment m’a permis de réparer cette négligence et je me suis régalé.

    Au fil de son récit toujours prenant, très bien écrit avec un humour bien présent, l’auteur, au travers des souvenirs de son héros, nous...
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    Lire Alain Mabanckou est un délice et je regrette d’avoir tant tardé à le faire… Petit Piment m’a permis de réparer cette négligence et je me suis régalé.

    Au fil de son récit toujours prenant, très bien écrit avec un humour bien présent, l’auteur, au travers des souvenirs de son héros, nous emmène à Loango, au Congo, dans un orphelinat. Papa Moupelo, le prêtre qui venait chaque semaine apporter un peu d’air frais aux jeunes pensionnaires, l’avait baptisé Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko, un long patronyme signifiant : « Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre de ses ancêtres. » Pas étonnant que tout le monde l’appelle Moïse avant que le surnom qui sert de titre au livre, ne lui soit attribué.
    Papa Moupelo est tout l’opposé du directeur de l’orphelinat, Dieudonné Ngoulmoumako. L’un n’est que tolérance, absolution et rédemption alors que l’autre est fourbe et méprisant. Pour les Ponténégrins, les habitants de Pointe-Noire, cet orphelinat est une prison, dans ce coin perdu de la région de Kouilou.
    Le jeune Moïse n’a qu’un véritable ami, Bonaventure Kokolo, si bavard qu’on l’appelait « mange-coton ». Ils ont 13 ans tous les deux mais leur vie change subitement lorsque leur pays se lance dans la Révolution socialiste, sous la direction du Parti Congolais du Travail.
    Le directeur fait tout pour coller au changement et favorise ses neveux alors que la conséquence directe de ce bouleversement est la disparition de Papa Moupelo. Le jeune Moïse en est bouleversé.
    Avec beaucoup d’humour, le narrateur montre toutes les incongruités qui découlent des nouvelles options prises mais lui s’adapte bien.
    Le livre foisonne d’anecdotes, d’histoires qui feraient pleurer si elles n’étaient pas racontées avec humour. La vie change lorsque les jumeaux Songi-Songi et Tala-Tala qui ont 4 ans de plus, débarquent et s’imposent aussitôt. Comme ils ont maltraité son meilleur ami, Moïse se venge en saupoudrant leur nourriture de piment ce qui lui valut son surnom.
    Ces deux gaillards vont grandement influencer notre garçon qui subit alors un second gros traumatisme avec le licenciement de Sabine Niangui qui était comme une mère pour lui, la mère qu’il aurait voulu avoir.
    Ayant suivi la fugue des jumeaux, Moïse change de vie en se retrouvant à Pointe-Noire et il vit dans la rue. Il fait partie des « Moustiques du Grand Marché » qui sont délogés et doivent se réfugier sur la Côte Sauvage. Pour échapper à cette bande, il se lie avec Maman Fiat 500 et à ses filles « les bordèles » mais ce sera son troisième traumatisme lorsque le maire, François Makélé, lance l’opération « Pointe-Noire sans putes zaïroises ».
    La disparition de celle qui avait redonné sens à sa vie, avec un logement et un travail perturbe définitivement l’esprit de Moïse qui se réfugie dans la lecture et le jardinage. L’auteur nous gratifie de scènes désopilantes lors des séances avec le Dr Kilalou, un neuropsychologue.

    Les choses se gâtent de plus en plus. Un guérisseur ne peut rien pour lui jusqu’à ce que Moïse achète un couteau Victorinox à Ahmed XVI, un marchand marocain…

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  • Petit Piment, c’est l’histoire de Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko (« Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres », en lingala).

    L’aventure commence à l’orphelinat où chacun marque son territoire par sa personnalité et son physique. La vie...
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    Petit Piment, c’est l’histoire de Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko (« Rendons grâce à Dieu, le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres », en lingala).

    L’aventure commence à l’orphelinat où chacun marque son territoire par sa personnalité et son physique. La vie n’y est pas rose. Seul Papa Moupelo, le prêtre, permet aux enfants de s’évader par la musique et la danse, mais surtout par son originalité et sa gentillesse, oasis salvatrice dans ce milieu hostile où Petit Piment se lie d’amitié avec Bonaventure.
    Arrive la révolution avec ses effets pervers. Les enfants doivent devenir de bons petits soldats obéissants. Papa Moupelo disparaît. Petit Piment se sauve pour rejoindre la ville. C’est la première séparation.
    Commence alors l’histoire commune à cette jeunesse orpheline africaine de Pointe Noire, ville côtière du Congo, qui cherche à exister par tous les moyens, quel qu’en soit le prix, quitte à passer la ligne rouge et entrer dans un gang, dans les bandes de voleurs au marché de Pointe Noire.
    Petit Piment va vivre cette jungle, avec quelques années de répit, grâce à Maman Fiat 500, tenancière de bordel, à qui il va rendre de menus services au départ pour devenir l’homme incontournable. La deuxième séparation intervient le jour où le maire, pour des raisons électorales, décide de raser la maison close. Commence alors l’errance de Petit Piment, une vie sur laquelle le bonheur semble avoir du mal à s’accrocher.
    Si nous connaissons la vie des titis parisiens, nous connaissons moins celle des enfants des rues des grandes villes d’Afrique où la débrouille, la rapine, les rapports de force entre ethnies y sont omniprésents. Alain Mabanckou nous donne quelques clés, mais surtout, nous rappelle l’universalité malheureuse des enfants abandonnés à eux-mêmes. Il nous offre aussi une belle aventure humaine, de la vie à la mort, cycle immuable revisité par l’auteur.
    Si l’homme africain est un sujet rémanent chez l’auteur, nous sommes loin des fastes de Black Bazar (2009, éd. du Seuil). Le sujet est ici plus grave, mais baigné d’humanité. C’est aussi le combat de l’homme contre la folie, la sienne, mais aussi celles des autres, l’arbitraire de ceux qui décident, le pouvoir.
    Quelques difficultés à la lecture comme, par exemple, l’énumération récurrente des prénoms et noms de certains personnages. Si le style est fluide, il manque parfois ces images qui nous emportent et qu'on aime à relire…

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  • Touchant et percutant. A lire absolument

    Touchant et percutant. A lire absolument

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